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Aux Etats-Unis, la paralysie budgétaire bat un record de longévité

Les Etats-Unis sont entrés mercredi dans leur 36e jour de paralysie budgétaire, battant ainsi le record du plus long “shutdown” de l’histoire du pays, au moment où les conséquences néfastes pour des millions d’Américains s’étendent de jour en jour.Depuis le 1er octobre, républicains et démocrates sont incapables de s’entendre pour adopter un nouveau budget et à …

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Shein s’installe à Paris sous haute tension

Malgré les sanctions administratives et l’enquête judiciaire ouverte pour la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine, le géant de l’e-commerce asiatique Shein ouvre mercredi son premier magasin physique et pérenne au monde à Paris.Symbole de la portée hautement polémique de cette ouverture à 13h, au 6e étage du BHV, des forces de police étaient présentes dès mardi soir autour du magasin, la préfecture de police suivant l’événement avec une “attention toute particulière”.L’arrivée de la plateforme, fondée en 2012 en Chine et désormais basée à Singapour, cristallise les tensions autour de la régulation du commerce en ligne et de la mode jetable ultra-éphémère.Visée par une proposition de loi anti fast-fashion, l’entreprise a déjà écopé cette année en France de trois amendes pour un total de 191 millions d’euros, pour non-respect de la législation sur les cookies, fausses promotions, informations trompeuses et non-déclaration de microfibres plastiques.Depuis son annonce début octobre, le gouvernement, la mairie de Paris, des élus, des associations et des acteurs du secteur textile français ont fustigé son implantation en France.Cela avant même la révélation samedi par la Répression des fraudes (DGCCRF) de la vente de poupées sexuelles ressemblant à des fillettes. Shein est visé depuis lundi par une enquête du parquet de Paris et sera auditionnée par une mission d’information de l’Assemblée nationale.Jusqu’ici exclusivement disponible en ligne et dans des magasins éphémères, l’entreprise franchit mercredi une étape stratégique avec son implantation durable. Et par n’importe où : dans un emblématique symbole du commerce parisien, le BHV, un joyau art déco situé face à l’hôtel de ville.- Six magasins -C’est au 6e étage que les adeptes de Shein ont rendez-vous à l’heure du déjeuner pour découvrir un espace de 1.200 m2.Frédéric Merlin, patron de la Société des grands magasins (SGM), propriétaire du  BHV depuis 2023, a assuré que les produits vendus dans ce magasin ne sont pas ceux de la “marketplace” de Shein et qu’ils répondent aux normes européennes.Avant même l’arrivée de Shein au BHV, plusieurs marques françaises ont fui le grand magasin, dénonçant un partenariat en contradiction avec leurs valeurs et leurs intérêts. L’intersyndicale des salariés y est également opposée.Reste à voir si les consommateurs répondront présent. Pour les attirer, et pour tenter de juguler le mécontentement des autres marques partenaires, les achats effectués mercredi dans le magasin Shein donneront lieu à un bon d’achat d’un même montant ailleurs au BHV.La marque, qui revendique 25 millions de clients en France, est loin d’être inconnue des consommateurs : elle était en 2024 l’enseigne de mode où les Français ont dépensé le plus, selon une étude de l’application de shopping Joko. Cinq autres magasins Shein ouvriront en province prochainement à Angers, Dijon, Grenoble, Limoges et Reims. Les grands magasins qui les accueilleront ne seront plus des Galeries Lafayette mais des “BHV”, le groupe Galeries Lafayette ayant rompu son contrat avec la SGM pour ne pas être associé à Shein.Le secteur du textile et les petits commerces sont particulièrement touchés par la déferlante de produits conçus en Asie, majoritairement en Chine. En 2024, 4,6 milliards de colis à moins de 150 euros ont été importés dans l’UE. Le nombre de ces colis, exemptés de droits de douane, double tous les deux ans au rythme actuel.

