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Israël mène des raids meurtriers à Gaza, accuse le Hamas d’avoir attaqué ses soldats

Israël a mené mardi des frappes meurtrières dans la bande de Gaza, en accusant le Hamas, qui dément, d’avoir attaqué ses soldats en violation de l’accord de cessez-le-feu.Au moins 30 personnes sont mortes dans les frappes israéliennes dans le territoire palestinien, ravagé par deux ans de guerre avant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu fragile le …

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Budget: avant le bras de fer sur la taxe Zucman, l’Assemblée alourdit la “taxe Gafam”

En plein bras de fer autour d’une taxation sur les hauts patrimoines, avec l’examen de la taxe Zucman prévue en fin de semaine, les députés se sont accordés mardi pour imposer plus lourdement les grandes entreprises de la tech.Alors que le gouvernement joue sa survie en tentant de trouver des accords avec le PS, le thème de la justice fiscale continue d’imprégner les débats budgétaires.Dans la soirée, les députés ont voté pour doubler le taux de la taxe Gafam, qui cible les grandes entreprises de la tech, passant de 3 à 6%, en dépit de l’opposition du gouvernement inquiet d’éventuelles représailles de l’administration Trump.Adoptée très largement avec 296 voix pour, contre 58, le vote n’a pourtant pas apaisé les tensions dans l’hémicycle. Et pour cause, en commission, les élus macronistes avaient initialement proposé de quintupler la taxe instaurée en 2019 par Bruno Le Maire avec un gain estimé à plusieurs milliards d’euros. Mais en séance, ils se sont finalement ravisés et ont soutenu un taux de 6% (au lieu de 15%). La raison ? le risque de “rouvrir une guerre commerciale entre la France et les Etats-Unis” a ainsi avancé le député Jean-René Cazeneuve (Renaissance).- “Soyez prudents” -Le ministre de l’Economie Roland Lescure a appelé les parlementaires à la retenue: “Si on introduit une taxe disproportionnée, on aura des représailles disproportionnées”. “Soyez prudents, je vous en conjure”, a même imploré le ministre.Dans la foulée, Les Républicains ont annoncé qu’ils ne voteraient aucune des propositions, afin de préserver les filières agricoles, de vins et spiritueux, premières touchées en cas de représailles. Ce revirement a suscité l’indignation des députés de gauche et d’extrême droite qui ont dénoncé un recul face aux pressions américaines.En début de soirée, la même alliance de la gauche et du RN avait permis le vote d’un “impôt universel” sur les multinationales. Cette mesure, qui vise à taxer les bénéfices des multinationales proportionnellement à leur activité réalisée en France et lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale, pourrait rapporter 26 milliards d’euros au budget de l’État, selon ses défenseurs.Mais pour le ministre Roland Lescure, ce serait “20 milliards d’ennuis” en plus pour la France, qui rappelle qu’elle est signataire de plus de 125 conventions fiscales avec 125 pays.”Vous pouvez être fier de vous Madame Le Pen”, a-t-il lancé à la cheffe des députés d’extrême droite, s’étonnant du vote de mesures revenant “à tirer une balle dans le pied des entreprises françaises”.”La fraude fiscale quand elle n’est pas combattue, c’est les TPE et les PME françaises qui la payent”, lui a rétorqué le député RN Jean-Philippe Tanguy.- “Plus un objet” -Les mesures de justice fiscale au coeur du bras de fer entre le gouvernement et les socialistes devraient continuer d’alimenter les débats dans les prochains jours. La taxe Zucman sera probablement examinée vendredi.Le gouvernement a martelé mardi son opposition à la mesure, y compris dans sa version “allégée” proposée par les socialistes. “Pour rien au monde, on ne doit toucher au patrimoine professionnel”, a lancé le Premier ministre Sébastien Lecornu lors de la réunion du groupe LR à l’Assemblée. La taxe proposée par l’économiste Gabriel Zucman prévoit un impôt minimum de 2% sur les patrimoines à partir de 100 millions d’euros. Face aux critiques, notamment sur l’inclusion de l’outil professionnel dans cette taxe, le PS a proposé une alternative: un impôt minimum de 3% à partir de 10 millions d’euros de patrimoine, mais en excluant les entreprises innovantes et familiales. Cette version rapporterait cinq à sept milliards d’euros selon le PS, soit deux fois moins que ce qu’il attendait de la taxe Zucman.Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a de nouveau menacé l’exécutif de censure s’il n’évoluait pas.Mais sous couvert d’anonymat, un cadre socialiste admet que la taxe Zucman, tout comme sa version dite “allégée”, “ça ne va pas passer”. Il dit cependant croire à un “amendement de compromis”. “On peut imaginer un amendement où on a une taxe sur la fortune financière qui soit différentielle, avec un certain nombre d’exclusions sur le patrimoine professionnel, mais pour pallier ces exclusions on frappe les holdings”, avance-t-il.Auprès de l’AFP, un cadre macroniste affirme que la taxe Zucman revisitée n’est d’ores et déjà “plus un objet dans la négociation”, dès lors que le PS a “bien en tête que ça ne passera pas”.parl-lum-far-cma/ms

