AFP World

Le froid polaire sur Washington contraint Trump à prêter serment à l’intérieur du Capitole

Il fera -12° C lundi matin, – 6° à midi et un vent glacial quand Donald Trump prêtera serment: le très prochain 47e président américain a annoncé vendredi que son investiture aurait lieu à l’intérieur du Capitole, une première en 40 ans.Le froid polaire qui figera la capitale fédérale Washington et le monumental siège du Congrès des Etats-Unis contraint le républicain à renoncer à réaliser à l’extérieur cette cérémonie institutionnelle et très chorégraphiée qui se déroule tous les quatre ans, le 20 janvier.”Un vent arctique balaie le pays. J’ai décidé par conséquent que le discours d’investiture serait prononcé dans la Rotonde du Capitole, comme pour Ronald Reagan en 1985, déjà en raison d’un très grand froid”, a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.Ce bouleversement du protocole signifie que le tribun, qui doit selon la tradition prêter serment sur la Bible, ne se tiendra pas sur les marches extérieures du Capitole qui domine l’immense National Mall, majestueuse esplanade qui s’étend jusqu’à l’obélisque du Washington Monument.Donald Trump s’est dit préoccupé par des “conditions dangereuses pour les dizaines de milliers” de membres des forces de l’ordre, “les chevaux”, ainsi que pour des “centaines de milliers” de spectateurs forcés d’être “dehors pendant des heures”.Ce changement promet d’être un casse-tête logistique alors que des dizaines de milliers de chaises ont été dressées sur le Mall et que des milliers de photographes et des télévisions devaient s’y pré-positionner.Une estrade commençait déjà à être montée vendredi après-midi sous la Rotonde du Capitole, selon des journalistes présents sur place. “Ce sera une magnifique expérience populaire, surtout pour la très forte audience (attendue) à la télé”, a vanté l’homme d’affaires.- Enjeu symbolique pour Trump -L’affluence sur le Mall est un énorme enjeu symbolique pour Donald Trump.Sa première prestation de serment, le 20 janvier 2017, continue de faire l’objet de polémiques sur le nombre de spectateurs ce jour-là: entre 1,5 million et quelques dizaines de milliers selon les sources. Le républicain aujourd’hui âgé de 78 ans avait comparé sa cérémonie à celle de son prédécesseur et rival Barack Obama en 2009.Cette année, quelque 220.000 billets avaient déjà été distribués selon des sources parlementaires, avant la décision de rapatrier la cérémonie dans les murs du Capitole.A la place, la Capital One Arena, grande salle multisport et de concert de 20.000 places au centre de Washington sera “ouverte lundi pour assister en direct à cet événement historique”, a dit Donald Trump. “J’y rejoindrai le public après ma prestation de serment”, a promis l’ancien animateur de télévision.Les personnes qui braveront le vent et le froid pourront toujours se tenir le long de la parade très chorégraphiée du président investi, du Capitole à la Maison Blanche, sur Pennsylvania Avenue.Cette artère et le quartier alentour sont protégés par des barrières noires métalliques de 2,4 m de haut et par quelque 25.000 policiers et militaires, selon le Secret Service, la police en charge de la protection du président et des hautes personnalités.Un soutien de Donald Trump venu exprès de Californie, Matthew Medill, reconnaît auprès de l’AFP que beaucoup seront déçus mais s’attend “à beaucoup d’enthousiasme jubilatoire, quel que soit le temps qu’il fera”.Il s’agira en tout cas d’une des météos les plus polaires de l’histoire des Etats-Unis pour un 20 janvier.Pour sa seconde investiture en 1985, le républicain Ronald Reagan avait dû aussi s’abriter sous le Capitole et annuler un défilé militaire. Celle du démocrate John F. Kennedy en 1961 s’était toutefois tenue par – 5°C et sous 20 cm de neige.Et le neuvième président des Etats-Unis, William Henry Harrison, avait voulu braver l’hiver en 1841 pour montrer qu’à 68 ans il était encore en forme. Sorti sans manteau, ni chapeau, il avait attrapé une pneumonie qui l’emporta un mois après.

