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Turquie: à Iznik, la basilique sauvée des eaux, cimetière de martyrs

Immergée pendant des siècles, la basilique d’Iznik, où se rendra le pape lors de son voyage en Turquie, éclaire les premiers siècles de la chrétienté et de ses martyrs.A 200 km au sud d’Istanbul, l’ancienne Nicée accueillit en 325 l’un des rassemblements fondateurs de la foi chrétienne légalisée douze ans auparavant par l’Empire romain.Quand l’archéologue …

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La Belgique entre dans une grève nationale de trois jours

Trains supprimés, vols annulés, crèches fermées: la Belgique connaît à partir de lundi trois jours de grève contre les réformes socio-économiques du gouvernement De Wever, qui est déterminé de son côté à augmenter l’effort pour assainir les finances publiques.Le mouvement dénonçant la “casse sociale” du gouvernement est organisé en trois temps. Les transports publics et …

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Jugée pour avoir empoisonné ses filles aux médicaments, la mère se dit “innocente”

Une femme de 53 ans accusée d’avoir empoisonné ses deux filles, dont l’une est décédée en 2019, en les assommant de médicaments, a de nouveau clamé son innocence lundi matin à l’ouverture de son procès devant la cour d’assises des Landes.Maylis Daubon affirme, depuis sa mise en examen et son incarcération en janvier 2022, que l’aînée, Enea, morte à l’âge de 18 ans, s’est suicidée.”Je suis terrorisée d’être ici, accusée de faits horribles pour une mère et pour une femme, rien au monde n’aurait pu me faire commettre ces actes”, a déclaré celle qui comparaît aussi, jusqu’au 3 décembre à Mont-de-Marsan, pour avoir voulu faire assassiner son ex-mari, père des enfants, en soudoyant des codétenues à la maison d’arrêt de Pau.”Je suis innocente (…), je suis dévastée du décès de mon enfant, c’est un chagrin abyssal”, a-t-elle insisté.Le 13 novembre 2019 vers midi, la mère appelle les secours, alertée par la cadette – Luan – d’une crise de convulsions de sa sœur Enea, au domicile familial de Dax. Le Samu la découvre dans son lit en état de mort respiratoire, la réanime mais elle succombe six jours plus tard à l’hôpital.L’enquête sur les causes du décès, outre la présence d’un médicament surdosé, met au jour un conflit parental majeur. Depuis leur divorce en 2009, Maylis Daubon et Yannick Reverdy, ancien joueur international de handball, se déchiraient autour de leurs filles, coupées de toute relation avec leur père à partir de 2011.”Pendant dix ans, je me suis battu un peu tout seul”, a confié ce dernier à l’AFP. Un chien d’assistance, proposé aux victimes qui le souhaitent, était à ses côtés lundi matin sur le banc des parties civiles.- “50 à 75 cachets” -Les analyses du corps de la défunte ont révélé une prise massive – “l’équivalent de 50 à 75 cachets” – de Propranolol, un traitement qui ralentit le cœur.Le rapport d’expertise fait aussi apparaître 22 molécules différentes et une “consommation régulière et importante” de cannabis. Les médecins légistes ont lié le décès à une “décompensation cardiorespiratoire aiguë d’origine toxique”.Les mois précédents, la défunte s’était vu prescrire quantité de neuroleptiques, anxiolytiques sédatifs, traitements contre les convulsions et antidépresseurs. Les enquêteurs estiment qu’elle a consulté près de 30 médecins au cours de sa jeune vie.L’avocat de Yannick Reverdy, Me Victor Font, s’interroge sur cet enchevêtrement risqué d’ordonnances délivrées “sans coordination”.Pour le père, sa fille “n’avait pas de pathologie”, sa mère en a “inventé” pour la mettre “sous emprise psychique, puis chimique”.Une psychologue de la Protection de l’enfance, intervenue en 2018 face à l’absentéisme scolaire anormal d’Enea, a évoqué un possible syndrome de Münchhausen par procuration.Ce syndrome conduit un parent à exagérer ou provoquer des problèmes de santé sérieux chez son enfant, afin d’attirer l’attention ou la compassion. En août 2019, Maylis Daubon a répété à son entourage que sa fille était hospitalisée en soins palliatifs pour une leucémie et qu’elle préparait son enterrement.- Münchhausen par procuration -“Aucun expert psychiatre n’a, dans le cadre de l’instruction, posé clairement ce diagnostic”, balaie l’un des avocats de la défense, Me Gérard Danglade.La personnalité de la mère, décrite comme “menteuse et manipulatrice” par des témoins, sera au cœur des débats. Tantôt professeure à la Sorbonne, ingénieure nucléaire ou casque bleu à Sarajevo, elle manifeste “le besoin d’être sur le devant de la scène”, selon l’accusation.Lundi, Maylis Daubon a déclaré qu’elle était “conseillère en formation continue” avant son arrestation.Elle devra s’expliquer sur les incohérences pointées dans ses déclarations sur le déroulé de la matinée du 13 novembre 2019, concernant notamment son emploi du temps et la disparition du portable d’Enea.Si l’accusée maintient la thèse du suicide, la cadette a évoqué durant l’instruction les “projets d’avenir” qu’avait sa sœur – passer son permis de conduire ou être rescolarisée.L’absentéisme scolaire de Luan a également éveillé les soupçons et des analyses ont révélé des traces de médicaments – codéine, anxiolytique sédatif, somnifère ou antidépresseur – dans ses cheveux, sans prescriptions médicales, conduisant à une nouvelle mise en examen de Maylis Daubon.Sa deuxième fille n’a jamais voulu la mettre en cause: elle sera entendue comme témoin au procès.

