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Ukraine, commerce: Macron entre dans le vif du sujet avec Xi à Pékin

Le président chinois Xi Jinping a accueilli jeudi en grande pompe son homologue français Emmanuel Macron, venu le presser de corriger le déséquilibre commercial avec l’Europe, et user de ses relations avec la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine.Le président chinois, accompagné de son épouse Peng Liyuan, a reçu M. Macron et son épouse Brigitte dans le cadre monumental du Palais du peuple, décor des congrès du Parti communiste chinois. Ils ont écouté les hymnes nationaux et passé en revue la garde, avant d’être salués par un groupe d’enfants auquel M. Macron a adressé un baiser de la main.M. Macron doit avoir un entretien restreint puis élargi avec M. Xi. M. Macron, arrivé mercredi soir avec son épouse Brigitte et accompagné dans son déplacement par 35 patrons de grands groupes (Airbus, EDF, Danone..) ou d’entreprises plus familiales, du luxe à l’agroalimentaire, devrait ensuite assister à la signature d’un certain nombre de contrats.Il s’agit de la quatrième visite d’Etat en Chine de la part de M. Macron depuis son accession à la présidence en 2017. Le président Xi a lui-même été reçu en France en grande pompe en 2024 et l’Elysée présente le temps que M. Xi passera avec M. Macron d’ici à vendredi, y compris à titre privé, comme un signe de l’importance de la relation.Cependant, les différends avec la France et, plus largement l’Europe, sont profonds.”Nous avons une attente constante à l’égard de la Chine. C’est qu’elle use de son influence auprès de la Russie pour l’amener à cesser la guerre” en Ukraine, aux portes de l’Union européenne, dit l’Elysée.La Chine assure constamment vouloir la paix. Mais elle n’a jamais condamné l’invasion de l’Ukraine. Partenaire économique et politique primordial de la Russie, elle est le premier pays acheteur de combustibles fossiles russes au monde, y compris de produits pétroliers, alimentant ainsi la machine de guerre russe. Des Européens l’accusent de fournir des composants militaire à la Russie.Lors de son précédent voyage à Pékin en 2023, M. Macron avait appelé M. Xi à “ramener la Russie à la raison”.- Diplomatie des pandas -M. Xi a réservé un traitement privilégié au chef d’Etat russe Vladimir Poutine en septembre en l’invitant à ses côtés et ceux du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à un défilé militaire géant célébrant les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale.M. Macron entend aborder des pratiques commerciales chinoises jugées déloyales, des voitures électriques à l’acier.La relation entre la Chine et l’Europe est caractérisée par un déficit commercial massif (357,1 milliards de dollars) en défaveur de l’UE.Un conseiller du président français évoquait à la veille de la visite le risque de devoir “fermer les marchés”, déjà très secoués par la guerre des droits de douanes engagée par le président américain Donald Trump.Paris pousse aussi à ce que la Chine investisse plus en France, avec à la clé un partage de technologies comparable à celui opéré par les Européens et qui a contribué au décollage économique de la Chine. Les Européens pressent aussi pour un accès plus ouvert aux métaux rares, dont la Chine domine la production et la transformation mondiales, levier dont elle a fait en 2025 un usage qui a ébranlé les chaînes d’approvisionnement mondiales et européennes.La question de Taïwan, qui a donné lieu à de vives tensions entre Pékin et la nouvelle Première ministre japonaise Sanae Takaichi, sera aussi présente en arrière-plan.M. Macron abordera également la question des droits humains en Chine, assure l’Elysée, alors que les ONG l’appellent à être plus offensif sur ce sujet face à Pékin. Comme en France en 2024, les deux couples présidentiels se retrouveront vendredi dans un cadre plus informel à Chengdu, dans la province du Sichuan (sud-ouest), berceau des pandas géants devenus des ambassadeurs de la Chine à travers le monde.

Premières discussions directes entre le Liban et Israël en plus de 40 ans

Des responsables civils libanais et israélien ont participé mercredi à une réunion de l’organisme de surveillance du cessez-le-feu dans le sud du Liban, les premières discussions directes depuis plus de 40 ans entre les deux pays.Alors que les deux voisins sont toujours techniquement en état de guerre, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a pris …

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Accueil royal au Royaume-Uni du président allemand

le roi Charles III a offert mercredi un somptueux banquet à Frank-Walter Steinmeier, qui effectue la première visite d’Etat d’un président allemand au Royaume-Uni en 27 ans, l’occasion pour les deux dirigeants de se féliciter des liens profonds unissant leurs pays.M. Steinmeier, dont les fonctions sont largement protocolaires, et son épouse, Elke Budenbender, ont été …

