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En Tanzanie, tourisme au ralenti après les massacres des élections

Plages de sable blanc désertes, bateaux de plaisance désespérément amarrés dans les eaux turquoise de Zanzibar… En Tanzanie, la fréquentation touristique a fortement ralenti après les manifestations antipouvoir réprimées dans le sang il y a un mois.Le pays d’Afrique de l’Est a sombré dans la violence le 29 octobre, à l’occasion d’élections législatives et présidentielle …

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Quatre morts dans une nouvelle frappe américaine dans le Pacifique

Quatre personnes ont été tuées lors d’une nouvelle frappe américaine dans le Pacifique contre un bateau de narcotrafiquants présumés, selon l’armée américaine, qui a dû répondre à des questions de plus en plus vives du Congrès sur la légalité de sa stratégie dans la région.L’opération a visé un “navire dans les eaux internationales, exploité par …

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Le Venezuela isolé après la suspension des vols par les compagnies étrangères

Le Venezuela est quasiment privé de liaisons aériennes avec l’extérieur après la suspension des vols par les compagnies aériennes étrangères pour des motifs de sécurité, en raison du déploiement militaire américain dans les Caraïbes.Boliviana de Aviacion et Satena (Colombie) ont annulé jeudi leurs vols vers Caracas, tandis que Copa Airlines (Panama) a prolongé jusqu’au 12 décembre une interruption de ses opérations. Toutes ont invoqué des raisons de sûreté.Iberia, TAP, Avianca, GOL, Latam, Air Europa, Turkish Airlines et Plus Ultra avaient déjà suspendu leurs activités. Le Venezuela a accusé ces compagnies de “se joindre aux actions de terrorisme d’État” de Washington et a révoqué leurs permis d’exploitation. L’exode a commencé après un premier avertissement émis par le régulateur aéronautique américain, la FAA, exhortant les pilotes à “faire preuve d’une extrême prudence” en raison de “l’aggravation de la situation sécuritaire et de l’augmentation de l’activité militaire au Venezuela et dans ses environs”. Le président Donald Trump a assorti cet avertissement d’un message direct sur son réseau social: “A toutes les compagnies aériennes, pilotes, narcotrafiquants et trafiquants d’êtres humains, veuillez considérer que l’espace aérien au-dessus et autour du Venezuela est entièrement fermé”. L’espace aérien sous responsabilité du Venezuela, le FIR (région d’information de vol) de Maiquetia, couvre 1,2 million de kilomètres carrés, dont un grand espace maritime très proche du déploiement de navires de guerre américains dans les Caraïbes, ordonné par M. Trump pour lutter selon lui contre le trafic de drogue. Le plus grand porte-avions du monde, l’USS Gerald R. Ford, est accompagné d’une importante flotte de navires de guerre et d’avions de chasse. Le président vénézuélien Nicolas Maduro assure que le véritable objectif de ces manoeuvres est de le renverser et de s’emparer du pétrole du pays.- Espace aérien bloqué ? -L’annonce de Donald Trump n’est pas une interdiction formelle de voler, mais “c’est fermé dans la pratique”, explique à l’AFP Oscar Palma, expert en sécurité et professeur à l’Université du Rosario en Colombie.”L’interdiction de l’espace aérien d’un ennemi passe par la capacité, la disponibilité et la volonté d’abattre tout aéronef qui le traverse”, ajoute-t-il. Le président américain “est-il vraiment prêt à appliquer ce type de règles par la force? Nous avons des doutes, mais avec le gouvernement Trump, on ne sait jamais”, dit-il. Les Etats-Unis ont annoncé avoir mené jeudi une nouvelle frappe dans le Pacifique contre un bateau utilisé, selon Washington, par des narcotrafiquants, faisant quatre morts. Au total, ils ont bombardé une vingtaine d’embarcations de narcotrafiquants présumés depuis septembre, essentiellement en mer des Caraïbes, avec un bilan de 87 morts. L’administration Trump fait face, aux Etats-Unis, à une polémique sur une deuxième frappe qui avait visé les naufragés d’un bateau frappé une premier fois.- Qui vole ? -L’aéroport de Maiquetia de Caracas prévoyait quatre départs et trois arrivées jeudi dans son terminal international: Curaçao, La Havane et Bogota, opérés par des compagnies aériennes nationales vénézuéliennes.La fermeture évoquée par M. Trump ne concerne pas les vols transportant des migrants expulsés par les Etats-Unis vers le Venezuela. L’un d’eux est arrivé mercredi, un autre est attendu vendredi.Ce n’est pas le premier exode des compagnies aériennes. En 2013, avec l’aggravation de la crise économique, les compagnies avaient cessé leurs opérations en raison des dettes de l’Etat vénézuélien à leur égard, qui atteignaient environ 3,8 milliards de dollars.L’activité dans le terminal des vols intérieurs reste normale, avec des centaines de passagers et environ 80 vols jeudi. Sur le site internet de suivi des vols Flightradar, peu d’avions apparaissent au-dessus du territoire vénézuélien, contrastant avec l’activité au-dessus des pays voisins.”C’est une question de précaution et de responsabilité”, déclare un expert en sécurité vénézuélien qui préfère garder l’anonymat. Principe de précaution, pression des bailleurs des aéronefs utilisés par les compagnies aériennes, des assureurs et même des syndicats de pilotes et de personnel navigant: il est difficile selon lui pour les compagnies de voler quand un avis de ce type est émis.  L’expert Oscar Palma écarte l’idée que les compagnies, qui ont des logiques commerciales, aient annulé leur vols de manière partisane comme le leur reproche Caracas.”Comprenant qu’il y a un risque dans la zone, ils disent qu’il vaut mieux éviter les problèmes”, dit-il.