Israël mène des raids meurtriers à Gaza, accuse le Hamas d’avoir attaqué ses soldats

Israël a mené mardi des frappes meurtrières dans la bande de Gaza, en accusant le Hamas, qui dément, d’avoir attaqué ses soldats en violation de l’accord de cessez-le-feu.Au moins 30 personnes sont mortes dans les frappes israéliennes dans le territoire palestinien, ravagé par deux ans de guerre avant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu fragile le 10 octobre, selon un porte-parole de la Défense civile, opérant sous l’autorité du Hamas.Malgré ces violences, le vice-président américain JD Vance a affirmé que le cessez-le-feu tenait à Gaza. “Nous savons que le Hamas ou quelqu’un d’autre à Gaza a attaqué un soldat” israélien, “mais la paix du président (Donald Trump) va tenir”.Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a démenti dans un communiqué avoir attaqué les troupes israéliennes. “Le Hamas affirme n’avoir aucun lien avec les tirs à Rafah (sud)” et “réaffirme son engagement envers l’accord de cessez-le-feu”.Plus tôt, il avait accusé Israël de “violations” et annoncé le report de la remise, initialement prévue mardi soir, d’une nouvelle dépouille d’otage.Le Hamas a retrouvé au total deux corps d’otages ce mardi, selon un communiqué de sa branche armée sur Telegram, qui ne précise pas quand il va les rendre.Mardi, le gouvernement israélien a accusé le Hamas d’avoir mis en scène la découverte supposée d’un corps d’otage, diffusant des images pour étayer ses dires. L’AFP n’était pas en mesure d’en authentifier la date ni le lieu de tournage.Les corps d’otages sont retenus à Gaza depuis l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023 contre Israël, qui avait lancé en riposte une offensive dévastatrice dans le territoire palestinien.La trêve a déjà été mise à l’épreuve par des violences meurtrières le 19 octobre, Israël et le Hamas s’accusant mutuellement de violation de l’accord parrainé par Donald Trump.Après une réunion sur la sécurité, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu “a ordonné à l’armée de mener immédiatement des frappes puissantes sur Gaza”, a indiqué un communiqué de son bureau.La porte-parole du gouvernement, Shosh Bedrosian, a affirmé que tout “se (faisait) en pleine coordination avec les Etats-Unis”.- “Le Hamas le paiera cher” -Le Hamas “le paiera cher après avoir attaqué les soldats (israéliens) à Gaza et violé l’accord concernant le retour des corps des otages”, a prévenu le ministre de la Défense Israël Katz, sans fournir des détails sur cette attaque.Lundi soir, le Hamas a restitué des restes d’un otage qui se sont avérés être ceux du captif Ofir Tzarfati, dont une partie de la dépouille avait déjà été déjà récupérée par l’armée lors d’une opération à Gaza.Après avoir annoncé le report de la restitution du corps d’un otage “retrouvé dans un tunnel du sud de Gaza”, la branche armée du Hamas – les Brigades Ezzedine al-Qassam – a averti que “toute escalade sioniste entraverait les recherches et la récupération des corps”.Des images de l’AFP ont montré plusieurs combattants du Hamas cagoulés sortir d’un tunnel en transportant sur une civière ce qui semble être un corps enveloppé dans un linceul blanc et qui serait celui d’un otage. Une foule d’hommes et d’enfants, certains prenant des photos avec leur téléphone, se tient à proximité.Le 19 octobre, après des tirs ayant tué deux soldats à Gaza, Israël avait mené d’intenses frappes en accusant le Hamas de violation du cessez-le-feu. Le Hamas a démenti et accusé en retour Israël de “chercher des prétextes” pour bombarder Gaza.Selon un bilan du ministère de la Santé du Hamas avant les nouvelles frappes, au moins 94 Palestiniens ont été tués dans des bombardements israéliens depuis le 10 octobre.En vertu de la première phase de l’accord de cessez-le-feu, le Hamas a libéré au 13 octobre l’ensemble des 20 otages vivants qu’il retenait à Gaza. Il devait aussi rendre à cette date les 28 corps des captifs mais il n’en a restitué que 15 jusque-là.Le Hamas affirme vouloir remettre tous les corps de captifs mais répète que les retrouver est “complexe et difficile” dans un territoire ravagé.- “Très peur” -Le Forum des familles, principale association israélienne militant pour le retour des otages, a appelé le gouvernement Netanyahu à “agir de manière décisive” contre le Hamas pour ses “violations” de l’accord.Dans la bande de Gaza assiégée par Israël et en proie à un désastre humanitaire, la peur d’un retour de la guerre hante toujours les habitants, épuisés, luttant sans cesse pour s’approvisionner en eau et en nourriture. “La question des (otages) doit être réglée afin qu’Israël ne s’en serve pas comme une excuse pour reprendre la guerre”, a dit Abdelhay al-Hajj Ahmed, 60 ans, à Jabalia (nord). “J’ai très peur que la guerre reprenne.”L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de chiffres officiels.L’offensive israélienne menée en représailles a fait 68.531 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas.

