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Trump est à Washington, avant d’être investi lundi 47e président américain

Donald Trump a débarqué samedi soir à Washington pour une réception dans l’un de ses golfs, lancement de quatre jours de festivités dont le point d’orgue sera son investiture lundi comme 47e président des Etats-Unis.Avant d’arriver avec son épouse Melania et leur fils Barron depuis leur fief de Mar-a-Lago, en Floride, il a promis qu’il …

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Trump est à Washington, avant d’être investi lundi 47e président américain

Donald Trump a débarqué samedi soir à Washington pour une réception dans l’un de ses golfs, lancement de quatre jours de festivités dont le point d’orgue sera son investiture lundi comme 47e président des Etats-Unis.Avant d’arriver avec son épouse Melania et leur fils Barron depuis leur fief de Mar-a-Lago, en Floride, il a promis qu’il signerait un nombre “record” de décrets présidentiels “immédiatement après” sa prestation de serment au Capitole de la capitale fédérale.Dans un entretien téléphonique avec la chaîne NBC News, le milliardaire républicain, déjà président de 2017 à 2021 et qui a réussi un retour au sommet retentissant, a évoqué une “fourchette d’au moins” une centaine de ces décrets, prérogatives du pouvoir exécutif.Expulsion de millions de clandestins, hausse de droits de douane contre les voisins mexicain et canadien et le rival chinois, dérégulation dans l’énergie et le climat, grâces pour ses partisans de l’assaut du Capitole en janvier 2021: Donald Trump a maintes fois promis de défaire ce qu’a construit le gouvernement de son ennemi, le président démocrate Joe Biden qui quittera le pouvoir lundi à midi.”Dès que j’aurai prêté serment, je lancerai le plus grand programme d’expulsions de l’histoire américaine”, avait-il assuré en campagne pour sa réélection le 5 novembre.- Expulsion des clandestins -L’expulsion d’immigrés clandestins — qui seraient environ 11 millions dans un pays de quelque 340 millions d’habitants — “débutera très, très rapidement”, a répété le tribun samedi.Mais il a refusé de “dire dans quelles villes car les choses sont en train de bouger”.L’un de ses bras droits, Tom Homan, hostile à l’immigration et nommé “tsar” pour la protection des frontières, a parlé vendredi sur Fox News d’opérations de police, dès mardi, pour interpeller et expulser des sans-papiers à Chicago, mégapole démocrate.Mais cet ex-directeur de l’agence fédérale pour le contrôle des frontières et de l’immigration (ICE) sous le premier mandat Trump a fait machine arrière samedi soir dans le Washington Post: aucune “décision n’a encore été prise”, même si, “nous arrêterons des gens dans tout le pays”.Vent debout contre le second gouvernement Trump, des milliers de personnes — dont nombre de femmes — ont manifesté samedi à Washington, sous une fine pluie froide.Susan Duclos, venue de Floride avec sa fille, a dit sa “peur” et sa “colère” face au retour du conservateur à la rhétorique d’extrême droite.- “Marche du peuple” -Cette “marche du peuple” était organisée par des groupes de défense des libertés publiques et des droits sociaux, dont l’équipe des “marches des femmes” du 21 janvier 2017 qui avaient rassemblé des centaines de milliers de personnes à Washington, au lendemain de la première investiture de M. Trump.Huit ans après, il deviendra le 20 janvier le 47e président américain, acmé de quatre jours de festivités, chamboulées toutefois par un froid polaire (entre -12°C et -6°C).C’est donc à l’intérieur du Capitole, sous sa rotonde, et non à l’extérieur, sur ses marches, que Donald Trump prêtera serment.”Je pense qu’on a pris la bonne décision (…) Cela aurait représenté un risque pour plein de gens”, a justifié sur NBC News l’homme de 78 ans.Il donnait samedi soir une première réception, avec feu d’artifice, dans l’un de ses golfs en Virginie, Etat frontalier de la capitale fédérale.Donald Trump est attendu dimanche matin au cimetière militaire d’Arlington, juste de l’autre côté du Potomac qui arrose Washington, avant un meeting dans une grande salle de sport et de concert avec ses partisans, la Capital One Arena.C’est dans cette enceinte de 20.000 places que sera retransmise son investiture, avant qu’il ne rejoigne le public pour un discours.Le nouveau président participera ensuite à trois galas, parmi la dizaine de fêtes prévues en ville lundi soir.Les quatre jours de festivités se termineront mardi matin à la cathédrale de Washington.