Corée du Sud: la justice appelée à examiner la demande de prolongation de la détention de Yoon

Le président sud-coréen suspendu Yoon Suk Yeol est attendu samedi au tribunal qui se prononcera sur la prolongation de sa détention, après son arrestation pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale.M. Yoon a été appréhendé et mis derrière les barreaux à la suite d’un assaut des autorités sur sa résidence mercredi, une première en …

Corée du Sud: la justice appelée à examiner la demande de prolongation de la détention de Yoon Read More »

Corée du Sud: la justice appelée à examiner la demande de prolongation de la détention de Yoon

Le président sud-coréen suspendu Yoon Suk Yeol est attendu samedi au tribunal qui se prononcera sur la prolongation de sa détention, après son arrestation pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale.M. Yoon a été appréhendé et mis derrière les barreaux à la suite d’un assaut des autorités sur sa résidence mercredi, une première en Corée du Sud pour un chef d’Etat titulaire.Le dirigeant conservateur est sous le coup de plusieurs enquêtes dont une pour “rébellion”, un crime passible de la peine de mort. Il est accusé d’avoir fait vaciller le pays et la démocratie en déclarant par surprise la loi martiale le 3 décembre, un coup de force toutefois vite contrecarré par les députés, au sein d’un Parlement cerné par des soldats.Les enquêteurs pouvaient retenir M. Yoon pendant 48 heures en vertu du mandat d’arrêt actif au moment de leur descente. Ils ont sollicité vendredi une extension afin de le maintenir enfermé plus longtemps.Le Tribunal du district ouest de la capitale a programmé une audience à 14H00 locales (05H00 GMT) pour étudier la question, avec une décision attendue dans la soirée ou pour dimanche matin. Une prolongation portera vraisemblablement à 20 jours la durée de détention de Yoon Suk Yeol, donnant le temps aux procureurs de l’inculper. Un refus entraînera au contraire sa remise en liberté.”Le président assistera à (…) l’audience”, a annoncé à l’AFP l’un de ses avocats, Yoon Kab-keun, ajoutant: “Il a choisi de comparaître afin de restaurer son honneur en expliquant directement la légitimité de la loi martiale”.- Tribunal fermé au public -L’Assemblée nationale a adopté le 14 décembre une motion de destitution contre M. Yoon, provoquant sa suspension. Il reste toutefois officiellement le président, seule la Cour constitutionnelle ayant le pouvoir de lui retirer son titre.La juridiction a jusqu’à la mi-juin pour ce faire, ou décider de le rétablir dans ses fonctions. Yoon Suk Yeol avait assuré par la voix de ses avocats qu’il assisterait à une audience pour s’expliquer, mais il n’était pas venu aux deux premières.Dans la foulée de son arrestation, il a affirmé avoir choisi d’obéir aux autorités pour éviter toute “effusion de sang”, disant ne pas reconnaître pour autant la légalité des enquêtes sur lui.L’ex-magistrat était retranché chez lui depuis des semaines, protégé par son service de sécurité, resté fidèle et qui avait fait échouer une première tentative de l’arrêter début janvier.Le tribunal appelé à se prononcer sur la prolongation de sa détention a fermé au public vendredi soir, faisant état d’inquiétudes en matière de sécurité.Nombre de partisans de Yoon Suk Yeol sont rassemblées devant ses portes pour réclamer un jugement en sa faveur.M. Yoon garde pour le moment le silence face aux enquêteurs essayant de l’interroger sur son coup de force, qu’il avait justifié au moment des faits par sa volonté de protéger la Corée du Sud des “forces communistes nord-coréennes” et des “éléments hostiles à l’Etat”.

