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Netanyahu prévoit “très bientôt” la deuxième phase de l’accord de trêve à Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a espéré dimanche passer “très bientôt” à la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza et annoncé une nouvelle rencontre avec Donald Trump en décembre.”Nous avons discuté de comment mettre un terme au pouvoir du Hamas à Gaza” et “nous attendons très bientôt de passer à la deuxième phase, qui est plus difficile ou tout aussi difficile”, a souligné M. Netanyahu, à l’issue d’une rencontre avec le chancelier allemand Friedrich Merz à Jérusalem.Le Premier ministre a toutefois rappelé que conformément à la première phase de l’accord de cessez-le-feu, le Hamas devait encore restituer à Israël un dernier corps d’otage retenu à Gaza, celui de l’Israélien Ran Gvili. La deuxième phase de l’accord, appuyé sur le plan du président américain Donald Trump, prévoit le désarmement du Hamas, le retrait de l’armée israélienne de la bande de Gaza ainsi que le déploiement d’une force internationale dans le territoire palestinien.M. Netanyahu a annoncé qu’il rencontrerait Donald Trump durant le mois de décembre. Son bureau avait annoncé le 1er décembre qu’il avait été invité à la Maison Blanche.- “Déradicaliser Gaza” -“Il y a une troisième phase, qui consiste à déradicaliser Gaza, quelque chose que beaucoup pensaient impossible. Mais cela a été fait en Allemagne (…) cela peut être fait à Gaza aussi, mais bien sûr, le Hamas doit être démantelé”, a ajouté M. Netanyahu. “Il faut maintenant que cela aboutisse”, lui a répondu le chancelier Merz, affirmant que l’Allemagne contribuerait à la reconstruction de Gaza. “Le Hamas ne peut jouer aucun rôle à Gaza”, a-t-il déclaré.Samedi soir, Khalil al-Hayya, chef du Hamas pour Gaza et principal négociateur du mouvement islamiste palestinien, a déclaré être prêt à remettre ses armes dans la bande de Gaza à une autorité palestinienne gouvernant ce territoire, à condition que cesse son occupation par l’armée israélienne.Il a en outre refusé le déploiement d’une force internationale qui aurait pour mission de désarmer le Hamas.S’exprimant dans la bande de Gaza face à des soldats réservistes, le chef d’état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir, a affirmé dimanche que la Ligne jaune, marquant un premier retrait de l’armée israélienne à l’intérieur du territoire, constituait “une nouvelle frontière – une ligne de défense avancée pour les localités (israéliennes) et une ligne d’attaque”.- “Israël a le droit de se défendre” -Arrivé samedi en Israël pour une visite destinée à consolider la relation privilégiée entre les deux pays, M. Merz a également rencontré d’anciens otages israélo-allemands, Ziv et Gali Berman, enlevés lors de l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023. “L’Allemagne doit défendre l’existence et la sécurité d’Israël. Cela restera à jamais profondément inscrit dans le lien qui nous unit”, a déclaré dimanche le chancelier au mémorial de la Shoah, Yad Vashem, à Jérusalem, mettant en avant “la responsabilité historique durable” de son pays dans l’extermination de six millions de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.Sa décision prise en août de décréter un embargo partiel sur les exportations d’armes de son pays vers Israël avait fortement déplu aux autorités israéliennes. “Les actions de l’armée israélienne à Gaza nous ont posé quelques dilemmes et nous y avons réagi”, mais “nous avons également constaté qu’à ce jour, il n’y a fondamentalement aucune divergence (entre nous)”, avait déclaré samedi M. Merz, qui a levé cet embargo fin novembre à la faveur du fragile cessez-le-feu en vigueur à Gaza depuis le 10 octobre. “Israël a le droit de se défendre car c’est la seule façon de garantir son droit à exister”, a-t-il dit.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné côté israélien la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de chiffres officiels.L’offensive israélienne menée en représailles a fait 70.360 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas, jugés fiables par l’ONU.