Trump est à Washington, avant d’être investi lundi 47e président américain

Donald Trump a débarqué samedi soir à Washington pour une réception dans l’un de ses golfs, lancement de quatre jours de festivités dont le point d’orgue sera son investiture lundi comme 47e président des Etats-Unis.Avant d’arriver avec son épouse Melania et leur fils Barron depuis leur fief de Mar-a-Lago, en Floride, il a promis qu’il signerait un nombre “record” de décrets présidentiels “immédiatement après” sa prestation de serment au Capitole de la capitale fédérale.Dans un entretien téléphonique avec la chaîne NBC News, le milliardaire républicain, déjà président de 2017 à 2021 et qui a réussi un retour au sommet retentissant, a évoqué une “fourchette d’au moins” une centaine de ces décrets, prérogatives du pouvoir exécutif.Expulsion de millions de clandestins, hausse de droits de douane contre les voisins mexicain et canadien et le rival chinois, dérégulation dans l’énergie et le climat, grâces pour ses partisans de l’assaut du Capitole en janvier 2021: Donald Trump a maintes fois promis de défaire ce qu’a construit le gouvernement de son ennemi, le président démocrate Joe Biden qui quittera le pouvoir lundi à midi.”Dès que j’aurai prêté serment, je lancerai le plus grand programme d’expulsions de l’histoire américaine”, avait-il assuré en campagne pour sa réélection le 5 novembre.- Expulsion des clandestins -L’expulsion d’immigrés clandestins — qui seraient environ 11 millions dans un pays de quelque 340 millions d’habitants — “débutera très, très rapidement”, a répété le tribun samedi.Mais il a refusé de “dire dans quelles villes car les choses sont en train de bouger”.L’un de ses bras droits, Tom Homan, hostile à l’immigration et nommé “tsar” pour la protection des frontières, a parlé vendredi sur Fox News d’opérations de police, dès mardi, pour interpeller et expulser des sans-papiers à Chicago, mégapole démocrate.Mais cet ex-directeur de l’agence fédérale pour le contrôle des frontières et de l’immigration (ICE) sous le premier mandat Trump a fait machine arrière samedi soir dans le Washington Post: aucune “décision n’a encore été prise”, même si, “nous arrêterons des gens dans tout le pays”.Vent debout contre le second gouvernement Trump, des milliers de personnes — dont nombre de femmes — ont manifesté samedi à Washington, sous une fine pluie froide.Susan Duclos, venue de Floride avec sa fille, a dit sa “peur” et sa “colère” face au retour du conservateur à la rhétorique d’extrême droite.- “Marche du peuple” -Cette “marche du peuple” était organisée par des groupes de défense des libertés publiques et des droits sociaux, dont l’équipe des “marches des femmes” du 21 janvier 2017 qui avaient rassemblé des centaines de milliers de personnes à Washington, au lendemain de la première investiture de M. Trump.Huit ans après, il deviendra le 20 janvier le 47e président américain, acmé de quatre jours de festivités, chamboulées toutefois par un froid polaire (entre -12°C et -6°C).C’est donc à l’intérieur du Capitole, sous sa rotonde, et non à l’extérieur, sur ses marches, que Donald Trump prêtera serment.”Je pense qu’on a pris la bonne décision (…) Cela aurait représenté un risque pour plein de gens”, a justifié sur NBC News l’homme de 78 ans.Il donnait samedi soir une première réception, avec feu d’artifice, dans l’un de ses golfs en Virginie, Etat frontalier de la capitale fédérale.Donald Trump est attendu dimanche matin au cimetière militaire d’Arlington, juste de l’autre côté du Potomac qui arrose Washington, avant un meeting dans une grande salle de sport et de concert avec ses partisans, la Capital One Arena.C’est dans cette enceinte de 20.000 places que sera retransmise son investiture, avant qu’il ne rejoigne le public pour un discours.Le nouveau président participera ensuite à trois galas, parmi la dizaine de fêtes prévues en ville lundi soir.Les quatre jours de festivités se termineront mardi matin à la cathédrale de Washington.

