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Usage frauduleux de fonds de l’UE: Federica Mogherini inculpée
L’ex-cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, a été inculpée dans une enquête pour corruption concernant l’attribution par l’UE d’un contrat de formation de futurs diplomates au Collège d’Europe, qu’elle dirige actuellement, a annoncé mercredi le parquet européen.Deux autres suspects, interpellés comme elle mardi à Bruxelles, se sont aussi vu notifier leur inculpation …
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Argentine: les nouveaux députés investis, le groupe de Milei “première minorité”
Les nouveaux députés argentins issus des législatives de mi-mandat d’octobre ont prêté serment mercredi, en présence d’un Javier Milei jubilant, célébrant la croissance de son groupe, devenu après quelques ralliements individuels de députés, “première minorité” à la chambre basse.Le président ultralibéral, accompagné de sa soeur Karina, secrétaire générale de la présidence, a assisté depuis la …
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Algérie: le journaliste français Christophe Gleizes condamné en appel à sept ans de prison
La justice algérienne a confirmé mercredi la condamnation à sept ans de prison pour “apologie du terrorisme” du journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné depuis juin, un verdict accueilli avec stupeur par ses proches.La Cour d’appel de Tizi Ouzou “confirme la peine de première instance”, a déclaré le président du tribunal, selon un journaliste de l’AFP présent dans la salle.Collaborateur des magazines français So Foot et Society, le journaliste de 36 ans s’était rendu en Algérie en mai 2024 pour un article sur le club de football le plus titré du pays, la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), basé à Tizi Ouzou, à 100 km à l’est d’Alger.Ses proches, présents à l’audience, ont exprimé leur consternation.”Nous sommes effondrés”, a confié à l’AFP Francis Godard, le beau-père de M. Gleizes. Sylvie Godard, mère du journaliste, s’est dite “sous le choc” alors que “tous les signaux étaient positifs sur un apaisement des relations algéro-françaises”.Seul journaliste français détenu à l’étranger, il avait été arrêté le 28 mai 2024 à Tizi Ouzou et placé sous contrôle judiciaire dans un hôtel jusqu’à son premier procès fin juin.Depuis Paris, le ministère français des Affaires étrangères a “vivement regretté” le verdict et appelé à “sa libération” afin qu'”il puisse rapidement retrouver ses proches”.- “Décision aberrante” -L’organisation Reporters Sans Frontières (RSF), qui soutient M. Gleizes depuis le début, a “condamné avec la plus grande fermeté cette décision aberrante”, à l’encontre d’un “journaliste n’ayant fait que son travail”.Le parquet avait requis une peine de dix ans, estimant qu’il “n’était pas venu pour accomplir un travail journalistique mais (pour commettre) un acte hostile”.Christophe Gleizes a huit jours pour se pourvoir en cassation.Son avocat français Emmanuel Daoud, faisant part de son “immense déception”, a promis de “se battre jusqu’au bout” pour défendre “un innocent”. Très surpris, il a dit à l’AFP “avoir rarement vu un dossier aussi vide qui se termine par une condamnation aussi sévère”.A la barre, le journaliste avait réclamé la “clémence” des juges après avoir reconnu des “erreurs” malgré (ses) bonnes intentions”, notamment qu’il aurait dû demander un visa de journaliste et pas de touriste avant de venir en reportage en Algérie. Il s’est vu reprocher des contacts avec des personnes liées au mouvement séparatiste MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie), classé terroriste en Algérie. Il a été reconnu coupable de “possession de publications à des fins de propagande de nature à nuire à l’intérêt national”.