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Hong Kong aux urnes après un incendie meurtrier

Hong Kong a commencé à voter dimanche pour élire ses nouveaux législateurs conformément aux règles imposées par Pékin depuis 2021, les efforts du gouvernement pour encourager la participation ayant été éclipsés par l’incendie le plus meurtrier qu’ait connu la ville depuis des décennies.Les citoyens de l’ancienne colonie britannique rétrocédée en 1997, aujourd’hui territoire à statut spécial de la Chine et place financière, sont appelés aux urnes depuis 07H30 (samedi 23H30 GMT) pour élire 90 députés du Conseil législatif de Hong Kong, dont seulement 20 sièges sont pourvus au suffrage direct. A la mi-journée, le taux de participation s’élevait à 10,33%, contre 9,35% à la même heure lors des dernières élections il y a quatre ans.”Votre vote est un vote qui fait avancer les réformes et protège les personnes touchées par la catastrophe”, a déclaré le chef de l’exécutif local, John Lee, devant la presse après avoir voté, exhortant la population à l’imiter. La campagne électorale a été brutalement interrompue par l’incendie qui a ravagé des tours d’habitation de Wang Fuk Court, dans le nord de Hong Kong le 26 novembre, faisant au moins 159 morts.”Les responsables doivent être tenus pour responsables”, a déclaré à l’AFP Mme Poon, dont le logement a été dévasté par les flammes, devant le bureau de vote le plus proche des bâtiments calcinés.Elle souhaite une “enquête approfondie” et suggère que la prochaine législature “devrait surveiller le gouvernement”. Jacky Lam, un enseignant de 56 ans qui vivait dans ce quartier endeuillé de Tai Po, estime que la priorité absolue du gouvernement devait être de trouver des solutions de relogement adéquates, et que les législateurs “devraient rencontrer régulièrement les habitants pour recueillir leur opinions”. Le gouvernement présentera un projet de loi lors de la première séance du nouveau Conseil législatif afin d’aborder les mesures d’aide et de reconstruction, a fait valoir John Lee. Il avait déjà annoncé la création d’une “commission indépendante” présidée par un juge, chargée d’enquêter sur l’incendie qui a ravagé sept tours en rénovation.- Sédition -Mercredi soir, la police avait arrêté 15 personnes de différentes entreprises de construction, soupçonnées d’homicide involontaire. La police aurait également arrêté, selon des médias locaux, au moins trois personnes pour sédition à la suite de l’incendie, dont Miles Kwan, un étudiant de 24 ans qui distribuait des tracts réclamant des comptes au gouvernement. Ce dernier a été vu ensuite sortir libre d’un poste de police. L’agence de sécurité nationale chinoise à Hong Kong (OSNS) a convoqué samedi des représentants des médias internationaux, dont l’AFP, pour une mise au point, les accusant d’avoir diffusé de fausses informations dans leurs reportages sur la couverture de l’incendie.”Le Bureau ne tolérera aucune action des éléments anti-Chine et fauteurs de troubles à Hong Kong”, pouvait-on également dans la déclaration en ligne de l’OSNS.Avant 2021, des élections législatives à Hong Kong avaient été marquées par de violents affrontements entre les camps pro-Pékin et pro-démocratie, ces derniers remportant souvent environ 60% des suffrages. Mais en 2020, Pékin avait imposé une loi de sécurité nationale draconienne, étouffant notamment la dissidence, après que la ville eut été secouée en 2019 par des manifestations d’ampleur pour la démocratie, avec parfois de la violence.- “Patriotes” -En 2021, Pékin a réformé le système électoral de Hong Kong afin de garantir que seuls les “patriotes” puissent occuper des fonctions publiques, et a considérablement réduit le nombre de sièges élus au suffrage direct. Certains députés pro-démocratie ont été emprisonnés, d’autres ont démissionné ou fui Hong Kong. Le premier scrutin de 2021 selon les nouvelles règles avait enregistré un taux de participation historiquement bas de 30%. Dimanche, les autorités ont élargi la plage  horaire d’ouverture des bureaux de vote de 07H30 à 23H30 et les trains circuleront plus tard dans la cité, qui se partage entre des îles et une partie continentale. Le territoire est recouvert depuis des semaines d’affiches de campagne. Certaines entreprises ont promis d’accorder une demi-journée de congé à leurs employés s’ils se rendent aux urnes.Ce scrutin se déroulera à nouveau sans les deux principaux partis pro-démocratie: le Parti civique, dissous en 2023, et le Parti démocrate, en déclin. Environ un tiers des députés sortants ne briguent pas de nouveau mandat. Parmi les nouveaux venus, la championne olympique d’escrime Vivian Kong, candidate dans la circonscription dédiée au tourisme – où le vainqueur est désigné par les représentants du secteur et non par le suffrage universel. burs

