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Pétrolier saisi : Caracas accuse Trinité-et-Tobago

Caracas a accusé lundi Trinité-et-Tobago, archipel voisin situé à une dizaine de kilomètres de ses côtes, d’avoir participé à la saisie par les Etats-Unis d’un pétrolier dans les Caraïbes et critiqué l’Union européenne qui a prolongé d’un an les sanctions contre des responsables du pays.La Première ministre trinidadienne Kamla Persad‑Bissessar, fidèle alliée de Donald Trump, …

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Ukraine: progrès dans les discussions, les Européens proposent une force multinationale

Volodymyr Zelensky s’est félicité lundi de “progrès” dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre avec la Russie, les Européens avançant de leur côté la proposition d’une force multinationale pour garantir la paix en Ukraine.Donald Trump s’est lui montré très optimiste, après s’être entretenu avec le président ukrainien et plusieurs dirigeants …

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Le cinéaste américain Rob Reiner et son épouse ont été tués par leur fils, affirme la police

Le fils du cinéaste américain de renom Rob Reiner a été arrêté pour les meurtres de son père et de sa mère dans leur maison de Los Angeles, Donald Trump semant lundi la consternation jusque dans son camp en imputant le drame à l’anti-trumpisme “enragé” du réalisateur.L’auteur de la comédie romantique à succès “Quand Harry …

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Hong Kong : l’ex-magnat prodémocratie Jimmy Lai reconnu coupable d’atteinte à la sécurité nationale

L’ex-magnat des médias prodémocratie de Hong Kong, Jimmy Lai, a été reconnu coupable lundi de trois chefs d’accusation liés à la sécurité nationale, une décision qui selon des groupes de défense des droits humains sonne le glas de la liberté de la presse dans ce territoire rétrocédé à la Chine en 1997.Pour le parquet, M. …

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Hong Kong : l’ex-magnat prodémocratie Jimmy Lai reconnu coupable d’atteinte à la sécurité nationale