Présidentielle au Cameroun: le gouvernement admet des morts, l’UE et l’UA déplorent la violence de la répression

Le gouvernement camerounais a reconnu mardi des morts dans les manifestations post-électorales, l’Union européenne et l’Union africaine déplorant pour leur part la violence de la répression après la réélection contestée du président Paul Biya, 92 ans, pour un huitième mandat.   “Des manifestations illégales se sont soldées par des pertes en vies humaines et la destruction …

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Cyberharcèlement de Brigitte Macron: prison avec sursis requise contre “instigateurs” et “suiveurs”

“J’ai confiance en la justice”: plusieurs prévenus jugés jusqu’à mardi à Paris pour avoir cyberharcelé Brigitte Macron, cible d’une infox la présentant comme une femme transgenre, ont fait valoir une dernière fois mardi soir leur droit à la “liberté d’expression” et à la “satire”.Des peines de prison de trois à 12 mois avec sursis et des amendes allant jusqu’à 8.000 euros ont été requises mardi par le ministère public devant le tribunal correctionnel contre les 10 cyberharceleurs présumés de la femme du président. La décision sera rendue le 5 janvier 2026.Les réquisitions les plus lourdes ont été prononcées à l’encontre de trois prévenus: la médium Amandine Roy, le galeriste Bertrand Scholler et Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, désignés comme des “instigateurs” de l’infox, selon le procureur Hervé Tétier. Les sept autres ont été qualifiés par le magistrat de “suiveurs” qui se sont “laissés aller” depuis “leur canapé.””Une petite médium du fin fond de l’Anjou est dans le viseur” de Brigitte Macron, s’est étonnée l’avocate d’Amandine Roy, parlant d'”acharnement judiciaire” contre sa cliente.La médium, contre laquelle une peine de six mois de prison avec sursis assortie de 4.000 euros d’amende a été requise, avait été relaxée le 10 juillet dans un procès pour diffamation l’opposant à Brigitte Macron et son frère. Principale prévenue dans l’affaire, elle est l’autrice d’une vidéo virale publiée en 2021 affirmant que Mme Macron n’aurait jamais existé et que son frère Jean-Michel Trogneux aurait pris son identité après une transition de genre.C’est le “procès de la liberté d’expression”, a plaidé de son côté Luc Brossollet, l’avocat d’Aurélien Poirson-Atlan contre lequel 12 mois de prison avec sursis et 8.000 euros d’amende ont été requis.