Recrutés par les réseaux, ces mercenaires irakiens morts en Russie

Le visage souriant, en uniforme militaire debout dans un champ labouré par les chenilles de véhicules lourds, de la fumée en arrière-plan. C’est le dernier post sur TikTok du jeune irakien Mohammed Imad, apparemment en Ukraine.”Priez pour moi”, dit la légende à côté d’un drapeau russe.C’était en mai. Depuis, les mois ont passé sans un mot, juste des rumeurs. Il a été pris en otage, blessé, il est tombé malade ou a été tué dans la frappe d’un drone ukrainien.Comme beaucoup de ces jeunes Irakiens combattant en Ukraine, Mohammed, 24 ans, est parti en Russie et s’est enrôlé dans les forces armées russes sans le dire à sa famille.Comme eux, il a été attiré par les promesses d’amasser de l’argent et de gagner un passeport russe. “Il n’est jamais revenu”, raconte à l’AFP sa mère Zeinab Jabbar, 54 ans, dans sa modeste maison de Musayab, au sud de Bagdad. “Nous, les Irakiens, avons traversé tant de guerres (…) On a eu notre lot”, dit-elle en pleurs. “Qu’avons-nous à voir avec la Russie” et l’Ukraine? “Deux pays qui se battent, qu’est-ce que l’on a à voir avec eux ?”Mohammed était bébé en 2003 lors de l’invasion de l’Irak par une coalition menée par les Etats-Unis, qui a déclenché des décennies de violences sectaires suivies par le brutal “califat” jihadiste.Beaucoup de jeunes gens ont dû rejoindre l’armée ou des milices chiites pour combattre le groupe État islamique, s’impliquer dans la longue guerre civile dans la Syrie voisine. Aujourd’hui, dans un pays miné par la corruption et la gabegie où un tiers de la population active est au chômage, un certain nombre a cédé aux sirènes d’influenceurs les poussant sur les réseaux à aller se battre en Ukraine aux côtés des forces russes en échange de conditions irrésistibles.S’ils en font le choix, ils sont assurés, leur promet-on, d’une prime d’engagement pouvant atteindre jusqu’à 20.000 dollars et d’un salaire mensuel de 2.800 dollars – quatre fois la solde d’un militaire en Irak. Un passeport russe et une pension font partie du package, ainsi qu’une assurance et une indemnisation en cas de blessure. – Recruteurs sur TikTok -Lors d’une enquête de plusieurs semaines, l’AFP a pu parler aux proches de plusieurs jeunes Irakiens de milieu modeste partis rejoindre l’armée russe – trois sont officiellement portés disparus, un autre est revenu dans un sac mortuaire. Un recruteur irakien, combattant dans l’armée russe, a également accepté de témoigner. “Donnez-moi un soldat irakien et une arme russe, et nous libérerons le monde du colonialisme occidental”, dit ce dernier dans un de ses posts.D’autres partagent des vidéos où l’on peut voir le président russe Vladimir Poutine qualifier ces combattants étrangers de “héros”.Les réseaux sociaux TikTok et Telegram regorgent de personnes proposant d’aider les Irakiens à rejoindre les rangs russes en Ukraine.Au début de cette guerre, déclenchée par l’invasion russe du territoire ukrainien en février 2022, alors que Moscou soutenait le régime de Bachar al-Assad alors toujours au pouvoir, Vladimir Poutine avait dit vouloir recruter 16.000 combattants au Moyen-Orient. Quelque 2000 soldats syriens auraient ainsi rejoint la Russie.Désormais, les chaînes Telegram visent en Irak un autre public, plus jeune.Des méthodes similaires ont été utilisées en Syrie, en Algérie et ailleurs dans la région et au-delà pour attirer des recrues d’Asie centrale, d’Inde, du Bangladesh du Népal, ont découvert les journalistes de l’AFP. Jusqu’à Cuba même, selon plusieurs médias.Tout est prévu: un de ces recruteurs a expliqué à l’AFP qu’il suffisait de fournir la copie d’un passeport, une adresse, un numéro de téléphone pour recevoir une invitation en Russie, nécessaire pour obtenir le visa, le coût du billet serait ensuite pris en charge.Un autre affirme aider les Irakiens une fois sur place à transférer de l’argent chez eux.Certains donnent même une série de termes militaires à apprendre en russe, comme : “les munitions sont épuisées”, “mission accomplie”, “nous avons des pertes”, “attaque de drone suicide”.- “Je veux mon fils” – Mais sur TikTok ou Telegram, au milieu des questions de jeunes prêts à s’enrôler en Russie, se sont glissées celles de familles dont les fils n’en sont pas revenus.Celle de Mohammed est persuadée que c’est la propagande des réseaux sociaux qui l’a embrigadé au début de l’année 2025.Longtemps, ses proches ont cru qu’il était parti travailler dans la province de Bassora, dans le sud de l’Irak. Jusqu’à ce qu’ils comprennent.Pendant des semaines, Mohammed a posté des vidéos sur TikTok où on le voit en Russie. Dans l’une d’elle, il se trouve dans la région d’Orel, près de la frontière avec l’Ukraine et de la région de Koursk où les Ukrainiens ont pénétré pendant quelques mois, selon une géolocalisation réalisée par l’AFP.Après son dernier post, le 12 mai, sa mère l’a appelé, supplié de rentrer à la maison. “Il m’a dit qu’il allait à la guerre (…) et m’a demandé de prier pour lui.” C’est la dernière fois qu’elle lui a parlé. “Je veux mon fils. Je veux savoir s’il est mort ou vivant”, se lamente depuis Mme Jabbar. La sœur de Mohammed, Faten, a passé des heures sur les réseaux, suivant les Irakiens qui prétendent avoir rejoint l’armée russe, à la recherche d’un indice sur son frère. Elle a récupéré divers témoignages. Selon l’un d’eux, il avait la grippe. Le pire est celui d’Abbas Hamadullah, un utilisateur connu sous le pseudonyme de Abbas al-Munaser.Munaser, 27 ans, est un de ces Irakiens qui partagent leur expérience dans l’armée russe sur TikTok et Telegram, et offrent leur aide aux potentielles recrues.Au fil des posts, il est devenu une référence pour Mohammed. Munaser a raconté à l’AFP que le jeune homme avait cherché ses conseils, déterminé à suivre son exemple.C’est lui qui finalement a annoncé la nouvelle à Faten: Mohammed a été