Bénin: le gouvernement affirme avoir déjoué un coup d’Etat, calme à Cotonou

Les autorités du Bénin ont affirmé dimanche avoir déjoué un coup d’Etat, quelques heures après l’irruption dans la matinée de militaires à la télévision affirmant avoir destitué le président Patrice Talon.Cotonou, capitale économique du Bénin où sont situées de nombreuses institutions, notamment la présidence de la République, était calme dimanche après-midi et les habitants vaquaient à leurs occupations.Seuls les quartiers de la présidence et du camp militaire voisin de Guézo demeuraient bloqués par les forces de sécurité, ont constaté des journalistes de l’AFP.M. Talon doit passer la main en avril lors d’un scrutin présidentiel, après deux mandats à la tête de ce petit pays côtier d’Afrique de l’Ouest à la croissance économique solide, mais miné par des violences jihadistes meurtrières dans sa partie nord.Cette tentative de putsch intervient dans une Afrique de l’Ouest secouée par l’instabilité politique depuis le début de la décennie avec des coups d’Etat au Mali, au Burkina Faso et au Niger – deux voisins du Bénin -, ainsi qu’en Guinée et plus récemment, fin novembre, en Guinée-Bissau.Selon une source gouvernementale jointe dimanche après-midi par l’AFP, le président Patrice Talon “va bien” et la situation est “sous contrôle”.- situation “sous contrôle”Dans la matinée, après des tirs entendus autour de la présidence, huit militaires se présentant comme le “Comité militaire pour la refondation” (CMR), avaient annoncé à la télévision publique avoir renversé le chef de l’Etat.Ils avaient proclamé le lieutenant-colonel Pascal Tigri “président du CMR” et justifié leur tentative de prise de pouvoir par la “dégradation continue de la situation sécuritaire au nord du Bénin”, la “négligence envers les soldats tombés au front et leurs familles laissées à leur sort”, ainsi que par “des promotions injustes au détriment des plus méritants”.Ils dénonçaient également une remise en cause “déguisée des libertés fondamentales” par le pouvoir.Quelques heures plus tard, le ministre béninois de l’Intérieur, Alassane Seidou, est apparu à son tour à la télévision nationale pour assurer que le coup avait été déjoué.”Face à cette situation, les forces armées béninoises et leur hiérarchie, fidèles à leur serment, sont restées républicaines. Leur riposte a permis de garder le contrôle de la situation et de faire échec à la manœuvre”, a-t-il affirmé.L’entourage du président Talon avait de son côté rapidement indiqué à l’AFP qu’il était en sécurité et que l’armée reprenait le contrôle de la ville.Une source militaire a confirmé que la situation était “sous contrôle” et que les putschistes n’avaient pris “ni le domicile du chef de l’Etat” ni “la présidence de la République.”Selon des sources militaires à l’AFP, une douzaine de soldats ont été arrêtés. Parmi eux figurent les auteurs de la tentative de putsch, a précisé une source sécuritaire.- “Frayeur” -“On veut juste que la paix soit préservée au Bénin. Tout ce qu’on demande, c’est la stabilité. Le coup a été déjoué, Dieu merci. Mais il faut penser quoi faire pour que ce genre de chose ne se reproduise plus”, a affirmé à l’AFP, Adam Aminou, un vendeur de la capitale économique béninoise.”Cela a été quelques minutes de frayeur. On a vraiment cru en voyant la déclaration tourner en boucle à la télé que c’était vraiment un coup d’Etat et que notre pays allait basculer comme certains de nos voisins”, abonde Jennifer Adokpéto, enseignante à la retraite.L’Union africaine (UA) a condamné “fermement et sans équivoque” cette tentative de coup d’Etat, appelant “tous les acteurs impliqués à cesser immédiatement toutes actions illégales”.De son côté, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a également condamné “fermement” une “action anticonstitutionnelle qui constitue une subversion de la volonté du peuple béninois”, disant “soutenir le gouvernement et le peuple (béninois) par tous les moyens nécessaires, y compris le déploiement de la force régionale en attente”.L’histoire politique du Bénin a été jalonnée de plusieurs coups d’Etat ou tentatives, mais le dernier remonte à 1972.Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016, arrivera en 2026 au terme de son second mandat, le maximum autorisé par la Constitution.Son dauphin désigné, l’actuel ministre des Finances Romuald Wadagni, fait figure d’ultra-favori pour la présidentielle d’avril 2026, le principal parti d’opposition ayant été écarté de la course.”Il y a une tension perceptible dans le pays depuis des mois du fait des élections”, pointe Anatole Zinsou, informaticien à Cotonou qui déplore “l’exclusion” de certains acteurs des processus électoraux.S’il est salué pour le développement économique du Bénin, Patrice Talon est régulièrement accusé par ses détracteurs d’avoir opéré un virage autoritaire dans un pays autrefois salué pour le dynamisme de sa démocratie.