- Sur le “qui-vive” -Plus tôt, il avait interrogé la fille de Mme Macron, Tiphaine Auzière, couverture de magazines people à l’appui, sur la “médiatisation outrancière” du couple présidentiel, justifiant ainsi les commentaires sur leur vie privée.Très attendue au second jour du procès devant une salle comble, Mme Auzière a déploré la “dégradation des conditions de santé” de sa mère.”Ce tourbillon (de messages) qui ne s’arrête jamais a un impact croissant sur (ses) conditions de vie”, a détaillé l’avocate de 41 ans, ajoutant qu’elle en avait d’abord “sous-estimé l’ampleur”.La femme du président est sur le “qui-vive” en permanence, de peur que son image ne soit “détournée”, a-t-elle encore expliqué, en l’absence de sa mère à l’audience.- “Au pif” -Cette riposte judiciaire en France, doublée d’une plainte aux États-Unis, intervient après quatre ans de messages haineux mettant en doute le genre de la femme du chef de l’État, des messages largement relayés par les réseaux complotistes et d’extrême droite.Le couple présidentiel a engagé cet été des poursuites contre Candace Owens, une Américaine auteure d’une série de vidéos vue plusieurs millions de fois, intitulée “Becoming Brigitte” (“Devenir Brigitte”).Selon M. Poirson-Atlan, applaudi par la salle à la fin de son interrogatoire, cette podcasteuse d’extrême droite est un “phénomène de société”, “une dinguerie” qui sera “étudiée dans les écoles de journalisme”.Plusieurs personnes jugées à Paris ont relayé les publications virales de l’Américaine, se réjouissant de voir “l’affaire Brigitte” s’internationaliser.La plupart des prévenus (courtier, professeur de sport ou encore informaticien…) ont exprimé leur surprise d’avoir à répondre de publications qu’ils ont qualifiées de “satiriques”, relevant selon eux de la liberté d’expression.Beaucoup ont le sentiment d’avoir été choisis “au pif”, selon l’expression d’un avocat de la défense, parmi des milliers d’internautes. Ils sont pourtant considérés comme les plus virulents. L’un d’entre eux, Jérôme A. a dit avoir interrogé avant l’audience Grok, l’intelligence artificielle de la plateforme X,  qui a relevé “six millions” de publications sur la femme du chef de l’Etat. Cet informaticien fait partie de ceux qui ont mentionné “la bite à Brigitte” sur les réseaux.L’écart d’âge de 24 ans entre les époux Macron a par ailleurs été considéré comme un “crime sexuel” par Zoé Sagan et même une “pédophilie cautionnée par l’État” sur la plateforme d’Elon Musk.”Apolitique”, Jean-Luc M., 55 ans, deuxième adjoint au maire d’une petite commune de Saône-et-Loire, avait lui commenté une photo de Brigitte Macron en disant: “Il est monté, monté comme un cheval”. “Vous êtes élu de la République, n’y a-t-il pas dissonance ?”, l’a interrogé le président. “Pas forcément”, “je n’ai pas cherché à nuire mais à faire de la satire”, a-t-il répondu.

