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La Lituanie commande 30 canons Caesar supplémentaires au franco-allemand KNDS

La Lituanie a commandé 30 canons Caesar au franco-allemand KNDS, qui s’ajoutent à 18 pièces acquises en 2022, a annoncé le groupe de défense dans un communiqué, sans donner de montant. Ce pays balte, ex-république soviétique frontalière à la Russie, disposera ainsi d’ici 2030 d’une division entière de canons Caesar, fabriqués par la branche française de …

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Mondial de hand: les Bleues de nouveau stoppées aux portes de la finale

L’équipe de France féminine a abandonné vendredi à Rotterdam son titre de championne du monde de handball, battue par l’Allemagne (29-23), sa deuxième défaite en demi-finales en compétition de suite.Éliminées par le Danemark aux portes de la finale de l’Euro il y a un an (24-22), les Bleues devront encore se contenter de la petite finale, dimanche contre la Norvège ou les Pays-Bas, pour la deuxième compétition de Sébastien Gardillou au poste de sélectionneur.L’Allemagne retrouve elle la finale d’une compétition pour la première fois depuis… 1994, un an après son seul titre, le Mondial 1993.Son inexpérience dans le dernier carré, qu’elle retrouvait pour la première fois depuis 2008, ne s’est pas fait sentir, pas plus que sa découverte de l’Ahoy Arena de Rotterdam après sept matches remportés chez elle (elle coorganise le Mondial avec le Pays-bas).Sept, comme le nombre de demi-finales mondiales remportées par les Françaises… sur sept jouées. Elles ont donc subi vendredi leur premier échec, et le premier contre les Allemandes depuis exactement 20 ans, un an et demi après les avoir éliminées en quarts de finale des Jeux olympiques (26-23).Et quatre jours après avoir, déjà, cédé contre les Néerlandaises en conclusion du tour principal (26-23).Comme lundi, elles ont perdu de façon logique, après avoir connu une panne d’efficacité offensive, notamment en seconde période (un seul but entre la 38e et la 48e minute). “Je pense qu’on n’est pas dans la même catégorie aujourd’hui”, a lancé Gardillou.- Changements vains -Comme un signe annonciateur des difficultés à venir, les Bleues ont lancé leur demi-finale par un tir manqué de Clarisse Mairot, qui les avait placées sur les rails de la victoire contre les Danoises en quarts de finale (31-26) en réussissant ses quatre premiers tirs.Deux jours plus tard, elles ont été moins en réussite au tir (Foppa un mètre au-dessus, 15e), en échec notamment face à l’ancienne gardienne de Brest Katharina Filter (11 arrêts sur 34 tirs), qui a par exemple détourné un pénalty de Sarah Bouktit sur une balle d’égalisation dans un temps fort français (6-10, 16e, à 11-12, 24e).Derrière, la France n’a plus inscrit un seul but avant la mi-temps (12-15), handicapée notamment par une suspension de deux minutes pour un mauvais changement…Hormis l’entrée (16e) de Floriane André (4/16) dans le but à la place d’Hatadou Sako (5/22), pas grand-chose n’a vraiment fonctionné, dont le passage à une défense en “1-5” avec Orlane Kanor puis Méline Nocandy avancée pour endiguer le jeu léché allemand, le lancement de Kanor comme arrière gauche ou celui de Marie-Hélène Sajka à droite. Deux joueuses qui n’ont eu que des miettes à se mettre sous la dent depuis deux matches. Gardillou a également sorti la boîte à outils en seconde période, prenant un temps mort dès la 36e minute, relançant Sako dans le but, plaçant comme face aux Danoises Pauletta Foppa (habituelle pivot) au poste d’arrière droite, où lui a succédé Mairot…- “Enormément impactées en défense” -En vain. L’équipe de France a sans cesse couru après le score, trop friable et en retard en défense (rouge pour Oriane Ondono, 45e), pilonnée par la base arrière (5/11 pour Viola Leuchter et 5/9 pour Emily Vogel), approximative en attaque (passe interceptée de Léna Grandveau, 38e, en touche de Tamara Horacek, 42e). “On s’est énormément fait impacter en défense (…) On en a pris pas mal derrière la tête, on a résisté dans la mesure du possible” à “un handball de percussion” et non “d’évitement”, a estimé Gardillou.Léna Grandveau a elle relevé une “agressivité énorme” des Allemandes, à la limite, sans pour autant constituer le coeur du “problème”: “Quand on prend des tartes à toutes les attaques, je pense qu’il y a quand même des choses à avoir (plus d’exclusions temporaires, NDLR)”, a-t-elle dit. “C’est difficile de défendre, défendre, défendre, de repartir au charbon quand on ne marque pas de but”, a résumé Tamara Horacek.La capitaine et ses partenaires devont se remobiliser pour aller chercher dimanche leur première médaille sous les ordres de Gardillou.