Trump va suspendre la loi sur TikTok lundi, offre une porte de sortie à son actionnaire chinois

Le président élu Donald Trump a annoncé dimanche son intention de prendre un décret une fois investi, lundi, pour suspendre la loi interdisant TikTok aux Etats-Unis, et proposé que le réseau social soit contrôlé à 50% par des actionnaires américains pour offrir une porte de sortie à son propriétaire chinois.La loi votée au Congrès en 2024 est entrée en vigueur dimanche, rendant inaccessible la plateforme de courtes vidéos aux plus de 170 millions d’utilisateurs aux Etats-Unis.Le texte prévoit la possibilité pour le chef de l’Etat de repousser la mise en oeuvre de 90 jours le temps de trouver un acheteur, alternative offerte à la maison mère de TikTok, la Chinoise ByteDance, en lieu et place de l’interdiction.ByteDance s’est jusqu’ici refusé à céder cette plateforme lancée il y a à peine dix ans et qui est devenue incontournable pour une large majorité de jeunes internautes.Donald Trump a même encouragé fournisseurs d’internet et boutiques d’application à rétablir immédiatement l’accès à TikTok, promettant que son décret les protégerait rétroactivement contre d’éventuelles sanctions.La loi prévoit, en effet, de très lourdes amendes pour ces prestataires techniques, jusqu’à 5.000 dollars par utilisateurs pour les boutiques d’application.”Je demande aux entreprises de ne pas laisser TikTok dans le noir!”, a exhorté le promoteur immobilier sur son réseau Truth Social.Donald Trump a aussi dévoilé les contours de ce qui lui apparaît comme une solution à la question sensible du contrôle de la filiale de TikTok aux Etats-Unis par des intérêts chinois.”Je voudrais voir une société commune contrôlée à 50% par des Américains”, a écrit le président élu. “Sans accord américain, il n’y a pas de TikTok. Avec notre validation, cela vaut plusieurs centaines de milliards, voire milliers de milliards.”En l’état, TikTok a disparu des boutiques d’applications et les internautes qui l’avaient déjà téléchargé ne peuvent plus l’ouvrir.Depuis vendredi, le groupe avait demandé au gouvernement Biden d’envoyer un signal clair aux fournisseurs d’internet et gestionnaires de boutiques d’applications pour les dissuader de suspendre téléchargements et mises à jour.Mais la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a qualifié ces appels de TikTok de “manœuvre”. “Nous ne voyons pas de raison pour TikTok ou d’autres sociétés d’agir avant la prise de fonction du gouvernement Trump, lundi”.- Chasse aux VPN -Saisie par TikTok en dernier recours, la Cour suprême américaine avait refusé vendredi, à l’unanimité, de suspendre la loi.Les neuf hauts magistrats ont estimé que les inquiétudes du Congrès “en matière de sécurité nationale” étaient “bien fondées”.Les élus américains avaient justifié le vote de la loi par la nécessité d’empêcher les autorités chinoises d’accéder aux données d’utilisateurs américains ou de manipuler l’opinion aux Etats-Unis.Mais si la plateforme faisait l’objet d’une franche hostilité de la part de beaucoup d’élus américains il y a un an, le vent a tourné depuis et un consensus politique s’est dégagé ces derniers jours, favorable à la préservation de TikTok.Le report de l’entrée en vigueur de la loi n’est théoriquement possible que si des éléments tangibles rendent une vente crédible.L’homme d’affaires Frank McCourt s’est dit prêt à mettre 20 milliards de dollars sur la table avec d’autres partenaires, pour les activités américaines de l’application, sans son puissant algorithme.Samedi, la start-up d’intelligence artificielle (IA) Perplexity AI a soumis à ByteDance une proposition de fusion avec la filiale américaine de TikTok, qui valoriserait le réseau social au moins 50 milliards de dollars.Outre TikTok, ont été mises hors ligne toutes les applications de ByteDance aux Etats-Unis, notamment un autre réseau social, Lemon8, sur lequel avaient migré des TikTokeurs aux abois.Beaucoup de TikTokeurs se lamentaient dimanche de la mise en sommeil de leur app favorite, très prisée pour l’efficacité de son algorithme à proposer des contenus pertinents.Zach King, l’un des dix TikTokeurs les plus suivis au monde (82 millions d’abonnés), a publié sur YouTube une vidéo humoristique le montrant quittant TikTok pour la plateforme chinoise Xiaohongshu (petit livre rouge), actuellement la plus téléchargée sur la boutique d’applications d’Apple.Edison Chen, fondatrice de Clapper, concurrent de TikTok, a fait état à l’AFP de plus de deux millions de téléchargements de l’application ces derniers jours.Parmi les applications les plus téléchargées dimanche aux Etats-Unis figuraient plusieurs sociétés de VPN, logiciels qui permettent de tromper sites et boutiques d’applications sur la localisation géographique de l’utilisateur.