Ligue des nations: les Bleues n’y arrivent pas et ne verront pas la finale

Les Bleues n’y arrivent toujours pas contre l’Allemagne: malgré une intensité retrouvée, l’équipe de France a fait match nul (2-2) mais ne verra pas la finale de la Ligue des nations face à l’Espagne après sa défaite de l’aller (1-0).Les scenarii se ressemblent et les leçons sont toujours les mêmes contre l’Allemagne avec trois échecs en trois mois. Les Bleues ont trop gâché devant le but et l’Allemagne a eu besoin de si peu d’occasions pour transpercer deux fois la défense bleue. D’abord Nicole Anyomi à la 12e minute, qui a effacée trop facilement Maëlle Lakrar avant d’enchaîner une frappe limpide en pleine lucarne (1-1, 12e). Puis, Klara Bühl s’est défaite aisément d’Elisa De Almeida pour frapper dans un angle fermé et sous la barre transversale de Pauline Peyraud-Magnin (2-1, 50e). Les Allemandes ont failli marquer un troisième, annulé pour une position de hors-jeu (67e).Les Tricolores – qui ont retrouvé mardi la capitaine Griedge Mbock et Sakina Karchaoui – avaient pourtant meilleure mine mardi soir à Caen et rien n’a ressemblé au match de Düsseldorf. Trois jours après la défaite (1-0) en demie aller, les Bleues ont tout changé: elles sont beaucoup mieux rentrées dans le match, étaient agressives dans les duels, ont pressé haut, ont mis davantage de liant entre les lignes et étaient présentes sur les seconds ballons. Avec l’envie de tout renverser et de créer le “petit exploit”, elles ont produit le jeu qu’elles avaient proposé en phase de groupe de l’Euro cet été, avant de se faire stopper par les mêmes Allemandes en quart de finale (1-1, tab 6-5).Jouant très haut et grâce à un fort pressing, elles ont mis les ingrédients pour marquer dès la 3e minute: lancée par Selma Bacha très en jambes, Melvine Malard a repris de la tête le centre de la gauchère dans le petit filet du but allemand (1-0, 3e).- Mateo redonne l’espoir en vain -Alignée à la place de Marie Katoto – blessée -, la joueuse de Manchester United a raté ce qu’il ne fallait pas, avec une balle de doublé dans les pieds (32e). Au lieu de passer à Grace Geyoro, seule, elle a tenté de frapper en puissance sur la gardienne allemande, avant de tirer de nouveau (35e).En première période, les Bleues ont poussé et avaient la place pour renverser le match, comme sur le but refusé pour hors-jeu de Delphine Cascarino (37e), qui a aussi tenté un tir pas assez dangereux (41e). Mais ces beaux mouvements ont été trop peu vus en seconde période, malgré une frappe de Kadidiatou Diani (81e) et l’égalisation de Clara Mateo en fin de match (2-2, 89e), qui a redonné un peu d’espoir, en vain. Trois mois après la nouvelle élimination en quart de finale de l’Euro contre les mêmes Allemandes (1-1, tab 6-5), les Françaises continuent de reculer, sans réussir d’exploit, sous les yeux de 18.000 spectateurs dont le président de la FFF Philippe Diallo et de Didier Deschamps, présent pour la première fois à un match des Bleue depuis 2019.Malgré ces deux échecs consécutifs, Laurent Bonadei devrait être maintenu à son poste, selon deux sources proches du dossier. Mais en cas de défaites pour la troisième place de la Ligue des nations face à la Suède les 28 et 2 décembre, il pourrait se retrouver fortement sous pression, alors que son contrat court jusqu’à la Coupe du monde 2027, selon une des deux sources.les Bleues ne joueront donc pas une seconde finale de Ligue des nations face à l’Espagne comme en 2024 – car les attaquantes ne se sont toujours pas hissées à leur meilleur niveau aux moments les plus importants. Mardi soir en était un, elles sont encore passées à côté. 