Les Hongkongais en nombre restreint aux urnes après un incendie meurtrier

Les Hongkongais se sont rendus en nombre restreint aux urnes dimanche pour élire leurs parlementaires selon les nouvelles règles imposées par Pékin, les efforts du gouvernement en vue d’encourager la participation ayant été éclipsés par l’incendie très meurtrier d’un complexe résidentiel.Les autorités chinoises ont réformé le système électoral de Hong Kong en 2021 afin de garantir que seuls les “patriotes” puissent occuper des fonctions publiques et ont considérablement réduit le nombre des sièges – actuellement 20 sur 90 – pourvus au suffrage direct au Conseil législatif.Et ce à la suite des vastes manifestations en faveur de la démocratie, parfois violentes, qui ont secoué cette ex-colonie britannique rétrocédée près d’un quart de siècle plus tôt à la Chine, dont elle est aujourd’hui un territoire à statut spécial. Le premier scrutin qui y avait été organisé cette même année en application de ces nouvelles règles avait été marqué par un taux de participation historiquement bas de 30%. Dimanche, celui-ci a été, d’après les chiffres officiels publiés par le bureau électoral, à peine plus élevé avec 31,9%.Environ 1,3 million des 4,1 millions d’électeurs inscrits ont voté, selon les chiffres publiés en ligne tôt lundi matin.La campagne électorale avait été interrompue fin novembre peu après qu’un incendie avait ravagé des tours d’habitation de Wang Fuk Court, dans le nord de Hong Kong, faisant au moins 159 morts. – Après la catastrophe -Une femme, Mme Poon, dont le logement a été détruit par les flammes, a estimé auprès de l’AFP que cette tragédie devait faire l’objet d’une enquête approfondie, qu’il fallait punir “les responsables” et que les prochains parlementaires devraient surveiller l’action du gouvernement.”Certaines voix de groupes de l’opposition, si tant est qu’ils aiment leur pays et Hong Kong, devraient avoir la possibilité de s’exprimer” au sujet de cet incendie survenu le 26 novembre, a quant à elle lancé Kitty Lau, une sexagénaire qui a assisté de son domicile au sinistre.”Votre vote est un vote qui fait avancer les réformes et protège les personnes touchées par la catastrophe”, a dit devant la presse le chef de l’exécutif local, John Lee, après avoir voté, exhortant la population à l’imiter.Jacky Lam, un enseignant de 56 ans, considère quant à lui que la priorité absolue du gouvernement devrait être de trouver des solutions de relogement adéquates et que les parlementaires “devraient rencontrer régulièrement les habitants pour recueillir leur opinion”.L’exécutif évoquera les mesures d’aide et de reconstruction au cours de la première séance du nouveau Conseil législatif, a à cet égard fait valoir John Lee.Il avait déjà annoncé la création d’une “commission indépendante” présidée par un juge chargée d’enquêter sur l’incendie qui a ravagé sept immeubles en train d’être rénovés.- Arrestations -L’organisme chargé de la lutte contre la corruption à Hong Kong a pour sa part dit avoir arrêté dimanche quatre personnes pour en avoir incité d’autres à ne pas voter ou à déposer des bulletins nuls, portant à 11 le nombre total des arrestations pour ces mêmes motifs.La police a quant à elle interpellé au moins 15 employés de différentes entreprises de BTP dans le cadre de son enquête sur le 26 novembre et, semble-t-il, au moins trois personnes soupçonnées de “sédition”.Elle a en outre fait état samedi de l’arrestation d’un homme de 71 ans pour “entrave à une enquête de sécurité nationale”, une première à Hong Kong.L’agence de sécurité nationale chinoise dans ce territoire (OSNS) a convoqué samedi des représentants des médias internationaux, dont l’AFP, leur reprochant d’avoir diffusé de fausses informations dans leurs reportages sur la couverture de l’incendie.Avant 2021, des élections législatives avaient été marquées par de violents affrontements entre les partisans de Pékin et ceux de la démocratie, ces derniers ayant souvent remporté environ 60% des suffrages.Mais le gouvernement chinois avait imposé en 2020 une loi de sécurité nationale draconienne, étouffant la dissidence, après que Hong Kong eut été secoué l’année d’avant par des manifestations de grande ampleur.Depuis, certains députés militant pour la démocratie ont été emprisonnés, d’autres ont démissionné ou ont fui Hong Kong.Dimanche, les autorités avaient élargi la plage horaire d’ouverture des bureaux de vote (07H30-23H30) et les trains devaient circuler plus tard dans ce territoire recouvert depuis des semaines d’affiches de campagne.Ce scrutin se déroulait à nouveau sans les deux principaux partis pro-démocratie : le Parti civique, dissous en 2023, et le Parti démocrate, en déclin.burs/bds/dsa/lpt/ib

Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique

Le photographe britannique Martin Parr, reconnaissable par son esthétique aux couleurs saturées et son regard plein d’ironie sur ses compatriotes ou la société de consommation, est mort samedi à l’âge de 73 ans, a annoncé sa fondation.”C’est avec une grande tristesse que nous annonçons que Martin Parr (1952-2025) est décédé (samedi) à son domicile à Bristol”, a-t-elle indiqué dimanche en même temps que Magnum Photos, prestigieuse agence pour laquelle le photographe a longtemps travaillé.La cause de son décès n’a pas été précisée, mais le photographe avait été diagnostiqué d’un myélome, un cancer hématologique, en mai 2021.Corps cramoisis par le soleil, garden parties chapeautées… Martin Parr a accédé au rang de star grâce à son esthétique inspirée de la publicité, avec gros plans et couleurs saturées, sa touche british et ses thèmes de prédilection, comme le tourisme de masse ou le consumérisme.La notoriété de cet observateur de la vie britannique dépasse largement le cercle des amateurs de photographie, et son œuvre, parfois taxée de kitsch, lui a valu autant d’admirateurs que de détracteurs.Né dans le Surrey le 23 mai 1952, Martin Parr a été initié à la photographie par un grand-père passionné. Lorsqu’il débute dans les années 1970, après des études à l’université de Manchester, il réalise des photos en noir et blanc, à l’instar des grands maîtres de l’époque, comme Cartier-Bresson. Mais il est irrémédiablement attiré par des objets atypiques comme les cartes postales… et la couleur. “Une fois que j’ai essayé la couleur, je ne suis plus jamais revenu en arrière”, racontait-il en 2022 à l’AFP.C’est au milieu des années 80 qu’il se fait remarquer avec “Last Resort”, clichés de vacanciers de la middle class à Brighton, avec fish and chips, baigneurs à la peau rougie et fêtes foraines pour enfants.- Bon et mauvais goût -Cette série préfigure la suite de son œuvre, avec son recours au flash même en extérieur, et a marqué un tournant dans le style de la photographie documentaire britannique, même si certains lui ont reproché son regard sur la classe ouvrière de son pays.”J’aime et je hais l’Angleterre en même temps”, déclarait-il, après le Brexit en 2016, auquel il s’opposait. “Ce que je fais dans ma photographie est de capturer cette ambiguïté (…) Je veux pouvoir exprimer les contradictions anglaises: il y a du bon goût et du mauvais goût, et j’essaye de mélanger les deux dans mes photographies”.Après un parcours semé d’embûches, Martin Parr devient membre à part entière de l’agence Magnum en 1994. Henri Cartier-Bresson s’opposait à son entrée, avant de revenir sur sa décision. “Nous appartenons à deux systèmes solaires différents -et pourquoi pas ?”, finira-t-il par écrire à Parr… qui sera à la tête de Magnum, de 2013 à 2017. Préférant capturer le quotidien que de fréquenter les zones de guerre, ce photographe portant chaussettes et sandales a aussi développé une pratique du selfie avant l’heure des réseaux sociaux.Le tourisme de masse a sans nul doute été le fil rouge de sa carrière, ses photos de touristes faisant sembler de retenir la tour de Pise ou de Japonais massés sur une plage artificielle faisant le tour du monde.Il a aussi capturé le consumérisme, les loisirs, le luxe, la malbouffe… et leurs évolutions sur quasiment un demi-siècle.”Nous sommes tous trop riches et nous consommons beaucoup trop de choses”, observait le photographe début novembre dans une interview à l’AFP, à l’occasion de la sortie de son autobiographie visuelle avec 150 clichés, baptisée “Complètement paresseux et étourdi”.Grand collectionneur d’objets insolites et de livres de photos, il a publié plus de 120 livres et possède un fonds d’archives de plus de 50.000 images, dont beaucoup sont archivées dans sa fondation à Bristol.Il sera à partir du 30 janvier au centre d’une rétrospective, “Global Warning”, au musée du Jeu de Paume, à Paris. 

