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Une vague déferle dans une piscine naturelle aux Canaries : quatre morts

Une baigneuse, blessée dimanche par une vague qui a déferlé dans une piscine naturelle sur l’île espagnole de Tenerife, est décédée, ont annoncé lundi les secours, ce qui porte à quatre le nombre de morts, deux Roumains et deux Slovaques.La victime, qui a souffert d’un arrêt cardiorespiratoire, avait pu être réanimée, mais elle a finalement …

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Un an après la chute d’Assad, le président Chareh s’engage à promouvoir la “coexistence” et la justice

Le président syrien, Ahmad al-Chareh, s’est engagé lundi à faire prévaloir la “coexistence” et la justice, dans un discours marquant le premier anniversaire de la chute de Bachar al-Assad, célébré dans les rues par des dizaines de milliers de Syriens. Feux d’artifice, prières et drapeaux, l’atmosphère était joyeuse dans les rues de Damas, envahies, comme dans …

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Budget de la Sécu: à la veille du vote, le gouvernement multiplie les mains tendues

A la veille d’un scrutin qui s’annonce extrêmement serré, le patron du PS Olivier Faure a appelé ses députés à voter pour le projet de budget de la Sécurité sociale, menacé de rejet par les refus de LR et d’Horizons de le soutenir. De son côté, le gouvernement a multiplié les gestes pour tenter de convaincre, notamment les Ecologistes. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé avoir déposé un amendement pour augmenter l’objectif des dépenses de l’assurance maladie “de 2 à 3%”. L’objectif de 2% était jugé insuffisant par beaucoup, notamment la gauche, pour suivre les dépenses nécessaires à l’hôpital comme à la ville.Mais les écologistes, qui doivent se réunir mardi matin en réunion de groupe pour arrêter leur position de vote, ont accueilli cette annonce avec prudence. “J’ai l’impression que les écologistes comptent pour le gouvernement depuis à peu près trois jours”, a critiqué sur BFMTV lundi soir la patronne du parti, Marine Tondelier. Elle s’est également interrogée sur la hausse annoncée par Mme Rist: “Est-ce que c’est vraiment de l’argent en plus pour les hôpitaux?”, alors que la ministre a déclaré qu’elle était faite notamment pour “rendre compte du fait qu’il n’y aura pas de hausse des franchises médicales” en 2026. L’avenir du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a renoncé à recourir au 49.3 pour faire adopter le texte sans vote, pourrait dépendre du scrutin de mardi. Même si la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a jugé qu’une démission “n’aurait pas de sens”.- “Pas satisfaisant” – Le vote des socialistes comme des Ecologistes a pris une importance cruciale avec le refus des patrons de LR, Bruno Retailleau, et d’Horizons, Edouard Philippe, de soutenir ce budget. Ces deux responsables, qui ont aussi 2027 en ligne de mire, jugent que Sébastien Lecornu a fait trop de concessions aux socialistes. Ce texte “n’est pas satisfaisant” mais “je ne suis pas partisan du chaos, je ne propose pas de voter contre”, a déclaré lundi soir sur LCI Édouard Philippe, en recommandant aux députés de son parti de s’abstenir. Chez les Républicains, l’ancien Premier ministre Michel Barnier a déclaré sur TF1 prévoir de s'”abstenir, comme d’ailleurs un grand nombre de parlementaires LR”.Moins affirmatif, le député LR Philippe Juvin a dit sur BFMTV réserver sa réponse, en résumant l’enjeu ainsi: “Est-ce qu’il vaut mieux voter un budget qui n’est pas du tout satisfaisant, celui qu’on nous propose, ou est-ce que l’absence de budget est pire?”.Sans texte l’année prochaine, le gouvernement a maintes fois averti que le déficit de la Sécu plongerait autour des 30 milliards d’euros en 2026, contre 23 en 2025.- Changement d’alliance -Allié improbable venu à la rescousse du Premier ministre lundi, le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a lui plaidé en faveur d’un “vote pour”. “Le Premier ministre s’est engagé (sur la suspension de la réforme des retraites), il s’est montré fiable dans toute la discussion. Je souhaite que nous puissions à notre tour être fiables”, a-t-il dit sur BFMTV/RMC. Il a estimé avoir obtenu “toute une série d’avancées” en “faisant sauter” le gel des pensions de retraite, des prestations sociales, le doublement des franchises médicales…Lundi soir, Boris Vallaud, le chef des députés socialistes, a confirmé au Monde que la “quasi-unanimité du groupe socialiste s’est prononcée en faveur d’un vote pour”, malgré quelques députés plaidant pour une abstention. Il a espéré que la “discipline de groupe” soit “respectée” mardi.Outre les socialistes, Renaissance, le MoDem, et le groupe indépendant Liot devraient voter majoritairement pour, quand les insoumis et l’alliance RN-UDR devraient voter contre. Les communistes se dirigent vers un vote majoritairement contre.Les voix des écologistes — que le sénateur Yannick Jadot a appelé “au minimum à s’abstenir” — ou même des non-inscrits, pourraient donc s’avérer cruciales. Tout comme la répartition des voix finale chez LR et Horizons. Sans surprise, l’annonce de M. Faure a fait bondir les Insoumis. Leur coordinateur national Manuel Bompard a dénoncé “le changement d’alliance du Parti socialiste” qui valide “une hausse du prix des mutuelles de 1 milliard d’euros, une limitation à un mois des arrêts de travail…”Réagissant sur France Inter Gabriel Attal, le patron des députés Renaissance, s’est lui réjoui que “le travail (parlementaire) (ait) permis de dégager des compromis”.Même si il est adopté mardi, le budget de la Sécurité sociale devra faire encore un aller-retour avec le Sénat. Le projet de budget de l’Etat, encore plus clivant, est, de son côté, toujours en cours d’examen au Sénat.

