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Ligue des nations: les Bleues doivent sortir le grand jeu

Les Bleues de Laurent Bonadei, battues (1-0) à l’aller, devront sortir le grand jeu contre l’Allemagne mardi (21h10) à Caen en demi-finale retour de la Ligue des nations, comme elles l’ont fait en phase de groupe cet été à l’Euro.Pour ne pas encore plus reculer trois mois après la nouvelle élimination en quart de finale de l’Euro contre les mêmes Allemandes (1-1, tab 6-5), les Françaises vont devoir retrouver leur jeu de juillet, quand elles avaient séduit par leur capacité à mettre du rythme et dérouler de beaux mouvements collectifs.Ce même jeu qui leur a permis d’être la meilleure équipe de la phase de groupe de l’Euro, en battant les championnes d’Europe Anglaises, le Pays-Bas et le Pays de Galle avec 11 buts inscrits. “Lorsqu’on arrivera à imposer de nouveau notre jeu, on pourra leur faire mal. Mardi, ça se jouera sur l’efficacité”, a d’ailleurs glissé la milieu et sentinelle Oriane Jean-François, qui a dû “compenser” la position haute de sa coéquipière dans l’entre-jeu Sandy Baltimore.- retour de Mbock et Karchaoui, Katoto forfait -Pour cela, les Tricolores vont pouvoir compter sur le retour de Sakina Karchaoui, la milieu du PSG préservée à cause d’une béquille reçue la semaine dernière à la cuisse droite et qui a manqué dans la fluidité entre la défense et l’attaque.”Probablement, l’apport de Sakina, qui a un gros volume de jeu, va nous donner un coup de main et créer du lien entre la défense et l’attaque”, a aussitôt espéré vendredi Laurent Bonadei, sous un contrat jusqu’à la Coupe du monde 2027. En cas de défaite ou d’élimination mardi soir, le sélectionneur – qui a connu un premier échec à la tête de l’équipe de France cet été – ne sera pas en danger à son poste, ont indiqué lundi deux sources proches du dossier. “On va bien se préparer pour réaliser l’exploit mardi. L’Allemagne est une équipe solide, ce n’est pas une équipe lambda”, a expliqué lundi le coach. Dos au mur, les Bleues devront aussi mieux rentrer dans leur match qu’en Allemagne, où elles n’ont pas été au niveau pendant de longues minutes et pas assez agressives dans les duels.”L’équipe allemande met beaucoup d’agressivité, il va falloir répondre présente sur ce point. Une fois qu’on sera au diapason, il va falloir poser notre jeu, être efficace et emballer ce match” et “jouer comme on a l’habitude de le faire”, a lancé lundi la capitaine, remise de sa “fatigue musculaire” et “pas inquiète” pour le retour.Contrariées aussi en défense notamment à cause de Jule Brand et de la buteuse Klara Bühl qui a donné le tournis à Elisa De Almeida, les Tricolores – qui vont retrouver leur capitaine Griedge Mbock – auraient pu subir une défaite beaucoup plus lourde sans leur gardienne Pauline Peyraud-Magnin, impeccable avec six arrêts jusqu’au but (79e) des Allemandes.Devant, les Bleues vont devoir retrouver leur efficacité de l’été dans la surface adverse. Kadidiatou Diani et Delphine Cascarino ont réussi à être parfois dangereuses quand le ballon est arrivé jusqu’à elles, il y a aussi eu le but refusé (34e) de Marie-Antoinette Katoto, touchée à la cuisse et forfait mardi à Caen, où seront présents Didier Deschamps et son adjoint Guy Stephan. D’ailleurs, vendredi, c’était la première fois en 17 matches que les Bleues n’avaient pas marqué. Si les Bleues veulent jouer une seconde finale de Ligue des nations – probablement encore face à l’Espagne comme en 2024 -, les attaquantes devront s’ajuster et enfin se hisser à leur meilleur niveau aux moments les plus importants. Mardi soir en est un.

