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Mexique : indignation après la fusillade mortelle sur un terrain de foot
“On ne sait plus où trouver la paix, pas même lors d’un événement sportif”, déplore mardi Norma Barron, dont l’association de recherche de personnes disparues est promotrice d’un tournoi de football au Mexique, cible d’une attaque armée dimanche.Selon les premières investigations, un règlement de comptes entre deux bandes criminelles pourrait avoir été le mobile de …
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Honduras: Nasry Asfura, nouvel allié de Trump, investi nouveau président
Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump qui en avait fait son favori durant le scrutin, soulevant des critiques d’ingérence, a prêté serment mardi pour un mandat de quatre ans à la tête du pays le plus pauvre et le plus violent d’Amérique centrale.”Je fais la promesse légale de respecter la Constitution, les lois, comme le …
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Le poste-frontière de Rafah bientôt rouvert, “porte vers la vie” des Gazaouis
Coupés du monde par la guerre, les Palestiniens de Gaza attendent avec impatience la réouverture imminente du poste-frontière de Rafah avec l’Egypte, seule porte de sortie du territoire sans passer par Israël. “C’est comme si s’ouvrait une porte vers la vie”, confie Mahmoud al-Natour, 48 ans, originaire de la ville de Gaza, “empêché de voyager” et …
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Minneapolis: délicate reprise en main de l’opération anti-immigration par un conseiller de Trump
Le conseiller envoyé par Donald Trump à Minneapolis dans le but de calmer les tensions autour de l’opération anti-immigration ayant conduit à la mort par balles de deux manifestants américains a rencontré mardi les deux grandes figures démocrates du Minnesota.Principal responsable de la politique d’expulsions massives de migrants voulu par le président américain, Tom Homan a échangé avec le gouverneur de cet Etat, Tim Walz, et le maire de Minneapolis, Jacob Frey.MM. Walz et Homan sont tombés d’accord sur la nécessité d’un “dialogue régulier”, selon un communiqué du bureau du gouverneur, colistier de Kamala Harris à la présidentielle de 2024.”J’entends dire que tout se passe très bien”, a assuré Donald Trump.Moins agressif dans son style et sa communication, Tom Homan prend le relais du chef de la police aux frontières, Greg Bovino, qui doit quitter Minneapolis aux côtés d’une partie des 3.000 agents fédéraux déployés depuis plusieurs semaines.Le gouvernement a toutefois démenti des informations de presse selon lesquelles M. Bovino avait été démis de ses fonctions.De la même manière, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem, dont l’opposition appelle à la démission, reste en place car elle fait “un très bon travail”, a expliqué Donald Trump.- “Très triste” -C’est le signe que, même contraint de lâcher du lest, le président américain n’entend pas revoir sa politique en matière d’immigration.La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a d’ailleurs rappelé lundi qu’il continuait d’exiger que les autorités locales coopèrent avec les agences fédérales chargées de l’immigration, une ligne rouge pour les élus locaux démocrates.Cette inflexion intervient à la suite du décès samedi à Minneapolis d’un deuxième manifestant américain, Alex Pretti, tué par des tirs d’agents fédéraux comme Renee Good le 7 janvier.Confronté à des critiques jusque dans son camp sur la position de son gouvernement qui a rejeté la faute sur les deux victimes, leur reprochant d’avoir mis en danger les policiers, Donald Trump a jugé mardi “très triste” la mort de M. Pretti.Il a refusé de qualifier l’infirmier de 37 ans d'”assassin”, comme l’a fait son conseiller Stephen Miller parce que la victime portait -légalement- une arme au moment des faits.”Ceci étant dit, il ne faut pas avoir d’armes, arriver avec une arme” dans une manifestation, a réitéré le milliardaire républicain de 79 ans.Quelques jours après ses prédécesseurs Bill Clinton et Barack Obama, l’ex-président démocrate Joe Biden a, à son tour, condamné ces événements.”La violence et la terreur n’ont pas leur place aux Etats-Unis d’Amérique, particulièrement quand c’est notre propre gouvernement qui cible des citoyens américains”, a fustigé le prédécesseur de Donald Trump, affirmant que ces faits “violent nos valeurs les plus fondamentales en tant qu’Américains”.- “Profondément ignoble” -Plusieurs procédures judiciaires sont en cours concernant la validité de l’action des agences fédérales de l’immigration dans le Minnesota et l’enquête sur la mort d’Alex Pretti. Dans l’une d’elles, un juge a appelé le directeur de la police fédérale de l’immigration (ICE), Todd Lyons, à comparaître “en personne” vendredi.Une juge a par ailleurs promis lundi de rendre une décision rapide concernant la demande du procureur général du Minnesota d’y suspendre l’opération anti-immigration. Au-delà de ce seul Etat, le sénateur démocrate de Géorgie Jon Ossof a publié mardi un rapport recensant “plus de 1000 (cas) crédibles” de violations des droits humains (négligence médicale, violences physiques et sexuelles, privation de nourriture et d’eau, mauvais traitements d’enfants et de femmes enceintes, séparations de familles) au sein du système de détention des migrants depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.A Minneapolis, les habitants rendent hommage aux deux manifestants tués.”C’est terrifiant et profondément ignoble de pouvoir exécuter quelqu’un de sang-froid dans la rue, puis le diffamer et mentir sur ce qui s’est passé”, s’est indigné Stephen McLaughlin, un retraité de 68 ans, auprès de l’AFP lundi.Les analyses par l’AFP et d’autres médias des vidéos des deux décès contredisent en effet les versions officielles.