Corée du Sud: la justice appelée à examiner la demande de prolongation de la détention de Yoon

Le président sud-coréen suspendu Yoon Suk Yeol est attendu samedi au tribunal qui se prononcera sur la prolongation de sa détention, après son arrestation pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale.M. Yoon a été appréhendé et mis derrière les barreaux à la suite d’un assaut des autorités sur sa résidence mercredi, une première en Corée du Sud pour un chef d’Etat titulaire.Le dirigeant conservateur est sous le coup de plusieurs enquêtes dont une pour “rébellion”, un crime passible de la peine de mort. Il est accusé d’avoir fait vaciller le pays et la démocratie en déclarant par surprise la loi martiale le 3 décembre, un coup de force toutefois vite contrecarré par les députés, au sein d’un Parlement cerné par des soldats.Les enquêteurs pouvaient retenir M. Yoon pendant 48 heures en vertu du mandat d’arrêt actif au moment de leur descente. Ils ont sollicité vendredi une extension afin de le maintenir enfermé plus longtemps.Le Tribunal du district ouest de la capitale a programmé une audience à 14H00 locales (05H00 GMT) pour étudier la question, avec une décision attendue dans la soirée ou pour dimanche matin. Une prolongation portera vraisemblablement à 20 jours la durée de détention de Yoon Suk Yeol, donnant le temps aux procureurs de l’inculper. Un refus entraînera au contraire sa remise en liberté.”Le président assistera à (…) l’audience”, a annoncé à l’AFP l’un de ses avocats, Yoon Kab-keun, ajoutant: “Il a choisi de comparaître afin de restaurer son honneur en expliquant directement la légitimité de la loi martiale”.- Tribunal fermé au public -L’Assemblée nationale a adopté le 14 décembre une motion de destitution contre M. Yoon, provoquant sa suspension. Il reste toutefois officiellement le président, seule la Cour constitutionnelle ayant le pouvoir de lui retirer son titre.La juridiction a jusqu’à la mi-juin pour ce faire, ou décider de le rétablir dans ses fonctions. Yoon Suk Yeol avait assuré par la voix de ses avocats qu’il assisterait à une audience pour s’expliquer, mais il n’était pas venu aux deux premières.Dans la foulée de son arrestation, il a affirmé avoir choisi d’obéir aux autorités pour éviter toute “effusion de sang”, disant ne pas reconnaître pour autant la légalité des enquêtes sur lui.L’ex-magistrat était retranché chez lui depuis des semaines, protégé par son service de sécurité, resté fidèle et qui avait fait échouer une première tentative de l’arrêter début janvier.Le tribunal appelé à se prononcer sur la prolongation de sa détention a fermé au public vendredi soir, faisant état d’inquiétudes en matière de sécurité.Nombre de partisans de Yoon Suk Yeol sont rassemblées devant ses portes pour réclamer un jugement en sa faveur.M. Yoon garde pour le moment le silence face aux enquêteurs essayant de l’interroger sur son coup de force, qu’il avait justifié au moment des faits par sa volonté de protéger la Corée du Sud des “forces communistes nord-coréennes” et des “éléments hostiles à l’Etat”.

TikTok annonce sa fermeture quasi certaine dimanche aux Etats-Unis après la décision de la Cour suprême