Inde: au moins 25 personnes, dont des touristes, meurent dans l’incendie d’une boîte de nuit à Goa

Au moins 25 personnes, dont des touristes, sont mortes dans l’incendie d’une boîte de nuit très fréquentée de la célèbre station balnéaire de Goa, dans l’ouest de l’Inde, ont annoncé dimanche matin les autorités de cette ancienne colonie portugaise.Le feu s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche, après minuit, dans une discothèque qui fait partie d’un hôtel à Arpora, dans l’arrondissement de Goa Nord, avait indiqué à l’aube la police locale citée par l’agence Press Trust of India (PTI).Le Premier ministre indien Narendra Modi s’est dit dans un communiqué “profondément attristé”. Le ministre en chef de l’exécutif local, Pramod Sawant, a déploré auparavant sur son compte X “un jour très douloureux pour nous tous à Goa”, précisant que “25 personnes avaient perdu la vie et six avaient été blessées”.Ce responsable a précisé que “le personnel de l’hôtel et trois ou quatre touristes étaient morts asphyxiés”. Il n’a donné aucun détail sur la nationalité des victimes, indienne ou de pays étrangers.Des images de PTI, reprises par l’AFPTV, ont montré des secouristes évacuer sur des brancards des blessés ou des morts, en descendant en pleine nuit un escalier étroit en pierre de l’établissement “Birch” devant lequel on voit policiers, secouristes, ambulanciers et badauds se presser.Sur d’autres plans larges, beaucoup de fumée s’échappe du lieu du sinistre.Le ministre Sawant a assuré avoir “ordonné une enquête” d’ampleur en s’engageant à ce que “les responsables soient soumis aux sanctions les plus sévères prévues par la loi”.D’après lui, ce “tragique accident n’aurait jamais dû se produire” car “l’établissement fonctionnait sans autorisation en bonne et due forme et cette négligence a provoqué l’incendie”.- Explosion de gaz ou spectacle pyrotechnique -Des médias locaux, s’appuyant sur leurs sources policières, ont laissé entendre que l’incendie sinistre avait pu être déclenché par une “explosion d’une bonbonne” de gaz.Le chef des pompiers de Goa, Nitin V. Raiker, a expliqué pour sa part sur la télé locale CNN News18 que “la plupart des gens étaient morts asphyxiés dans le sous-sol et la cuisine” après qu'”un spectacle pyrotechnique eut embrasé des parties en bois de la boîte de nuit, dégageant de la fumée dans tout l’établissement”.Goa, ancienne colonie portugaise (1510-1961) posée au bord de la mer d’Arabie, partie de l’océan Indien séparant le sous-continent indien de la péninsule arabique, est une station balnéaire réputée dans le monde.Elle est fréquentée par des touristes indiens, asiatiques, occidentaux et russes, attirés par ses plages, ses lieux de divertissement et son riche patrimoine architectural colonial.Goa a reçu plus de dix millions de touristes en 2024, dont près de 470.000 étrangers, selon des statistiques officielles.Les incendies en Inde sont fréquents, en raison d’infrastructures parfois en piteux état et de normes de sécurité et d’évacuation pas toujours appliquées, ni respectées. En mai dernier, 17 personnes avaient péri dans l’incendie d’un immeuble de la ville de l’informatique et de la tech, Hyderabad (sud).Un mois plus tôt, ce sont 15 autres personnes qui avaient perdu la vie dans un hôtel de Calcutta (est) en flammes en tentant de sauter par les fenêtres.burs-nr/roc 

Inde: au moins 23 personnes, dont des touristes, meurent dans l’incendie d’une boîte de nuit à Goa

