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En pleine guerre, la révolte de deux femmes tchétchènes

Assil et Aïchat ont désobéi. Elles ont fui leurs familles et la région russe de Tchétchénie, où les violences se sont multipliées depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Aujourd’hui, seule l’une d’elles est encore en vie.Certains de leurs proches les frappaient, les insultaient, les humiliaient, ont raconté ces deux femmes. Et quand elles résistaient, on …

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A Kiev, la souffrance de personnes âgées privées de chauffage

Elle tremble dans son appartement et, du fond de sa mémoire, Lidia Telestchouk, 91 ans, dit n’avoir pas connu d’hiver aussi froid et difficile à Kiev depuis 1942, quand la capitale ukrainienne était sous occupation nazie.En janvier, la Russie a pilonné le système énergétique ukrainien, entraînant à Kiev des coupures d’électricité et de chauffage chez …

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La fin explicite du “devoir conjugal”, une mesure “pédagogique fondamentale”, selon une avocate

La fin explicite du “devoir conjugal”, prévue par une proposition de loi qui doit être examinée mercredi à l’Assemblée nationale, est une mesure “pédagogique fondamentale”, estime auprès de l’AFP l’avocate Delphine Zoughebi.Bien qu’absente du code civil, cette notion continue d’être utilisée par certains magistrats, ajoute l’avocate qui, avec sa consoeur Lilia Mhissen, a obtenu gain de cause devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en janvier 2025 sur ce sujet. La proposition de loi portée par les députés Paul Christophe (Horizons) et Marie-Charlotte Garin (Ecologiste) entend notamment préciser dans le code civil que la “communauté de vie” ne crée aucune obligation pour les époux d’avoir des relations sexuelles.Que dit le code civil à l’heure actuelle?Le devoir conjugal n’y est pas inscrit en tant que tel. On a l’article 212 qui dit que les époux +se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance+ et l’article 215 qui dit que les époux +s’obligent mutuellement à une communauté de vie+.C’est cette partie que la jurisprudence a déviée en disant que communauté de vie valait communauté de lit. Mais ce n’est pas du tout ce qui est inscrit dans le Code civil, c’est l’interprétation de certains magistrats.Après la condamnation de la France devant la Cour européenne des droits de l’homme (qui a estimé en 2025 qu’une femme refusant des rapports sexuels à son mari ne pouvait être considérée comme “fautive” en cas de divorce, ndlr), on s’est dit, avec ma consoeur Lilia Mhissen, que cette jurisprudence allait s’appliquer de facto en France.Mais on a regardé les codes, tels qu’ils sont imprimés et donnés aux étudiants, avocats, magistrats, juristes en général et on a vu qu’il continuait à être fait référence à cette jurisprudence par rapport au devoir conjugal. Il y a donc une nécessité à clarifier le code, parce que visiblement ça a du mal à passer.Cette notion reste ancrée en France?J’ai le souvenir d’une dame qui répondait à une question d’un journaliste et qui disait +pour passer de bonnes vacances, effectivement, je me dis qu’il vaut mieux que je couche avec mon mari. Et comme ça, tout le monde est content, quoi. Même si j’en ai pas envie+.On ne peut pas dire d’un côté qu’on veut protéger les femmes, qu’on veut mettre en oeuvre des mesures de sensibilisation et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, et de l’autre côté, laisser de telles idées perdurer. A un moment donné, s’il faut passer par la loi, passons par la loi. La loi est d’autant plus pédagogique que ce sont des textes qui sont lus par le maire au moment des mariages, en présence des mariés évidemment, mais également des invités de tous âges.C’est très important que ça infuse dans la société, c’est fondamental d’un point de vue pédagogique. Il faut que le grand public l’entende, que ce soit clair, net, précis : il n’y a pas de devoir conjugal, il faut qu’il y ait un consentement des époux aux relations sexuelles.C’est une nouvelle étape pour les droits des femmes?Il faut se rappeler qu’il a fallu attendre 1990 pour que la Cour de Cassation reconnaisse le viol entre époux. La loi du 4 avril 2006 va ensuite introduire cette prohibition à l’article 222-22 du code pénal. Il faut encore attendre la loi du 9 juillet 2010, relative aux violences faites spécifiquement aux femmes et aux violences au sein du couple, pour que la présomption de consentement entre les époux soit supprimée.Désormais, l’article 222-22 du code pénal dit que +le viol et les autres agressions sexuelles sont constituées lorsqu’il ont été imposés à la victime (…) quelle que soit la nature des relations existant entre l’agresseur et sa victime, y compris s’ils sont unis par les liens du mariage+.Il était difficile de comprendre dès lors qu’on puisse prononcer, au civil, un divorce aux torts exclusifs d’une femme parce qu’elle avait refusé d’avoir des relations sexuelles avec son époux. C’était en contradiction totale avec les avancées obtenues au pénal. 