tué près de Bakhmout (est) dans la frappe d’un drone ukrainien contre lequel il a voulu tirer tandis que les autres se mettaient à l’abri. Son cadavre repose dans une morgue.”S’il est mort, nous voulons son corps”, dit Faten à l’AFP, furieuse de ne pas avoir de corps à enterrer ni d’avoir été officiellement informée de son sort. “Cela ne concerne pas seulement mon frère – mais beaucoup d’autres”, poursuit-elle. “C’est une honte que ces jeunes hommes aillent mourir en Russie.”Comme Alawi, parti s’enrôler en avril avec Mohammed et dont le père Abdul Hussein Motlak n’a plus de nouvelles non plus depuis le mois de mai.Avant de disparaître, le jeune homme de 30 ans appelait sa famille presque chaque jour. Il avait l’habitude d’envoyer des photos de lui et de Mohammed, assis en uniforme militaire dans un bunker ou s’entraînant près de Bakhmout.”Je lui ai dit de revenir”, confie son père à l’AFP, mais il était déterminé à rester jusqu’à la fin de son contrat.- “Il y a la mort ici”C’est l’histoire aussi de Munaser qui s’en est mieux sorti.Au départ, raconte-t-il, il est allé en Russie dans l’idée de poursuivre à l’ouest en Europe comme des milliers d’autres migrants irakiens. Mais dans les rues de Moscou, des panneaux publicitaires lui ont offert une perspective plus séduisante à ses yeux: rejoindre l’armée.”Il n’y a pas d’avenir en Irak. J’ai fait de mon mieux là-bas mais je n’ai pas réussi”, explique-t-il. “Il ne s’agit pas de la Russie ou de l’Ukraine. Ma priorité, c’est ma famille.” Munaser a rejoint l’armée russe en 2024 et détient aujourd’hui un passeport russe. Il dit qu’il est heureux car il peut envoyer à sa famille “environ 2.500 dollars par mois”. Un montant inimaginable pour la plupart des Irakiens – et quatre fois la solde qui lui était versée lors de son bref passage au sein des Forces de mobilisation populaires (PMF), groupes armés entraînés par l’Iran lors de la guerre contre le groupe Etat islamique.Avec le temps, Munaser est devenu recruteur. Dans une vidéo, Alawi le remercie d’ailleurs de les avoir aidés, lui et Mohammed, à se rendre en Russie.Sur sa chaîne Telegram, il propose des invitations en Russie. Le visa, affirme-t-il, coûte jusqu’à 1.000 USD via une agence de voyage.Selon le site internet de l’ambassade de Russie en Irak, un visa à entrée unique coûte jusqu’à 140 dollars. Mais sur les réseaux, des “intermédiaires” exploitent les jeunes Irakiens et prennent un pourcentage sur leurs frais d’inscription à l’armée, met en garde Munaser qui affirme ne rien faire payer. L’AFP n’était pas en mesure de vérifier ces affirmations.Quand il partage son expérience, ce combattant irakien, ne tait pas les dangers.”Nous avons vécu de nombreuses guerres en Irak mais celle-ci est différente. C’est une guerre de technologie avancée, une guerre de drones”, explique-t-il.Se battre en Russie rapporte de l’argent mais “c’est la mort ici”, prévient encore le jeune homme qui dit se battre sous les ordres d’un commandant musulman tchétchène. Il a pourtant signé un nouveau contrat avec l’armée russe pour une année supplémentaire. – “Honte” -Des milliers de combattants étrangers ont ainsi rejoint les Russes en Ukraine. Le plus grand contingent connu vient de Corée du Nord, des volontaires chinois les auraient rejoints, selon des informations recueillies par l’AFP. L’Ukraine de son côté compte quelque 3.500 combattants étrangers, selon son ambassade en Irak.Les estimations varient sur le nombre d’Irakiens combattant pour la Russie : ils seraient plusieurs centaines au moins, selon des sources sécuritaires irakiennes, beaucoup plus selon des recruteurs et des sources ukrainiennes.Ils “ne se battent pas pour une idée. Ils cherchent un emploi”, commente l’ambassadeur d’Ukraine en Irak, Ivan Dovhanych. L’ambassade de Russie à Bagdad n’a pas répondu aux demandes de réaction de l’AFP. Les Irakiens ont longtemps combattu à l’étranger, beaucoup en rejoignant des factions locales pro-iraniennes aux côtés de la Russie en soutien à l’ancien président syrien alaouite.L’intervention avait alors une dimension religieuse, dans le but de protéger les sanctuaires chiites en Syrie.Bien que la Russie entretienne de bonnes relations avec l’Irak et ait longtemps fourni des armes et une formation militaire à l’armée du régime de l’ancien dictateur Saddam Hussein, elle a peu de liens religieux et historiques avec la majorité chiite du pays.Bagdad s’est efforcé de rester neutre dans la guerre actuelle et ne souhaite pas que sa jeunesse aille combattre pour la Russie en Ukraine. Au contraire.En septembre, un tribunal du sud du pays a condamné un homme à perpétuité pour trafic d’êtres humains, l’accusant d’envoyer des personnes combattre “dans des pays étrangers”. Une source de sécurité a déclaré à l’AFP qu’il “recrutait” pour la Russie. Le même mois, l’ambassade d’Irak à Moscou a mis en garde contre “des tentatives de séduire ou de contraindre certains Irakiens résidant en Russie ou à l’étranger à rejoindre la guerre sous divers prétextes.”En Irak, le mot “mercenaire” est particulièrement péjoratif.L’oncle d’un Irakien disparu en Russie depuis plus de deux mois a espéré auprès de l’AFP que le gouvernement sévisse contre ceux qui attirent les jeunes hommes dans le piège de la guerre russe en Ukraine. Le tabou est tel, que la famille d’un jeune homme a quitté son village natal dans le sud de l’Irak juste après son enrôlement, a confié l’un de ses membres à l’AFP.En septembre, il est rentré chez lui dans un sac mortuaire et a été enterré une nuit, sans proches pour le pleurer, tant le sentiment de “honte” était lourd. La famille – qui a reçu plus de 10.000 dollars avec le cadavre – fait face à la désapprobation de sa communauté, dont beaucoup pensent que leur fils les a déshonorés, poursuit cette source. “C’est déchirant. Un garçon est mort à l’étranger et a été enterré en secret.”rh-strs/ser/fg/dp/pz

