AFP World

Le chef d’état-major israélien démissionne après “l’échec du 7-Octobre”

Le chef de l’armée israélienne Herzi Halevi a démissionné mardi en reconnaissant sa responsabilité dans “l’échec” à empêcher l’attaque du Hamas palestinien le 7 octobre 2023, au troisième jour d’un fragile cessez-le-feu à Gaza.Après l’entrée en vigueur dimanche de la première phase de la trêve qui a permis la libération de trois otages israéliennes et de 90 prisonniers palestiniens, le mouvement islamiste Hamas a annoncé qu’il libérerait samedi quatre autres Israéliennes captives dans la bande de Gaza.Selon l’armée israélienne, “trois ou quatre otages” supplémentaires doivent être libérés chaque semaine, lors de cette phase qui doit durer 42 jours.Celle-ci a marqué le début d’un processus encore incertain devant mettre en principe fin à la guerre, déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.”Reconnaissant ma responsabilité dans l’échec de l’armée le 7 octobre” 2023 dans le sud d’Israël, “je demande à mettre fin à mes fonctions”, a écrit le général Halevi dans sa lettre de démission.Mais il admis que “les objectifs de la guerre (n’avaient) pas tous été atteints”, en soulignant que “l’armée continuera de lutter pour poursuivre le démantèlement du Hamas” et pour “le retour de (tous les) otages”.Dans la foulée, le chef de l’opposition Yaïr Lapid a réclamé la démission du Premier ministre Benjamin Netanyahu. “Maintenant, il est temps qu’ils assument leurs responsabilités et démissionnent, le Premier ministre et tout son gouvernement catastrophique.”- “20.000 agents du Hamas tués” -L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 91 sont encore otages à Gaza, dont 34 sont mortes selon l’armée.En représailles, Israël a lancé une offensive dévastatrice dans la bande de Gaza assiégée, qui a fait au moins 47.107 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, et a provoqué un désastre humanitaire.D’après le général Halevi, quelque “20.000 agents du Hamas” ont été tués pendant la guerre, de même que “la majorité” de sa direction.Après un an de négociations laborieuses, le Qatar et les Etats-Unis, deux pays médiateurs avec l’Egypte, ont annoncé le 15 janvier un accord de cessez-le-feu, quelques jours avant le retour à la Maison Blanche de Donald Trump.- Prudence -Après son investiture lundi, M. Trump a néanmoins déclaré qu’il n’était “pas sûr” que la trêve tienne.Le Premier ministre qatari Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani a appelé lui Israël et le Hamas à faire preuve de “bonne foi” pour appliquer l’accord. Toute violation ou décision politique “pourrait évidement conduire” à son “effondrement”, a dit le porte-parole de la diplomatie qatarie.”Je reste optimiste” quant au “succès” de la trêve, a déclaré à Jérusalem Yitzhak, un chauffeur de bus de 59 ans. “Les choses vont changer maintenant que Trump est au pouvoir.”- “Ordre et sécurité” -En félicitant lundi Donald Trump, Benjamin Netanyahu a répété vouloir “détruire les capacités militaires du Hamas et mettre un terme à son pouvoir politique à Gaza”, après avoir dit qu’il se réservait le droit de reprendre la guerre.Le Hamas a affirmé que la trêve dépendait du “respect des engagements” par Israël.Considérablement affaibli, ce mouvement est toutefois encore loin d’être anéanti, selon des experts. Après la trêve, des combattants du Hamas armés et cagoulés ont été vus dans des secteurs de Gaza, alors que des membres des  forces de sécurité, en uniforme, ont été déployés dans plusieurs rues, selon des images de l’AFP.”Ce que nous voulons c’est l’ordre et la sécurité”, a déclaré Abdelrahmane al-Bardawil à Gaza-ville (nord). “Le gouvernement s’est déployé en force”, s’est-il félicité.- Camions d’aides -Durant la première phase de la trêve, 33 otages israéliens doivent être libérés en échange d’environ 1.900 Palestiniens détenus par Israël, et l’armée israélienne doit se retirer de zones de Gaza.Pendant la même période, 600 camions d’aide humanitaire doivent entrer chaque jour dans le territoire palestinien. Lundi, 915 camions y sont entrés, selon l’ONU.Entretemps, des milliers de Palestiniens, déplacés comme la quasi-totalité des 2,4 millions d’habitants du territoire, sont retournés au milieu de montagnes des décombres chez eux pour retrouver des ruines. A Jabalia (nord), des habitants ont installé des tentes devant leurs maisons détruites.Selon l’ONU, la reconstruction du territoire, où près de 70% des bâtiments ont été endommagés ou détruits, prendra jusqu’à 15 ans.- Dix Palestiniens tués à Jénine -La suite du calendrier concernant l’accord de trêve reste incertaine. Les termes de la deuxième phase, qui doit voir la fin définitive de la guerre et la libération de tous les otages, doivent être négociés au cours des six semaines à venir.Si les deux premières étapes se déroulent comme prévu, la troisième et dernière portera sur la reconstruction de Gaza et la restitution des corps des otages morts.En Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, l’armée israélienne a annoncé avoir lancé une opération militaire à Jénine pour y “éradiquer le terrorisme”Dix Palestiniens ont été tués selon l’Autorité palestinienne.Et à Tel-Aviv, quatre personnes ont été blessées, dont une grièvement, dans une attaque au couteau, ont annoncé les secours. L’assaillant, qualifié de “terroriste” par la police, a été tué.