“TikTok sera malheureusement contraint de fermer le 19 janvier”, soit dimanche, a annoncé la populaire application sur X vendredi soir, à moins que “le gouvernement de Joe Biden ne garantisse la non-application de la loi” qui interdit la plateforme aux Etats-Unis sauf si son propriétaire chinois accepte de la vendre.TikTok se bat depuis des mois contre cette loi adoptée en mars dernier par le Congrès au nom de la sécurité nationale, mais la Cour suprême américaine a refusé vendredi de la suspendre, scellant le sort du réseau social dans le pays, sauf intervention de dernière minute.”Il ne fait pas de doute que, pour plus de 170 millions d’Américains, TikTok offre un important mode d’expression, d’interaction et d’appartenance à une communauté”, ont estimé les neuf hauts magistrats, unanimes.”Mais le Congrès a établi que sa cession était nécessaire pour répondre à ses inquiétudes bien fondées en matière de sécurité nationale”, ont-ils observé.La décision de la plus haute juridiction américaine est intervenue à un peu plus de 36 heures de la limite imposée par le Congrès à la maison mère de TikTok, le groupe chinois ByteDance, pour vendre sa filiale.La loi impose théoriquement aux fournisseurs d’accès d’internet et aux boutiques d’applications de bloquer téléchargements et mises à jour à partir de minuit dans la nuit de samedi à dimanche. Les principales d’entre elles, contactées par l’AFP, n’ont pas répondu.La Maison Blanche a estimé que “l’application de la loi (devait) revenir au prochain gouvernement, qui prendra ses fonctions lundi”, selon une déclaration de la porte-parole, Karine Jean-Pierre.- “Besoin de temps” -Le ministère américain de la Justice a de son côté fait savoir vendredi que l’application de la loi allait s’étaler dans le temps, ce qui pose la question de ses effets à très court terme.”Les déclarations publiées aujourd’hui par la Maison Blanche et le Département de la Justice n’ont pas apporté la clarté et l’assurance nécessaires aux fournisseurs de services qui font partie intégrante du maintien de la disponibilité de TikTok pour plus de 170 millions d’Américains”, a indiqué TikTok, avant de prévenir TikTok serait donc certainement contraint d’afficher un écran noir dimanche.Donald Trump s’est, à plusieurs reprises, dit favorable à ce que l’application soit préservée aux Etats-Unis, et avait même plaidé en ce sens auprès de la Cour suprême, en vain.Vendredi, il a souligné que la décision de la Cour devait être “respectée”, mais dit avoir “besoin de temps” pour statuer sur le sort du réseau social, promettant une décision “dans un avenir assez proche”.Celui qui doit prendre ses fonctions lundi à midi a évoqué le sort de TikTok lors d’une conversation téléphonique vendredi avec le président chinois, Xi Jinping.Signe de l’ouverture de Donald Trump vis-à-vis du réseau social favori des jeunes, le patron de TikTok, Shou Chew, fait partie des invités d’honneur pour sa cérémonie d’investiture.”Je tiens à remercier le président Trump pour son engagement à travailler avec nous afin de trouver une solution qui permette à TikTok de rester disponible aux États-Unis”, a déclaré Shou Chew dans une vidéo postée sur la plateforme vendredi.”Nous allons mettre en place des mesures pour empêcher que TikTok n’éteigne la lumière” aux Etats-Unis, a assuré jeudi, sur la chaîne Fox News, l’élu républicain à la Chambre des représentants Mike Waltz, nommé conseiller à la Sécurité nationale par Donald Trump.- “Victoire” -Les élus américains avaient adopté, en avril 2024, cette loi destinée à empêcher les autorités chinoises d’accéder aux données des utilisateurs aux Etats-Unis du réseau social ou de tenter de manipuler l’opinion américaine.ByteDance a jusqu’ici systématiquement refusé de céder TikTok, même si plusieurs investisseurs américains se sont positionnés, en premier lieu l’homme d’affaires Frank McCourt, prêt à mettre 20 milliards de dollars sur la table.”Les créateurs de contenu présents sur TikTok se préparent à une possible interdiction, dans un contexte de grande incertitude”, explique Courtney Spritzer, patronne de l’agence de marketing numérique Socialfly, spécialisée dans les réseaux sociaux.Quant aux annonceurs, “certains parient sur une extinction (de la plateforme), tandis que d’autres sont plus optimistes et pensent qu’elle continuera après dimanche”, a-t-elle ajouté.La perspective d’une possible disparition de TikTok agitait internet, les trois applications les plus téléchargées sur la boutique d’Apple étant trois plateformes vidéo, à savoir la chinoise Xiaohongshu, Lemon8, autre filiale de ByteDance, et l’Américaine Clapper. TikTok figurait lui-même dans le top 10.

Bolivie: l’ancien président Evo Morales, visé par un mandat d’arrêt, dénonce une “justice partiale”