L’ex-magnat des médias prodémocratie de Hong Kong, Jimmy Lai, a été reconnu coupable lundi de trois chefs d’accusation liés à la sécurité nationale, une décision qui selon des groupes de défense des droits humains sonne le glas de la liberté de la presse dans ce territoire rétrocédé à la Chine en 1997.Pour le parquet, M. Lai était derrière deux complots demandant à des pays étrangers d’imposer des “sanctions ou un blocus” ou de mener des “activités hostiles” contre Hong Kong ou la Chine. Il est aussi accusé d’avoir publié des contenus qui “incitaient à la désaffection” envers le gouvernement.Agé de 78 ans, le fondateur du journal prodémocratie Apple Daily – aujourd’hui interdit – est emprisonné depuis 2020, et maintenu à l’isolement “à sa demande” selon les autorités.Jimmy Lai, qui a plaidé non coupable, encourt une peine de prison allant jusqu’à la perpétuité. Les peines seront prononcées à une date ultérieure, et il pourra faire appel.M. Lai a été reconnu coupable d’un chef d’accusation de sédition, et de deux chefs d’accusation de collusion avec l’étranger. Ces deux derniers chefs se basent sur la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin après les manifestations prodémocratie, parfois violentes, qui ont secoué Hong Kong en 2019.”Il ne fait aucun doute que [M. Lai] a nourri sa rancœur et sa haine envers la RPC pendant une grande partie de sa vie d’adulte et cela apparaît dans ses articles”, a déclaré la juge Esther Toh à la cour, utilisant l’acronyme désignant la République populaire de Chine.Elle a également assuré qu’il “réfléchissait à la manière dont les Etats-Unis pourraient faire pression sur la RPC”.- Trump appelle à sa libération – A Washington, le président Donald Trump a dit se sentir “vraiment mal” à propos de Jimmy Lay et avoir demandé son homologue chinois de le libérer. “J’ai parlé au président (chinois) Xi et je lui ai demandé d’envisager sa libération. Il ne se porte pas bien. C’est un homme âgé et il ne se porte pas bien. J’ai donc fait cette demande”, a-t-il déclaré.Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a réitéré cette demande faite à Pékin de “mettre fin à cette épreuve et libérer M. Lai”, qui, selon lui, a passé “plus de 1.800 jours en prison”.Londres a condamné des “poursuites judiciaires motivées par des raisons politiques”, appelant à la libération de Jimmy Lai, qui dispose d’un passeport britannique. L’ambassadeur chinois a été convoqué.Le fils de l’accusé, Sebastien Lai, a appelé à Londres le gouvernement britannique à “joindre les actes à la parole”. “Ne laissez pas mon père mourir en martyr en prison, ce serait une tache indélébile dans votre histoire”, a lancé de son côté sa fille, Claire Lai, à Washington. De son côté, Pékin a dit “soutenir fermement” Hong Kong dans “la défense de la sécurité nationale conformément à la loi et dans la répression des actes criminels qui mettent en danger la sécurité nationale”.Jimmy Lai a salué les personnes venues le soutenir, notamment sa femme Teresa et son fils Lai Shun-yan, d’un sourire et d’un hochement de tête, selon un journaliste de l’AFP présent dans la salle.Des représentants consulaires des Etats-Unis, de l’Union européenne et de la France ont assisté au verdict. Des vétérans du camp pro-démocratie de Hong Kong parmi lesquels le cardinal Joseph Zen et l’ancienne députée Emily Lau avaient aussi pris place dans le public.Le cas de Jimmy Lai est considéré par l’Union européenne et les défenseurs des droits comme emblématique de l’érosion des libertés politiques à Hong Kong depuis la mise en place par Pékin de la loi sur la sécurité nationale.- “Glas de la liberté de la presse” -“La prévisibilité du verdict rendu aujourd’hui ne le rend pas moins consternant: la condamnation de Jimmy Lai sonne comme le glas de la liberté de la presse à Hong Kong”, a dénoncé l’ONG Amnesty International.Reporters sans frontières (RSF) a condamné une “condamnation illégale” tandis que le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) l’a qualifiée de “condamnation parodique”.L’Association des journalistes de Hong Kong décrit de son côté un climat médiatique d’autocensure et de peur “au point que même les détenteurs du pouvoir ne peuvent plus analyser avec précision l’état de l’opinion publique”.En plus des accusations de collusion, M. Lai est poursuivi pour 161 “publications séditieuses”, parmi lesquelles des éditoriaux signés de son nom.Jimmy Lai est apparu devant la cour plus mince qu’avant son emprisonnement. Le gouvernement de Hong Kong a souligné que M. Lai était soumis aux mêmes conditions que “les autres détenus” et qu’il recevait des soins médicaux “adéquats et complets”.

Ukraine: progrès dans les discussions, les Européens proposent une force multinationale