Biathlon: Lou Jeanmonnot, entre victoire et ambiance lourde

Victorieuse pour la première fois de la saison lors du sprint de Hochfilzen (Autriche), Lou Jeanmonnot a alterné vendredi entre la satisfaction d’un succès et l’amertume en raison de l’ambiance lourde au sein de l’équipe de France avec l’affaire Julia Simon.Côté pile, il y a la manière avec laquelle Lou Jeanmonnot est allée chercher sa victoire sous le soleil sur Tyrol autrichien. Un premier sans-faute sur le pas de tir cet hiver et une très bonne glisse sous les skis.”La course n’est pas parfaite, dans le sens où le tir n’est pas rapide. Mais je suis fière d’avoir réussi à régler ce tir debout, parce que c’était nécessaire”, a expliqué à l’AFP après la course Lou Jeanmonnot.”J’avais un peu peur de ce tir de manière générale sur les dernières semaines. Valider avec ce plein, ça fait du bien”, a souligné la Franc-Comtoise de 27 ans.”Ça veut dire qu’elle était vraiment présente, elle a su s’adapter, patienter. Elle n’est pas restée stéréotypée. Ca montre un caractère”, a apprécié l’entraîneur des Bleues au tir, Jean-Paul Giachino, après la course.Côté face, il y a toutefois l’amertume d’évoluer depuis plusieurs années dans une ambiance rendue difficile au sein du groupe par l’affaire des cartes de crédit dans laquelle Julia Simon a été récemment condamnée.- “C’est lourd” -Visée par deux plaintes pour avoir utilisé à plusieurs reprises à partir de 2021 les cartes bancaires de sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet et de la kinésithérapeute de l’équipe, Julia Simon, décuple championne du monde et lauréate de la Coupe du monde en 2023, a reconnu les faits devant le Tribunal correctionnel d’Albertville le 24 octobre.Elle a été condamnée à trois mois de prison avec sursis et 15.000 euros d’amende, et a fini de purger le 7 décembre son mois de suspension ferme, sanction disciplinaire infligée par la commission de discipline de la Fédération française de ski (FFS). A Hochfilzen, elle effectue son retour dans le groupe et en compétition après avoir purgé un mois de suspension. Elle a décroché une 19e place sur le sprint.”C’est lourd, ce n’est pas comme ça que j’aurais voulu vivre ma carrière en équipe de France A. J’aurais aimé que ce soit comme quand j’étais cadette, que j’aille à l’entraînement avec des copines, et heureuse d’y aller. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Mais on a appris à faire avec”, a commenté Jeanmonnot au micro de la chaîne L’Equipe.Une prise de position forte de la part de celle qui est devenue la leader de l’équipe de France féminine au cours des deux dernières saisons, prenant la 2e place de la Coupe du monde en 2023/24 et en 2024/25.”Là où je suis déçue, c’est pour Justine, parce qu’elle paie beaucoup trop cher des choses dont elle a été victime à un moment donné”, a poursuivi Jeanmonnot au micro de L’Equipe, évoquant des menaces de mort sur les réseaux sociaux contre la fille de Justine Braisaz-Bouchet.- Perrot monte en puissance -A deux mois des Jeux olympiques de Milan Cortina sur le site d’Anterselva, l’ambiance est donc pesante au sein de l’équipe féminine française, qui avait réussi les deux saisons précédentes à passer outre sur la piste.”Les jeunes filles ont été suffisamment intelligentes pour mettre leurs problèmes privés de côté sur tous les stages et tous les entraînements et de s’entraîner, et de faire en sorte que sportivement parlant, ça se passe très bien et c’est ce qui s’est passé”, avait estimé le patron du biathlon français, Stéphane Bouthiaux début octobre.Malgré cette affaire, les Françaises ont en effet remporté les deux derniers titres mondiaux en relais, effectuant une vraie razzia en 2024 et 2025. La saison passée, cinq Françaises s’étaient placées aux huit premières places du général.Samedi pour le relais (4×6 km), le staff de l’équipe de France a sélectionné les quatre premières Bleues du sprint (Camille Bened, Jeanne Richard, Justine Braisaz-Bouchet et Lou Jeanmonnot) et n’ont pas retenu  Julia Simon.A côté de cette ambiance pesante, la valeur montante de l’équipe de France masculine, Eric Perrot est montée en puissance.Auteur d’un 10/10 au tir, il a pris la deuxième place à quatre secondes de l’Italien Tommaso Giacomel, effaçant immédiatement la frustration d’un premier podium manqué la semaine dernière sur la poursuite à Ostersund.