Pour Washington et Kiev, un “futur accord” de paix devra maintenir l’entière “souveraineté” de l’Ukraine

Les Etats-Unis et l’Ukraine ont affirmé dans la nuit de dimanche à lundi qu’un “futur accord” de paix pour mettre fin au conflit avec la Russie “devra pleinement respecter la souveraineté” de Kiev, à l’issue de pourparlers “constructifs” à Genève entre Américains, Ukrainiens et Européens.La Maison Blanche a salué ces discussions en Suisse, en présence du secrétaire d’Etat Marco Rubio, qui ont constitué “un pas en avant significatif” vers un règlement de paix dans ce pays européen en guerre.Le chef de la diplomatie américaine s’était dit auparavant “très optimiste” sur la possibilité de conclure “très vite” un accord, même si de nombreuses inconnues demeurent.Les discussions de Genève, closes dimanche soir, se sont tenues sur la base du projet de plan en 28 points du président américain Donald Trump visant à mettre fin au conflit provoqué par près de quatre ans d’invasion russe déclenchée le 24 février 2022.”Les pourparlers ont été constructifs, concentrés sur l’objectif et respectueux, insistant sur l’engagement commun de parvenir à une paix juste et durable”, a écrit la Maison Blanche dans un communiqué commun avec la délégation ukrainienne présente à Genève.- “Nouvelle version” -Les deux parties “ont réaffirmé que tout futur accord devra pleinement respecter la souveraineté de l’Ukraine”, selon ce bref texte, qui précise qu’au terme de leurs échanges diplomatiques, les Etats-Unis et l’Ukraine avaient “rédigé une nouvelle version, affinée, d’un cadre (pour un accord) de paix”.A Genève, le négociateur ukrainien Andriï Iermak, bras droit de Volodymyr Zelensky, avait également fait état “de très bons progrès”, après qu’un autre membre de sa délégation, Roustem Oumerov, eut salué une nouvelle version du plan américain qui reflète “déjà la plupart des priorités clés” de Kiev.M. Trump avait donné jusqu’au 27 novembre à M. Zelensky pour donner une réponse, en précisant ensuite que son plan ne serait pas sa “dernière offre” définitive.La version initiale du document avait suscité l’opposition de Kiev et de ses alliés européens – Paris, Londres, Berlin et Rome – venus dimanche à Genève pour éviter une paix en forme de capitulation.”Nous avons fait d’énormes progrès”, s’est encore félicité M. Rubio, estimant que “les points qui restent en suspens ne sont pas insurmontables” et laissant la porte ouverte à un délai au-delà de la fête de Thanksgiving jeudi.Le ministre des Affaires étrangères, qui est aussi le puissant conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a rappelé que les Russes auraient “leur mot à dire”.A Genève, plusieurs réunions ont eu lieu entre Européens, Américains et Ukrainiens, avant une longue bilatérale entre Washington et Kiev, dans les locaux de la représentation diplomatique des Etats-Unis.Côté américain, étaient notamment présents Jared Kushner, gendre de Donald Trump, Steve Witkoff, son émissaire spécial sur le Moyen-Orient, sur l’Ukraine et la Russie, et le commandant suprême des forces de l’Otan en Europe, le général Alexus Grynkewich, en tant que haut-gradé américain.- Reconnaissant envers Trump -Salué par le président russe Vladimir Poutine, le texte initial du plan Trump reprenait plusieurs exigences cruciales pour Moscou: que l’Ukraine lui cède des territoires, accepte de réduire la taille de son armée et renonce à intégrer l’Otan. Tout en offrant des garanties de sécurité occidentales à Kiev pour prévenir toute nouvelle attaque russe.Le texte propose aussi la fin de l’isolement de la Russie à l’égard des Occidentaux, avec sa réintégration au G8 et la levée progressive des sanctions.Volodymyr Zelensky a de nouveau assuré être “personnellement” reconnaissant envers Donald Trump, après que le président américain eut une nouvelle fois accusé Kiev d’ingratitude. “Les responsables ukrainiens n’ont exprimé aucune gratitude pour nos efforts”, a-t-il fustigé sur son réseau Truth Social, affirmant avoir “hérité d’une guerre qui n’aurait jamais dû arriver”.Les Européens de leur côté ont tout fait pour prendre part aux tractations.”L’Ukraine doit avoir la liberté et le droit souverain de choisir son propre destin. Elle a choisi un destin européen”, a martelé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, soulignant que le rôle “central” de l’UE devait être “pleinement reconnu”.Donald Trump et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont, eux, convenus lors d’un appel téléphonique de l’importance de “travailler tous ensemble en ce moment critique” pour l’avenir de l’Ukraine, a indiqué Downing Street.Une réunion de dirigeants de pays de l’UE est prévue lundi, en marge d’un sommet avec leurs homologues africains en Angola, et le président français Emmanuel Macron a annoncé une réunion mardi en visioconférence d’Etats soutenant l’Ukraine.Et le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui joue les médiateurs entre Kiev et Moscou, a annoncé qu’il s’entretiendrait lundi par téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine, ce que le Kremlin a confirmé.Sur le terrain, une attaque de drones russes a fait au moins quatre morts et 17 blessés à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, dans la nuit de dimanche à lundi, ont annoncé les autorités locales.burs/nr/jnd