Volodymyr Zelensky s’est félicité lundi de “progrès” dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre avec la Russie, les Européens avançant de leur côté la proposition d’une force multinationale pour garantir la paix en Ukraine.Donald Trump s’est lui montré très optimiste, après s’être entretenu avec le président ukrainien et plusieurs dirigeants européens.”Nous sommes plus proches aujourd’hui que nous n’avons jamais été” d’un accord mettant fin à la guerre avec la Russie, a dit le président américain dans le Bureau ovale, ajoutant s’être récemment entretenu avec le président russe Vladimir Poutine, sans plus de précisions.Dimanche et lundi, le président ukrainien a négocié à Berlin avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, pour tenter d’aboutir à un compromis sur un plan pouvant mettre fin aux combats.Au coeur des discussions, la protection qu’obtiendra l’Ukraine des Américains après un éventuel cessez-le-feu pour dissuader Moscou de lancer une nouvelle invasion.M. Zelensky a parlé de “progrès”, le chancelier allemand Friedrich Merz a lui loué des propositions américaines “remarquables”, tandis que les Etats-Unis ont dit offrir des garanties de sécurité “très fortes” mais néanmoins acceptables, selon eux, pour la Russie.Celles-ci seraient semblables à celles de l’article 5 du traité de l’Otan, qui prévoit une assistance militaire des alliés. Mais l’Ukraine ne rejoindrait pas l’Alliance, conformément à ce que réclame Moscou depuis des années.Les dirigeants des principaux pays européens – notamment l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne – et de l’UE ont fait part dans la soirée de leur proposition d’une “force multinationale pour l’Ukraine” qui serait “composée de contributions de nations volontaires, et soutenue par les États-Unis”, et de soutenir de manière “durable” une armée ukrainienne de 800.000 hommes, selon une déclaration transmise par le gouvernement allemand.Ils évoquent aussi “un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu dirigé par les États-Unis”.Le document souligne qu’il appartient “désormais à la Russie de montrer sa volonté d’œuvrer en faveur d’une paix durable”.- “Vraie chance” -Les pourparlers de Berlin offrent une “vraie chance pour un processus de paix”, a estimé Friedrich Merz, jugeant qu’un cessez-le-feu avant Noël ne dépendait “plus que de la Russie”.En outre, les négociateurs américains devaient participer lundi soir à un dîner de travail avec M. Zelensky, de nombreux dirigeants européens, dont le Premier ministre britannique et le président français, ainsi que les principaux responsables de l’UE et de l’Otan.Ce format Ukraine-USA-Europe constitue une première depuis la présentation d’un plan américain en novembre, jugé trop favorable à Moscou sur le Vieux continent.Un différend de fond demeure cependant: la question des concessions territoriales de l’Ukraine réclamée par la Russie.”Il existe des questions complexes, en particulier celles concernant les territoires (…). Pour le dire franchement, nous avons encore des positions différentes” avec les Etats-Unis, a dit M. ZelenskyLe document publié par les Européens lundi soir n’aborde pas cette question épineuse, insistant sur le fait que les “frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force”.Moscou réclame comme préalable à l’arrêt des combats que l’Ukraine lui cède des territoires restés sous son contrôle dans le bassin du Donbass (est), et la proposition américaine initiale poussait en ce sens. Une ligne rouge pour Kiev.Dimanche, M. Zelensky disait vouloir convaincre les Etats-Unis de soutenir un cessez-le-feu fondé sur un gel de la ligne de front, et non sur la cession de cette région.Au-delà des considérations territoriales, le Donbass est la portion la mieux défendue du front, avec ses villes-forteresses et de centaines de kilomètres de tranchées et de champs de mines. Les troupes russes y avancent, mais au prix de pertes très importantes depuis presque quatre ans.- Avoirs russes -La venue de M. Zelensky à Berlin est accompagnée de mesures de sécurité très importantes, avec des tireurs d’élite sur les toits du quartier gouvernemental, bloqué par la police.En parallèle, l’UE cherche à enfin s’entendre sur un recours aux dizaines de milliards d’avoir russes gelés, essentiellement en Belgique, pour aider l’armée ukrainienne et la reconstruction. Mais le blocage demeure, notamment car le gouvernement belge craint des représailles.M. Merz a pressé ses partenaires d’agir, soulignant que l’Ukraine était un rempart contre la menace russe. Faute d’accord, “la capacité d’action de l’Union européenne sera gravement compromise”, a martelé le chancelier qui craint que les Européens se montrent “incapables” d’agir à un “moment aussi crucial de (leur) histoire”.Volodymyr Zelensky a appelé à ce que ces avoirs “servent pleinement” à la défense de l’Ukraine.- Objections russes -Le Kremlin a dit lundi attendre d’être informé par Washington des résultats des pourparlers de Berlin, tout en promettant la veille de “fortes objections”.La présidence ukrainienne, affaiblie par un scandale de corruption, reste sous pression, l’armée reculant et les bombardements russes plongeant la population régulièrement dans le froid et le noir.