Les affrontements reprennent entre la Thaïlande et le Cambodge

La Thaïlande a mené lundi des frappes aériennes à la frontière avec le Cambodge, où un soldat thaïlandais et quatre civils cambodgiens sont morts, selon les deux camps, moins de deux mois après un cessez-le-feu chapeauté par Donald Trump.Le président américain avait qualifié d'”historique” la signature de l’accord, le 26 octobre, entre les deux pays voisins d’Asie du Sud-Est, qu’oppose un différend ancien sur le tracé de certaines parties de leur frontière, longue de 800 kilomètres et datant de la colonisation française. Suspendu depuis, il devait refermer la page de cinq jours de combats en juillet, au sol et dans les airs, qui avaient fait 43 morts et contraint quelque 300.000 personnes à évacuer.Les hostilités sont reparties dans la nuit de dimanche à lundi et des milliers d’habitants de part et d’autre de la frontière ont fui leurs maisons.Les combats se poursuivaient lundi soir, selon les autorités cambodgiennes.- Il faut “partir” -“Le chef du village nous a demandé de partir et après ce qui s’est passé en juillet, j’ai immédiatement obéi”, a raconté à l’AFP Pannarat Woratham, agricultrice thaïlandaise de 59 ans qui vit près de la frontière, dans la province de Surin.”Beaucoup d’entre nous pensaient que le conflit était pourtant terminé”. Selon l’armée thaïlandaise, environ 35.000 personnes ont été évacuées des zones frontalières depuis la reprise des combats. Les autorités cambodgiennes ont fait état de l’évacuation de plus de 1.000 familles de la province d’Oddar Meanchey.De l’autre côté de la frontière, la Cambodgienne Hul Malis assure que l’armée thaïlandaise est entrée dans le village frontalier de Prey Chan, dans le nord-ouest de la province de Banteay Meanchey, lundi après-midi.”Ils sont arrivés avec des chars”, a rapporté Hul Malis. “J’ai tellement peur que je m’enfuis vers la capitale provinciale”.Les deux pays revendiquent cette zone de Prey Chan.- “Cibles militaires” -De premiers accrochages avaient été rapportés dimanche, mais les violences sont montées d’un cran au cours de la nuit et les deux camps s’en rejettent la responsabilité.L’armée thaïlandaise affirme avoir été attaquée dans la province d’Ubon Ratchathani et indique qu’un de ses soldats a été tué et au moins huit blessés. Elle dit avoir lancé en riposte des raids aériens.Le ministère cambodgien de la Défense a lui avancé que les forces thaïlandaises avaient lancé tôt lundi matin une attaque dans les provinces frontalières de Preah Vihear et d’Oddar Meanchey, sans que ses troupes ne ripostent.Le ministre cambodgien de l’Information Neth Pheaktra a déclaré à l’AFP que les “attaques thaïlandaises” avaient causé la mort de quatre civils cambodgiens et fait une dizaine de blessés.Une dizaine d’autres civils ont été blessés, dont un journaliste cambodgien touché par des éclats d’une roquette thaïlandaise, a précisé le ministre Pheaktra.”Les frappes aériennes sont d’une grande précision et visent uniquement des cibles militaires le long de la ligne de front, sans impact sur les civils”, a affirmé pour sa part le porte-parole de l’armée thaïlandaise, Winthai Suvaree.La porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, Maly Socheata, accuse la Thaïlande d’avoir “tiré plusieurs” obus de chars près de temples datant de plusieurs siècles, et un avion F-16 thaïlandais d’avoir bombardé les forces cambodgiennes à Preah Vihear.La même porte-parole a assuré lundi soir que l’armée thaïlandaise poursuivait ses attaques en fin de journée.- Appel à la retenue -Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, qui préside actuellement l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), a appelé les deux camps à une “retenue maximale”. “Si quelqu’un veut dire à la Thaïlande ce qu’elle doit faire, je lui conseillerais d’abord de demander à ceux qui l’attaquent de cesser leurs agissements”, a sèchement répondu le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, “inquiet” de la reprise des affrontements, a appelé lundi les deux parties à la “désescalade”, tandis que l’Union européenne les a appelées à “la plus grande retenue”.Washington a demandé, via un communiqué de son ambassade à Bangkok, aux Américains de ne pas s’approcher à moins de 50 km de la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, en raison de la “situation sécuritaire imprévisible”.L’accord de cessez-le-feu signé en octobre à Kuala Lumpur, en Malaisie, avait été suspendu dès novembre par la Thaïlande après l’explosion d’une mine terrestre ayant blessé quatre de ses soldats.Bangkok accuse régulièrement son voisin de poser des mines le long de la frontière. Le Cambodge affirme qu’il s’agissait de vestiges des conflits passés.Les deux parties s’étaient engagées à retirer leurs armes lourdes, à déminer les zones frontalières et à poursuivre le dialogue, mais rien n’a été réglé sur le fond.burs-sco-sdu/clr/hba/thm/cls/sba