Trois paramilitaires tués dans un attentat-suicide au Pakistan, en plein regain de violences

Un attentat-suicide contre le QG des forces de sécurité pakistanaises dans une province frontalière de l’Afghanistan a tué trois paramilitaires lundi, ont annoncé des sources policières, dernière attaque meurtrière en date dans le pays touché par un regain de violences. A 08H10 locales (03H10 GMT), trois assaillants ont attaqué le quartier général des forces de police frontalière à Peshawar, dans la province du Khyber-Pakhtunkhwa qui borde l’Afghanistan, “tuant trois membres des forces de sécurité qui gardaient l’entrée et en blessant quatre autres”, a déclaré à l’AFP Mian Saeed, chef de la police de Peshawar.Il a précisé que l’un des insurgés a fait détoner des explosifs et que deux autres ont réussi à pénétrer dans les locaux avant d’être “rapidement neutralisés”.Un journaliste de l’AFP a vu sur le site de l’attaque des membres humains et des taches de sang, tandis que les nombreux impacts de balles sur la porte du quartier général témoignaient de la violence de l’assaut.Bilal Ahmed, employé d’un hôpital, se rendait au travail lorsqu’il a entendu une “forte déflagration”, a-t-il raconté à l’AFP.A la mi-journée, des militaires en uniforme patrouillaient la zone bouclée, ont constaté des journalistes de l’AFP.”L’attaque est terminée et une opération est en cours pour s’assurer qu’il ne reste aucune munition non explosée”, a dit à l’AFP Zulfiqar Hameed, inspecteur en chef pour la police de la province du Khyber-Pakhtunkhwa.Les auteurs de cette attaque, non revendiquée à ce stade, “seront retrouvés et punis”, a réagi lundi le Premier ministre Shehbaz Sharif, réitérant sa volonté “d’éradiquer le terrorisme”.La chaîne de télévision d’État du Pakistan, PTV, a de son côté rapporté que les assaillants seraient des “ressortissants afghans”.- Tensions à la frontière -Islamabad, confronté à une résurgence d’attaques contre ses forces de sécurité, accuse inlassablement son voisin afghan “d’abriter” des groupes “terroristes”, en tête desquels les talibans pakistanais (TTP), ce que Kaboul dément.Le 11 novembre, une attaque à la bombe devant un tribunal d’Islamabad avait fait 12 morts et des dizaines de blessés.Elle avait été revendiquée par une faction des talibans pakistanais et orchestrée depuis l’Afghanistan, selon Islamabad, qui a arrêté quatre suspects.Au total, depuis janvier, 12 attentats-suicides ont été perpétrés au Pakistan, tuant plus de 80 personnes selon les chiffres d’Acled, une ONG qui recense les victimes de violence politique dans le monde.Les relations entre le Pakistan et l’Afghanistan, envenimées par ces questions sécuritaires récurrentes, se sont encore détériorées jusqu’à conduire à leur pire affrontement à la mi-octobre.Les heurts avaient principalement eu lieu à la frontière mais la confrontation avait aussi débordé jusqu’à Kaboul, touchée par des explosions attribuées par Islamabad à des “frappes de précision”.Les deux pays voisins sont convenus d’une trêve, fragile, dont ils ne sont pas parvenus à préciser les contours malgré plusieurs cycles de négociations, bloquant sur des questions sécuritaires. Ils avaient menacé de répliquer en cas d’attaque sur leur sol.L’année 2024 a été la plus meurtrière pour le Pakistan en près d’une décennie, avec plus de 1.600 morts dans ces violences.