F1: à Abou Dhabi, Lando Norris joue les stratèges pour décrocher son premier titre

Sous pression, Lando Norris a joué les stratèges et assuré dimanche la 3e place au Grand Prix d’Abou Dhabi pour décrocher son premier titre de champion du monde de Formule 1, malgré la victoire de Max Verstappen lors de la dernière course de la saison.Sur le circuit de Yas Marina plongé dans la nuit, le Britannique de chez McLaren devient à 26 ans le 35e pilote à inscrire son nom au palmarès de la F1 depuis 1950. Il devance Verstappen pour deux petits points seulement à l’issue du dernier acte d’une saison sous tension.A l’extinction des feux, ils étaient encore trois à pouvoir prétendre à la couronne mondiale – Norris, Verstappen (Red Bull) et Oscar Piastri (McLaren) – du jamais-vu depuis 2010.Norris, qui tenait la corde grâce à ses 12 points d’avance au championnat, n’a certes pas gagné mais sa troisième place à l’issue du GP suffisait pour s’emparer du Graal face à “Mad Max”, quadruple champion du monde en titre à qui il succède au tableau d’honneur.Oscar Piastri, qui devait surtout compter sur d’éventuels déboires de ses rivaux pour remporter la couronne, a terminé deuxième.L’Australien a mené le championnat durant plus de la moitié de la saison avant de rétrograder tandis que Verstappen, qui a compté jusqu’à 104 points de retard à la fin de l’été, a réussi un come back magnifique durant l’automne.”Comme on l’a déjà vu à maintes reprises, tout peut arriver”, a lancé Norris dimanche soir. Verstappen et Piastri “ne m’ont certainement pas facilité la tâche cette année, mais je suis heureux”, a-t-il poursuivi, avant de savourer en larmes ses premiers instants de champion dans les bras de ses proches.- Première pour McLaren depuis 2008 -Avec ce titre, Norris devient le premier pilote McLaren sacré depuis Lewis Hamilton en 2008 et met fin à quinze années de domination ininterrompue de Mercedes et Red Bull au palmarès des champions du monde.Sous les milliers de lumières qui entourent le circuit de Yas Marina, il n’avait qu’une seule mission pour s’assurer la couronne mondiale: celle de terminer sur le podium, qu’importe le résultat de ses deux rivaux.Qualifiés aux trois premières places, les prétendants au titre se sont tous élancés correctement dimanche pour conserver leurs positions, mais Piastri a rapidement dépassé Norris après quelques virages pour prendre la deuxième place, alors qu’il était chaussé de pneus plus durs – et donc plus lents que ceux de son équipier et de Verstappen.La stratégie avait été mûrement réfléchie dans le clan papaye afin d’attaquer la Red Bull du leader. “C’était une option stratégique que Lando soutenait. Mais nous avons été surpris que Max puisse rouler aussi longtemps et rapidement avec des pneus médiums!”, a décrypté le team principal de McLaren, Andrea Stella.Si Verstappen a déroulé sa partition sans accrocs depuis la pole position, ne cédant provisoirement la première place qu’au jeu des arrêts aux stands, l’ogre néerlandais devait absolument voir Norris terminer hors du podium pour espérer conserver sa couronne mondiale.Il savait donc que le titre allait surtout se jouer derrière lui.Relégué à la troisième place, Norris a été menacé par la Ferrari de Charles Leclerc dans les premières boucles mais a ensuite assuré l’essentiel jusqu’au drapeau à damiers.”Absolument pas déçu”, Verstappen a souligné être “fier” de son équipe. “Nous n’abandonnons jamais !”, a-t-il encore lancé à sa radio.- Saison blanche pour Hamilton -Devant un parterre de stars, dont les memnbres du groupe Metallica ou la star italienne du tennis Jannik Sinner, le Monégasque Charles Leclerc – déjà assuré de terminer cinquième au général – a échoué au pied du podium, devant le Britannique George Russell (Mercedes).Sur le fastueux tracé émirati, tout restait en revanche à jouer pour la sixième place au championnat entre leurs coéquipiers Lewis Hamilton (Ferrari) et Andrea Kimi Antonelli (Mercedes), puisque les deux pilotes ne comptaient que deux points d’écart. L’avantage a finalement tourné en faveur du vétéran, huitième, loin devant son jeune rival italien de 19 ans, 15e.Mais, à 40 ans, le septuple champion du monde termine la saison 2025 sans podium, une première depuis ses débuts en 2007.Chez les Français, Esteban Ocon (Haas) a franchi la ligne d’arrivée à la septième place, très loin devant Isack Hadjar (Racing Bulls), attendu chez Red Bull l’an prochain aux côtés de Verstappen et seulement 17e.Chez Alpine, qui disputait son ultime Grand Prix avec un moteur Renault, pas de miracle: ses deux pilotes Pierre Gasly et Franco Colapinto ont terminé derniers.

