AFP World

En Pennsylvanie, des électeurs de Trump frappés par l’inflation mais confiants

Donald Trump a beau qualifier la hausse du coût de la vie de “supercherie”, ses partisans réunis mardi pour l’écouter à Mount Pocono en Pennsylvanie s’en plaignent, même s’ils font confiance au président américain pour résoudre le problème.Devant le complexe hôtelier du Mount Airy Casino, ils sont des centaines réunis avant son discours dans un …

En Pennsylvanie, des électeurs de Trump frappés par l’inflation mais confiants Read More »

Ukraine : Zelensky se dit prêt à organiser une présidentielle si la sécurité est garantie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré mardi être “prêt” à organiser une élection présidentielle en Ukraine à condition que ses alliés puissent garantir la sécurité du scrutin, et compte envoyer rapidement à Washington sa proposition révisée du plan Trump visant à mettre fin à la guerre avec la Russie.”Je suis prêt pour des élections”, …

Ukraine : Zelensky se dit prêt à organiser une présidentielle si la sécurité est garantie Read More »

Les combats frontaliers Thaïlande-Cambodge poussent un demi-million de personnes à évacuer

Plus d’un demi-million de personnes ont évacué les régions frontalières de la Thaïlande et du Cambodge, où les combats qui se poursuivent mercredi ont fait au moins 11 morts depuis le début de la semaine, amenant le président Donald Trump à annoncer son intervention pour “arrêter” les hostilités.”Les civils ont dû évacuer massivement en raison de ce que nous avons évalué comme une menace imminente pour leur sécurité”, a expliqué le porte-parole du ministère thaïlandais de la Défense, Surasant Kongsiri, après avoir annoncé l’évacuation de plus de 400.000 de ses ressortissants.L’armée cambodgienne a fait savoir de son côté que plus de 100.000 personnes avaient été contraintes de quitter leurs maisons dans cinq provinces bordant la frontière contestée.Les deux voisins d’Asie du Sud-Est s’accusent mutuellement d’avoir déclenché la reprise des hostilités, dans lesquelles sept civils cambodgiens et quatre soldats thaïlandais ont été tués, selon les derniers bilans des autorités.Le nombre de déplacés dépasse celui du mois de juillet, lorsque 300.000 personnes avaient fui les combats, au sol et dans les airs, qui avaient fait 43 morts de part et d’autre en cinq jours.La Thaïlande et le Cambodge avaient signé le 26 octobre un accord de cessez-le-feu sous l’égide de Donald Trump, mais il été suspendu quelques semaines plus tard.Le président américain a affirmé mardi au cours d’un rassemblement devant ses partisans en Pennsylvanie qu’il comptait appeler les dirigeants des deux pays pour leur demander de cesser les combats. “Demain, je dois passer un coup de fil et je pense qu’ils vont comprendre”, a-t-il lancé. “Qui d’autre pourrait dire +je vais passer un coup de fil et arrêter une guerre entre deux pays très puissants+?”- “Plus intenses” -Des tirs d’artillerie résonnaient mercredi matin dans le village cambodgien quasiment désert de Samraong, à quelques kilomètres de la frontière et de plusieurs temples historiques revendiqués par la Thaïlande.”Les combats sont plus intenses cette fois (qu’en juillet), les Thaïlandais larguent des bombes depuis des avions de chasse”, a dit à l’AFP Lay Non, qui a trouvé refuge dans une pagode de la province de Siem Reap.”Je me sens apaisé ici”, a poursuivi l’agent de sécurité de 55 ans, assis près d’une grande statue de Bouddha.De l’autre côté de la frontière, Niam Poda faisait sa lessive lundi chez elle, dans la province thaïlandaise de Sa Kaeo, lorsqu’une forte explosion a retenti. “J’ai dû courir pour sauver ma vie dès que j’ai pu”, a témoigné l’agricultrice de 62 ans, qui a laissé derrière dans la précipitation ses médicaments contre le diabète et l’hypertension.”J’espère que la paix reviendra rapidement pour que je puisse retourner m’occuper de mes cannes à sucre”, a-t-elle ajouté devant sa tente installée sous un abri de fortune.La Thaïlande poursuivra ses opérations militaires jusqu’à ce que le Cambodge “change de position”, a affirmé mardi soir le ministère thaïlandais de la Défense, sans montrer de signes d’apaisement.Dans ce contexte, le Cambodge s’est retiré mercredi des Jeux d’Asie du Sud-Est, une compétition sportive régionale organisée par la Thaïlande dont la cérémonie d’ouverture avait eu lieu la veille.burs-sco-sdu/roc