Aux assises, une mère jugée pour avoir empoisonné ses filles aux médicaments

Le procès d’une femme de 53 ans, accusée d’avoir empoisonné ses deux filles, dont l’une est décédée, en les assommant de médicaments, puis d’avoir voulu faire assassiner leur père depuis la prison, s’est ouvert lundi matin devant la cour d’assises des Landes.Maylis Daubon affirme, depuis sa mise en examen en janvier 2022, que l’aînée, Enea, morte à l’âge de 18 ans, s’est suicidée.Avant l’ouverture des débats, l’un de ses avocats, Me Gérard Danglade, a évoqué “la profonde angoisse” de sa cliente, “qui a toujours dit n’avoir jamais eu de rôle actif dans ce qui s’est passé”.Le 13 novembre 2019 vers midi, la mère appelle les secours, alertée par la cadette – Luan – d’une crise de convulsions de sa sœur Enea, au domicile familial de Dax. Le Samu la découvre dans son lit en état de mort respiratoire, la réanime mais elle succombe six jours plus tard à l’hôpital.L’enquête sur les causes du décès, outre la présence d’un médicament surdosé, met au jour un conflit parental majeur. Depuis leur divorce en 2009, Maylis Daubon et Yannick Reverdy, ancien joueur international de handball, se déchiraient autour de leurs filles, coupées de toute relation avec leur père à partir de 2011.”Pendant dix ans, je me suis battu un peu tout seul”, a confié à l’AFP celui que l’accusée aurait voulu faire assassiner en soudoyant des codétenues à la maison d’arrêt de Pau.Un chien d’assistance, présent au palais de justice de Mont-de-Marsan pour soutenir les victimes qui le souhaitent, était à ses côtés lundi matin sur le banc des parties civiles.- “50 à 75 cachets” -Les analyses du corps de la défunte ont révélé la présence de “l’équivalent de 50 à 75 cachets” de Propranolol, un traitement qui ralentit le cœur.Le rapport d’expertise fait aussi apparaître 22 molécules différentes et une “consommation régulière et importante” de cannabis. Les médecins légistes ont lié le décès à une “décompensation cardiorespiratoire aiguë d’origine toxique”.Les mois précédents, la défunte s’était vu prescrire quantité de neuroleptiques, anxiolytiques sédatifs, traitements contre les convulsions et antidépresseurs. Les enquêteurs estiment qu’elle a consulté près de 30 médecins au cours de sa jeune vie.L’avocat de Yannick Reverdy, Me Victor Font, s’interroge sur cet enchevêtrement risqué d’ordonnances délivrées “sans coordination”.Pour le père, sa fille “n’avait pas de pathologie”, sa mère en a “inventé” pour la mettre “sous emprise psychique, puis chimique”.- Münchhausen par procuration -Une psychologue de la Protection de l’enfance, intervenue en 2018 face à l’absentéisme scolaire anormal d’Enea, a évoqué un possible syndrome de Münchhausen par procuration.Ce syndrome conduit un parent à exagérer ou provoquer des problèmes de santé sérieux chez son enfant, afin d’attirer l’attention ou la compassion. En août 2019, Maylis Daubon avait répété dans son entourage que sa fille était hospitalisée en soins palliatifs pour une leucémie et qu’elle préparait son enterrement.”Il n’y a pas de Münchhausen par procuration”, balaie l’autre avocate de la défense, Me Carine Monzat, Me Danglade soulignant qu'”aucun expert psychiatre n’a, dans le cadre de l’instruction, posé clairement ce diagnostic”.La personnalité de la mère, décrite comme “menteuse et manipulatrice” par des témoins, sera au cœur des débats. Tantôt professeure à la Sorbonne, ingénieure nucléaire ou casque bleu à Sarajevo, elle manifeste “le besoin d’être sur le devant de la scène”, selon l’accusation.Lundi matin, Maylis Daubon a déclaré qu’elle était “conseillère en formation continue” jusqu’à son incarcération.- “Incohérences” -Elle devra s’expliquer sur les “importantes et graves incohérences” pointées par les juges dans ses déclarations sur le déroulé de la matinée du 13 novembre 2019, touchant à son emploi du temps, ses échanges téléphoniques et la disparition du portable d’Enea.Si l’accusée maintient la thèse du suicide, la cadette a évoqué les “projets d’avenir” qu’avait sa sœur – passer son permis de conduire ou être rescolarisée.L’absentéisme scolaire de Luan a également éveillé les soupçons et des analyses ont révélé des traces de médicaments – codéine, anxiolytique sédatif, somnifère ou antidépresseur – dans ses cheveux, sans prescriptions médicales, conduisant à une nouvelle mise en examen de Maylis Daubon.Sa deuxième fille n’a jamais voulu la mettre en cause: elle sera entendue comme témoin au procès, prévu jusqu’au 3 décembre.