La prix Nobel Narges Mohammadi arrêtée en Iran

Les forces de sécurité iraniennes ont arrêté “violemment” vendredi la lauréate du prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi, lors d’une cérémonie en mémoire d’un avocat décédé, ont annoncé vendredi son comité de soutien et sa famille.Le comité Nobel norvégien a condamné une arrestation “brutale”, appelant à sa libération.Selon un message publié sur X par la Fondation Narges Mohammadi, elle a été violemment interpellée par les forces de sécurité et de police lors d’un événément en hommage à Khosrow Alikordi, un avocat décédé la semaine dernière, dans la ville orientale de Mashad.Son avocate française, Me Chirine Ardakani, a également confirmé l’information à l’AFP, tout comme son mari Taghi Rahmani, basé à Paris.Narges Mohammadi, 53 ans, maintes fois condamnée et emprisonnée, a été récompensée en 2023 pour “son combat contre l’oppression des femmes en Iran et pour la promotion des droits de l’homme et de la liberté pour tous” et était en liberté provisoire depuis décembre 2024 pour raisons de santé. – “Peur de la vérité” -Au moins huit autres personnes ont été arrêtées avec elle, dont une autre célèbre militante, Sepideh Gholian, avec qui elle a été détenue par le passé.L’agence de presse iranienne Mehr, citant le gouverneur de Mashad, Hassan Hosseini, a fait état de l’arrestation de plusieurs “militants politiques”. Ils ont été placés en garde à vue “pour avoir scandé des slogans contraires aux normes”, alors que “la cérémonie devait se dérouler dans le calme”, a-t-il dit sans mentionner nommément Narges Mohammadi.Selon un de ses frères, Hamid Mohammadi, qui vit à Oslo, a été “frappée aux jambes et saisie par les cheveux”.Lors de ses précédents passages en prison, “elle a eu beaucoup de complications: ses poumons, son coeur, elle a subi plusieurs opérations”, a-t-il dit à l’AFP.”Je ne suis pas inquiet qu’elle ait été arrêtée. Elle l’a été à de multiples reprises, mais ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’ils mettent sous pression son état physique et psychologique”, a-t-il ajouté.”Quand des citoyens pacifistes ne peuvent pas pleurer un mort sans être frappés et embarqués de force, cela révèle un gouvernement qui a peur de la vérité et de devoir rendre des comptes”, a commenté Hadi Ghaemi, directeur exécutif du Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York.”Cela démontre aussi l’extraordinaire courage des Iraniens qui refusent de renoncer à leur dignité”, a-t-il estimé.- Slogans -L’ONG américaine Human Rights Activists News Agency (HRANA) a publié des images de Mme Mohammadi aux côtés d’une foule d’autres soutiens, sans porter le voile.Ils scandaient des slogans tels que “Vive l’Iran”, “Nous luttons, nous mourons, nous n’acceptons aucune humiliation” et “Mort au dictateur”, lors de la cérémonie qui, conformément à la tradition islamique, marquait sept jours depuis la mort de Khosrow Alikordi.D’autres images diffusées par des chaînes de télévision en langue persane basées hors d’Iran ont montré Narges Mohammadi grimpant sur un véhicule et encourageant les gens à scander des slogans.Khosrow Alikordi, 45 ans, avait notamment défendu des personnes arrêtées lors de la répression des manifestations de 2022. Son corps a été retrouvé le 5 décembre, et des groupes de défense des droits humains ont réclamé une enquête sur sa mort, l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, affirmant qu’il y avait “de très sérieux soupçons d’un meurtre d’État”.Mme Mohammadi avait soutenu avec force cette vague de manifestations déclenchées par la mort en détention de Mahsa Amini. La jeune femme avait été arrêtée par la police des moeurs pour un voile prétendument mal ajusté, en infraction avec le code vestimentaire en vigueur.