Au moins sept morts dans l’accident d’un avion-cargo aux États-Unis

Au moins sept personnes ont trouvé la mort et au moins 11 autres personnes ont été blessées après l’accident mardi d’un avion-cargo qui s’est écrasé peu après son décollage de Louisville, dans le centre-est des États-Unis, selon le gouverneur du Kentucky, qui s’attend à un bilan plus lourd.Le vol UPS 2976, qui devait rejoindre Hawaï, “s’est écrasé vers 17H15 heure locale” (22H15 GMT), a déclaré le régulateur américain de l’aviation, la FAA, identifiant l’appareil comme un McDonnell Douglas MD-11.L’avion avait “trois membres d’équipage à son bord”, a déclaré dans un communiqué séparé le transporteur UPS, dont le siège de la division aérienne est installé à Louisville.”Les nouvelles de Louisville sont difficiles ce soir, le bilan atteint désormais sept décès, et ce chiffre va sans doute augmenter”, a écrit le gouverneur Andy Beshear sur X.L’appareil aurait percuté “de manière assez directe” une installation de recyclage de pétrole, a précisé le gouverneur.Une vidéo amateur partagée par la chaîne locale WLKY montre le moteur gauche de l’avion en feu tandis que l’appareil rase le sol en tentant de décoller de la piste, avant visiblement d’exploser plus loin, provoquant un large panache de fumée noire.L’appareil a terminé sa course à près de 5 km de l’aéroport, selon la police.Des images aériennes de télévisions locales montraient aussi, peu après le crash, un large brasier s’étalant sur plusieurs centaines de mètres de long dans une zone de hangars et de parkings, avec les gyrophares des équipes de secours à proximité.Les responsables de l’aéroport international Muhammad-Ali de Louisville ont annoncé que tous les vols prévus au départ mardi soir avaient été annulés, et UPS a déclaré avoir suspendu les opérations de tri des colis sur place.Louisville sert de principal hub aérien américain pour UPS, selon une fiche d’information de l’entreprise.- Paralysie budgétaire -Les enquêteurs de l’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB) doivent arriver mercredi sur place.L’accident de mardi intervient au moment où les conséquences de la paralysie budgétaire, due à un désaccord entre républicains et démocrates au Congrès, se font particulièrement ressentir dans le domaine du transport aérien.Depuis plusieurs semaines, des pénuries de contrôleurs aériens – qui travaillent depuis le 1er octobre sans être payés – entraînent retards et annulations de vols à travers le pays.Si la paralysie budgétaire se prolonge au-delà de cette semaine, l’espace aérien américain pourrait même être partiellement fermé, a mis en garde mardi le ministre des Transports, Sean Duffy.UPS Airlines, la division aérienne du groupe américain de messagerie et de livraison de colis, opérait début septembre une flotte d’environ 500 avions de transport de marchandises, dont 27 MD-11, l’appareil impliqué dans l’accident de mardi.Le dernier accident aérien majeur aux Etats-Unis s’est produit le 29 janvier dernier à proximité de l’aéroport Ronald-Reagan de Washington, quand un hélicoptère militaire est entré en collision avec un avion de ligne sur le point d’atterrir, tuant 67 personne au total.