L’ancien président bolivien Evo Morales, qui cherche à revenir au pouvoir, a dénoncé vendredi une “justice partiale et soumise” au gouvernement de son ancien allié Luis Arce, après l’émission d’un mandat d’arrêt à son encontre dans le cadre d’une affaire de “traite” de mineure. “Je dénonce au monde qui me persécute et me condamne en un temps record, une +justice+ partiale et soumise au gouvernement d’Arce (…)”, a écrit l’ancien dirigeant (2006-2019) sur son compte X.”Mes accusateurs ne cherchent pas la justice, ils veulent me proscrire et m’éliminer avant les prochaines élections présidentielles en Bolivie”, a-t-il fustigé.Le juge de Tarija (sud), Nelson Rocabado, a ordonné vendredi un mandat d’arrêt contre M. Morales lors d’une audience à laquelle l’ex-président était convoqué mais où il ne s’est pas présenté, comme cela avait déjà été le cas mardi. L’audience était destinée à examiner une demande du parquet de placement en détention préventive pour six mois.Le juge Rocabado a également ordonné le gel de ses biens et interdit sa sortie du pays.Premier chef d’Etat bolivien d’origine indigène, Evo Morales est accusé de “traite” d’une mineure en raison d’un présumé arrangement conclu avec ses parents.Selon le parquet, M. Morales, 65 ans, aurait entretenu une relation en 2015 avec une adolescente de 15 ans, de laquelle une fille serait née un an plus tard, avec le consentement des parents en échange d’avantages.M. Morales rejette ces accusations et fait valoir qu’une enquête pour les mêmes faits a été classée sans suite en 2020. “Ils n’ont pas pu prouver un délit et en ont inventé un autre”, a-t-il encore affirmé.L’ancien dirigeant se dit victime d’une “guerre juridique” orchestrée par le président Luis Arce, rival pour l’investiture du parti de gauche au pouvoir en vue de la présidentielle d’août.Evo Morales souhaite revenir au pouvoir malgré un arrêt de la Cour constitutionnelle ayant confirmé en novembre l’interdiction pour un président d’exercer plus de deux mandats.Les avocats de M. Morales avaient soumis mardi un certificat médical pour justifier son absence faisant état d’une bronchopneumonie et d’une possible bradycardie (un rythme cardiaque anormalement lent).La procureure Sandra Gutiérrez, chargée de l’affaire, a indiqué vendredi à la presse que les documents présentés “ne constituent pas des empêchements juridiques valables” pour justifier son absence.- Retranché -L’ancien cultivateur de coca est soutenu par de nombreux partisans, majoritairement des paysans indigènes, qui ont manifesté en début de semaine à La Paz après une marche de quatre jours depuis Patacamaya, à 100 kilomètres au sud de la capitale administrative. Ils protestaient contre la crise économique, réclamant la démission du président Arce. Des affrontements avec police ont entraîné l’arrestation de 41 personnes mardi, au deuxième jour de ces manifestations, selon le médiateur chargé de la défense des libertés.C’est la deuxième marche de partisans de M. Morales, tenant d’une gauche radicale, après une première en septembre à laquelle l’ancien dirigeant avait participé.Mais depuis, déjà visé par un mandat d’arrêt, il reste retranché dans son bastion de la région du Tropico de Cochabamba, dans l’Etat du Chapare, dans le centre du pays, protégé par ses soutiens.”La sécurité du frère Evo” est assurée par plus de “2.000 personnes, tous les jours et 24 heures sur 24”, a assuré mercredi à l’AFP Vicente Choque, de la Confédération syndicale unique des travailleurs paysans de Bolivie, et l’un de ses proches.En décembre, la procureure avait présenté des poursuites contre M. Morales dans cette affaire pour laquelle il encourt une peine de 10 à 15 ans de prison. Elle avait alors expliqué avoir émis en octobre un mandat d’arrêt contre lui, sans en révéler l’existence en raison de la “complexité” de l’affaire, pour qu’il puisse être entendu par le ministère public.Mme Gutiérrez avait rappelé que deux jours avant, ses partisans avaient érigé des barrages routiers — qui ont duré plusieurs semaines — pour protester contre la “persécution judiciaire”, selon eux, de leur leader.

Bolivie: l’ancien président Evo Morales, visé par un mandat d’arrêt, dénonce une “justice partiale”