F1 Academy: “ce titre va m’ouvrir des portes” affirme Doriane Pin à l’AFP

Doriane Pin, 21 ans et qui a remporté samedi à Las Vegas l’édition 2025 de la F1 Academy, le championnat de monoplaces réservé aux femmes, a estimé auprès de l’AFP que ce titre allait lui “ouvrir des portes”.La Française, membre du programme de jeunes pilotes de l’écurie Mercedes et qui roulait pour l’équipe italienne Prema, n’a pas encore décidé vers quel championnat elle se tournerait l’an prochain mais son objectif reste le même, atteindre la F1.QUESTION: Après votre deuxième place la saison dernière, qu’est-ce qui a fait la différence cette année pour vous permettre de remporter la F1 Academy ?REPONSE: “Déjà, j’ai beaucoup appris l’an dernier pour ma première saison en monoplace.  On a eu des belles victoires en 2024, mais on était moins régulier. On a changé un peu notre préparation. On a fait plus de simulateur. On se connaît un peu mieux avec l’équipe. On s’est senti plus prêt avant le début de la saison. Après, c’était aussi une question de régularité tout le long de la saison. On a marqué des points dans toutes les courses. Ça montre qu’on a vraiment de la performance partout. C’est clair que l’approche a été fondamentale. Forcément, on doit être agressif, mais en même temps, on joue un championnat. Il faut être intelligent dans nos manoeuvres, dans nos dépassements. Dans toute l’intelligence de course et dans les décisions avant course.”Q: Que représente ce titre pour vous ?R: “C’est un aboutissement après toutes ces années de travail. Ce n’est jamais facile gagner un titre. Mon rêve a toujours été de faire de la monoplace et d’arriver un jour en F1. J’ai beaucoup appris durant toutes ces années en endurance mais quand on a pris cette décision de venir en monoplace, on ne l’a pas fait à moitié, on a vraiment tout donné et c’est pourquoi ce titre compte beaucoup. J’ai aussi envie de prouver à moi-même que j’ai ma place à cet endroit. Gagner ce titre, c’est fondamental pour la suite de ma carrière aussi. C’est important de gagner des courses mais des titres, c’est encore mieux. C’est sûr que ça va m’ouvrir des portes pour la suite.”Q: De quoi sera faite la suite justement ?R: “C’est encore incertain, on n’a pas encore pris de décision. J’ai beaucoup appris en F1 Academy et cela va m’aider. Cette année, le vainqueur du championnat remporte une prime donc on a le choix d’aller où on veut l’an prochain. Il y aura des décisions à prendre dans les prochaines semaines pour choisir quelle sera la meilleure option pour avoir du succès et une grande carrière. C’est une décision très importante. L’objectif pour moi, c’est la Formule 1 donc la monoplace reste la priorité. Mon objectif, c’est d’atteindre le plus haut niveau et je ferai tout pour y arriver.”Q: Pensez-vous pouvoir atteindre la F1 et plus globalement qu’une femme puisse y parvenir ?R: “Oui, parce que j’y crois. Et quand on croit en quelque chose on peut soulever des montagnes. Et puis j’ai quand même montré que j’avais du potentiel. Je pense que beaucoup de gens se disent que c’est impossible parce qu’ils n’ont jamais vu de femme en F1 depuis des années et qu’il n’y a pas de modèle, en fait. Pour la préparation technique en amont et tout ce qui est préparation physique, une athlète féminine n’est pas complètement différent d’un athlète masculin donc je suis persuadée qu’une femme est capable de rouler dans une F1 et de se battre avec les plus grands. Et c’est aussi une question de temps, de préparation, de rencontrer les bonnes personnes, des gens qui sont expérimentés et amènent cette touche en plus pour faire vraiment la différence et pouvoir ramener une femme en F1.”