Vers un “nouvel âge d’or”: à Tokyo, Trump conquis par la Première ministre Takaichi

Promesse d’un “nouvel âge d’or”, accord sur les terres rares et échanges très chaleureux: la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a soigné mardi sa première rencontre avec Donald Trump, lequel lui a assuré que Washington était le plus solide des alliés de Tokyo.Le Japon est la deuxième étape de la tournée du président américain en Asie, après la Malaisie et avant la Corée du Sud, où aura lieu jeudi sa rencontre la plus attendue du voyage, avec son homologue chinois Xi Jinping, censée sceller un compromis commercial entre les deux puissances.La journée était un test diplomatique à forts enjeux pour Sanae Takaichi, première femme à gouverner le Japon et en poste depuis seulement une semaine.Elle disposait cependant d’un atout : sa proximité avec l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, son mentor, assassiné en 2022, et dont Donald Trump était devenu proche pendant son premier mandat. La dirigeante japonaise a remercié mardi Donald Trump pour son “amitié durable” avec Shinzo Abe. “J’ai été très impressionnée et inspirée par vous”, a-t-elle aussi lancé au président américain.Mme Takaichi a également indiqué vouloir ouvrir “un nouvel âge d’or” des relations nippo-américaines, alors que Tokyo fait face à la montée en puissance militaire de son voisin chinois.”Je tiens à vous assurer que ce sera une relation privilégiée. Sachez que (…) si vous avez besoin de quoi que ce soit, si je peux aider, nous serons là. Nous sommes un allié au plus haut niveau”, l’a rassuré M. Trump.Selon la Maison Blanche, Mme Takaichi a indiqué son intention de recommander le dirigeant américain pour le prix Nobel de la paix. C’est une revendication récurrente de M. Trump, qui assure avoir mis fin à plusieurs conflits dans le monde –rôle relativisé par des experts. Le prix 2025 a été décerné à la cheffe de l’opposition vénézuélienne Maria Corina Machado.Egalement pour mettre le président de 79 ans dans les meilleures dispositions, Mme Takaichi lui a offert un club de golf ayant appartenu à Shinzo Abe, une balle de golf plaquée or et un sac de golf signé par un champion nippon.Pour sa part, Donald Trump a rencontré mardi des familles de Japonais enlevés par la Corée du Nord, sujet extrêmement sensible dans l’archipel.-Dépenses militaires-Signe de leur proximité, les deux pays ont signé mardi un accord-cadre pour “sécuriser” leurs approvisionnements de terres rares et minéraux critiques, via une étroite coopération et des soutiens financiers.Et ce peu après que Pékin a adopté des restrictions drastiques sur ses exportations de ces matériaux essentiels pour les industries de pointe, sur lesquels la Chine exerce un quasi-monopole.En matière de défense, M. Trump, adepte du donnant-donnant, exige que les alliés des Etats-Unis musclent leurs propres dépenses militaires pour continuer à bénéficier de la protection américaine – en particulier le Japon, où quelque 60.000 militaires américains sont stationnés.Le président américain s’est d’ailleurs rendu mardi à bord du porte-avions USS George Washington, au large de Tokyo, en compagnie de Mme Takaichi.M. Trump, monté sur scène en brandissant le poing sous les acclamations, a déclaré avoir approuvé la livraison du premier lot de missiles aux Forces d’autodéfense japonaises pour leurs avions de chasse américains F-35. Mme Takaichi a de son côté déclaré que le Japon s’engageait à “renforcer fondamentalement” ses capacités militaires, face à un environnement sécuritaire “grave et sans précédent”. Dès vendredi, elle avait annoncé que Tokyo porterait à 2% du PIB son budget de défense dès l’exercice fiscal actuel, avec deux ans d’avance.-Investissements-Le commerce a dominé également cette rencontre.Le Japon et les Etats-Unis ont déjà trouvé cet été un compromis commercial, mais certains points restent en suspens.Washington a abaissé mi-septembre à 15% les droits de douane totaux sur les automobiles japonaises, jugés encore trop élevés par les constructeurs.Autre sujet de discussion: la forme que prendront les 550 milliards de dollars d’investissements nippons sur le sol américain, promis par Tokyo dans le cadre de l’accord de juillet. Les deux pays ont approuvé mardi une liste énumérant des entreprises “envisageant” des investissements en lien avec un groupe américain, avec la part belle faite à l’énergie –dont jusqu’à 200 milliards de dollars conjugués pour des réacteurs nucléaires de Westinghouse et GE Vernova.Tokyo et Washington ont par ailleurs signé un protocole d’accord sur la construction navale, secteur où les Etats-Unis entendent rattraper leur retard sur la Chine.Après Tokyo, Donald Trump se rend mercredi en Corée du Sud, où il rencontrera le président chinois Xi Jinping, en marge d’un sommet des pays de l’Asie Pacifique (Apec).