Trump va suspendre la loi sur TikTok lundi, offre une porte de sortie à son actionnaire chinois

Le président élu Donald Trump a annoncé dimanche son intention de prendre un décret une fois investi, lundi, pour suspendre la loi interdisant TikTok aux Etats-Unis, et proposé que le réseau social soit contrôlé à 50% par des actionnaires américains pour offrir une porte de sortie à son propriétaire chinois.La loi votée au Congrès en …

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Trump va suspendre la loi sur TikTok lundi, offre une porte de sortie à son actionnaire chinois

Le président élu Donald Trump a annoncé dimanche son intention de prendre un décret une fois investi, lundi, pour suspendre la loi interdisant TikTok aux Etats-Unis, et proposé que le réseau social soit contrôlé à 50% par des actionnaires américains pour offrir une porte de sortie à son propriétaire chinois.La loi votée au Congrès en 2024 est entrée en vigueur dimanche, rendant inaccessible la plateforme de courtes vidéos aux plus de 170 millions d’utilisateurs aux Etats-Unis.Le texte prévoit la possibilité pour le chef de l’Etat de repousser la mise en oeuvre de 90 jours le temps de trouver un acheteur, alternative offerte à la maison mère de TikTok, la Chinoise ByteDance, en lieu et place de l’interdiction.ByteDance s’est jusqu’ici refusé à céder cette plateforme lancée il y a à peine dix ans et qui est devenue incontournable pour une large majorité de jeunes internautes.Donald Trump a même encouragé fournisseurs d’internet et boutiques d’application à rétablir immédiatement l’accès à TikTok, promettant que son décret les protégerait rétroactivement contre d’éventuelles sanctions.La loi prévoit, en effet, de très lourdes amendes pour ces prestataires techniques, jusqu’à 5.000 dollars par utilisateurs pour les boutiques d’application.”Je demande aux entreprises de ne pas laisser TikTok dans le noir!”, a exhorté le promoteur immobilier sur son réseau Truth Social.Donald Trump a aussi dévoilé les contours de ce qui lui apparaît comme une solution à la question sensible du contrôle de la filiale de TikTok aux Etats-Unis par des intérêts chinois.”Je voudrais voir une société commune contrôlée à 50% par des Américains”, a écrit le président élu. “Sans accord américain, il n’y a pas de TikTok. Avec notre validation, cela vaut plusieurs centaines de milliards, voire milliers de milliards.”En l’état, TikTok a disparu des boutiques d’applications et les internautes qui l’avaient déjà téléchargé ne peuvent plus l’ouvrir.Depuis vendredi, le groupe avait demandé au gouvernement Biden d’envoyer un signal clair aux fournisseurs d’internet et gestionnaires de boutiques d’applications pour les dissuader de suspendre téléchargements et mises à jour.Mais la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a qualifié ces appels de TikTok de “manœuvre”. “Nous ne voyons pas de raison pour TikTok ou d’autres sociétés d’agir avant la prise de fonction du gouvernement Trump, lundi”.