Philippines: le typhon Kalmaegi tue plus de 90 personnes

Le bilan du typhon Kalmaegi aux Philippines a dépassé les 90 morts mercredi, selon des chiffres officiels compilés par l’AFP sur cette catastrophe qui a provoqué des inondations d’une rare violence.Des villes entières de la province de Cebu (centre), la plus durement frappée, ont été inondées la veille, les habitants grimpant sur les toits pour échapper aux eaux boueuses qui emportaient voitures, camions, et même d’énormes conteneurs de marchandises.Le porte-parole de Cebu, Rhon Ramos, a indiqué mercredi à l’AFP que 35 corps avaient été découverts à Liloan, municipalité de la zone métropolitaine de la capitale locale, portant le bilan régional à 76 morts.Dans la matinée, Rafaelito Alejandro, un responsable de la défense civile nationale, avait fait état de 17 morts dans le reste du pays.Le bilan total s’élève à ce stade à au moins 93 victimes.”Ce sont les grandes villes qui ont été touchées, les zones très urbanisées”, a indiqué M. Alejandro à la radio, précisant que 26 personnes étaient portées disparues.Près de 400.000 personnes avaient été préventivement éloignées de la trajectoire du typhon.Mercredi matin, l’AFP a rencontré des habitants en train de nettoyer les rues, submergées la veille. “La rivière a débordé. C’est de là que l’eau est venue”, a témoigné Reynaldo Vergara, 53 ans.”Vers 4 ou 5 heures du matin, le flot des eaux était si fort qu’on ne pouvait pas faire un pas dehors (…) rien de tel n’était jamais arrivé. Les eaux étaient déchaînées”, a-t-il dit, expliquant que le courant avait tout emporté dans sa boutique.- “Sans précédent” -Kalmaegi est arrivé par l’est du pays lundi peu avant minuit (15H00 GMT), touchant terre au niveau de la province des îles Dinagat, d’après le service météorologique national.Sur les 24 heures précédentes, 183 millimètres de précipitations s’étaient abattus sur la zone autour de la ville de Cebu, bien au-dessus de la moyenne mensuelle de 131 millimètres, a souligné auprès de l’AFP la météorologue Charmagne Varilla.La gouverneure de la province, Pamela Baricuatro, a évoqué une situation “sans précédent”.”Nous nous attendions à ce que les vents soient dangereux, mais (…) l’eau est ce qui met véritablement notre population en danger”, a-t-elle dit aux journalistes, qualifiant les inondations de “dévastatrices”.Mercredi vers 11H00 locales (03H00 GMT), Kalmaegi progressait vers l’ouest et les sites touristiques de la région de Palawan, soufflant des vents de 130 km/h, avec des pics à 180 km/h. Chaque année, une vingtaine de tempêtes ou typhons frappent les Philippines ou s’en approchent, les régions les plus pauvres du pays étant généralement les plus gravement touchées.En comptant Kalmaegi, l’archipel d’Asie de l’Est a déjà atteint cette moyenne annuelle, a affirmé Mme Varilla. Et au moins “trois à cinq autres” de ces phénomènes pourraient survenir d’ici à décembre, a-t-elle prévenu.Le typhon Ragasa et la tempête Bualoi, tous deux meurtriers, avaient déjà balayé les Philippines en septembre.Selon les scientifiques, le réchauffement climatique provoqué par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs.