Soudan : craintes d’exactions massives à el-Facher après la victoire des FSR

Les accusations d’exactions massives sur les civils d’el-Facher se sont amplifiées mardi, trois jours après la prise par les paramilitaires de cette ville clé de l’ouest du Soudan, avec des images rappelant les heures les plus sombres du Darfour.”Traumatisés et blessés”, les civils qui ont réussi à fuir “décrivent des scènes de génocide”, selon un correspondant de l’AFP basé à Tawila, une ville refuge située à 70 kilomètres d’el-Facher.Les Forces conjointes, alliées de l’armée, ont accusé mardi les Forces de soutien rapide (FSR) d’avoir exécuté “plus de 2.000 civils désarmés” les 26 et 27 octobre, “pour la plupart des femmes, des enfants et des personnes âgées”.Dernier bastion de l’armée au Darfour, el-Facher a été prise dimanche par les FSR après plus de 18 mois de siège meurtrier, leur ouvrant le contrôle total de cette vaste région couvrant le tiers du territoire du Soudan. Mardi, le Haut commissariat aux Réfugiés de l’ONU a fait état de rapports d'”exécutions atroces” et de “violences sexuelles contre les femmes et les jeunes filles” commises “par des groupes armées pendant les assauts et sur les groupes en fuite”.Le HCR s’inquiète de “l’escalade de violences brutales” depuis la chute de la ville, en soulignant “la grande peur des familles qui ont survécu à 500 jours de siège”.Quelque 177.000 civils se trouvent encore dans la ville et ses environs, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).- “Déplacements forcés” -En écho des Nations unies, l’Union africaine a condamné mardi “les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, y compris les crimes de guerre présumés et les meurtres de civils ciblés en raison de leur appartenance ethnique”.Lundi, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme avait alerté sur le “risque croissant d’atrocités motivées par des considérations ethniques” en rappelant le passé du Darfour, ensanglanté au début des années 2000 par les massacres les milices arabes Janjawid dont sont issues les FSR.Des “scènes choquantes” sont “filmées fièrement et sans honte par les auteurs eux-mêmes”, a souligné sur X le ministère soudanais des Affaires étrangères, aligné sur l’armée.Une vidéo authentifiée par l’AFP montre un combattant connu pour exécuter des civils dans les régions contrôlées par les FSR, en train d’abattre un groupe de civils désarmés assis sur le sol. Le Humanitarian Research Lab de l’Université Yale (HRL), qui analyse des vidéos en open source et des images satellite, évoque “un processus systématique et intentionnel de nettoyage ethnique des communautés indigènes non arabes Fur, Zaghawa et Bartis, avec des déplacements forcés et des exécutions massives”. Des observations satellite sur des talus jonchés de corps en périphérie de la ville corroborent notamment les vidéos d’exécutions sommaires de civils tentant de fuir, selon le rapport publié lundi par le HRL.- “Tout voir depuis le ciel” -“Le niveau de violences et leur nombre au Darfour dépasse tout ce que j’ai vu jusqu’à présent”, a déclaré à l’AFP Nathaniel Raymond, le directeur du HRL. Cet enquêteur américain spécialisé depuis 25 ans sur les crimes de guerre souligne qu’avec les équipements aériens des FSR “personne ne peut se cacher car ils peuvent tout voir depuis le ciel”.”Le monde doit agir immédiatement pour mettre la pression maximale sur les FSR et leurs soutiens, notamment les Emirats arabes unis, pour que cessent les tueries”, affirme le rapport du HRL. La perte d’el-Facher marque un “tournant” pour l’armée et montre que “la voie politique est la seule option pour mettre fin à la guerre”, a pour sa part déclaré le conseiller présidentiel émirati Anwar Gargash sur X, en appelant à ratifier le plan du groupe dit du “Quad” réunissant les Etats-Unis, l’Arabie saoudite, l’Egypte et les Emirats.Ce plan prévoit la formation d’un gouvernement civil de transition en excluant à la fois le gouvernement pro-armée actuel et les FSR de la transition politique post-conflit. Ce que le pouvoir pro-armée refuse.Lundi, le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant de facto du Soudan depuis le coup d’Etat de 2021, a reconnu la défaite de ses troupes à el-Facher tout en promettant “vengeance” et “victoire”.  La situation est d’autant plus complexe que les belligérants bénéficient chacun de soutiens étrangers cherchant à peser sur un pays riche en or, traversé par le Nil et bordé par la mer Rouge.Les FSR ont reçu armes et drones des Emirats arabes unis, d’après des rapports de l’ONU, tandis que l’armée a bénéficié de l’appui de l’Egypte, de l’Arabie saoudite, de l’Iran et de la Turquie, selon des observateurs. Tous nient toute implication.”Nous craignons qu’il y ait des tentatives de division du Soudan”, a déclaré lundi l’émissaire américain pour l’Afrique, Massad Boulos, à la télévision Skynews.La guerre a tué des dizaines de milliers de personnes, en a déraciné des millions d’autres et plongé le pays dans ce que l’ONU décrit comme “la pire crise humanitaire au monde.”