Dermatose: dans le Sud-Ouest, Genevard défend sa stratégie, assure “entendre” les éleveurs

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a assuré lundi à Toulouse “entendre” la détresse des éleveurs, mais a défendu sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), critiquée par une partie des agriculteurs et de la classe politique.Après avoir assisté à la vaccination d’un troupeau en Haute-Garonne, la ministre a rejoint la préfecture de Toulouse pour une “réunion de crise” en fin d’après-midi.Là, elle a assuré avoir entendu les éleveurs et présenté comme un “infléchissement” du protocole sanitaire l’élargissement du périmètre de la vaccination annoncé vendredi.Dans le sud de la France, 600.000 à 1 million de bovins doivent être vaccinés, selon la ministre.Une “cellule de dialogue scientifique” réunissant experts en santé animale et représentants professionnels va être créée dès mardi, a ajouté lundi soir dans un communiqué le ministère.En dépit d’un nouveau cas de DNC détecté dimanche dans une petite ferme de l’Aude, où les dix bovins du foyer ont été euthanasiés, la ministre a souligné plus tôt lundi que tous les cas étaient désormais éradiqués et que la situation était “sous contrôle”.Elle a rappelé les “trois piliers” de la stratégie sanitaire: l’abattage systématique dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements, seuls à même de venir à bout de cette maladie animale très contagieuse, non transmissible à l’homme mais qui peut toucher très durement le cheptel.Dans une région frondeuse où la colère s’est vite convertie en actions, la ministre s’est tenue loin des blocages sur le terrain.Le ministère de l’Intérieur a recensé lundi 45 actions impliquant au moins 3.000 personnes à travers le pays, contre moins de 30 actions impliquant 1.000 personnes dimanche.- “Zéro proposition” -À la pointe de la mobilisation, les syndicats Coordination rurale, radicale et parfois ouvertement proche de l’extrême droite, et Confédération paysanne, classée à gauche, convergent de façon inhabituelle pour réclamer la fin de l’abattage systématique et l’extension générale de la vaccination.Interrogé par l’AFP au barrage de Carbonne sur l’A64, où était née la mobilisation agricole de janvier 2024, Jérôme Bayle, l’un des porte-voix de cette colère paysanne, a dit à l’AFP que la ministre venait avec “zéro proposition”.Sur le barrage, pas de drapeau syndical mais une colère immense. Les manifestants s’apprêtent à passer leur quatrième nuit sur place. Nombre d’entre eux n’envisagent pas de lever le camp “si rien ne bouge”.La crise n’est pas née dans le Sud-Ouest, qui n’est pas le cœur de l’élevage français, mais c’est ici que se cristallise la colère depuis deux ans, en réaction à la crise de la viticulture et aux crises sanitaires, alimentées par le changement climatique.Sur la rocade d’Albi, dans le Tarn, une quinzaine d’agriculteurs étaient aussi déterminés. L’un d’eux, Sébastien Rey, éleveur,assure que si la ministre ne donne pas de réponse satisfaisante, Albi allait devenir “un dépotoir” lundi soir.Plusieurs axes routiers ont aussi été bloqués lundi par des agriculteurs de la Coordination rurale en Gironde, en Dordogne et Haute-Vienne. Blocages aussi dans les Landes, où manifeste la Confédération paysanne.À Tours, le centre-ville a pris des allures de camp retranché, avec dépôt de pneus et de fumier devant la préfecture, et de bennes de pommes de terre devant l’hôtel de ville. À Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, quelque 70 tracteurs ont défilé dans les rues pour dire “stop au massacre” des bêtes.Tout en reconnaissant le drame individuel que constitue l’abattage d’un troupeau, le gouvernement tente d’en appeler “à la science” et à la “responsabilité” pour préserver le cheptel bovin français.- “Consensus scientifique” -Lundi soir, Annie Genevard a appelé à dresser “un mur sanitaire” contre la DNC, en respectant à la lettre les interdictions de déplacement de bétail. Elle a souligné que l’éradication des foyers était pour le moment la seule façon de lutter efficacement contre une maladie qui se propage grâce à un insecte piqueur, favorisé par la douceur automnale.Lui aussi en déplacement en Haute-Garonne, le président du premier syndicat agricole FNSEA, Arnaud Rousseau, a appelé avant tout à “suivre le consensus scientifique”, pour sortir le plus rapidement possible de cette crise.La fédération Culture Viande, qui regroupe les entreprises d’abattage et découpe, a de son côté mis en garde contre les conséquences économiques d’une vaccination généralisée : la France perdrait alors son statut indemne et “il en résulterait une complexification accrue des conditions d’exportation”.Mais face à la détresse des éleveurs et au risque d’un nouvel embrasement des campagnes, les critiques enflent sur la gestion de la crise chez des élus ruraux inquiets, comme au niveau national, du Rassemblement national à LFI.Lundi, plus de 200 maires et élus locaux d’Ariège se sont rassemblés à Foix pour appeler l’État à dialoguer avec les agriculteurs afin de réévaluer le protocole de lutte contre la DNC.