Climat: l’Europe prolonge le suspense avant la COP

Des heures et des heures de négociations sans fumée blanche. Les Européens n’ont pas encore scellé de compromis sur leur trajectoire climatique et une nouvelle réunion est prévue mercredi matin pour tenter d’arracher un accord avant la COP au Brésil.Les négociations se sont poursuivies quasiment toute la nuit. “Nous pensons disposer des bases nécessaires à un accord politique. Nous espérons conclure officiellement un accord” dans la matinée, a indiqué le Danemark, qui occupe la présidence tournante de l’Union européenne.Les ministres de l’Environnement des Vingt-sept doivent s’accorder à l’unanimité sur la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre en 2035 – un chiffre que l’ONU leur réclame depuis des mois – et à la majorité qualifiée sur leur loi climat en 2040.La pression monte encore alors que des dirigeants du monde entier sont attendus au Brésil jeudi et vendredi, en prélude à la COP30 qui démarre le 10 novembre à Belem.Ne pas s’accorder sur 2035 avant Belem serait un “désastre” diplomatique pour l’Europe, a averti la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut.”Les discussions sont très difficiles”, reconnaissait un diplomate mardi soir. Le Danemark s’efforce notamment de convaincre l’Italie, l’un des pays réticents.A ce stade, les Vingt-Sept n’ont pas endossé l’objectif proposé par la Commission européenne de baisser de 90% les émissions en 2040 par rapport à 1990 – l’UE en était à -37% en 2023 – , avec à la clé des transformations majeures pour l’industrie et le quotidien des Européens.La décision “doit être prise”, a martelé de son côté le ministre allemand Carsten Schneider. “Je souhaite que nos chefs d’État et de gouvernement se rendent au Brésil avec un mandat très fort, un rôle de leader clair pour l’Europe”.Le bras de fer est tendu dans une Europe qui a relégué les questions climatiques derrière les enjeux de défense et de compétitivité ces derniers mois.L’Espagne, les pays scandinaves et l’Allemagne soutiennent l’objectif de la Commission.Mais pas la Hongrie, ni la Pologne, la République Tchèque ou l’Italie, qui y voient une menace pour leur industrie.La France a quant à elle entretenu le suspense jusqu’au bout, s’attirant les foudres des organisations environnementales. Paris a successivement réclamé des garanties sur le nucléaire, le financement des industries propres, puis un “frein d’urgence” pour prendre en compte les incertitudes sur la capacité des puits de carbone (forêts, sols…) à absorber du CO2, au moment où l’état des forêts se dégrade en Europe.- “Echappatoires inutiles” -Pour rassurer les plus réticents, les négociations portent sur ces “flexibilités” accordées aux Etats, dont la possibilité d’acquérir des crédits carbone internationaux, qui financeraient des projets en dehors de l’Europe.La Commission européenne a fait un geste début juillet en proposant d’intégrer jusqu’à 3% de ces crédits carbone dans la baisse des émissions de 90%. Insuffisant pour une série de pays, dont l’Italie ou la France, qui fixe désormais comme condition une part de 5% de crédits internationaux pour adopter l’objectif 2040.Des Etats ont aussi poussé pour inscrire dans cette loi climat une clause de révision tous les deux ans, qui permettrait d’ajuster l’objectif s’il s’avérait trop difficile à atteindre.Autant de concessions qui hérissent les organisations environnementales. “Les Etats membres ne devraient pas affaiblir” davantage les ambitions européennes avec “des échappatoires inutiles tels que les crédits carbone internationaux”, critique Sven Harmeling, du réseau d’ONG CAN Europe.Un diplomate relativise. Le compromis que l’UE pourrait adopter mercredi “ne sera pas forcément très joli”, mais “nous essayons de faire quelque chose de bien” dans le “monde réel et désordonné tel qu’il est”.Le leadership de l’Europe en matière climatique est “reconnu” par le reste du monde, a aussi assuré le commissaire européen Wopke Hoekstra, alors que l’UE vise la neutralité climatique en 2050.Sur l’échéance 2035, les pays européens avaient tenté de déminer le terrain au mois de septembre en mettant en avant une fourchette de réduction des émissions comprise entre -66,25% et -72,5% par rapport à 1990.Il leur appartient désormais de formaliser cette dernière pour qu’elle devienne l’objectif contraignant qu’attend l’ONU, la “NDC” dans le jargon onusien.Très loin derrière la Chine, l’Union européenne est le quatrième émetteur de gaz à effet de serre dans le monde, après les Etats-Unis et l’Inde.

Décollage réussi pour la fusée européenne Ariane 6 en Guyane

Le lanceur lourd européen Ariane 6 a décollé mardi soir du centre spatial de Kourou en Guyane française avec à son bord un nouveau satellite destiné à l’observation de l’environnement, nouvelle étape pour l’Europe qui renoue avec l’autonomie d’accès à l’espace. Le décollage a eu lieu à 18H02 locales (21H02 GMT), a constaté sur place un correspondant de l’AFP, suivi de la séparation du lanceur et du satellite, 33 minutes et 51 secondes après le décollage. Il s’agit de la première étape de la mise en orbite héliosynchrone de ce satellite qui pèse plus de deux tonnes, laquelle interviendra à 693 km d’altitude. Ce type d’orbite permet au satellite de passer près des pôles et de survoler chaque point de la Terre à la même heure solaire, ce qui facilite la comparaison des images dans le temps. Cette mission est le troisième vol commercial d’Ariane 6 depuis sa mise en service l’an dernier.Nouveau lanceur lourd européen, Ariane 6 avait réalisé un vol inaugural en juillet 2024, marquant le retour d’un accès autonome à l’espace pour l’Europe, malgré l’échec de la rentrée atmosphérique de l’étage supérieur en fin de mission. La fusée européenne a ensuite effectué deux vols commerciaux cette année: le 6 mars avec un satellite militaire et le 13 août avec un engin météorologique.Cette fois, la fusée emporte à son bord le satellite Sentinel-1D, fabriqué par Thales Alenia Space, dans le cadre du programme Copernicus, composante d’observation de la Terre du programme spatial de l’Union européenne. – Données essentielles pour l’environnement -Il livrera ainsi des données essentielles et précieuses aux scientifiques, autorités et institutions à travers le monde pour suivre l’évolution de la glace de mer, des icebergs et des glaciers, et pour détecter les déversements d’hydrocarbures, les déforestations et les effets du changement climatique tels que les inondations ou les glissements de terrain, par exemple.La durée de vie prévue de Sentinel-1D est de sept ans et demi. Il doit rejoindre Sentinel-1C, lancé en décembre 2024, et remplacer Sentinel-1A, lancé en 2014 et qui approche de sa fin de vie opérationnelle.Le duo a pour mission de maintenir le cycle de revisite de six jours de la mission de Sentinel-1. Les deux sont équipés de récepteurs compatibles Galileo pour rendre le positionnement en orbite plus précis. “Ces satellites fonctionnent par deux, ils sont très similaires, presque identiques”, a expliqué Pier Bargellini, responsable du programme Copernicus à l’Agence spatiale européenne, à l’issue d’une conférence de presseLe président exécutif d’Arianespace, David Cavaillolès, a salué la précision du tir de ce mardi. “Ça permet au client d’utiliser son satellite plus longtemps, car il n’a pas besoin d’utiliser son carburant pour se mettre sur la bonne orbite”, a-t-il expliqué après le décollage.Au moins un quatrième vol commercial d’Ariane 6 est prévu d’ici la fin de l’année.A la mi-septembre, Arianespace avait révisé en baisse, à quatre contre cinq auparavant, le nombre de lancements commerciaux d’Ariane 6 en 2025, mais promis d’à peu près doubler ce chiffre en 2026.Avec ces lancements d’Ariane 6, l’Europe retrouve son autonomie d’accès à l’espace, crucial dans un contexte de rapprochement entre les États-Unis et la Russie. 