Climat: la CEDH rejette un recours contre la Norvège

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rejeté mardi un recours contre la Norvège au nom de la lutte contre le changement climatique, dans le cadre de la délivrance en 2016 de permis pétroliers dans l’Arctique.Ce jugement constitue un revers pour les défenseurs de la cause climatique, après l’arrêt rendu en 2024 contre la Suisse, accusée d’inaction face aux bouleversements du climat.Dans son arrêt de mardi, l’institution, basée à Strasbourg, estime qu’il n’y a pas eu violation de l’article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) de la Convention européenne des droits de l’homme.La CEDH avait été saisie il y a quatre ans par six jeunes militants norvégiens, ainsi que les branches locales des ONG de défense de l’environnement Greenpeace et Jeunes amis de la Terre.Les plaignants avaient aussi invoqué l’article 2 (droit à la vie) mais la cour n’a pas jugé “nécessaire” d’examiner leur requête sur ce point.Selon eux, l’Etat, avant d’accorder ces licences, “n’a pas procédé à une étude d’impact environnemental des effets potentiels de l’extraction pétrolière sur les obligations de la Norvège en matière d’atténuation du changement climatique”.L’arrêt reconnaît à ce sujet que “l’évaluation des incidences réalisée lors des processus ayant abouti à la décision de 2016 n’était pas réellement exhaustive”.Un point salué par Sigrid Hoddevik Losnegård, vice-présidente de Jeunes Amis de la Terre Norvège, satisfaite que “la Cour ait conclu que l’Etat doit évaluer les émissions globales liées à la combustion d’hydrocarbures avant d’approuver un nouveau champ pétrolier”.”Cela aura des conséquences importantes sur la façon dont on gère les activités pétrolières en Norvège”, a-t-elle déclaré à l’AFP.- Bras de fer judiciaireEn revanche, la CEDH n’a pas retenu l’argument selon lequel Oslo a omis de remplir son “obligation de protéger effectivement les individus contre les effets néfastes graves du changement climatique sur leur vie, leur santé, leur bien-être et leur qualité de vie”.Premier producteur de pétrole et de gaz d’Europe occidentale, la Norvège est régulièrement mise en cause pour son exploitation des hydrocarbures, source de prospérité mais aussi de dérèglement climatique.”La Cour établit clairement que nous ne violons pas les droits de l’homme”, s’est félicité le ministre norvégien de l’Energie Terje Aasland dans un courriel à l’AFP.L’Etat se contente “de chiffrer les émissions” générées par la combustion des hydrocarbures, mais sans se pencher sur leurs “conséquences concrètes (…), à savoir combien de gens en plus vont mourir, combien de glace en plus va fondre, combien d’événements météorologiques extrêmes en plus va-t-on avoir à cause d’elles”, a critiqué de son côté Frode Pleym, leader de Greenpeace Norvège.Cette décision est le point d’orgue d’une longue bataille judiciaire. Le 10 juin 2016, le ministère de l’Énergie norvégien accorde à 13 sociétés privées, parmi lesquelles le champion national Statoil (rebaptisé depuis Equinor), les américains Chevron et ConocoPhillips et le russe Lukoil, 10 licences d’exploration sur le plateau continental norvégien.S’appuyant à l’époque sur l’Accord de Paris qui vise à limiter à moins de 2°C le réchauffement climatique, les ONG font appel à la justice locale, jugeant cette attribution contraire à l’article 112 de la Constitution garantissant à chacun le droit à un environnement sain. A chaque fois, les tribunaux tranchent en faveur des autorités.- Précédent suisse -Les plaignants se tournent alors vers la CEDH, dont la mission de protéger les droits fondamentaux en Europe. Entre-temps, aucun gisement de gaz potentiellement rentable n’ayant été découvert, les sociétés ont restitué les licences. En 2024, la cour a rendu un arrêt historique en condamnant pour la première fois un Etat pour son manque d’action face au changement climatique, en l’occurrence la Suisse, poursuivie par une association.Cette décision est appelée à faire jurisprudence dans les 46 Etats membres du Conseil de l’Europe.Et en juillet, la Cour internationale de justice (CIJ) a adopté un avis consultatif stipulant que les Etats qui violent leurs obligations climatiques commettent un acte “illicite” et pourraient se voir réclamer des réparations par les pays les plus affectés.La CIJ avait particulièrement visé l’octroi de permis d’exploration ou de subventions pour les combustibles fossiles.

