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La Russie poursuit ses frappes, Ukrainiens et Américains en discussions en Floride

Négociateurs ukrainiens et américains se retrouvent samedi en Floride pour leur troisième jour de discussions sur le plan de Washington visant à mettre fin à la guerre avec la Russie, au moment où les forces russes poursuivent leurs frappes massives.Au total, ce sont 653 drones et 51 missiles russes qui ont visé dans la nuit l’Ukraine, a précisé l’armée ukrainienne.”Les principales cibles de ces frappes ont, une fois de plus, été des installations énergétiques. L’objectif de la Russie est d’infliger des souffrances à des millions d’Ukrainiens”, a réagi le président Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux, alors que des milliers de foyers étaient à nouveau privés de chauffage en plein hiver.La Russie “attaque massivement la région de Kiev avec des drones et des missiles”, avait indiqué samedi à l’aube le gouverneur régional Mykola Kalachnyk, faisant état de trois blessés. Des drones et des missiles ont également pris pour cible des sites énergétiques dans les régions de Tcherniguiv (nord), Zaporijjia (sud), Lviv (ouest) et Dnipropetrovsk (centre-est), ont affirmé des responsables officiels.”Dans la région d’Odessa (sud-ouest), 9.500 abonnés sont toujours privés de chauffage et 34.000 d’eau courante en raison des dégâts”, a précisé le vice-Premier ministre chargé de la Reconstruction, Oleksiï Kouleba. De son côté, le ministère russe de la Défense a indiqué que 116 drones ukrainiens avaient été interceptés au-dessus de la Russie dans la nuit.C’est dans ce contexte, qui fait le quotidien de l’Ukraine depuis le lancement de son invasion par l’armée russe en février 2022, que des discussions entre responsables ukrainiens et américains doivent reprendre à Miami samedi.- “La volonté de la Russie” -“Les deux parties sont convenues que tout progrès réel vers un accord dépendait de la volonté de la Russie de s’engager sérieusement en faveur d’une paix durable, notamment par des mesures de désescalade et l’arrêt des tueries”, a déclaré vendredi soir le département d’Etat en bouclant la deuxième journée de ces pourparlers.Il a précisé que les participants s’étaient “mis d’accord sur le cadre des arrangements de sécurité (..) et des capacités de dissuasion nécessaires pour maintenir une paix durable” après un cessez-le-feu.Côté américain, l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, ainsi que le gendre du président, Jared Kushner, participent aux discussions près de Miami, en Floride (sud-est).Côté ukrainien, il s’agit du négociateur en chef Roustem Oumerov et du chef d’état-major des forces armées ukrainiennes Andriï Gnatov.- Mise en garde de l’UE -L’Union européenne, grande absente de ces négociations auxquelles elle n’a pas été conviée, a une nouvelle fois mis en garde samedi contre un processus perçu à Bruxelles comme favorable à Vladimir Poutine.”Imposer des restrictions et des contraintes à l’Ukraine ne nous apportera pas une paix durable”, a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.”Si l’agression est récompensée, elle se reproduira, non seulement en Ukraine ou à Gaza, mais partout dans le monde”, a-t-elle ajouté.Depuis la présentation du plan américain il y a bientôt trois semaines, plusieurs sessions de pourparlers ont eu lieu avec les Ukrainiens à Genève et en Floride pour tenter d’amender le texte en faveur de Kiev.Le document a aussi été présenté mardi au président Vladimir Poutine lors d’une visite à Moscou de Steve Witkoff et Jared Kushner.Peu de détails ont filtré sur ce plan amendé, après qu’une version initiale avait été perçue par Kiev et les Européens comme étant largement favorable à la Russie.Dans son communiqué, le département d’Etat précise que les participants “ont discuté des résultats” de la réunion à Moscou et que M. Oumerov a réaffirmé que la priorité de l’Ukraine était de parvenir à un accord “qui protège son indépendance et sa souveraineté”.Après la rencontre dans la capitale russe, le Kremlin a assuré que des progrès avaient été réalisés mais qu’il restait “beaucoup de travail” pour aboutir à un règlement du conflit déclenché par l’invasion russe de février 2022.Le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, a souligné vendredi que la réunion de mardi à Moscou s’était déroulée dans une ambiance cordiale.Le chef de l’Etat russe et M. Witkoff ont eu une “conversation véritablement amicale et ils se comprennent”, a dit M. Ouchakov à la télévision d’État russe.burs-roc/nr/lpt/blb

Merz appelle l’Autorité palestinienne à des réformes, peu avant sa première visite en Israël

Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé samedi, peu avant d’entamer sa première visite en Israël, le président palestinien Mahmoud Abbas à mettre en oeuvre des “réformes urgemment nécessaires” pour pouvoir “jouer un rôle constructif” dans la bande de Gaza après la guerre.Dans la conversation téléphonique qu’il a eue avec M. Abbas, M. Merz a …

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Un salon de thé bombardé en Birmanie: 18 personnes tuées, selon des témoins

Dix-huit personnes ont été tuées lors d’une frappe aérienne sur une ville du centre de la Birmanie, ont indiqué samedi quatre habitants à l’AFP. Dix-huit personnes sont mortes et 20 autres ont été blessées lorsque deux bombes ont été larguées sur le canton de Tabayin, dans l’État de Sagaing, vendredi soir, a déclaré un responsable du …