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Accueil royal au Royaume-Uni du président allemand

le roi Charles III a offert mercredi un somptueux banquet à Frank-Walter Steinmeier, qui effectue la première visite d’Etat d’un président allemand au Royaume-Uni en 27 ans, l’occasion pour les deux dirigeants de se féliciter des liens profonds unissant leurs pays.M. Steinmeier, dont les fonctions sont largement protocolaires, et son épouse, Elke Budenbender, ont été les invités d’honneur de ce dîner donné par le roi et la reine Camilla au château de Windsor, à l’ouest de Londres.Britanniques et Allemands ont “une profonde affinité”, a alors déclaré dans un discours le chef de l’Etat allemand, qui achevait ainsi première journée de son déplacement de trois jours, évoquant des siècles d’histoire commune, des horreurs des guerres mondiales à l’amour de la bière et du football.Il a souligné l’influence que le Royaume-Uni avait exercée sur lui pendant son enfance après la Deuxième Guerre mondiale, avec la présence de soldats britanniques dans sa région natale et l’écoute des émissions de radio de leurs forces armées, avant de lancer: “Notre histoire nous unit, avec ses bons et ses mauvais chapitres.”- “Très solides relations” -Dans son allocution, Charles III a qualifié les relations entre Londres et Berlin de “profondément historiques et richement créatives”. Evoquant les “heures les plus sombres” que le Royaume-Uni et l’Allemagne ont traversées ensemble pendant les conflits du XXe siècle, il a estimé que “la reconnaissance des souffrances passées” était “devenue le fondement d’une amitié sincère”. Auparavant, M. Steinmeier avait participé à une promenade en calèche à travers Windsor, avait passé en revue une garde d’honneur au château de cette ville, vieux de mille ans, et avait été salué par 41 coups de canon.Le Premier ministre britannique Keir Starmer a de son côté vanté le même jour “les très, très solides” relations entre les deux pays “à tous les niveaux”, en recevant le président allemand à Downing Street. Il a notamment mentionné les efforts de Londres et Berlin pour mettre sur pied la coalition des volontaires en soutien à l’Ukraine.M. Starmer a en outre insisté sur le fait qu’ils travaillaient également ensemble sur les questions de migration et de croissance économique et que les relations se renforçaient sans cesse. Parlant des “difficultés” causées par le Brexit, M. Steinmeier a plaidé pour un rapprochement “dans un monde en mutation, avec de nouvelles menaces pour nous tous”.En fin de matinée, M. Steinmeier et son épouse avaient été accueillis à leur descente d’avion par le prince William, l’héritier du trône, et la princesse Kate.Les deux couples s’étaient ensuite rendus à Windsor pour y retrouver Charles III et Camilla. Le faste du programme, avec un banquet d’Etat et un discours au Parlement, un honneur rare pour un hôte étranger, sont autant de signes du renforcement des relations bilatérales.Le déplacement de Frank-Walter Steinmeier répond à celui de Charles III en mars 2023 en Allemagne, sa première visite d’Etat en tant que monarque.- Coopération -M. Steinmeier était ministre des Affaires étrangères au moment du référendum sur la sortie de l’UE, organisé en juin 2016 par le Premier ministre britannique d’alors, David Cameron. Il avait fustigé les responsables politiques “irresponsables” qui avaient “attiré le pays vers le Brexit” pour ensuite “se défiler”, qualifiant leur comportement de “scandaleux”.Le départ du Royaume-Uni digéré, un réchauffement diplomatique s’est enclenché sous le Premier ministre conservateur Rishi Sunak (2022-2024), puis son successeur travailliste Keir Starmer, à partir de juillet 2024.Le soutien commun à l’Ukraine a aidé. En octobre 2024, le Royaume-Uni et l’Allemagne, qui ont les deux plus gros budgets militaires d’Europe occidentale, ont signé un pacte de coopération en matière de défense, suivi de leur premier “traité d’amitié” en juillet.Les deux pays sont dans une phase d'”intensification” de leurs liens, qui repose surtout sur les domaines “de la politique étrangère et la sécurité”, a commenté auprès de l’AFP Nicolai von Ondarza, un expert de l’Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité.Ils coopèrent également dorénavant contre l’immigration irrégulière, dans un contexte de rapide ascension des partis anti-immigration Alternative pour l’Allemagne (AfD) et Reform UK.La culture et le travail de mémoire, un domaine privilégié du chef de l’Etat allemand, donneront lieu à une visite prévue pour vendredi à Coventry, une ville anglaise détruite par les raids de l’aviation nazie.