Amazon supprime 14.000 postes, première étape d’un mouvement d’ampleur

En annonçant mardi la suppression de 14.000 postes, le géant américain du commerce en ligne Amazon engage un mouvement d’ampleur intimement lié au développement de l’intelligence artificielle et amené à se poursuivre dans les prochains mois.Après les paroles, les actes: en juin dernier, le patron d’Amazon Andy Jassy avait affiché sa volonté de réduire les coûts, en pleine course aux investissements dans l’intelligence artificielle. Cela s’est traduit, mardi, par une première vague de suppression de 14.000 postes, sans préciser dans quels pays.Ces réductions “s’inscrivent dans la continuité (des) efforts pour devenir plus fort encore, en réduisant davantage la bureaucratie, en supprimant des niveaux (hiérarchiques) et en réaffectant des ressources”, a écrit Beth Galetti, vice-présidente chargée des ressources humaines et de la technologie, dans une déclaration publiée sur le site d’Amazon.”Cela impliquera des réductions dans certains domaines et des recrutements dans d’autres, mais cela se traduira par une réduction globale d’environ 14.000 postes dans l’effectif des bureaux” d’Amazon, a-t-elle annoncé, à deux jours de la publication des résultats trimestriels de l’entreprise.Lundi, plusieurs médias américains avaient rapporté que ce mouvement d’ampleur pourrait toucher 30.000 postes sur plusieurs mois. Ces suppressions visent, selon eux, des fonctions de support ou stratégiques (ressources humaines, publicité, cadres, etc.), dans un groupe qui compte 350.000 postes de bureaux, sur un total de plus de 1,5 million de salariés. La main d’oeuvre des entrepôts, qui est majoritaire dans les effectifs, ne sera a priori pas touchée, selon Beth Galetti, qui évoque des coupes dans les emplois de bureaux.- D’autres annonces attendues en 2026 -Elle a laissé entendre que ces 14.000 postes n’étaient qu’une étape avant, en 2026, “de continuer à recruter dans des domaines stratégiques clés tout en identifiant d’autres occasions de supprimer des (postes), accroître la responsabilité et améliorer l’efficacité”.Anticipant les critiques (“Certains se demanderont pourquoi nous réduisons des postes alors que l’entreprise se porte bien”), Beth Galetti a lié cette décision à l’IA générative : “Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que le monde évolue rapidement. Cette génération d’IA est la technologie la plus transformative que nous ayons vue depuis Internet, et elle permet aux entreprises d’innover beaucoup plus vite qu’auparavant”.En juin, le directeur général d’Amazon, Andy Jassy, avait annoncé que le développement de l’IA allait, “dans les prochaines années (…) réduire nos effectifs de bureaux”.Débuté en 2021, le mandat d’Andy Jassy a déjà été marqué par un mouvement similaire, avec 27.000 suppressions de postes lors de l’hiver 2022-2023.Amazon dit “soutenir” les personnes concernées et offrira à “la plupart” d’entre elles 90 jours pour rechercher un nouveau poste en interne. Ce délai “pourra varier selon les lois locales”, précise Beth Galetti, indiquant que le mouvement ne devrait pas se cantonner aux Etats-Unis.”La hausse des prix, un marché du travail plus tendu et les aléas de la guerre commerciale menée par le président Trump ont poussé les chefs d’entreprise à chercher des moyens de se serrer la ceinture sans nuire à la croissance”, analysait lundi le Wall Street Journal.Les interrogations sur l’avenir des ouvriers de l’entreprise, 2e employeur aux Etats-Unis avec 1,2 million de salariés, se pose aussi dans les entrepôts, où Amazon accélère l’automatisation. Selon le New York Times, Amazon pourrait renoncer à plus de 160.000 embauches d’ici 2027.D’importantes suppressions d’emplois chez les cols-blancs ont aussi lieu chez d’autres géants américains de la tech, avec notamment 15.000 départs prévus chez Microsoft.