Dermatose: blocage d’une autoroute, le gouvernement maintient sa stratégie d’abattage

Des agriculteurs en colère contre l’abattage de troupeaux affectés par la dermatose bovine ont bloqué vendredi l’autoroute Toulouse-Bayonne, alors que le gouvernement a réaffirmé sa politique et étendu vendredi les zones de vaccination obligatoire dans le Sud-Ouest face “à la dégradation soudaine de la situation sanitaire”.Dénonçant une gestion “plus effrayante que la maladie elle-même”, la Confédération paysanne a appelé à des “blocages partout”, “la fin de l’abattage total” et une vaccination élargie.Le syndicat a annoncé plusieurs rassemblements d’ici à dimanche, dont dès vendredi soir un blocage de la rocade prévu toute la nuit à Auch (Gers) et un autre “à durée indéterminée” sur la RN20 au sud de Tarascon-sur-Ariège.Des agriculteurs au volant de 80 tracteurs ont bloqué vendredi dans l’après-midi l’A64 à la hauteur de Carbonne (Haute-Garonne), y installant un campement pour y passer la nuit, selon un journaliste de l’AFP sur place.”Ce soir on sera là, demain matin on sera là”, a déclaré Jérôme Bayle, figure régionale de la mobilisation, tandis que les manifestants plaçaient des bottes de paille, installaient une tonnelle et un groupe électrogène sur la chaussée.Au même moment, la préfecture de Haute-Garonne a annoncé un premier cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans le département, le quatrième d’Occitanie touché après les Pyrénées-Orientales, l’Ariège et les Hautes-Pyrénées.Reçu vendredi par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, le président de la Coordination rurale Bertrand Venteau a appelé à “continuer à manifester” pour faire valoir la “vaccination généralisée” demandée par son syndicat.- L’abattage, “seule solution” -“Pour sauver toute la filière, l’abattage est la seule solution”, a estimé au contraire Mme Genevard, au terme de deux jours de mobilisation dans l’Ariège de manifestants opposés à l’abattage d’un troupeau touché par la DNC.Vendredi matin, les services vétérinaires ont commencé à abattre les 207 vaches concernées sous la protection des gendarmes mobiles.”Le protocole actuel fonctionne”, a assuré la ministre dans une interview au Parisien, estimant que cette stratégie, imposée par les règles européennes, avait fait ses preuves en Savoie et Haute-Savoie où la DNC est apparue en France, en juin.Quant à une vaccination générale, elle s’est dite “ouverte au dialogue (…). On va commencer par étendre la zone vaccinale, autour des foyers de contamination”.”Nous sommes aujourd’hui engagés dans une véritable course contre la montre contre le virus”, a-t-elle souligné dans un message posté sur X.”Face à la dégradation soudaine de la situation sanitaire, le ministère chargé de l’Agriculture a décidé d’étendre le dispositif de lutte en instaurant une zone vaccinale couvrant les départements de l’Aude, de la Haute-Garonne, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques (à l’exception des communes déjà situées en zone règlementée)”, a annoncé le ministère. Le département des Landes est également concerné, a confirmé la préfecture à l’AFP.- “Epée de Damoclès” -Désormais, la vaccination de tous les bovins y est obligatoire et les bêtes ne peuvent sortir de la zone vaccinale, sauf vers un abattoir, précise le ministère.La stratégie mise en place par l’Etat depuis l’apparition de la DNC en France implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km de la zone concernée.Les autorités expliquent que l’absence de symptômes ou même un test négatif sur les bêtes de troupeaux touchés ne signifient pas que ces animaux ne sont pas malades, ce qui implique l’abattage du lot.Mais les opposants à cette stratégie, soutenus par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, dénoncent un protocole “injuste et inefficace”, une “épée de Damoclès permanente” sur la vie des éleveurs et de leurs bêtes, et demandent une vaccination large.Le puissant syndicat FNSEA n’a pas la même vision, son président Arnaud Rousseau jugeant que la vaccination complète mettrait pendant de longs mois “la France sous cloche”, la privant de son statut européen de pays “indemne”, et donc de ses capacités d’export et d’un soutien important à ses prix.Pour le syndicat ainsi que l’organisation Jeunes Agriculteurs, “l’abattage total est la meilleure solution. C’est un crève-cœur, mais c’est ce que nous disent les scientifiques”.Apparue en juin en France, la DNC est non transmissible à l’humain, mais peut entraîner la mort des animaux.meh-ppy-cho-bdu/tq/ak/nth