Au moins 23 personnes, dont plusieurs touristes, sont mortes dans l’incendie d’une boîte de nuit très fréquentée de la célèbre station balnéaire de Goa, dans l’ouest de l’Inde, ont annoncé dimanche matin de hauts responsables de cette ancienne colonie portugaise.Le feu s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche, après minuit, dans une discothèque qui fait partie d’un hôtel à d’Arpora, dans l’arrondissement de Goa Nord, a précisé la police citée par l’agence Press Trust of India (PTI).”Aujourd’hui est un jour très douloureux pour nous tous à Goa. Un incendie majeur à Arpora a coûté la vie à 23 personnes”, a écrit le ministre en chef de l’exécutif local, Pramod Sawant, sur son compte X.Ce haut responsable a précisé que “le personnel de l’hôtel et trois ou quatre touristes étaient morts asphyxiés”.Il n’a donné aucun détail sur d’éventuels blessés, ni sur la nationalité des victimes, indienne ou de pays étrangers.”Je me suis rendu sur les lieux et j’ai ordonné une enquête”, a déclaré M. Sawant, promettant que “les responsables seront soumis aux sanctions les plus sévères prévues par la loi”.D’après lui, ce “tragique accident n’aurait jamais dû se produire” car “l’établissement fonctionnait sans autorisation en bonne et due forme et cette négligence a provoqué l’incendie”.- Possible explosion -Des images de PTI, reprises par l’AFPTV, montrent des secouristes évacuer sur des brancards des blessés ou des morts, en descendant en pleine nuit un escalier étroit en pierre de l’établissement “Birch” devant lequel policiers, secouristes, ambulanciers et badauds se pressent.Des médias locaux, s’appuyant sur leurs sources policières, ont laissé entendre que le sinistre avait pu être provoqué par une “explosion d’une bonbonne” de gaz, tout en ajoutant que l’enquête n’en était qu’à ses débuts.D’autres images en plan large montrent de la fumée s’échapper du lieu du sinistre.Goa, ancienne colonie portugaise (1510-1961) posée au bord de la mer d’Arabie, partie de l’océan Indien séparant le sous-continent indien de la péninsule arabique, est une station balnéaire réputée dans le monde.Elle est fréquentée par des touristes indiens, asiatiques, occidentaux et russes, attirés par ses plages, ses lieux de divertissement et son riche patrimoine architectural colonial.Goa a reçu plus de dix millions de touristes en 2024, dont près de 470.000 étrangers, selon des statistiques officielles.Les incendies en Inde sont fréquents, en raison d’infrastructures parfois en piteux état et de normes de sécurité et d’évacuation pas toujours appliquées, ni respectées. En mai dernier, 17 personnes avaient péri dans l’incendie d’un immeuble de la ville de l’informatique et de la tech, Hyderabad (sud).Un mois plus tôt, ce sont 15 autres personnes qui avaient perdu la vie dans un hôtel de Calcutta (est) en flammes en tentant de sauter par les fenêtres.burs-nr/roc 

Bethléem s’illumine et retrouve un peu de joie à l’approche de Noël

Bethléem a retrouvé un peu de joie samedi soir. Le traditionnel spectacle des illuminations de la ville de naissance de Jésus à l’approche de Noël a été inauguré en grande pompe après deux années d’annulation du fait de la guerre à Gaza.En présence du maire de la ville Nicola Canawati, et de représentants de diverses …

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Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti, élue Miss France 2026