JO-2026: dans 100 jours, les sports d’hiver ont rendez-vous à Milan-Cortina

Tout schuss vers Milan-Cortina, mais attention aux dernières portes: à 100 jours du coup d’envoi des JO-2026 (6-22 février), le calendrier des préparatifs est respecté, assurent leurs organisateurs, qui restent toutefois vigilants.Après leur torche, leurs médailles et leur cérémonie d’ouverture, les prochains Jeux olympiques d’hiver auront mercredi un autre élément important de leur décorum, les podiums que rêvent de gravir les stars du ski alpin comme le Suisse Marco Odermatt et l’Italienne Sofia Goggia, ou du patinage artistique comme l’Américain Ilia Malinin.Ils seront dévoilés au cours d’une cérémonie “J moins 100 jours” à Milan où les organisateurs vont répéter, comme l’a fait récemment Giovanni Malago, qu’ils sont “dans les temps”.”On aperçoit la ligne d’arrivée, a martelé le président de Milano Cortina 2026, et même si le calendrier est respecté, on ne peut pas gaspiller le moindre jour avant le coup d’envoi”.A un peu plus de trois mois de la cérémonie d’ouverture qui aura lieu à San Siro, l’un des stades les plus emblématiques du football européen, et simultanément sur trois sites de compétition en montagne, “notre modèle organisationnel complexe se met en place”, a renchéri Andrea Varnier, le patron de ces JO.- 5,2 milliards d’euros -Pour réduire les coûts avec une facture finale évaluée à 5,2 milliards d’euros (3,5 Mds pour les infrastructures et 1,7 Md pour les Jeux eux-mêmes), loin des éditions pharaoniques de Sotchi (2014), Pyeongchang (2018) ou Pékin (2022), les organisateurs italiens, préférés en 2019 à une candidature suédoise, ont utilisé très majoritairement des sites de compétition déjà existants (11 sur 13).Conséquence, ces JO présentent une carte de sites éclatée en sept zones s’étalant des Dolomites à la plaine du Pô en passant par la Vénétie, avec Milan pour les sports de glace, Bormio et Cortina pour le ski alpin, Anterselva pour le biathlon, le Val di Fiemme pour le ski nordique, Livigno pour le snowboard et le ski freestyle.”C’est la première fois qu’on ne change pas un territoire pour organiser les JO, mais qu’on change l’organisation des Jeux en fonction du territoire”, a résumé M. Varnier.Le Comité international olympique (CIO) qui a impulsé cette nouvelle donne pour un événement frappé de plein fouet par le réchauffement climatique et qui suscite les critiques des associations de protection de l’environnement, suit avec attention les derniers préparatifs.”La réussite des Jeux de Milan est fondamentale pour nous, parce qu’elle conditionne un dispositif opérationnel que l’on va répliquer -un peu différemment- pour l’édition des Alpes françaises 2030″, a rappelé à l’AFP Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux au sein du CIO.La course contre-la-montre n’est pas encore gagnée, mais elle a évité quelques écueils. Habituelle épine dans le pied de tout organisateur des JO, le Village olympique de Milan a été livré début octobre.- “Vigilance” pour le hockey -La controversée piste de bobsleigh de Cortina, construite au terme d’un long feuilleton par le gouvernement italien contre l’avis du CIO, va bientôt accueillir sa première compétition internationale.Un chantier toutefois reste “le sujet numéro un de vigilance” du CIO, celui de l’Arena Santa Giulia, un complexe omnisport en construction à Milan par un opérateur privé où auront lieu les tournois de hockey sur glace et qui ne sera pas prêt début décembre comme espéré. “Ca avance fort, mais tant que ça n’est pas terminé, ça doit rester tout en haut de nos priorités”, convient Christophe Dubi.En coulisses, un dossier chaud a été résolu, celui des sportifs russes et bélarusses qui seront admis sous bannière neutre et strictes conditions.Mais le contexte géopolitique pourrait s’inviter dans ces quatrièmes JO italiens de l’histoire, notamment lors du relais de la flamme qui débutera le 6 décembre à Rome et traversera toute l’Italie: sera-t-il perturbé par des manifestations propalestiniennes comme récemment le Tour d’Espagne cycliste ou le match de football Italie-Israël à Udine ?”On n’est pas dans le même contexte (…) Et puis le sport généralement, et ça c’est fondamental, rassemble”, veut croire M. Dubi.