La “belle émotion” de Charlie Dalin, marin de l’année

Le navigateur Charlie Dalin, l’un des visages les plus connus de la course au large française, a été élu lundi à Paris “Marin de l’année 2025″ après sa victoire étincelante l’hiver dernier sur le Vendée Globe.”C’est une belle émotion, c’est quelque chose dont je rêvais depuis des années”, a avoué après la cérémonie le Normand, qui a battu en janvier le record de la course de plus de 9 jours, révélant quelques mois plus tard qu’il était atteint d’un cancer.Il a été “élu à l’unanimité des votes”, a précisé au moment de la remise du prix le président du jury, Tony Estanguet, une première dans l’histoire de cette distinction annuelle organisée par la Fédération française de voile.Quelques dizaines de minutes avant de recevoir son trophée, le marin de 41 ans était déjà monté une première fois sur la scène du Casino de Paris, sous les acclamations nourries d’un public bouleversé de revoir les images de sa victoire aux Sables-d’Olonne.”Je n’étais pas loin de verser une larme aussi, heureusement qu’il faisait noir dans la salle. C’est un très bon souvenir cette victoire, la récompense de six ans de travail”, a-t-il souligné.Deuxième du Vendée Globe 2020/2021, Dalin a réussi à prendre sa revanche sur la course autour du monde en triomphant lors de sa 2e tentative. En tête sur la grande majorité du parcours, il a bouclé son tour du monde en un peu plus de 64 jours.- Vers le Rhum ? -Le marin, père d’un petit garçon de 10 ans, a dévoilé en octobre avoir navigué autour de la planète avec une tumeur stromale gastro-intestinale (GIST), diagnostiquée à l’automne 2023, le forçant aujourd’hui à mettre sa carrière de marin entre parenthèses.”Ça me manque les courses, les départs, cette euphorie, cette ébullition au départ comme aux arrivées. J’ai l’impression de revivre un petit peu ça ce soir. Ça fait du bien”, a-t-il affirmé.Toujours malade, il travaille actuellement à Lorient comme conseiller architecte naval, au sein de l’écurie Macif, et participe à la conception du prochain Imoca de l’équipe, qui sera barré par le Britannique Sam Goodchild.”Je travaille, je vais à la musculation plusieurs fois par semaine pour revenir rapidement, pour guérir. Je fais tout pour pouvoir revenir naviguer, sur nos beaux plans d’eau, sur nos beaux bateaux”, a-t-il déclaré.Charlie Dalin se laisse encore la possibilité de participer à la Route du Rhum en 2026, “si (s)on état lui permet”. “J’ai demandé à la Macif de donner ma réponse fin janvier, en ce moment ça va un petit peu mieux, mais il y a encore du boulot”, a-t-il dit.”J’aimerais bien être au départ, mais je ne peux pas faire de pronostic à ce stade”, a ajouté le marin, qui avait déjà reçu le titre de Marin international de l’année décerné le mois dernier par la Fédération internationale de voile, une première pour un navigateur français.Le prix du Marin de l’année est une distinction différente, décernée depuis 2001 par un jury composé d’institutionnels, de sportifs et de médias, et remise par la Fédération française de voile.