L’Assemblée adopte le budget de l’Etat, qui va être transmis au Sénat
L’Assemblée nationale a de nouveau repoussé mardi deux motions de censure déposées contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, permettant l’adoption en nouvelle lecture du budget de l’Etat pour 2026, qui après un bref passage au Sénat devrait être adopté définitivement en début de semaine prochaine.Le débat a été l’occasion pour le Premier ministre, disant engager sa responsabilité “devant l’Histoire”, de défendre un budget de “sursaut”, qui permettra d’augmenter les crédits de la défense de 6,5 milliards d’euros – occasion aussi pour lui de distribuer quelques coups de griffe et d’inviter à regarder “plus loin” que 2026.La motion de censure commune des groupes Insoumis, écologiste et GDR (communistes et ultra-marins) a été approuvée par 267 députés, alors que 289 voix étaient nécessaires pour faire tomber le gouvernement.Celle du RN et de son allié le groupe ciottiste UDR a recueilli seulement 140 voix.Les uns et les autres ont une nouvelle fois dénoncé sur le plan de la méthode le choix du Premier ministre de recourir à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, qui permet de faire passer un texte sans vote, en rupture avec la promesse faite en octobre devant le Parlement d’y renoncer.Sur le fond, l’oratrice écologiste Christine Arrighi a fustigé un budget qui relègue l’écologie “au tout dernier rang”, pointant notamment l'”effondrement” du budget alloué au Fonds vert: dédié à accompagner localement la transition écologique, celui-ci a, selon elle, vu ses crédits fondre de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 850 millions d’euros en 2026.Pour le RN, Jean-Philippe Tanguy a critiqué un budget qui va alourdir les impôts “d’au moins 9 milliards d’euros”, tout en creusant la dette.Comme déjà vendredi, le PS et LR ont refusé de s’associer à ces motions, au nom de la “stabilité” et de la nécessité de doter la France d’un budget.- Impôts et économies “imaginaires” -Le député LR Corentin Le Fur, saluant l'”humilité” et l'”écoute” de Sébastien Lecornu durant les débats, n’a cependant pas manqué d’égratigner un budget qui reste “largement imparfait”, dans la mesure où il évite de s’attaquer suffisamment “au chantier fondamental de la réduction de notre dépense publique”.Prenant la parole après tous les orateurs, le Premier ministre a répondu sur un ton particulièrement offensif.S’en prenant à tous ceux, à droite comme à gauche, qui “parlent d’un autre budget, mais sans jamais dire lequel”, et font surgir des impôts ou des économies “imaginaires”, l’ancien élu de la chambre haute n’a pas épargné la droite sénatoriale, qui se prétend “plus rigoureuse”, mais in fine a voté “un budget à 5,3% de déficit”. “Pour la première fois depuis longtemps, les chiffres disent une chose claire: la dépense ralentit réellement”, a-t-il défendu, tout en affirmant la nécessité dans le futur de mener des “réformes de structures profondes” et de recentrer l’Etat sur “l’essentiel”.Invitant à “regard(er) plus loin”, il a souhaité que les crédits militaires puissent atteindre “des niveaux proches de 90 à 100 milliards d’euros par an”, contre 57 en 2026, alors que “nous changeons de monde”.Le Sénat, qui examinera le texte jeudi, devrait le rejeter d’emblée, permettant son retour rapide à l’Assemblée pour une lecture définitive.Le Premier ministre pourrait ainsi engager la responsabilité de son gouvernement une troisième fois dès vendredi, s’exposant à deux dernières motions de censure, qui pourraient être rejetées le 2 ou le 3 février, fermant quatre mois de débats parlementaires sur le budget.