L’Australie dit reprendre le “contrôle” des réseaux sociaux avec l’interdiction aux moins de 16 ans

Les Australiens âgés de moins de 16 ans sont officiellement interdits d’accès à de nombreux réseaux sociaux depuis mercredi matin, une première mondiale pour “reprendre le contrôle” face aux plateformes, s’est félicité le Premier ministre du pays, Anthony Albanese.Des centaines de milliers d’adolescents se sont réveillés déconnectés des applications sur lesquelles ils pouvaient passer plusieurs heures par jour.Sans mesures “raisonnables” prises pour faire respecter la loi, les plateformes concernées risquent des amendes pouvant atteindre 28 millions d’euros en vertu de cette obligation, dont l’application sera scrutée par de nombreux pays.”C’est une première mondiale”, a clamé mercredi M. Albanese, ajoutant qu’il s’agissait d'”un des plus grand changement social et culturel que notre nation ait connu”. “Nous reprendrons le contrôle.” Addiction aux écrans, harcèlement en ligne, violence, contenus sexuels: la mesure est accueillie avec soulagement par certains parents mais laisse les premiers concernés sceptiques.”Je ne pense pas que le gouvernement sache vraiment ce qu’il fait et je ne pense pas que cela aura un impact sur les enfants australiens”, estime Layton Lewis, 15 ans, interrogé avant son exclusion des plateformes.Les téléchargements d’applications encore accessibles aux adolescents, comme Lemon8 et yobe, ont déjà grimpé en flèche dans le pays.Bianca Navarro, 10 ans, compte les années la séparant de son compte YouTube: “je vais devoir attendre six ans avant de pouvoir regarder à nouveau des vidéos”.- “Prudence” -Les géants Facebook, Instagram, YouTube, TikTok, Snapchat ou encore Reddit ont désormais obligation de bannir les utilisateurs australiens âgés de moins de 16 ans. Les plateformes de streaming Kick et Twitch, ainsi que les réseaux sociaux Threads et X, sont aussi concernés.Pour l’heure, la plateforme de jeux en ligne Roblox, le réseau Pinterest ou encore la messagerie WhatsApp sont épargnés par le dispositif. Mais cette liste pourra évoluer, a averti le gouvernement.Parmi les parents partisans de la mesure, Mia Bannister a mis en cause le rôle des réseaux sociaux dans le suicide de son fils adolescent, Ollie, victime de harcèlement en ligne et de vidéos ayant favorisé son anorexie. “J’en ai assez que les géants des réseaux sociaux fuient leurs responsabilités”, a-t-elle dénoncé auprès de l’AFP.Des études avancent que passer trop de temps en ligne nuit au bien-être des adolescents.Dany Elachi, père de cinq enfants, approuve: “On doit faire preuve de prudence avant de mettre n’importe quoi d’addictif entre les mains de nos enfants”.- Vérification -Meta, YouTube et d’autres géants de la tech ont condamné l’interdiction. Tous ont cependant accepté de s’y plier, à l’instar de Meta (Facebook, Instagram, Threads) qui a annoncé dès jeudi avoir commencé à supprimer les comptes des utilisateurs concernés.”Nous respecterons nos obligations légales, mais nous restons préoccupés par le fait que cette loi affaiblira la sécurité des adolescents”, a affirmé Meta mercredi dans un communiqué.Selon l’entreprise, de nombreuses applications n’offrent pas les mêmes fonctionnalités de sécurité que les siennes, comme les comptes dédiés aux adolescents. “Nous avons constamment fait part de nos inquiétudes quant au fait que cette loi mal conçue pourrait pousser les adolescents vers des plateformes ou des applications moins réglementées. Nous voyons maintenant ces inquiétudes devenir réalité”, s’est alarmée l’entreprise.La justice a également été saisie: un groupe de défense des droits des internautes a dit avoir engagé une procédure auprès de la Haute Cour d’Australie.Le succès ou non de la décision australienne sera scrutée de près. La Nouvelle-Zélande voisine mais aussi la Malaisie réfléchissent à des restrictions similaires.Le gouvernement australien a admis que l’interdiction serait imparfaite à ses débuts et que des adolescents trouveraient un moyen de continuer à utiliser les plateformes.D’après le texte, les réseaux sociaux visés ont seulement à vérifier que leurs utilisateurs sont âgés de 16 ans ou plus.Plusieurs plateformes ont annoncé qu’elles recourraient à l’intelligence artificielle (IA) pour estimer l’âge des internautes à partir de leurs photos. Ceux-ci pourraient aussi avoir à transmettre un document d’identité.