Quatre morts dans une nouvelle frappe américaine dans le Pacifique

Quatre personnes ont été tuées lors d’une nouvelle frappe américaine dans le Pacifique contre un bateau de narcotrafiquants présumés, selon l’armée américaine, qui a dû répondre à des questions de plus en plus vives du Congrès sur la légalité de sa stratégie dans la région.L’opération a visé un “navire dans les eaux internationales, exploité par une organisation désignée comme terroriste”, a indiqué sur X le commandement américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes, diffusant la vidéo d’un bateau lourdement chargé navigant à vive allure, avant d’être détruit par une forte explosion.”Les services de renseignements ont confirmé que le navire transportait des stupéfiants illicites et transitait par une route connue pour le trafic de drogue dans l’est du Pacifique”, a-t-il ajouté, précisant que les quatre morts étaient tous des hommes.La vidéo a été diffusée après une longue journée d’audition au Congrès qui interrogeait jeudi des hauts responsables militaires sur la légalité des frappes débutées en septembre.Depuis, Washington a conduit des opérations causant la mort de 87 personnes contre des embarcations, en mer des Caraïbes en particulier, sans fournir de preuves de leur lien avec le narcotrafic.- “Marins naufragés” -Au sein même de cette campagne, l’administration du président Donald Trump et le ministre de la Défense, Pete Hegseth, sont vivement critiqués pour une opération au cours de laquelle l’armée a lancé une seconde salve contre un navire déjà touché dans les Caraïbes, tuant deux survivants de la première frappe.Au total, 11 personnes avaient péri dans cette double frappe début septembre dans les eaux internationales. Le Washington Post en avait révélé l’existence la semaine dernière, posant la question de la légalité de ce que certains qualifient d’exécutions extrajudiciaires. Jeudi, plusieurs hauts responsables du Pentagone dont l’amiral Frank Bradley, chef des opérations spéciales des forces armées américaines, ont été longuement interrogés par des parlementaires après diffusion de la vidéo de la seconde frappe. “Ce que j’ai vu dans cette pièce a été l’une des choses les plus perturbantes que j’ai vues au cours de ma carrière au service de l’État”, a déclaré à la presse Jim Himes, principal responsable démocrate de la commission du renseignement à la Chambre des représentants, après l’audition à huis-clos. L’élu a affirmé que la seconde frappe avait abattu des “marins naufragés”. Selon lui, la vidéo montre sans doute possible “deux individus clairement en détresse, sans moyen de locomotion, tués par les États-Unis”.- “Pas d’ordre” du ministre -L’amiral a fourni “des éléments de contexte” sur sa décision et sur la chaine de commandement qui l’a présidée, a-t-il précisé.”Oui, ils transportaient de la drogue”, mais “ils n’étaient pas en position de continuer leur mission d’une quelconque façon”, a ajouté Jim Himes.Des membres de la majorité ont en revanche soutenu la stratégie américaine. Le républicain Tom Cotton, chef de la commission du Sénat sur le renseignement, a défendu une “décision juste” de l’armée. “Il n’y a pas de doute dans mon esprit quant à la méthode hautement professionnelle” utilisée par celle-ci, a renchéri le républicain Rick Crawford. L’amiral Bradley, selon plusieurs sources des deux bords, a par ailleurs démenti avoir reçu l’ordre du ministre de la Défense d’éliminer tous les marins à bord de l’embarcation. Il “a été très clair sur le fait qu’on ne lui avait pas donné un tel ordre: +ne faites pas de quartier+ ou +tuez-les tous+”, a indiqué Tom Cotton.Cette campagne militaire a considérablement accru les tensions entre les États-Unis et le Venezuela.Bête noire des États-Unis depuis un quart de siècle, le Venezuela est accusé par le président américain Donald Trump d’être derrière le trafic de produits stupéfiants qui inondent les États-Unis. Caracas dément et rétorque que l’objectif véritable de Washington est un changement de régime et la mainmise sur le pétrole vénézuélien.