Scènes de guerre à Rio: 64 morts dans son opération policière la plus meurtrière

Des favelas de Rio de Janeiro ont connu mardi des scènes de guerre, avec la mort d’au moins 64 personnes dans l’opération policière la plus meurtrière de l’histoire de la ville, lancée contre l’un des gangs de narcotrafiquants du Brésil.Les raids musclés des forces de l’ordre sont, malgré leur efficacité contestée, fréquents à Rio. Ils visent notamment les favelas, quartiers pauvres et densément peuplés vivant souvent sous le joug de trafiquants de drogue.Mais l’opération de mardi, par son ampleur et sa violence, a créé un choc. Jusqu’au Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, qui s’est dit “horrifié” et a demandé des “enquêtes rapides”.Le gouverneur de droite de l’Etat de Rio, Claudio Castro, a annoncé que “60 criminels” avaient été “neutralisés”. Quatre policiers ont été également tués, a indiqué à l’AFP une source au sein de ses services.Tirs intenses, barricades, incendies: l’opération, mobilisant 2.500 agents, s’est concentrée sur deux ensembles de favelas du nord de Rio, Complexo da Penha et Complexo do Alemao, situées à proximité de l’aéroport international.A l’hôpital Getulio Vargas, d’où l’on entendait les rafales tirées non loin, un défilé ininterrompu de véhicules déposait devant l’entrée des cadavres et des blessés par balles, policiers, délinquants présumés ou simples habitants, a constaté un photographe de l’AFP.A Vila Cruzeiro, une favela du Complexo da Penha, des policiers lourdement armés gardaient une vingtaine de jeunes hommes interpellés. Serrés les uns contre les autres, ils étaient assis par terre la tête baissée, pieds et torse nus.”Tout le monde est terrorisé”, a dit à l’AFP sous couvert de l’anonymat, par peur de représailles, la responsable d’un projet social qui est en contact à distance avec des habitants du Complexo da Penha.- “Chaos” -Jusqu’à présent, l’opération policière la plus meurtrière à Rio, ville de plus de 6 millions d’habitants, avait eu lieu durant la pandémie de Covid-19, en 2021, quand 28 personnes étaient mortes en une seule journée dans la favela de Jacarezinho.Le gouverneur a aussi annoncé l’arrestation mardi de “81 criminels”, ainsi que la saisie de 75 fusils d’assaut et d'”une énorme quantité de drogue”.”Plus de 200.000 résidents demeurent affectés par la fermeture des écoles et les unités de santé aux services suspendus”, a indiqué l’Assemblée législative de l’Etat de Rio.”Il n’y a pas de bus, on est bloqué en plein chaos”, a dit à l’AFP Regina Pinheiro, retraitée de 70 ans qui tentait de rentrer chez elle.Stratégie courante des gangs lors des affrontements avec la police, “plus de cinquante bus ont été utilisés comme barricades”, a précisé le syndicat des entreprises d’autobus de Rio.- Drones -L’opération vise à “combattre l’expansion territoriale du Comando Vermelho (Commando rouge)”, l’une des principales factions criminelles du Brésil, implantée dans plusieurs Etats du pays, a précisé le gouvernement de l’Etat de Rio sur le réseau social X.Les policiers ont mobilisé deux hélicoptères, 32 véhicules blindés et “douze véhicules de démolition” utilisés pour détruire des barricades.Le gouverneur Claudio Castro a publié sur X une vidéo d’un drone lançant un projectile depuis le ciel nuageux.”C’est comme ça que la police de Rio est reçue par les criminels: avec des bombes lancées par des drones”, a commenté cet allié de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro, dénonçant du “narcoterrorisme”.- “Enorme tragédie” -Des spécialistes et organisations de défense des droits humains critiquent la stratégie des forces de sécurité, la jugeant peu efficace contre les organisations criminelles.”Une opération policière qui entraîne la mort de plus de 60 habitants et policiers est une énorme tragédie”, a déclaré César Munoz, directeur de l’ONG Human Rights Watch au Brésil. Il a réclamé l’ouverture d’enquêtes sur “chaque mort”.”La politique de Claudio Castro traite les favelas comme des territoires ennemis, où règne le permis de tuer”, a accusé le député de gauche Henrique Vieira.La commission des droits de l’homme de l’Assemblée législative de Rio a annoncé qu’elle exigerait “des explications sur les circonstances de l’action, qui a de nouveau transformé les favelas de Rio en un théâtre de guerre et de barbarie”, selon Dani Monteiro, présidente de la commission.En 2024, environ 700 personnes sont mortes lors d’interventions des forces de l’ordre à Rio, soit presque deux par jour.