- “Coupé” de sa famille -Sa première condamnation avait été prononcée au pic d’une grave crise entre la France et l’Algérie, marquée notamment par le retrait des deux ambassadeurs et des expulsions réciproques de diplomates.La brouille bilatérale avait été déclenchée par le soutien total apporté en juillet 2024 par la France au plan d’autonomie marocain pour le territoire disputé du Sahara occidental, puis s’était envenimée après l’arrestation en novembre suivant de M. Sansal, un critique notoire du pouvoir algérien.Tout en jugeant les deux affaires complètement distinctes, Me Daoud avait exprimé avant l’audience son espoir d’une “issue favorable”, à la faveur d’un “apaisement des relations” entre les deux pays depuis la grâce et la libération par Alger le 12 novembre de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal.Au cours de l’audience, la Cour a demandé au journaliste s’il savait que le MAK était considéré comme un mouvement terroriste en Algérie depuis mai 2021 quand il avait rencontré son président, Ferhat Mehenni, à Paris en octobre de la même année. “Je n’étais pas au courant et j’ai honte de le dire. Cela porte atteinte à mes compétences. J’avais complètement raté cette info”, a-t-il répondu. Des sanglots dans la voix, il a ajouté n’avoir “qu’une seule douleur, celle d’être coupé de (sa) famille”, demandant à pouvoir “la retrouver”.Son avocat français a souligné que “l’expertise de son ordinateur n’avait rien donné” et qu’il n’y avait “aucune preuve matérielle” attestant de “l’accusation d’apologie du terrorisme”.
La France “regrette vivement” la peine de sept ans de prison confirmée pour Christophe Gleizes en Algérie
La France “regrette vivement” la peine de sept ans de prison confirmée en appel en Algérie contre le journaliste français Christophe Gleizes, et elle “appelle à sa libération”, a réagi mercredi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.”Nous appelons à sa libération et espérons une issue favorable afin qu’il puisse rapidement retrouver ses proches”, ajoute le porte-parole à propos du journaliste emprisonné depuis juin pour “apologie du terrorisme”.La France “déplore que (la) pleine coopération (du journaliste) avec les autorités algériennes et les explications fournies par sa défense n’aient pas suffi à changer le verdict”, et “rappelle son attachement à la liberté de la presse partout dans le monde”, poursuit le porte-parole du ministère.La confirmation mercredi du jugement en première instance par la Cour d’appel de Tizi Ouzou a suscité la consternation des proches du journaliste présents dans la salle d’audience, a constaté l’AFP. Son frère s’est dit “abasourdi”. En Algérie, ses parents se sont dits “effondrés”.L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé mercredi une “décision aberrante” de la justice algérienne.Collaborateur des magazines français So Foot et Society, Christophe Gleizes s’était rendu en Algérie en mai 2024 pour un article sur le club de football le plus titré du pays, la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), basé à Tizi Ouzou, à 100 km à l’est d’Alger.Le journaliste a demandé “pardon” à la barre de l’audience mercredi, et a notamment reconnu qu’il aurait dû demander un visa de journaliste et non de touriste avant de partir en reportage en Algérie.La classe politique française s’est aussi émue de cette condamnation. “Sa condamnation à 7 ans de prison est une profonde injustice. Nous ne l’abandonnerons pas”, a dit sur X le président du parti Les Républicains Bruno Retailleau, qui avait prôné une ligne plus ferme à l’égard d’Alger quand il était ministre de l’Intérieur jusqu’au début de l’automne.”Cette condamnation en Algérie est grave et inquiétante”, a également réagi le chef des députés socialistes Boris Vallaud, précisant que son parti demandait “la libération immédiate du journaliste Christophe Gleizes”. “La France doit faire entendre sa voix. La liberté de la presse, ici comme ailleurs, doit être protégée à toute force”, a-t-il ajouté, sur le même réseau social.