Bénin: le gouvernement affirme avoir déjoué un coup d’État, une douzaine de militaires arrêtés

Les autorités du Bénin ont affirmé dimanche avoir déjoué un coup d’État, après l’irruption de militaires à la télévision disant avoir destitué le président Patrice Talon.Selon des sources militaires à l’AFP, une douzaine de soldats ont été arrêtés, dont les auteurs de la tentative de putsch, a précisé une source sécuritaire.M. Talon, en sécurité selon son entourage, doit passer la main en avril prochain lors d’un scrutin présidentiel, après deux mandats à la tête de ce petit pays côtier d’Afrique de l’Ouest à la croissance économique solide, mais miné par des violences jihadistes dans sa partie nord.Cette tentative de putsch intervient dans une Afrique de l’Ouest secouée par l’instabilité politique depuis le début de la décennie avec des coups d’État au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Guinée et plus récemment, fin novembre, en Guinée-Bissau.Dimanche après-midi, la zone autour du palais présidentiel de Cotonou restait bouclée par des soldats, certains sur des chars, a constaté un journaliste de l’AFP.A la mi-journée, des tirs ont été entendus dans la capitale économique, près de la plage, ont rapporté des riverains à l’AFP. Dans le reste de la ville, les habitants ont globalement vaqué à leurs occupations dimanche matin – la messe notamment -, certains s’agglutinant toutefois autour de smartphones pour commenter la tentative de putsch. Plus tôt dans la matinée, après des tirs entendus autour de la présidence, huit militaires, coiffés de bérets aux couleurs variées et armés de fusils d’assaut, se présentant comme le “Comité militaire pour la refondation” (CMR), avaient annoncé à la télévision publique avoir destitué le président Patrice Talon.Ils avaient proclamé le lieutenant-colonel Pascal Tigri “président du CMR” et justifié leur tentative de prise de pouvoir par la “dégradation continue de la situation sécuritaire au nord du Bénin”, la “négligence envers les soldats tombés au front et leurs familles laissées à leur sort”, ainsi que par “des promotions injustes au détriment des plus méritants”.Ils dénonçaient également une remise en cause “déguisée des libertés fondamentales” par le pouvoir et ont présenté des revendications sociales.Quelques heures plus tard, le ministre béninois de l’Intérieur, Alassane Seidou, est apparu à son tour à la télévision nationale pour assurer que le coup avait été déjoué. “Face à cette situation, les forces armées béninoises et leur hiérarchie, fidèles à leur serment, sont restées républicaines. Leur riposte a permis de garder le contrôle de la situation et de faire échec à la manœuvre”, a-t-il affirmé.L’entourage du président Talon avait de son côté rapidement indiqué à l’AFP qu’il était en sécurité et que l’armée reprenait le contrôle de la ville.Une source militaire a confirmé que la situation était “sous contrôle” et que les putschistes n’avaient pris “ni le domicile du chef de l’État”, ni “la présidence de la République.””C’est une question de temps pour que tout rentre dans l’ordre. Le nettoyage suit bien son cours”, a poursuivi cette source.