L’ancien président bolivien Evo Morales, qui cherche à revenir au pouvoir, a dénoncé vendredi une “justice partiale et soumise” au gouvernement de son ancien allié Luis Arce, après l’émission d’un mandat d’arrêt à son encontre dans le cadre d’une affaire de “traite” de mineure. “Je dénonce au monde qui me persécute et me condamne en un temps record, une +justice+ partiale et soumise au gouvernement d’Arce (…)”, a écrit l’ancien dirigeant (2006-2019) sur son compte X.”Mes accusateurs ne cherchent pas la justice, ils veulent me proscrire et m’éliminer avant les prochaines élections présidentielles en Bolivie”, a-t-il fustigé.Le juge de Tarija (sud), Nelson Rocabado, a ordonné vendredi un mandat d’arrêt contre M. Morales lors d’une audience à laquelle l’ex-président était convoqué mais où il ne s’est pas présenté, comme cela avait déjà été le cas mardi. L’audience était destinée à examiner une demande du parquet de placement en détention préventive pour six mois.Le juge Rocabado a également ordonné le gel de ses biens et interdit sa sortie du pays.Premier chef d’Etat bolivien d’origine indigène, Evo Morales est accusé de “traite” d’une mineure en raison d’un présumé arrangement conclu avec ses parents.Selon le parquet, M. Morales, 65 ans, aurait entretenu une relation en 2015 avec une adolescente de 15 ans, de laquelle une fille serait née un an plus tard, avec le consentement des parents en échange d’avantages.M. Morales rejette ces accusations et fait valoir qu’une enquête pour les mêmes faits a été classée sans suite en 2020. “Ils n’ont pas pu prouver un délit et en ont inventé un autre”, a-t-il encore affirmé.L’ancien dirigeant se dit victime d’une “guerre juridique” orchestrée par le président Luis Arce, rival pour l’investiture du parti de gauche au pouvoir en vue de la présidentielle d’août.Evo Morales souhaite revenir au pouvoir malgré un arrêt de la Cour constitutionnelle ayant confirmé en novembre l’interdiction pour un président d’exercer plus de deux mandats.Les avocats de M. Morales avaient soumis mardi un certificat médical pour justifier son absence faisant état d’une bronchopneumonie et d’une possible bradycardie (un rythme cardiaque anormalement lent).La procureure Sandra Gutiérrez, chargée de l’affaire, a indiqué vendredi à la presse que les documents présentés “ne constituent pas des empêchements juridiques valables” pour justifier son absence.- Retranché -L’ancien cultivateur de coca est soutenu par de nombreux partisans, majoritairement des paysans indigènes, qui ont manifesté en début de semaine à La Paz après une marche de quatre jours depuis Patacamaya, à 100 kilomètres au sud de la capitale administrative. Ils protestaient contre la crise économique, réclamant la démission du président Arce. Des affrontements avec police ont entraîné l’arrestation de 41 personnes mardi, au deuxième jour de ces manifestations, selon le médiateur chargé de la défense des libertés.C’est la deuxième marche de partisans de M. Morales, tenant d’une gauche radicale, après une première en septembre à laquelle l’ancien dirigeant avait participé.Mais depuis, déjà visé par un mandat d’arrêt, il reste retranché dans son bastion de la région du Tropico de Cochabamba, dans l’Etat du Chapare, dans le centre du pays, protégé par ses soutiens.”La sécurité du frère Evo” est assurée par plus de “2.000 personnes, tous les jours et 24 heures sur 24”, a assuré mercredi à l’AFP Vicente Choque, de la Confédération syndicale unique des travailleurs paysans de Bolivie, et l’un de ses proches.En décembre, la procureure avait présenté des poursuites contre M. Morales dans cette affaire pour laquelle il encourt une peine de 10 à 15 ans de prison. Elle avait alors expliqué avoir émis en octobre un mandat d’arrêt contre lui, sans en révéler l’existence en raison de la “complexité” de l’affaire, pour qu’il puisse être entendu par le ministère public.Mme Gutiérrez avait rappelé que deux jours avant, ses partisans avaient érigé des barrages routiers — qui ont duré plusieurs semaines — pour protester contre la “persécution judiciaire”, selon eux, de leur leader.

Bolivie: l’ancien président Evo Morales, visé par un mandat d’arrêt, dénonce une “justice partiale”

L’ancien président bolivien Evo Morales, qui cherche à revenir au pouvoir, a dénoncé vendredi une “justice partiale et soumise” au gouvernement de son ancien allié Luis Arce, après l’émission d’un mandat d’arrêt à son encontre dans le cadre d’une affaire de “traite” de mineure. “Je dénonce au monde qui me persécute et me condamne en un …

Bolivie: l’ancien président Evo Morales, visé par un mandat d’arrêt, dénonce une “justice partiale” Read More »