L’ONG Care alerte sur dix “crises humanitaires oubliées” en 2025, l’Afrique surreprésentée

Conflit en Centrafrique, pire sécheresse en 100 ans en Namibie ou isolement de la Corée du Nord: l’ONG Care alerte mercredi sur les dix “crises humanitaires oubliées” en 2025, très majoritairement en Afrique, touchant environ 43 millions de personnes, dans un rapport publié un an après l’annonce du gel de l’aide par Washington.Pour déterminer les crises “les moins médiatisées”, cette ONG a comptabilisé, de janvier à septembre 2025, les articles dans près de 350.000 médias en ligne dans le monde, en cinq langues.Résultat: 1.532 articles ont été consacrés à la République centrafricaine, déchirée par une guerre civile dans les années 2010 et où environ 2,4 millions de personnes sont “en situation d’urgence humanitaire”, d’après Care, 63 fois moins que les 96.927 publications sur le mariage du fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, à Venise en juin.”Sans articles, pas de pression publique. Sans pression publique, pas de décisions politiques. Sans décisions politiques, pas de financements humanitaires”, affirme Care.”En 2025, les plans humanitaires des Nations unies pour le Zimbabwe ou le Malawi n’étaient financés qu’à 14%”, argumente l’ONG, précisant qu’à ces “déficits structurels” s’ajoutent “des coupes budgétaires brutales décidées par les États-Unis et par une dizaine de pays européens, dont la France, qui ont entraîné une baisse de près de la moitié de l’aide humanitaire mondiale”.”On n’avait pas connu une telle remise en question idéologique et financière de la notion même de solidarité internationale depuis la Seconde Guerre mondiale”, s’inquiète auprès de l’AFP Adéa Guillot, porte-parole de Care France. L’impact de ces crises “oubliées” et du manque de financements est “extrêmement fort” sur ces populations “en situation de faim, en situation de soif, en situation d’extrême pauvreté”, avec des femmes et des filles “toujours touchées de manière disproportionnée” et exposées aux risques de violences sexuelles, rappelle Mme Guillot.En 2025, la Centrafrique figure en tête du classement devant la Namibie, la Zambie, le Malawi, le Honduras, la Corée du Nord, l’Angola, le Burundi, le Zimbabwe et Madagascar.  Depuis dix ans et le début de ces rapports, le continent africain est “chaque année largement oubliée par les médias”, note Care.”Il est profondément préoccupant que 80% des crises sous-médiatisées (en 2025) soient en Afrique et même 60% dans le sud de l’Afrique”, souligne Charlene Pellsah Ambali, directrice adjointe de Care Zimbabwe. “Pour nous, en Afrique, y compris au Zimbabwe, nos crises ont tendance à être longues, à commencer lentement, à être complexes” et “elles ne font pas toujours les gros titres”, a-t-elle déploré lors d’un point presse mardi en visioconférence.

Au moins 12 morts dans une vague de frappes russes en Ukraine

Des attaques russes en Ukraine ont fait 12 morts et touché des infrastructures énergétiques et un train de passagers, ont annoncé mardi les autorités, en pleins pourparlers directs entre la Russie et l’Ukraine pour mettre fin à près de quatre ans de conflit.Dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, un wagon d’un train de voyageurs avec près de 200 personnes à bord a été touché par un drone russe, faisant au moins cinq morts, selon la Première ministre ukrainienne Ioulia Svyrydenko.”Il n’y a pas et il ne peut y avoir aucune justification militaire pour tuer des civils dans un wagon de train”, a dénoncé sur Telegram le président ukrainien Volodymyr Zelensky, appelant à “exercer une pression sur la Russie”.Avant cette frappe, la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, avait déjà essuyé une attaque d’une cinquantaine de drones russes, selon les autorités locales. Les corps de trois personnes ont été retrouvés sous les décombres dans la ville même d’Odessa, où une trentaine de blessés ont été recensés.”Chaque frappe russe de ce type érode la diplomatie toujours en cours et sape les efforts de nos partenaires pour mettre fin à la guerre”, a dénoncé M. Zelensky.Selon Oleg Kiper, le gouverneur régional, parmi les personnes blessées figurent deux enfants et une “femme enceinte de 39 semaines”.Un journaliste de l’AFP sur place a vu la façade effondrée d’un immeuble résidentiel et des secouristes fouillant les décombres à la recherche de victimes.- Dégâts “énormes” -La société énergétique privée DTEK a indiqué que les forces russes avaient infligé des dégâts “énormes” à l’une de ses installations.La région d’Odessa abrite le principal port ukrainien sur la mer Noire. Elle est souvent visée par Moscou, notamment ses infrastructures énergétiques et portuaires.Selon Oleg Kiper, les drones ont endommagé “des dizaines d’immeubles résidentiels”, ainsi qu'”une église, un jardin d’enfants, un lycée et un centre de fitness”.Plus à l’est, une bombe planante russe a touché la ville de Sloviansk mardi matin, tuant un couple de quarantenaires et blessant leur fils de 20 ans, selon le parquet régional.Un homme a aussi été tué chez lui par une frappe de drone dans la région méridionale de Zaporijjia et un autre dans celle voisine de Kherson.Selon la défense antiaérienne ukrainienne, un total de 165 drones russes ont été lancés contre le pays dans la nuit de mardi à mercredi, dont 135 ont été abattus.La compagnie gazière publique Naftogaz a indiqué qu’un de ses sites avait été touché dans l’ouest, précisant que c’était la cinquième fois ce mois-ci.Ces frappes surviennent alors que des pourparlers entre responsables américains, ukrainiens et russes se sont tenus vendredi et samedi à Abou Dhabi, les premières négociations directes connues entre Kiev et Moscou sur le plan américain de règlement de conflit.Ces discussions devraient reprendre dimanche à Abou Dhabi.De son côté, le ministère russe de la Défense a annoncé la capture du village Koupiansk-Vouzlovy, dans la région de Kharkiv (nord-est), et du village de Novoiakovlivka, dans la région de Zaporijjia (sud), où les troupes de Moscou continuent leur progression.