Le Black Friday, incontournable en France, grignote sur le reste du calendrier

Black Friday, Black Week, Black Month… L’opération commerciale du dernier vendredi de novembre est devenue incontournable en France et s’étend désormais sur plusieurs semaines. Mais si elle profite aux grands acteurs en ligne, elle pénalise les commerces indépendants.”Maintenant le Black Friday, c’est tout le mois de novembre, et des promotions on en a toute l’année !”, remarque Danielle, 73 ans, ancienne enseignante retraitée. Cette année, il aura lieu le 28 novembre. Mais loin d’être limité à un “vendredi noir”, il étend ses tentacules sur le calendrier commercial.L’événement importé des Etats-Unis par Amazon en 2010 est progressivement monté en puissance jusqu’à s’ancrer dans les habitudes des Français. Ils y consacreront cette année un budget moyen de 345 euros, en augmentation selon une étude du cabinet Boston Consulting Group (BCG).”Il y a un peu de fatigue sur la promotion”, commente pour l’AFP François-Xavier Salle, expert consommation chez BCG, “et c’est pour ça que les consommateurs veulent des choses transparentes et clairement exprimées dans les pourcentages”.Il observe lui aussi les “périodes plus longues” de promotions proposées par les vendeurs, qui parfois “combinent avec le Cyber Monday”, autre coup marketing venu d’Amérique, qui se déroule le lundi suivant. Le 1er décembre, donc, cette année.- E-commerce roi -Clara, 21 ans, “étudie le marché, tous les jours, on ne sait jamais”. Elle a déjà acheté des vêtements et de l’électronique en promotion depuis début novembre, mais reste attentive: “c’est important, ça joue sur le coût de la vie”.Comme cette chargée d’affaires en menuiserie, sept Français sur dix prévoient de participer à l’opération commerciale, selon l’étude du BCG. Et comme elle, plus de la moitié commencent leurs recherches dès le début de novembre.L’e-commerce reste le roi du Black Friday. En 2024, selon les chiffres du groupe BPCE, plus d’un achat sur trois a été réalisé en ligne pendant la “Black week”, contre un sur cinq le reste de l’année. Le panier moyen en ligne était alors de 81 euros, contre 57 euros en magasin.A l’instar de l’électronique, le Black Friday est devenu “incontournable” pour les grandes enseignes de mode, confirme auprès de l’AFP Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce. Selon lui, il est désormais “beaucoup plus maîtrisé” par les entreprises, “dans une période extrêmement importante de l’année, où il est important de préserver la marge”.Les indépendants, eux, ne profitent pas du Black Friday, qui “gangrène le petit commerce”, regrette auprès de l’AFP Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l’habillement. Face aux mastodontes de l’e-commerce, les indépendants ne peuvent “pas tenir”.- “Gel des achats” -A la différence des grandes marques ou des gros distributeurs, il est difficile pour les petits commerces de “casser des marges qui sont nécessaires”, souligne celui qui représente 30.000 boutiques et qui rappelle l’actuelle crise de vitalité du commerce de centre-ville.”En septembre, en octobre, on arrive à travailler, mais dès le mois de novembre, on voit que ça crée un gel des achats, un attentisme chez le consommateur qui attend le Black Friday et le fameux tunnel jusqu’aux soldes de janvier”, fustige-t-il.Des soldes d’hiver qui arrivent après la bataille, souligne Yohann Petiot, car “le porte-monnaie des Français n’est pas extensible”.Autre conséquence néfaste du Black Friday, il est “une aubaine pour les contrefacteurs”, selon l’Union des fabricants (Unifab), qui pointe qu’en 2024 la Douane a effectué la saisie de 21,5 millions de contrefaçons, dont plus de 30% dans des petits colis achetés en ligne.