La Miss Tahiti, Hinaupoko Devèze, a été couronnée Miss France 2026 dans la nuit de samedi à dimanche lors d’une cérémonie organisée au Zénith d’Amiens et retransmise en direct sur TF1. Diplômée en psychologie, la jeune femme de 23 ans a été choisie parmi les 30 prétendantes par un vote combinant jury et public. Elle devance Miss Nouvelle-Calédonie, élue première dauphine, et Miss Normandie, deuxième dauphine.Hinaupoko Devèze succède à la Martiniquaise Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025.La soirée de plus de trois heures, suivie chaque année sur TF1 par des millions de téléspectateurs, était articulée autour de plusieurs tableaux chorégraphiés sur le thème du voyage – avec l’Asie, l’Antiquité, le futur ou le Hollywood des années 30, et présentée à nouveau par Jean-Pierre Foucault, 78 ans.Les candidates ont défilé en tenue de soirée, en maillot de bain ou en costume. Le traditionnel tableau régional a mobilisé la Garde républicaine. Une séquence était dédiée au discours des 12 demi-finalistes.”Je suis le fruit d’une histoire d’amour entre la Polynésie et le sud de la France. Et mon enfance a autant été bercée par le chant des cigales que par la mélodie du ukulélé”, avait déclaré Hinaupoko Devèze. Interrogée plus tard sur les valeurs les plus importantes selon elle en France, elle a évoqué la “liberté, l’égalité, la fraternité”, mais aussi “le respect”.  Les candidates issues des comités régionaux ont été départagées à 50/50 par les téléspectateurs de TF1 et le jury, présidé cette année par la comédienne Michèle Bernier, entourée notamment de la chanteuse lyrique Axelle Saint-Cirel, du journaliste Bruce Toussaint et de l’influenceuse Sally.La Martiniquaise Angélique Angarni-Filopon, 35 ans, la plus âgée de l’histoire du concours, a remis sa couronne. Victime de cyberharcèlement en raison de son âge et de son origine, la Miss France 2025 avait un temps envisagé de renoncer à son titre.L’institution avait signalé à la justice “ces commentaires injurieux”, qui “n’ont pas leur place dans notre concours, pas plus que dans notre société”.Cette édition introduit un accompagnement inédit: pour la première fois, Miss France sera épaulée par une ancienne lauréate, une mission confiée à Camille Cerf, Miss France 2015.- “Madeleine de Proust” -“Je suis très honorée d’avoir été choisie pour représenter les Français cette année, c’est un honneur pour moi. L’adrénaline n’est pas retombée, je suis encore sur un petit nuage”, a déclaré Miss France 2026 à l’issue du concours, lors d’une conférence de presse. Elle a également confié que le sujet de la santé mentale lui tenait à cœur: “C’est une cause dont j’ai envie de parler, car elle nous concerne tous, on doit déstigmatiser, notre fragilité nous caractérise”, a-t-elle dit. Les candidates de cette 96e élection affichaient des profils variés. La doyenne, Miss Guadeloupe, Naomi Torrent, 30 ans, est analyste financière, Miss Poitou-Charentes, Agathe Michelet, est chirurgienne-dentiste, Miss Nouvelle-Calédonie, Juliette Collet, 23 ans, ingénieure en gestion des risques naturels et technologiques. Les benjamines, Miss Bretagne, Ninon Crolas, élève infirmière, et Miss Roussillon, Déborah Adelin-Chabal, danseuse professionnelle et étudiante en espagnol, avaient 18 ans.Les critères d’admission ont été élargis ces dernières années: si la taille minimum demeure (1m70), l’élection est désormais ouverte à toutes les femmes majeures, sans limite d’âge, y compris mariées ou mères. Selon Frédéric Gilbert, président de la société Miss France, certaines expressions jugées datées, comme “pleine de charme” ou “charme à la française”, sont désormais proscrites. “On parle “d’élégance, d’assurance, pas de sensualité forcée”, a-t-il affirmé dans Le Parisien.Malgré les controverses et les critiques récurrentes sur sa représentation des femmes, le programme continue d’attirer un large public: en 2024, l’émission avait réalisé 45% de part d’audience.”Etre populaire, ce n’est pas être aimé partout. Il y a des polémiques, mais bad buzz is still buzz”, observe la sémiologue et analyste des médias Virginie Spies.Selon elle, le succès tient autant à la dimension de divertissement qu’à l’ancrage historique du programme, “une madeleine de Proust” inscrite dans “notre patrimoine télévisuel”. L’émission alimente les conversations, en famille, entre amis ou sur les réseaux.