Déjà trois morts en Jamaïque à l’approche du très puissant ouragan Melissa

L’ouragan Melissa, qui pourrait être le plus violent à toucher terre en Jamaïque et a déjà fait plusieurs morts, a commencé mardi à frapper le pays caribéen avec son lot d’inondations et de glissements de terrain.Avec des vents soufflant jusqu’à 280 kilomètres par heure, l’ouragan de catégorie 5, la plus élevée dans l’échelle de Saffir-Simpson, est déjà responsable de trois décès en Jamaïque, trois en Haïti et un en République dominicaine.”Ne sortez pas”, insiste le centre national américain des ouragans (NHC), qui anticipe des bourrasques “potentiellement mortelles”, des inondations et des ravages d’une ampleur comparable à ceux causés par les ouragans Maria en 2017 ou Katrina en 2005, à Porto Rico et à La Nouvelle-Orléans.Au moins 1,5 million de personnes, sur les 2,8 millions d’habitants de l’île, pourraient être touchées, selon la Croix-Rouge. “Mais ce chiffre est largement sous-estimé (…). L’ensemble de la population pourrait en subir les conséquences d’une manière ou d’une autre”, a déclaré mardi Necephor Mghendi, chef de délégation à la Fédération internationale de la Croix-Rouge, en conférence de presse à Genève.Selon les autorités jamaïcaines lundi, trois personnes ont été tuées alors qu’elles se préparaient en coupant des branches et en travaillant sur des échelles. Les ports et l’aéroport international ont été fermés.S’il ne perd pas en intensité, il s’agira de l’ouragan le plus puissant à toucher terre en Jamaïque depuis le début des suivis météorologiques.Le Premier ministre Andrew Holness a alerté sur des risques de dégâts majeurs dans l’ouest du pays. “Je ne pense pas qu’une seule infrastructure de cette région puisse résister”, a-t-il déclaré sur CNN, appelant les habitants à évacuer les zones les plus à risques.- Refus d’évacuer -Mais de nombreux habitants refusent. “Je ne veux tout simplement pas partir”, explique Jennifer Ramdial, une pêcheuse rencontrée lundi à Port-Royal, petite bourgade côtière près de la capitale Kingston. “Même s’il était de catégorie 6, je ne bougerais pas”, a abondé Roy Brown, plombier-carreleur.Selon lui, beaucoup ont gardé de mauvais souvenirs des abris anti-ouragans proposés par les autorités. Selon le Premier ministre, 881 abris sont ouverts dans l’île.De fausses vidéos générées par l’intelligence artificielle minimisant l’ouragan ont par ailleurs envahi les réseaux sociaux, a constaté lundi l’AFP, avec des habitants faisant la fête ou du jet ski. “Je vois toutes ces vidéos circuler. Beaucoup d’entre elles sont fausses”, a regretté Dana Dixon, ministre de l’Information.”Il y a ces casse-cou qui préfèrent rester avec leurs biens. Nous leur souhaitons bonne chance”, a commenté pour sa part à l’AFPTV Esther Pinnock, responsable de la communication pour