Le Sénat s’attaque au budget de l’Etat en commission, en repartant de zéro

Retour à la case départ au Sénat: la chambre haute se lance lundi dans le périlleux examen du budget de l’Etat en commission des Finances, en repartant de la copie initiale du gouvernement, conséquence de son rejet massif à l’Assemblée nationale.A partir de 9H30 à huis clos, les commissaires aux Finances du Sénat vont parcourir au pas de course tout le volet dédié aux recettes du projet de loi de finances pour 2026. Une réunion en forme de tour de chauffe avant l’examen du texte dans l’hémicycle, prévu à partir de jeudi. Il s’étendra jusqu’au vote solennel du 15 décembre… Avec des délais contraints et une question centrale: le Parlement parviendra-t-il à un compromis avant la fin de l’année? Le gouvernement de Sébastien Lecornu continue d’y croire, même si de nombreux cadres du bloc central envisagent déjà l’hypothèse d’une loi spéciale votée en urgence en décembre pour permettre la levée des impôts, avant une reprise des discussions budgétaires en janvier.Le rejet quasi-unanime du texte par l’Assemblée nationale en première lecture, dans la nuit de vendredi à samedi, a insufflé de sérieux doutes sur ce pari de l’exécutif.L’attitude du Sénat sera donc particulièrement scrutée, car un compromis futur entre députés et sénateurs pourrait permettre d’accélérer la procédure budgétaire. Cela semble très mal embarqué. Car si Gérard Larcher, président du Sénat, a souhaité ces derniers jours sur Public Sénat “parier sur l’intelligence collective”, le patron de LR Bruno Retailleau, redevenu sénateur, a promis de “revenir sur les folies fiscales de LFI et du Rassemblement national”, proposant “une position raisonnable: moins d’impôts et plus d’économies”, dans Le Parisien.Les débats en cours sur le budget de la Sécu ont d’ailleurs déjà dessiné les contours d’une droite sénatoriale inflexible, refusant quasiment tous les compromis trouvés à l’Assemblée. “La droite fait de l’affichage politique. Très bien, mais ça n’aura aucune utilité. Cela revient à donner l’ensemble du pouvoir parlementaire à l’Assemblée. Si ça continue comme ça, le Sénat n’en sortira pas grandi”, regrette auprès de l’AFP le président socialiste de la commission des Finances du Sénat, Claude Raynal.Le rejet du budget à l’Assemblée nationale risque en plus de faciliter la tâche du Sénat: saisi du texte initial du gouvernement, il n’aura même pas à statuer sur les mesures ajoutées par les députés et pourra se contenter de voter sa propre copie, élaborée au sein de sa très large majorité depuis la fin du printemps sous François Bayrou et ajustée depuis.Dans les mesures contenues dans cette partie “recettes”, les sénateurs pourraient notamment restreindre la taxe sur les holdings familiales, maintenir le gel du barème de l’impôt sur le revenu ou encore revenir sur la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises.La majorité sénatoriale présentera ses propositions à 14h lors d’une conférence de presse.

Washington et Kiev affirment qu’un accord de paix maintiendra la “pleine souveraineté” de l’Ukraine