Ukraine : Zelensky se dit prêt à organiser une présidentielle si la sécurité est garantie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré mardi être “prêt” à organiser une élection présidentielle en Ukraine à condition que ses alliés puissent garantir la sécurité du scrutin, et compte envoyer rapidement à Washington sa proposition révisée du plan Trump visant à mettre fin à la guerre avec la Russie.”Je suis prêt pour des élections”, a affirmé le chef de l’Etat ukrainien aux journalistes pendant un déplacement en Italie, répondant aux critiques de Donald Trump sur l’absence de nouveaux scrutins en Ukraine.”Je demande maintenant, je le déclare ouvertement, aux Etats-Unis de m’aider, éventuellement avec les collègues européens, à garantir la sécurité pour la tenue d’élections”, a dit M. Zelensky.Le président américain a estimé mardi dans un entretien avec le site internet Politico que l’Ukraine, qui “a perdu beaucoup de territoires”, devrait organiser des élections, accusant Kiev d'”utiliser la guerre” pour s’en abstenir.Mais la loi martiale, en vigueur depuis le déclenchement en février 2022 d’une vaste offensive russe contre l’Ukraine, interdit l’organisation de scrutins dans de telles circonstances.M. Zelensky a dit qu’il demandait aux députés de préparer “des propositions sur la possibilité d’amender (…) la législation sur les élections sous (le régime de la) loi martiale”.”C’est un comportement courageux, démocratique et de résistance à la guerre”, a réagi la ministre française déléguée aux Armées, Alice Rufo.En Italie, où le dirigeant ukrainien a rencontré le pape et la Première ministre Georgia Meloni, il a également affirmé qu’une version révisée du plan Trump pour mettre fin à la guerre en Ukraine serait remise aux Américains.”Les volets ukrainien et européen sont désormais plus avancés et nous sommes prêts à les présenter à nos partenaires américains”, a écrit sur X M. Zelensky mardi, évoquant plus tard devant la presse une transmission mercredi.Il a confirmé que la proposition américaine initiale pour une sortie du conflit avait été divisée en trois documents: un accord-cadre en 20 points, un document sur la questions des garanties de sécurité et un autre sur la reconstruction de l’Ukraine après la guerre.Sous pression de Donald Trump qui souhaite arracher un accord de paix, M. Zelensky s’est entretenu lundi à Londres et à Bruxelles avec des dirigeants européens qui ont affiché leur solidarité avec l’Ukraine.Léon XIV, s’exprimant après une entrevue avec M. Zelensky, a commenté ces processus sans dissimuler son inquiétude.”Chercher un accord de paix sans inclure l’Europe dans les discussions n’est, permettez-moi de le dire, pas réaliste”, a-t-il dit.Quant au plan de Donald Trump, “malheureusement, certaines des parties que j’ai lues apportent un énorme changement dans ce qui était depuis de nombreuses années une véritable alliance entre l’Europe et les Etats-Unis”, a ajouté le pape américain.Le président américain, qui souffle le chaud et le froid dans ses relations avec son homologue ukrainien, l’a accusé de ne “pas avoir lu” les dernières propositions de son gouvernement, considérées par les alliés de l’Ukraine comme trop favorables à Moscou.- Garanties et territoires -Le plan de Washington prévoyait que Kiev cède des territoires non occupés par la Russie en échange de promesses de sécurité jugées insuffisantes pour répondre aux aspirations de l’Ukraine à rejoindre l’Otan.Selon M. Zelensky, la question territoriale et les garanties de sécurité internationale figurent parmi les principaux points de blocage.Il a notamment souligné lundi qu’il n’avait “aucun droit légal” ni “moral” de céder des territoires ukrainiens à la Russie, et a indiqué n’avoir à ce stade pas reçu de réponse précise sur “ce que nos partenaires seront prêts à faire en cas de nouvelle agression de la Russie”.Giorgia Meloni a maintenu son soutien à Kiev depuis le début de l’invasion russe en février 2022, malgré les réticences de Matteo Salvini, le chef de la Ligue, l’un de ses alliés au sein de coalition. Rome a fourni des armes à l’Ukraine, mais uniquement pour un usage intérieur, et exclut l’envoi de troupes tel que proposé par Londres et Paris.Enfin, sur le terrain, un soldat britannique a été tué mardi en Ukraine, dans un “accident” qui s’est produit “loin des lignes de front”, alors qu’il observait un test de nouveaux équipements de défense par des militaires ukrainiens, a annoncé le ministère de la Défense britannique.Il s’agit du premier membre de l’armée britannique tué en Ukraine depuis le début de l’invasion russe en février 2022, a confirmé le ministère à l’AFP. 