Miss France 2026: à Amiens, 30 prétendantes pour une couronne

Trente candidates âgées de 18 à 30 ans tentent samedi soir à Amiens de décrocher la couronne de Miss France 2026, lors d’un concours suivi chaque année par des millions de téléspectateurs, malgré des critiques récurrentes sur sa représentation des femmes.”C’est un rêve. J’aime tout: l’assurance des femmes, les paillettes, le maquillage, les strass… C’est magique”, s’enthousiasme Marine Antoine, 25 ans, infirmière, venue assister à l’émission en direct au Zénith d’Amiens. “Cela représente la féminité. Je suis fan depuis toute petite. Les filles s’acceptent, elles sont heureuses, ça nous donne un peu de magie, un peu de légèreté”, renchérit Eloïse Ucar, 34 ans, commerciale.La cérémonie, placée sous le thème du voyage, “l’Asie, le futur, l’Histoire ou les rêves”, à nouveau présentée par Jean-Pierre Foucault, 78 ans, s’est ouverte à 21H10.  Les trente candidates ont lancé la soirée par une chorégraphie en robes de soirée pailletées. Le traditionnel tableau régional mobilise cette année la Garde républicaine.Les candidates issues des comités régionaux seront départagées par un vote mêlant public et jury, présidé cette année par la comédienne Michèle Bernier, entourée notamment de la chanteuse lyrique Axelle Saint-Cirel, du journaliste Bruce Toussaint et de l’influenceuse Sally.Côté règlement, 12 demi-finalistes seront désignées cette année, contre 15 auparavant. Les finalistes seront départagées à 50/50 par les téléspectateurs de TF1 et le jury. En cas d’égalité, le public tranchera.Selon Frédéric Gilbert, président de la société Miss France, certaines expressions jugées datées, comme “pleine de charme” ou “charme à la française”, sont désormais proscrites. “On parle “d’élégance, d’assurance, pas de sensualité forcée”, a-t-il affirmé dans Le Parisien.Depuis plusieurs années, des associations féministes, dont Osez le féminisme!, réclament la suppression du concours, dénonçant une “société de la femme-objet”.La gagnante succédera à la Martiniquaise Angélique Angarni-Filopon, 35 ans, la plus âgée de l’histoire du concours. Victime de cyberharcèlement en raison de son âge et de son origine, la Miss France 2025 avait un temps envisagé de renoncer à son titre.L’institution avait signalé à la justice “ces commentaires injurieux”, qui “n’ont pas leur place dans notre concours, pas plus que dans notre société”.Cette édition introduit un accompagnement inédit: pour la première fois, Miss France sera épaulée par une ancienne lauréate, une mission confiée cette année à Camille Cerf (Miss France 2015).- “Patrimoine télévisuel” -Les candidates de cette 96e élection affichent des profils variés. La doyenne, Miss Guadeloupe, Naomi Torrent, 30 ans, est analyste financière, Miss Poitou-Charentes, Agathe Michelet, est chirurgienne-dentiste, Miss Nouvelle-Calédonie, Juliette Collet, 23 ans, ingénieure en gestion des risques naturels et technologiques. Les benjamines, Miss Bretagne, Ninon Crolas, élève infirmière, et Miss Roussillon, Déborah Adelin-Chabal, danseuse professionnelle et étudiante en espagnol, ont 18 ans.Les critères d’admission ont été élargis ces dernières années: si la taille minimum demeure (1m70), l’élection est désormais ouverte à toutes les femmes majeures, sans limite d’âge, y compris mariées ou mères. Malgré les controverses, le programme continue d’attirer un large public: en 2024, l’émission avait réalisé 45% de part d’audience.”Etre populaire, ce n’est pas être aimé partout. Il y a des polémiques, mais bad buzz is still buzz”, observe la sémiologue et analyste des médias Virginie Spies.Selon elle, le succès tient autant à la dimension de divertissement qu’à l’ancrage historique du programme, “une madeleine de Proust” inscrite dans “notre patrimoine télévisuel”. L’émission alimente les conversations, en famille, entre amis ou sur les réseaux.Pour elle, Miss France reflète aussi “une société de critères et de clichés”, comme l’a montré l’élection de Miss France 2024, Eve Gilles, aux cheveux courts, “ça a été le sujet de l’année”. “On est encore dans le règne de Barbie”, estime l’analyste des médias.Le cabinet de conseil Avisia, spécialisé en data et intelligence artificielle, a mobilisé l’IA pour pronostiquer la lauréate. Selon son modèle de prédiction, Miss Nord-Pas-de-Calais, Lola Lacheré, 21 ans, étudiante en techniques de commercialisation et volleyeuse de haut niveau, aurait les plus fortes chances de décrocher l’écharpe. Le modèle de calcul croise des données hétérogènes: notoriété sur les réseaux sociaux, démographie des régions, composition du jury ou encore résultats des années précédentes.