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Merz appelle l’Autorité palestinienne à des réformes, peu avant sa première visite en Israël

Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé samedi, peu avant d’entamer sa première visite en Israël, le président palestinien Mahmoud Abbas à mettre en oeuvre des “réformes urgemment nécessaires” pour pouvoir “jouer un rôle constructif” dans la bande de Gaza après la guerre.Dans la conversation téléphonique qu’il a eue avec M. Abbas, M. Merz a parallèlement dénoncé “l’augmentation massive de la violence des colons contre les civils palestiniens” en Cisjordanie occupée, a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand Stefan Kornelius.Il a par ailleurs salué “l’attitude coopérative” de l’Autorité palestinienne vis-à-vis du plan de paix de Donald Trump et réitéré le soutien de Berlin à une solution à deux Etats, selon la même source.Son déplacement à partir de samedi soir en Israël donne l’occasion à l’Allemagne de consolider ses relations privilégiées avec ce pays, malgré les récentes prises de distance en réaction à l’offensive dans la bande de Gaza ou aux violences en Cisjordanie.- Une relation “étroite” -Après une escale de deux heures à Aqaba, en Jordanie, où il rencontrera le roi Abdallah II, Friedrich Merz passera une soirée et une journée à Jérusalem. Il y évoquera dimanche matin avec Benjamin Netanyahu les efforts pour aboutir à une deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, près de deux mois après son entrée en vigueur.Un événement notable vu l’isolement international du Premier ministre israélien, conséquence des deux ans d’offensive israélienne dans ce territoire palestinien.Malgré cela, “la relation germano-israélienne est intacte, étroite, empreinte de confiance”, a affirmé vendredi Sebastian Hille, un porte-parole du chancelier.En raison de sa responsabilité historique dans la Shoah, l’Allemagne est l’un des plus grands soutiens d’Israël. Dimanche, M. Merz doit aussi aller au mémorial Yad Vashem pour honorer la mémoire des victimes juives des nazis.Mais, ces derniers mois, le ton de Berlin à l’égard d’Israël s’est durci à mesure que la situation humanitaire dans la bande de Gaza se détériorait de manière dramatique.En août, le chancelier allemand avait provoqué un petit séisme politique en décrétant un embargo partiel sur les exportations d’armes de son pays vers Israël, face l’intensification des opérations israéliennes dans ce territoire palestinien.- “Obstacle” à la paix -La trêve dans la bande de Gaza a permis à l’Allemagne de lever cette sanction fin novembre.L'”importance particulière” des relations entre l’Allemagne et Israël “n’exclut pas de pouvoir également critiquer certains aspects” de la politique de M. Netanyahu, a souligné le porte-parole de M. Merz.Dimanche matin, le chancelier et le Premier ministre doivent évoquer les efforts pour aboutir à une deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, près de deux mois après son entrée en vigueur.Celui-ci reste très fragile, Israël et le Hamas s’accusant de façon quasi-quotidienne de le violer, ce qui augure mal de la réalisation du plan du président américain pour mettre fin à la guerre.Celle-ci a été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas, le 7 octobre 2023, la journée la plus meurtrière qu’ait connue Israël, dont les représailles militaires sur la bande de Gaza ont fait des dizaines de milliers de morts.Et la situation reste explosive dans l’autre territoire palestinien, la Cisjordanie.Vendredi, Sebastian Hille a à cet égard réitéré l’appel au gouvernement israélien à “cesser la construction de colonies”.En août, l’annonce de l’embargo sur les armes avait déclenché une vive réaction du gouvernement de M. Netanyahu, qui avait reproché à son allié traditionnel de “récompenser le terrorisme du Hamas”.Quand il lui a annoncé sa décision au téléphone, “cela a vraiment chauffé”, avait alors raconté M. Merz.Mercredi, la mise en service par l’armée allemande de la première phase du bouclier antimissiles Arrow, déployé pour la première fois hors d’Israël, a montré que l’Allemagne comptait durablement sur ce pays pour sa sécurité.De même, elle a récemment souligné l’aide apportée par Israël à l’amélioration de sa propre défense antidrones.- “Grandes attentes” -Sur un tout autre terrain, la décision d’inclure Israël dans la prochaine édition de l’Eurovision, prise jeudi, a été chaleureusement accueillie en Allemagne, alors qu’elle a entraîné un boycott de la part d’autres pays.Immédiatement après sa victoire aux législatives, fin février, Friedrich Merz avait assuré que Benjamin Netanyahu pourrait effectuer un déplacement en Allemagne malgré le mandat d’arrêt émis à son encontre par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerres et contre l’humanité dans la bande de Gaza.Mais ce n’est “pas un sujet pour le moment”, a récemment souligné la chancellerie.Désormais, Benjamin Netanyahu a de “grandes attentes” et espère un “signal de soutien continu” de Berlin, a dit à l’AFP Michael Rimmel, le directeur à Jérusalem de la Fondation Konrad-Adenauer, étroitement affiliée aux chrétiens-démocrates (CDU) de M. Merz.Et ce même si les appels sans effet de Berlin ces derniers mois contrastent avec la “plus grande influence” de Donald Trump, note-t-il.