Le Nobel de la paix remis à l’opposante vénézuélienne Machado, avec ou sans elle

Viendra ou viendra pas? L’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, qui vit cachée dans son pays, doit recevoir son prix Nobel de la paix mercredi à Oslo mais, à quelques heures de la cérémonie, des doutes persistent sur sa participation.Première étape traditionnelle des festivités, la conférence de presse prévue mardi à l’Institut Nobel norvégien a d’abord été repoussée puis annulée — faute de lauréate.Tout le monde semble ignorer où elle se trouve, ou même si elle a réussi à quitter le Venezuela. “Elle a dit qu’elle serait ici pour les célébrations”, a déclaré mardi soir à l’AFP le directeur de l’Institut Nobel, Kristian Berg Harpviken.”Je ne sais pas comment elle voyage, je ne sais pas quand elle arrive, mais je compte toujours sur le fait qu’elle sera là à temps pour les célébrations”, a-t-il ajouté.La cérémonie de remise du Nobel doit démarrer à 13H00 (12H00 GMT) à l’Hôtel de ville de la capitale norvégienne où sont déjà arrivés ses proches et plusieurs chefs d’État d’Amérique latine, tel le président argentin Javier Milei, qui ont en commun de partager avec elle nombre d’idées de Donald Trump.Pour peu qu’elle vienne elle aussi à Oslo, placée pour l’occasion sous haute sécurité, ce serait la première apparition publique de l’opposante de 58 ans depuis onze mois.Empêchée de se présenter à la présidentielle de juillet 2024 au Venezuela, Mme Machado s’est réfugiée dans la clandestinité dans son propre pays quelques jours plus tard.On ne l’a revue en public que le 9 janvier à Caracas lors d’une manifestation contre l’investiture du président de gauche Nicolas Maduro pour son troisième mandat, remporté dans des conditions contestées. Les États-Unis et une partie de la communauté internationale ne reconnaissent pas les résultats de cette élection, entachée de fraude selon l’opposition qui a revendiqué la victoire de son candidat, Edmundo Gonzalez Urrutia, aujourd’hui en exil — et lui aussi présent à Oslo cette semaine.- Remise du Nobel par procuration? -Le Nobel de la paix a été attribué à Mme Machado le 10 octobre pour ses efforts en faveur d’une transition démocratique au Venezuela.En cas d’absence, elle pourra être représentée à la cérémonie par des membres de sa famille. Sa mère, ses trois sœurs et ses trois enfants se trouvent déjà dans la capitale norvégienne.”Il est arrivé à plusieurs reprises dans l’histoire du prix Nobel de la paix que le lauréat soit empêché d’assister à la cérémonie, et dans ces cas-là, ce sont toujours des proches du lauréat qui ont reçu le prix et prononcé le discours à sa place”, a fait valoir M. Harpviken.Le mois dernier, le procureur général du Venezuela a dit à l’AFP que Mme Machado serait considérée comme “fugitive” si elle quittait son pays, où elle est accusée selon lui d'”actes de conspiration, d’incitation à la haine et de terrorisme”.Sa venue à Oslo soulèverait donc l’épineuse question de son éventuel retour au Venezuela ou de sa capacité à diriger l’opposition vénézuélienne depuis un hypothétique exil.”Elle risque d’être arrêtée si elle rentre, même si les autorités ont fait preuve de plus de retenue avec elle qu’avec beaucoup d’autres parce qu’une arrestation aurait une portée symbolique très forte”, analyse Benedicte Bull, professeure spécialiste de l’Amérique latine à l’Université d’Oslo. D’un autre côté, “elle est la dirigeante incontestée de l’opposition, mais si elle reste longtemps en exil, je pense que cela changera et qu’elle perdra progressivement de l’influence politique”, ajoute-t-elle.Si elle est saluée par beaucoup pour ses efforts en faveur d’une démocratisation au Venezuela, Mme Machado est aussi critiquée par d’autres pour la proximité de ses idées avec le président américain Donald Trump, auquel elle a dédié son Nobel.La remise du prix coïncide avec la mise en place par les États-Unis d’un important dispositif militaire dans les Caraïbes et des frappes américaines mortelles sur des bateaux présentés comme se livrant au trafic de drogue, des opérations que l’opposante a justifiées.De son côté, Nicolas Maduro assure que leur véritable objectif est de le renverser et de s’emparer des réserves pétrolières du Venezuela.Les Nobel dans les autres disciplines (littérature, chimie, médecine, physique, économie) seront également remis dans la journée à Stockholm, en Suède, en présence du roi Carl XVI Gustaf.