Mamdani élu maire de New York, revers pour Trump

Le socialiste Zohran Mamdani a remporté mardi la mairie de New York et deux gouverneurs démocrates ont été élus dans des Etats importants, un message de défiance à l’égard de Donald Trump à un an des élections de mi-mandat.A New York, l’élu local de 34 ans a devancé l’ancien gouverneur de l’Etat, le centriste Andrew Cuomo, et le républicain Curtis Sliwa, selon les projections de plusieurs médias américains. Zohran Mamdani deviendra le 1er janvier le premier maire musulman de la plus grande ville des Etats-Unis.Le président américain, qui a fait de Zohran Mamdani l’une de ses nouvelles bêtes noires, a rapidement réagi.”Trump n’était pas sur les bulletins de vote, et la paralysie budgétaire, (sont) les deux raisons pour lesquelles les républicains ont perdu les élections ce soir, selon les sondeurs”, a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.Il avait plus tôt appelé les électeurs juifs à faire barrage au jeune candidat.”Toute personne juive qui vote pour Zohran Mamdani (…) est une personne stupide!!!”, avait écrit le milliardaire républicain, accusant ce dernier, militant de la cause palestinienne, de les “haïr”.Tout au long de la campagne, l’élu du Queens à l’Assemblée de l’Etat de New York a été attaqué pour son opposition très vive à la politique israélienne. Il est toutefois resté ferme sur ses positions, multipliant dans le même temps les manifestations de soutien à la communauté juive.- “Changer la ville” -Vainqueur surprise de la primaire démocrate en juin, Zohran Mamdani n’a jamais, depuis, quitté la tête des sondages, même après le retrait de la course du maire sortant Eric Adams, qui a également appelé à le battre en ralliant Andrew Cuomo.Né en Ouganda dans une famille d’intellectuels d’origine indienne, arrivé aux Etats-Unis à 7 ans et naturalisé en 2018, il a fait de la lutte contre la vie chère le coeur de sa campagne.Si Donald Trump l’a qualifié de “communiste”, ses propositions — encadrement des loyers, bus et crèches gratuits — relèvent plutôt de la social-démocratie.Très populaire auprès des jeunes, Zohran Mamdani a également ramené à lui de nombreuses personnes qui s’étaient éloignées de la politique, “des électeurs frustrés par le status quo, en quête de nouvelles personnalités”, selon le politologue Costas Panagopoulos.Signe de l’engouement pour le scrutin, avant la fermeture des bureaux de vote à 21H00, plus de deux millions d’électeurs s’étaient rendus aux urnes, la plus importante participation depuis des décennies.”J’ai vraiment adhéré au message que Zohran Mamdani portait dans le cadre de sa campagne. Je pense sincèrement qu’il peut changer la ville pour le mieux,” rapporte Alan Ismaiel, ingénieur informatique de 25 ans rencontré par l’AFP après avoir voté dans le Queens.- Autres victoires démocrates -“Si Zohran Mamdani devient maire, Trump n’en fera qu’une bouchée”, a prédit Andrew Cuomo, insistant, comme il l’a fait durant toute la campagne, sur l’inexpérience de son adversaire.Plusieurs fois, le président républicain a promis de mettre des bâtons dans les roues du jeune candidat démocrate s’il était élu, en s’opposant au besoin au versement de certaines subventions fédérales à la ville.Au sein même de son parti, Zohran Mamdani ne fait pas l’unanimité. Plusieurs figures, notamment le chef des sénateurs démocrates Chuck Schumer, ne le soutiennent pas publiquement.Voisin de New York, l’Etat du New Jersey a choisi la démocrate Mikie Sherrill contre l’homme d’affaires républicain Jack Ciattarelli. L’Etat a longtemps été considéré comme un bastion démocrate. Mais à la dernière présidentielle, Donald Trump y avait considérablement réduit l’écart.Plus au sud sur la côte est, la Virginie a élu la première femme à sa tête, la démocrate Abigail Spanberger, battant la républicaine Winsome Earle-Sears.”Les démocrates fument Donald Trump et les républicains extrémistes à travers le pays”, s’est réjoui sur X le ténor démocrate Hakeem Jeffries. “Le Parti démocrate est de retour”, a ajouté le chef de la minorité à la Chambre des représentants.Les Californiens votent eux sur l’autorisation d’un redécoupage de la carte électorale de l’Etat qui favorisera le Parti démocrate, en réponse à une initiative trumpiste similaire au Texas.