- Chasse aux VPN -Saisie par TikTok en dernier recours, la Cour suprême américaine avait refusé vendredi, à l’unanimité, de suspendre la loi.Les neuf hauts magistrats ont estimé que les inquiétudes du Congrès “en matière de sécurité nationale” étaient “bien fondées”.Les élus américains avaient justifié le vote de la loi par la nécessité d’empêcher les autorités chinoises d’accéder aux données d’utilisateurs américains ou de manipuler l’opinion aux Etats-Unis.Mais si la plateforme faisait l’objet d’une franche hostilité de la part de beaucoup d’élus américains il y a un an, le vent a tourné depuis et un consensus politique s’est dégagé ces derniers jours, favorable à la préservation de TikTok.Le report de l’entrée en vigueur de la loi n’est théoriquement possible que si des éléments tangibles rendent une vente crédible.L’homme d’affaires Frank McCourt s’est dit prêt à mettre 20 milliards de dollars sur la table avec d’autres partenaires, pour les activités américaines de l’application, sans son puissant algorithme.Samedi, la start-up d’intelligence artificielle (IA) Perplexity AI a soumis à ByteDance une proposition de fusion avec la filiale américaine de TikTok, qui valoriserait le réseau social au moins 50 milliards de dollars.Outre TikTok, ont été mises hors ligne toutes les applications de ByteDance aux Etats-Unis, notamment un autre réseau social, Lemon8, sur lequel avaient migré des TikTokeurs aux abois.Beaucoup de TikTokeurs se lamentaient dimanche de la mise en sommeil de leur app favorite, très prisée pour l’efficacité de son algorithme à proposer des contenus pertinents.Zach King, l’un des dix TikTokeurs les plus suivis au monde (82 millions d’abonnés), a publié sur YouTube une vidéo humoristique le montrant quittant TikTok pour la plateforme chinoise Xiaohongshu (petit livre rouge), actuellement la plus téléchargée sur la boutique d’applications d’Apple.Edison Chen, fondatrice de Clapper, concurrent de TikTok, a fait état à l’AFP de plus de deux millions de téléchargements de l’application ces derniers jours.Parmi les applications les plus téléchargées dimanche aux Etats-Unis figuraient plusieurs sociétés de VPN, logiciels qui permettent de tromper sites et boutiques d’applications sur la localisation géographique de l’utilisateur.