Le méga ouragan Melissa frappe la Jamaïque avant de partir vers Cuba

Le très puissant ouragan Melissa a traversé mardi la Jamaïque, arrachant sur son passage toitures et arbres et provoquant des pluies diluviennes, ce qui fait craindre des dégâts considérables, et se dirige désormais vers Cuba.Avec des vents soutenus se rapprochant des 300 kilomètres par heure, l’ouragan alors de catégorie 5, soit la plus élevée de l’échelle de Saffir-Simpson, a frappé de plein fouet l’ouest de la Jamaïque à la mi-journée.Il s’agissait d’un des ouragans les plus puissants recensés, et du pire à toucher la Jamaïque depuis le début des relevés météorologiques.Par ordre de comparaison, l’ouragan Katrina, qui avait ravagé il y a 20 ans la Nouvelle-Orléans aux Etats-Unis et fait plus de 1.000 morts, était plus faible.Après avoir perdu un peu en puissance et été rétrogradé en catégorie 4, Melissa a commencé à quitter la Jamaïque en direction de Cuba vers 21H00 GMT, a annoncé le Centre national américain des ouragans (NHC), en prévenant qu’il restait toutefois “extrêmement dangereux”. Les ravages qu’il a causés en Jamaïque sont “catastrophiques”, a déclaré à CNN le ministre de l’Environnement, Matthew Samuda, faisant état d’inondations dans toutes les régions ainsi que de “graves dommages aux infrastructures publiques”.- Crocodiles -Selon des médias locaux, l’ouragan a notamment arraché le toit d’un hôpital à Saint Elizabeth, dans l’ouest du pays. A Saint Catherine, au centre de la Jamaïque, la rivière Rio Cobre est sortie de son lit et les vents puissants ont arraché des clôtures et toits, a constaté un photographe de l’AFP.La capitale Kingston a elle été relativement épargnée, selon Mathue Tapper, un habitant de 31 ans. “J’ai l’impression que le pire est passé”, a-t-il confié à l’AFP, disant par contre être très inquiet pour les zones rurales.Des bourrasques extrêmement violentes, ainsi que des inondations côtières sévères et des pluies diluviennes pouvant provoquer des glissements de terrain catastrophiques étaient attendues à travers le pays.Le Premier ministre, Andrew Holness, avait notamment mis en garde contre le risque de dégâts majeurs dans l’ouest du pays et les autorités avaient appelé la population à faire preuve de vigilance vis-à-vis des crocodiles, qui du fait des inondations pourraient s’avérer une menace.Dans ce type de catastrophe, “l’eau tue beaucoup plus de personnes que le vent”, avait rappelé en amont le météorologue Kerry Emanuel, insistant sur le rôle joué par le changement climatique.En réchauffant les mers, ce dernier entraîne l’intensification rapide d’un plus grand nombre de tempêtes, comme ce fut le cas pour l’ouragan Melissa.- Refus d’évacuer -Selon la Croix-Rouge, au moins 1,5 des 2,8 millions d’habitants de l’île pourraient être affectés par l’ouragan, qui avant même de toucher terre a fait trois morts dans le pays qui se préparait à son arrivée, ainsi que trois autres en Haïti et un en République dominicaine.L’ONU a annoncé mardi son intention d’acheminer dès que possible par avion quelque 2.000 kits de secours vers la Jamaïque depuis la Barbade.Le dernier ouragan majeur à avoir frappé la Jamaïque est Gilbert, en septembre 1988. Moins puissant que Melissa, il avait fait 40 morts et causé d’énormes dégâts.Le pays, dont l’économie dépend beaucoup du tourisme, avait fermé son aéroport international ainsi que ses ports en amont. Si des touristes avaient pu quitter le territoire, 25.000 autres y sont restés, a détaillé mardi le gouvernement. Tout comme les habitants, ils avaient reçu pour consigne de s’abriter dans des chambres d’hôtel ou dans des abris anti-ouragans, et d’attendre pour sortir que l’ouragan finisse de traverser le territoire mardi.Mais de nombreux habitants avaient refusé d’obéir à ces directives. “Même s’il était de catégorie 6, je ne bougerais pas”, avait expliqué à l’AFP lundi Roy Brown, un plombier-carreleur qui refusait d’évacuer.L’ouragan Melissa devrait toucher Cuba tôt mercredi, avant de se rapprocher du sud des Bahamas et de l’archipel des îles Turques-et-Caïques, un territoire britannique.burs-cha/cyb

De nouvelles frappes américaines contre des bateaux de narcotrafiquants présumés font 14 morts

Les Etats-Unis ont mené lundi trois nouvelles frappes contre quatre embarcations de narcotrafiquants présumés dans le Pacifique est, faisant 14 morts, a annoncé mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, portant à au moins 57 victimes le bilan de leur campagne antidrogue.”Hier (lundi), sur ordre du président (Donald) Trump, le ministère de la Guerre …

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Soudan: craintes d’exactions massives après la prise d’El-Facher par les paramilitaires

Les craintes s’amplifient mardi pour la population civile dans le Soudan en guerre, après des accusations d’exactions massives dans la ville clé d’El-Facher prise par les paramilitaires, et la mort de cinq bénévoles du Croissant-Rouge.Dernier bastion de l’armée du général Abdel Fattah al-Burhane au Darfour, la ville a été prise dimanche par les Forces de …

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