- Condamnations de l’UA et de la Cedeao -L’Union africaine (UA) a condamné “fermement et sans équivoque” cette tentative de coup d’État, appelant “tous les acteurs impliqués à cesser immédiatement toutes actions illégales”.De son côté, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a également condamné “fermement” une “action anticonstitutionnelle qui constitue une subversion de la volonté du peuple béninois”, disant “soutenir le gouvernement et le peuple (béninois) par tous les moyens nécessaires, y compris le déploiement de la force régionale en attente”.L’histoire politique du Bénin a été jalonnée de plusieurs coups d’État ou tentatives.Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016, doit arriver en 2026 au terme de son second mandat, le maximum autorisé par la Constitution. Son dauphin désigné, l’actuel ministre des Finances Romuald Wadagni, fait figure d’ultra-favori pour la présidentielle d’avril, le principal parti d’opposition ayant été écarté de la course.S’il est salué pour le développement économique du Bénin, Patrice Talon est régulièrement accusé par ses détracteurs d’avoir opéré un virage autoritaire dans un pays autrefois salué pour le dynamisme de sa démocratie.

“Tout est fini”: comment l’Iran a abandonné Assad deux jours avant sa chute

L’Iran a retiré ses militaires et diplomates de Syrie deux jours avant la chute le 8 décembre 2024 du président Bachar al-Assad, dont il était l’un des principaux alliés, ont révélé plusieurs sources concordantes à l’AFP.Téhéran maintenait en Syrie des conseillers militaires issus des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ainsi …

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Décès du photographe britannique Martin Parr à l’âge de 73 ans

Le photographe britannique Martin Parr, célèbre pour son esthétique saturée et son regard ironique sur la vie quotidienne de ses compatriotes, est décédé samedi à l’âge de 73 ans, a annoncé sa fondation dimanche dans un communiqué.”C’est avec une grande tristesse que nous annonçons que Martin Parr (1952-2025) est décédé (samedi) à son domicile à Bristol”, a-t-elle annoncé en même temps que Magnum Photos, agence pour laquelle le photographe avait très longtemps travaillé.Corps cramoisis par le soleil, garden parties chapeautées… Martin Parr a accédé au rang de star grâce à son esthétique reconnaissable, avec gros plans et couleurs saturées, sa touche british et ses thèmes de prédilection, comme le tourisme de masse ou le consumérisme.Son influence dépasse largement le cercle des amateurs de photographie, même si son œuvre presque documentaire, parfois taxée de kitsch, lui a valu d’avoir autant d’admirateurs que de détracteurs.Né dans le Surrey le 23 mai 1952, Martin Parr a été initié à la photographie par un grand-père passionné, et avait commencé par des clichés en noir et blanc, à l’instar des grands maîtres des années 1970.C’est au milieu des années 80 qu’il se fait remarquer avec “Last Resort”, clichés de vacanciers de la middle class à Brighton, qui préfigure la suite de son oeuvre, avec son recours au flash même en extérieur.Après un parcours semé d’embûches, il était devenu membre à part entière de l’agence Magnum en 1994,malgré le refus initial de Henri Cartier-Bresson. Il l’a ensuite dirigée de 2013 à 2017.