Starmer vante la “solide” relation avec Berlin, au premier jour de la visite du président allemand
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a vanté jeudi “la très solide” relation entre le Royaume-Uni et l’Allemagne, au premier jour de la visite d’Etat du président allemand Frank-Walter Steinmeier, qui avait auparavant été accueilli par le roi Charles III.Cette visite au Royaume-Uni est la première depuis 27 ans pour un président allemand.La relation bilatérale est “dans une position très, très solide à tous les niveaux”, a affirmé Keir Starmer en recevant Frank-Walter Steinmeier à Downing Street mercredi, citant notamment la défense, le commerce et les efforts des deux pays pour mettre sur pied la coalition des volontaires en soutien à l’Ukraine.Evoquant les “difficultés” entraînées par le Brexit, M. Steinmeier a lui aussi estimé que les deux pays étaient “dans une bien meilleure situation”. Il a plaidé pour un rapprochement “dans un monde en mutation, avec de nouvelles menaces pour nous tous”.En fin de matinée, M. Steinmeier et son épouse Elke Büdenbender avaient été accueillis à leur descente d’avion par le prince William, héritier du trône, et la princesse Kate.Les deux couples se sont ensuite rendus à Windsor, à l’ouest de la capitale britannique, pour y retrouver le roi Charles III et son épouse Camilla. Après un échange chaleureux entre le président et le monarque, tous ont rejoint le château de Windsor après une procession en calèche.Le faste du programme de la visite, avec un banquet d’Etat et un discours au parlement, honneur rare pour un visiteur étranger, sont autant de signes du renforcement des relations entre les deux pays.La visite de Frank-Walter Steinmeier répond à celle du roi Charles III en mars 2023 en Allemagne, sa première visite d’Etat en tant que monarque.- Traité d’amitié -M. Steinmeier était ministre des Affaires étrangères au moment du référendum sur le Brexit, organisé en juin 2016 par le Premier ministre britannique d’alors, David Cameron. Il avait alors fustigé les “politiciens irresponsables” qui avaient “attiré le pays vers le Brexit” pour ensuite “se défiler”, qualifiant leur comportement de “scandaleux”.Le Brexit digéré, un réchauffement diplomatique s’est enclenché sous le Premier ministre conservateur Rishi Sunak (2022-2024), puis son successeur travailliste Keir Starmer, arrivé au pouvoir en juillet 2024.Le soutien commun à l’Ukraine a aidé. En octobre 2024, les deux plus gros budgets militaires d’Europe occidentale ont signé un pacte de coopération en matière de défense, suivi de leur premier “traité d’amitié” en juillet.Les deux pays sont dans une phase d'”intensification” des liens, qui repose surtout sur les domaines “de la politique étrangère et la sécurité”, estime auprès de l’AFP Nicolai von Ondarza, expert de l’Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité.Le traité d’amitié comprend également un volet de coopération contre l’immigration irrégulière, dans un contexte de rapide ascension des partis anti-immigration Alternative pour l’Allemagne (AfD) et Reform UK.- Mémoire et business -La culture et le travail de mémoire, domaine privilégié du président allemand, seront également au programme, avec la visite prévue à Coventry vendredi.Détruite par les raids aériens allemands pendant la Seconde guerre mondiale, la cathédrale de cette ville est devenue un symbole de paix et de réconciliation entre les nations.Mais la présence du chef d’Etat au milieu de soldats britanniques et de la Luftwaffe y soulignera là aussi le rapprochement militaire entre les deux nations.A Oxford, M. Steinmeier visitera ensuite les locaux d’une filiale du conglomérat industriel allemand Siemens. Des représentants d’autres grandes entreprises allemandes – RWE, BMW, Deutsche Bank… – feront aussi partie de la délégation.A cette occasion, Mercedes a annoncé mercredi lancer un projet technologique lié aux voitures électriques pour 20 millions de livres (près de 23 millions d’euros), qui doit permettre de créer “plus de 150 emplois” en Angleterre.Passion commune aux deux pays, le football sera aussi à l’honneur avec deux stars allemandes d’hier et d’aujourd’hui du club anglais Arsenal, Per Mertesacker et Kai Havertz, qui accompagneront M. Steinmeier dans une école de l’est de Londres.