Le cinéaste américain Rob Reiner et son épouse ont été tués par leur fils, affirme la police

Le fils du cinéaste américain de renom Rob Reiner a été arrêté pour les meurtres de son père et de sa mère dans leur maison de Los Angeles, Donald Trump semant lundi la consternation jusque dans son camp en imputant le drame à l’anti-trumpisme “enragé” du réalisateur.L’auteur de la comédie romantique à succès “Quand Harry rencontre Sally” et de “The Princess Bride”, une parodie de contes de fées à l’humour décalé, a été retrouvé mort dimanche au côté de son épouse Michele Singer dans leur maison de Brentwood, un quartier huppé de la métropole californienne. Les médias américains ont rapporté que Rob Reiner, 78 ans, et son épouse avaient été poignardés ou égorgés.Les premiers éléments de l’enquête “révèlent que Nick Reiner, 32 ans, le fils de Robert et Michele Reiner, est responsable de leur décès”, a déclaré la police de Los Angeles dans un communiqué.Il a été arrêté peu après 21H00 dimanche soir et a été placé en détention provisoire pour meurtres, a-t-elle ajouté. Il pourrait être formellement inculpé mardi par le parquet local.Nick Reiner s’est disputé avec ses parents lors d’une fête samedi soir, rapporte le Los Angeles Times, précisant qu’il a longtemps souffert d’addictions.- Trump persiste -Avant l’annonce de l’arrestation du fils des victimes, Donald Trump s’est déchaîné sur son réseau Truth social contre Rob Reiner, assurant que son décès était le résultat de son anti-trumpisme “enragé”.Sa mort “serait due à la colère qu’il a suscitée chez d’autres” avec sa “névrose anti-Trump”, a écrit le président américain, poursuivant, à la troisième personne: “Il était connu pour rendre les gens FOUS par son obsession enragée contre le président Donald J. Trump.”Critiqué pour ces propos par des élus de son propre camp, Donald Trump a cependant réitéré ses accusations devant les caméras quelques heures plus tard à la Maison Blanche. “C’était une personne dérangée, de l’avis de Trump”, a-t-il dit, toujours à la troisième personne. “Je n’étais pas fan de Rob Reiner du tout, en aucune manière”.Militant de longue date proche des démocrates, le cinéaste était un défenseur du droit au mariage pour tous et un critique virulent de l’administration Trump.Amie du couple, l’ancienne vice-présidente démocrate Kamala Harris a déclaré sur X être “dévastée d’apprendre leur décès” tandis que Barack Obama a dit que lui et sa femme Michelle avaient le “coeur brisé”.Rob Reiner a offert au public “certaines de nos histoires les plus aimées à l’écran. Mais derrière toutes les histoires qu’il a produites se cachait une profonde croyance en la bonté des gens”, a ajouté l’ancien président démocrate sur X.- “Ami merveilleux”-D’abord acteur dans des séries télévisées dans les années 1970, il a commencé sa carrière comme réalisateur en 1984 avec le film “Spinal Tap” sur un groupe de rock imaginaire. Il restera surtout l’auteur de nombreux films cultes comme “Quand Harry rencontre Sally” avec Billy Crystal et Meg Ryan et “The Princess Bride” avec Robin Wright et Mandy Patinkin, mais aussi pour les films “Stand by me” ou “Misery”.En 1993, “Des hommes d’honneur” – avec Tom Cruise, Jack Nicholson et Demi Moore – avait été nommé aux Oscars. Au total, Rob Reiner a réalisé 23 longs-métrages.Retrouvant parfois son rôle de comédien, il était apparu récemment dans quatre épisodes de la série “The Bear”.L’actrice Kathy Bates, qui a travaillé avec lui sur le film “Misery” (1990), s’est dite “horrifiée d’apprendre cette terrible nouvelle”.”J’aimais Rob. Il était brillant et bienveillant, un homme qui a réalisé des films de tous les genres pour se dépasser en tant qu’artiste. Il a aussi défendu avec courage ses convictions politiques (…). Michele était une photographe de grand talent (…). J’ai le coeur brisé pour eux deux”, a déclaré la comédienne.L’auteur Stephen King, dont la nouvelle “The Body” a inspiré le classique “Stand By Me” du cinéaste (1986), a rendu hommage à un “ami merveilleux”.