Les Etats-Unis et l’Ukraine ont affirmé dans la nuit de dimanche à lundi qu’un “futur accord” de paix pour mettre fin au conflit avec la Russie “devra pleinement respecter la souveraineté” de Kiev, à l’issue de pourparlers “constructifs” à Genève entre Américains, Ukrainiens et Européens.La Maison Blanche a par ailleurs salué ces discussions en Suisse, en présence du secrétaire d’Etat Marco Rubio, qui ont constitué “un pas en avant significatif” vers un règlement de paix dans ce pays européen en guerre.Le chef de la diplomatie américaine s’était dit auparavant “très optimiste” sur la possibilité de conclure “très vite” un accord, même si de nombreuses inconnues demeurent.Les discussions de Genève, officiellement closes dimanche soir, se sont tenues sur la base du projet de plan en 28 points du président américain Donald Trump visant à mettre fin au conflit provoqué par près de quatre ans d’invasion russe déclenchée le 24 février 2022.”Les pourparlers ont été constructifs, concentrés sur l’objectif et respectueux, insistant sur l’engagement commun de parvenir à une paix juste et durable”, a écrit la Maison Blanche dans un communiqué commun avec la délégation ukrainienne présente à Genève.- “Nouvelle version” -Les deux parties “ont réaffirmé que tout futur accord devra pleinement respecter la souveraineté de l’Ukraine”, selon ce bref texte, qui précise qu’à l’issue de leurs discussions, les Etats-Unis et l’Ukraine avaient “rédigé une nouvelle version, affinée, d’un cadre (pour un accord) de paix”.A Genève, le négociateur ukrainien Andriï Iermak, bras droit de Volodymyr Zelensky, avait également fait état “de très bons progrès” dans les discussions, après que le président ukrainien eut indiqué que la nouvelle version du plan américain reflétait “déjà la plupart des priorités clés” de Kiev.M. Trump avait donné jusqu’au 27 novembre à M. Zelensky pour donner une réponse, en précisant ensuite que son plan ne serait pas sa “dernière offre” définitive.La version initiale du document avait suscité l’opposition de Kiev et de ses alliés européens – Paris, Londres, Berlin et Rome – venus dimanche à Genève pour éviter une paix en forme de capitulation.”Nous avons fait d’énormes progrès”, s’est encore félicité M. Rubio, estimant que “les points qui restent en suspens ne sont pas insurmontables” et laissant la porte ouverte à un délai au-delà de la fête de Thanksgiving jeudi.Le ministre des Affaires étrangères, qui occupe aussi l’influent poste de conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a rappelé que les Russes auront “leur mot à dire”.Plusieurs réunions de coordination ont eu lieu entre Européens, Américains et Ukrainiens, avant une longue réunion bilatérale entre Washington et Kiev, au sein de la représentation diplomatique des Etats-Unis à Genève.Côté américain, étaient notamment présents Jared Kushner, gendre du président, Steve Witkoff, son émissaire spécial sur le Moyen-Orient, sur l’Ukraine et la Russie, et le commandant suprême des forces de l’Otan en Europe, le général Alexus Grynkewich, en tant que haut-gradé américain.- Reconnaissant envers Trump -Salué par le président russe Vladimir Poutine, le texte initial du plan de Trump reprenait plusieurs exigences clés de Moscou: que l’Ukraine lui cède des territoires, accepte de réduire la taille de son armée et renonce à intégrer l’Otan. Tout en offrant des garanties de sécurité occidentales à Kiev pour prévenir toute nouvelle attaque russe.Le texte propose aussi la fin de l’isolement de la Russie à l’égard du monde occidental, avec sa réintégration au G8 et la levée progressive des sanctions.Volodymyr Zelensky a déclaré dimanche qu’il était “personnellement” reconnaissant envers Donald Trump, après que le président américain eut une nouvelle fois accusé Kiev d’ingratitude. “Les responsables ukrainiens n’ont exprimé aucune gratitude pour nos efforts”, a-t-il fustigé sur son réseau Truth Social, affirmant avoir “hérité d’une guerre qui n’aurait jamais dû arriver”.Les Européens cherchent pour leur part à ne pas être tenus à l’écart des tractations.”L’Ukraine doit avoir la liberté et le droit souverain de choisir son propre destin. Elle a choisi un destin européen”, a affirmé dimanche la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, soulignant que le rôle “central” de l’Union européenne devait être “pleinement reconnu”.Depuis le sommet du G20 en Afrique du Sud ce week-end, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a déclaré qu’il n’était pas nécessaire de présenter une “contre-proposition complète” au plan américain, affirmant que les discussions constituaient un “test de maturité” pour l’Europe.Donald Trump et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont, eux, convenus dimanche lors d’un appel téléphonique qu’il était important de “travailler tous ensemble en ce moment critique” pour l’avenir de l’Ukraine, a indiqué Downing Street.Une réunion sur l’Ukraine des dirigeants des pays de l’UE est prévue lundi, en marge d’un sommet avec des dirigeants africains en Angola, et le président français Emmanuel Macron a annoncé une réunion mardi en visioconférence des pays soutenant l’Ukraine.Sur le terrain, une attaque de drones russes a fait au moins quatre morts et 17 blessés à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, dans la nuit de dimanche à lundi, ont annoncé les autorités locales.burs-apo-nr/jnd