“Nous voulons la paix”: en Colombie, les déplacés demandent l’arrêt des combats

Gladis Angarita a fui, comme des centaines d’autres personnes, son village depuis l’attaque sanglante de la guérilla colombienne de l’ELN dans la région du Catatumbo, pour trouver refuge à Tibú. “Nous voulons la paix, qu’ils mettent fin à cette guerre”, supplie-t-elle.Assise sur un tronc d’arbre, Gladis, 62 ans, s’interrompt pour prendre son traitement contre l’asthme, avant d’ajouter: “nous souffrons (…), nous n’avons rien à voir avec cette guerre. Mon dieu, qu’ils en prennent conscience”. Depuis jeudi, l’attaque de l’ELN contre des civils et des dissidents de la défunte guérilla des FARC a fait au moins 60 morts dans cette zone frontalière du Venezuela, rappelant les pires heures du conflit armé en Colombie.Gladis a fui son village vendredi, terrorisée, “car il y avait des tirs tout le temps”. “On a tout laissé, car nous avions peur”, raconte-t-elle, disant ne même pas avoir pris de quoi dormir.Elle est depuis installée, avec 500 autres personnes, dans un centre d’accueil de Tibú, ville d’environ 60.000 habitants qui est, selon l’ONU, la localité comptant le plus de plantations de drogue au monde. Au total, plus de 2.500 personnes ont trouvé refuge dans la ville, selon son maire, Richar Claro.- “Tant de personnes innocentes” -Dans le terminal routier de Tibú, c’est un ballet incessant de personnes voulant prendre un bus pour fuir vers d’autres régions de Colombie ou même au Venezuela. “Il y a tant de personnes innocentes payant cette guerre et vivant des choses que nous n’avons pas à vivre”, dit, des sanglots dans la voix, Carmelina Pérez, elle aussi âgée de 62 ans. “Mes filles sont restées à la maison car elles ne voulaient pas partir. Je suis venu avec les enfants et avec mon mari qui est lui aussi âgé”, ajoute-t-elle, avant de prendre la direction de Cúcuta, ville frontalière avec le Venezuela. Dans le centre d’accueil de Tibú, des hamacs sont suspendus aux arbres et aux cages de football, les enfants courent dans tous les sens. Des femmes préparent un sancocho, une soupe colombienne typique avec des tubercules et des légumes, sur un feu de bois. – “Plus dur qu’au Venezuela” -Ce conflit “est horrible”, souffle Luis Alberto Urrutia, qui a fui la crise dans son Venezuela natal il y a sept ans pour s’installer dans les montagnes du Catatumbo, où il gagne notamment sa vie en ramassant des feuilles de coca.”C’est plus dur qu’au Venezuela à cause du conflit”, ajoute cet homme de 39 ans, qui a peur désormais pour sa vie et celle de sa famille. “Il vaut peut-être mieux que nous rentrions au Venezuela” car “il y a du danger partout (…) beaucoup de morts”.L’assaut de l’ELN a rompu une trêve avec les dissidents des FARC et a mis au défi le gouvernement de gauche de Gustavo Petro, arrivé au pouvoir avec l’engagement de rechercher une solution négociée à six décennies de conflit armé, et qui a annoncé vendredi suspendre les négociations de paix avec l’ELN.Jusqu’alors, les deux organisations rebelles étaient engagées dans des négociations de paix parallèles avec le gouvernement.Gustavo Petro avait engagé des pourparlers avec l’ELN à la fin de l’année 2022, lorsqu’il est devenu le premier président colombien de gauche. Mais le processus de paix est en crise constante en raison des attaques des rebelles, des différends avec d’autres groupes armés et des divergences entre les différentes parties qui ont empêché la conclusion d’accords concrets.

“Nous voulons la paix”: en Colombie, les déplacés demandent l’arrêt des combats

Gladis Angarita a fui, comme des centaines d’autres personnes, son village depuis l’attaque sanglante de la guérilla colombienne de l’ELN dans la région du Catatumbo, pour trouver refuge à Tibú. “Nous voulons la paix, qu’ils mettent fin à cette guerre”, supplie-t-elle.Assise sur un tronc d’arbre, Gladis, 62 ans, s’interrompt pour prendre son traitement contre l’asthme, …

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De retour chez eux, des Gazaouis découvrent un territoire “devenu invivable”