Budget de la Sécu: l’Assemblée rétablit la suspension de la réforme des retraites, nouveau vote décisif mardi

Après avoir adopté vendredi la partie recettes du budget de la Sécurité sociale dans un scrutin à suspense, l’Assemblée a réintroduit la suspension de l’emblématique réforme des retraites. Prochaine étape: le vote sur l’ensemble du texte mardi, avec un résultat très incertain.Ce budget “n’est pas parfait, mais il est le meilleur budget possible”, a estimé le Premier ministre Sébastien Lecornu sur X, en invitant les députés à se prononcer la semaine prochaine “en conscience, pour l’intérêt général”.Les députés ont quasiment terminé l’examen des articles dans la nuit de vendredi à samedi, et l’achèveront mardi. Ils voteront dans la foulée sur le volet “dépenses” du texte, avant le vote sur l’ensemble du projet de loi. Une dernière discussion concernera l’article crucial sur l’objectif des dépenses de l’assurance maladie (l’Ondam). La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a d’ores et déjà annoncé son “objectif” de présenter un amendement portant une augmentation de “3%” de ces dépenses (contre +2% jusqu’ici). Une mesure explosive du texte, le gel des pensions de retraite et des minima sociaux, a été largement rejetée, comme en première lecture. Elle avait été partiellement rétablie au Sénat.Ce même Sénat s’était opposé à la suspension de la réforme des retraites, prix de la non-censure du gouvernement par les socialistes. Les députés l’ont rétablie par 162 voix contre 75.Alors que le positionnement des groupes de gauche se révélera décisif mardi, le Premier ministre a fait valoir la parole “tenue” sur ce sujet, et appelé ceux ayant “combattu” la réforme des retraites à se prononcer “loin des considérations politiciennes”.Mais une adoption du texte est loin d’être gagnée. Interrogée sur une éventuelle démission de Sébastien Lecornu en cas de rejet, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a affirmé dans La Tribune Dimanche que “cela n’aurait pas de sens, sinon il aurait engagé la responsabilité du gouvernement”, en ne renonçant pas à l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution.- “Grand perdant”: le déficit -Une donnée importante sera l’estimation finale du déficit de la Sécurité sociale pour 2026, induit par toutes les mesures votées.Selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, après la suppression du gel des retraites et des minima sociaux, ce déficit a été porté à 22,5 milliards d’euros. Or la cible du gouvernement était un déficit à 20 milliards.Mais “ne pas avoir de budget serait dangereux, pour notre protection sociale, nos comptes publics et pour le rôle du Parlement”, a écrit Sébastien Lecornu sur X. Estimant toutefois que le déficit est “encore trop grand pour ne rien faire”, il n’a pas exclu que certaines “réformes” puissent être “prises par décret après concertation”. Plus tôt cette semaine, il avait notamment évoqué la question de la “bureaucratie médicale”.- Résultat “pas reconductible” -Vendredi, la partie recettes a reçu un feu vert par 166 voix contre 140, et 32 abstentions, avec le soutien de Renaissance, du MoDem, du PS et des indépendants de Liot. L’alliance RN-UDR, LFI et les écologistes ont voté contre. LR et Horizons se sont eux majoritairement abstenus, illustrant les divisions de la fragile coalition gouvernementale après qu’Edouard Philippe ait appelé à ne pas voter “en l’état” le texte.”Je ne (le) comprends plus”, a taclé samedi sur franceinfo son ancienne ministre macroniste Agnès Pannier-Runacher, dénonçant les prises de position “totalement décalées” du maire du Havre.Le scrutin a été marqué par une faible affluence.”Ca passe parce que le RN avait seulement 69 présents (sur 123 députés, NDLR), le vote d’aujourd’hui n’est pas reconductible” mardi, alerte un cadre macroniste. “Arithmétiquement, si on considère les positions politiques des groupes aujourd’hui, ça ne passerait pas mardi”, abonde un député socialiste.Le résultat serré est donc un avertissement pour le gouvernement. Même s’il est aussi une forme de succès, quoique temporaire, après avoir multiplié les gestes d’ouverture (compromis concernant la hausse de la CSG sur les revenus du capital, promesse de ne pas augmenter les franchises médicales…)En parallèle, le Sénat poursuit l’examen du budget de l’Etat, s’attaquant au volet des “dépenses” après avoir largement adopté la partie dédiée aux recettes. Vendredi, il a approuvé la suppression de 4.000 postes d’enseignants voulue par le gouvernement.sac-are-la-sl-cma-sde/gvy