la Croix-Rouge en Jamaïque.A Saint-Thomas, dans l’est, une soixantaine de personnes étaient réfugiées dans l’école primaire, a constaté l’AFP.Melissa doit provoquer mardi une submersion marine pouvant atteindre quatre mètres, menaçant d’inondations le littoral sud de la Jamaïque, ainsi que des pluies torrentielles dans les terres, a prévenu Michael Brennan, directeur du NHC.”Tout le monde en Jamaïque doit être désormais dans un endroit sûr, afin d’y rester le temps que la tempête passe”, a-t-il prévenu.- Changement climatique -L’ouragan évolue à une vitesse très basse, de 4 km/h. Pluies et vents puissants pourraient donc s’éterniser. La tempête “est lente et large, donc toutes les zones de l’île devraient ressentir un certain impact”, souligne Esther Pinnock, évoquant déjà quelques incidents de glissements de terrain.D’autant que les sols étaient déjà lourds, gorgés d’eau après les pluies des semaines précédentes, aggravant les risques de glissements de terrain.Pour le climatologue Daniel Gilford, le changement climatique aggrave par ailleurs “tous les aspects les plus néfastes” de l’ouragan.”Il entraîne des précipitations et des submersions côtières plus importantes et avec des intensités plus fortes que ce qui aurait été observé dans un monde sans changement climatique”, a-t-il assuré à l’AFP.Le dernier ouragan majeur à avoir touché terre en Jamaïque était Gilbert, en septembre 1988, tuant 40 personnes et faisant d’énormes dégâts.L’ouragan devrait toucher Cuba tôt mercredi. Les autorités ont fermé des écoles et commencé à évacuer des habitants, alors que le manque d’électricité freine la bonne diffusion des messages d’alerte.Continuant sa route vers le nord, l’ouragan pourrait ensuite toucher le sud des Bahamas et l’archipel des îles Turques-et-Caïques, un territoire britannique.burs-cha-ube-dla/bfi

Pluies record dans le centre du Vietnam: des milliers de personnes évacuées

Des milliers de personnes ont été évacuées au Vietnam après des pluies diluviennes record de plus d’un mètre en 24 heures qui ont submergé la ville de Hué, dans le centre du pays, a annoncé mardi le ministère de l’Environnement.Tandis que des habitants portant des capes de pluies pataugent dans des eaux allant parfois jusqu’à …

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Japon: l’assassin présumé de l’ex-Premier ministre Shinzo Abe plaide coupable au premier jour de son procès

Tetsuya Yamagami, l’homme jugé pour avoir tué par balle l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, a plaidé coupable mardi à l’ouverture de son procès pour assassinat, trois ans après les faits survenus en pleine rue, qui avaient provoqué un choc à travers le monde.M. Yamagami, 45 ans, est accusé d’avoir tiré sur l’ancien dirigeant japonais, …

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