Dans un paysage apocalyptique laissé par plus de 15 mois de guerre, des Gazaouis rentrent chez eux, beaucoup pour n’y retrouver que ruines, au premier jour du cessez-le-feu entre le Hamas et Israël.L’immense majorité des 2,4 millions d’habitants du territoire pilonné sans relâche ont été jetés sur les routes, déplacés plusieurs fois dans des camps de tentes improvisés, dans des logements provisoires ou des écoles transformées en refuge.Sur la route, plusieurs confient qu’ils ne pensaient pas “survivre” jusqu’au cessez-le-feu.Tout juste rentré chez lui à Jabalia, épicentre depuis octobre d’une vaste offensive israélienne qui a chassé les habitants vers Gaza-ville, Walid Abou Jiab, est effondré. “Il ne reste plus rien, c’est devenu invivable.” Dans ce secteur du nord de la bande de Gaza, des enfants font rouler un gros réservoir d’eau en plastique qui leur sert à transporter des affaires, des femmes aux visages fermés charrient de gros sacs débordant de vaisselle ou couvertures.Choqué lui aussi par “l’immensité de la destruction” à Jabalia, Fouad Abou Jilboa veut pourtant tourner la page: “grâce à notre détermination, notre foi et notre force, nous reconstruirons”.A travers tout le territoire dévasté et assiégé, dans la poussière des rues défoncées, les colonnes de déplacés progressent, la plupart à pied, au milieu d’un océan  gris de décombres, blocs de béton effondrés et ferrailles tordues. Ca et là, des groupes de jeunes hommes chantent, certains formant un “V” de la victoire, devant des photographes de l’AFP, après plus de 15 mois de guerre déclenchée par une attaque du Hamas le 7 octobre 2023.”Je veux simplement rentrer”, s’exclame Wafaa al-Habil, originaire de la ville de Gaza (nord),  et réfugiée à Khan Younès, dans le sud, à cause des combats et des bombardements. “Je me suis tant languie de Gaza, et de nos proches.”Passant à côté d’elle au volant d’une voiture pleine à craquer, un homme extatique lance: “c’est la plus grande des joies… Je rentre à Rafah!”, plus au sud, à la frontière avec l’Egypte.- “Epuisés” -Ces célébrations ont toutefois été troublées pendant plusieurs heures.A la suite d’un retard présenté comme “technique” par le Hamas, la trêve est finalement entrée en vigueur à 11h15 GMT, avec 2h45 de retard. La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé que 19 personnes avaient été tuées dans l’intervalle par les derniers bombardements israéliens avant que les armes ne se taisent. Mahad Abed était assise devant sa tente d’al-Mawasi (sud), avec ses bagages, “dès l’aube”, attendant son mari pour regagner Rafah.”Il m’a appelée et m’a dit que nous ne reviendrions pas aujourd’hui” à cause des tirs des “hélicoptères”, dit à l’AFP cette femme de 27 ans.”Nous sommes épuisés”, souffle-t-elle, “je ne veux pas passer une nuit de plus dans cette tente!”Dans le chaos ambiant, le Hamas qui affirme vouloir maintenir l’ordre a déployé la police municipale. Ses patrouilles, comme les pick-up chargés de combattants armés paradant dans certains secteurs, laissent indifférents de nombreux marcheurs, aux traits tirés.- Camper avant de reconstruire -A Rafah aussi, à la pointe sud de Gaza, Mohammed al-Rabayaa affirme n’avoir trouvé que des “ruines” là où étaient les maisons de sa famille. Mais il se prépare à y planter sa tente: “on vivra ici jusqu’à ce que nos maisons soient reconstruites”.D’autres habitants restent muets à la vue de quartiers entiers dévastés.  La guerre a provoqué à Gaza d’après l’ONU un niveau de destructions “sans précédent dans l’histoire récente”, augurant, selon les experts, d’une très longue reconstruction au coût exorbitant.Selon l’accord de cessez-le-feu, les habitants du tiers nord du territoire réfugiés au sud ne pourront rentrer qu’après la première semaine de la trêve et le retrait prévu des soldats israéliens de plusieurs secteurs. Dans l’attente, l’armée coupe toujours en deux le territoire, au niveau du “couloir de Netzarim” au sud de la ville de Gaza. Mais déjà, à Gaza-ville, des pelleteuses ont commencé à déblayer une partie des décombres.