Mamdani, opposant résolu de Trump, aux portes de la mairie de New York

Un socialiste de 34 ans, Zohran Mamdani, est en position favorable pour remporter la mairie de New York, dans le plus suivi des scrutins locaux qui se tiennent mardi aux Etats-Unis et constituent un premier test électoral pour Donald Trump.La soirée a mal commencé pour le président républicain, dont le camp vient de perdre le poste de gouverneur de Virginie, qui a basculé au profit de la démocrate Abigail Spanberger, ancienne agente de la CIA de 46 ans.Prenant de nouveau position dans la campagne new-yorkaise contre le jeune élu du Queens, qu’il abhorre, Donald Trump a appelé les électeurs juifs à battre Zohran Mamdani, candidat musulman et ardent défenseur de la cause palestinienne.”Toute personne juive qui vote pour Zohran Mamdani (…) est une personne stupide !!!”, écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, jugeant que ce dernier “haïssait les juifs”.Vainqueur surprise de la primaire démocrate en juin dernier, le démocrate devance depuis lors dans tous les sondages son principal adversaire Andrew Cuomo, ex-gouverneur de l’Etat de 67 ans. Ce dernier, qui se présente en indépendant après avoir été battu à la primaire, a reçu lundi un clair soutien de Donald Trump.Le troisième homme, le républicain Curtis Sliwa, 71 ans, a obstinément refusé de se désister en faveur d’Andrew Cuomo, aux positions pro-entreprises et sécuritaires pourtant proches des siennes.”J’ai vraiment adhéré au message que Zohran Mamdani portait dans le cadre de sa campagne. Je pense sincèrement qu’il peut changer la ville pour le mieux, alors je voulais être là, quoi qu’il arrive”, rapporte Alan Ismaiel, ingénieur informatique de 25 ans rencontré par l’AFP après avoir voté dans le Queens.Zohran Mamdani, accompagné de son épouse, l’illustratrice Rama Duwaji, a voté dans le même quartier.”Nous sommes sur le point d’écrire l’histoire (…) de dire adieu à la politique du passé”, a lancé le candidat aux journalistes présents.- Spécificité new-yorkaise -Né en Ouganda dans une famille indienne, ce membre du mouvement des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA) a fait de la lutte contre la vie chère le coeur de sa campagne. Caricaturé en “communiste” par Donald Trump, ses propositions (encadrement des loyers, bus et crèches gratuits) relèvent plutôt de la social-démocratie.Signe de l’engouement pour le scrutin dans ce bastion démocrate qu’est New York, avant la fermeture des bureaux de vote à 21H00, plus de deux millions d’électeurs s’étaient rendus aux urnes, la plus importante participation depuis des décennies.”S’il y a bien quelqu’un capable de protéger New York face au président Trump, c’est moi”, a estimé Andrew Cuomo juste après avoir voté. “Si Zohran Mamdani devient maire, Trump n’en fera qu’une bouchée”.Tandis que le président républicain a déployé l’armée dans plusieurs bastions démocrates (Washington, Memphis et Los Angeles), Zohran Mamdani a promis de s’opposer “farouchement” à sa politique anti-immigration et à sa guerre judiciaire contre ses “ennemis politiques”.Au sein même de son parti, le candidat ne fait pas l’unanimité. Plusieurs figures, notamment le chef des sénateurs démocrates Chuck Schumer, ne le soutiennent pas publiquement.Et s’il s’est tardivement prononcé pour Zohran Mamdani, le leader des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, ne pense pas qu’il soit “l’avenir” de leur camp, malgré l’engouement à New York. Les experts interrogés par l’AFP pointent eux la spécificité de la vie politique new-yorkaise par rapport au reste du pays. Outre la Virginie, le New Jersey voisin choisit également son prochain gouverneur, entre l’homme d’affaires républicain Jack Ciattarelli et la démocrate Mikie Sherrill.Bastion démocrate lors de la décennie passée, Donald Trump a considérablement réduit l’écart lors de la dernière présidentielle.Les Californiens votent eux sur l’autorisation d’un redécoupage de la carte électorale de l’Etat qui favorisera le Parti démocrate, en réponse à une initiative trumpiste similaire au Texas.