Limogeages et sermon au menu du deuxième jour de mandat de Trump

Donald Trump a commencé son deuxième jour de mandat mardi par le limogeage annoncé d’un millier de personnes nommées par l’administration Biden, après avoir entamé son retour à la Maison Blanche par la signature de décrets tous azimuts.Le républicain s’est rendu dans la matinée à la cathédrale nationale de Washington, pour un service religieux qui …

Limogeages et sermon au menu du deuxième jour de mandat de Trump Read More »

Limogeages et sermon au menu du deuxième jour de mandat de Trump

Donald Trump a commencé son deuxième jour de mandat mardi par le limogeage annoncé d’un millier de personnes nommées par l’administration Biden, après avoir entamé son retour à la Maison Blanche par la signature de décrets tous azimuts.Le républicain s’est rendu dans la matinée à la cathédrale nationale de Washington, pour un service religieux qui devait être placé davantage sous le signe de la sobriété, après la pompe et l’euphorie des cérémonies de la veille.Mais le nouveau président américain n’a pas échappé à sa nouvelle fonction: l’évêque épiscopalienne de Washington, Mariann Budde, l’a exhorté à faire preuve de “miséricorde” pour ceux qui sont “effrayés” à l’aube de son second mandat, notamment les migrants en situation irrégulière, ou les jeunes de la communauté LGBT+.La veille, Donald Trump avait annoncé juste après son investiture les premiers actes de son offensive anti-immigration.Un “état d’urgence à la frontière sud” avec le Mexique a été décrété, permettant de mobiliser les forces armées “pour repousser l’invasion désastreuse de notre pays”. “Nous commencerons à renvoyer des millions et des millions d’étrangers criminels”, a-t-il lancé.Devant ce prêche en forme de plaidoirie de la part de l’évêque, le républicain est resté impassible, déclarant seulement à son retour à la Maison Blanche que le service religieux “aurait pu être bien meilleur”.- Infrastructure -Il a trouvé un public plus conciliant dans l’après-midi en recevant des responsables républicains au Congrès, avec le programme des 100 premiers jours au menu des discussions.Une “annonce majeure sur l’infrastructure” sera aussi faite dans la journée, a déclaré mardi matin sur Fox News la nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, sans donner plus de précision.”Le président Trump parlera à la presse plus tard depuis la Maison Blanche”, a-t-elle ajouté.Après avoir signé une myriade de décrets exécutifs touchant à l’immigration, mais aussi aux droits des personnes transgenres ou à un retrait des Etats-Unis de l’OMS, le président américain a déclaré dans la nuit avoir enjoint à son équipe “d’identifier activement et de destituer plus de 1.000 personnes nommées par la précédente administration”.Des personnes “qui ne sont pas alignées avec notre vision pour rendre sa grandeur à l’Amérique”, a-t-il précisé sur sa plateforme Truth Social.Reste à savoir à quel point Donald Trump, qui avait souvent montré une certaine réticence face aux exigences de la présidence lors de son premier mandat, voudra et pourra aller au bout de ses annonces tonitruantes, notamment face à de fines majorités au Congrès ou aux limites constitutionnelles du pouvoir exécutif.- Sombre et revanchard -“L’âge d’or de l’Amérique commence”, a-t-il lancé lundi après avoir prêté serment sous la coupole du Capitole, entouré de sa famille, mais aussi de personnalités de l’extrême droite mondiale et de nombreux milliardaires.Si certains espéraient voir un Donald Trump assagi une fois son retour à la Maison Blanche formalisé, ce fut peine perdue.Dans un discours sombre et revanchard, le républicain a très vite promis de s’attaquer à une “élite corrompue et radicale”, sous le regard de son successeur et désormais prédécesseur Joe Biden, dont le visage est resté de marbre.Donald Trump a en outre enclenché une marche arrière toute dans la politique des Etats-Unis de lutte contre le réchauffement climatique.Le milliardaire a décrété un état d’urgence énergétique pour doper la production d’hydrocarbures aux Etats-Unis, déjà premiers producteurs mondiaux et a annoncé un nouveau retrait de l’accord de Paris sur le climat.Réitérant ses visées expansionnistes, le président a affirmé que les Etats-Unis allaient “reprendre” le canal de Panama, que le Danemark allait “se faire à l’idée” de céder le Groenland et qu’un drapeau américain serait planté sur Mars sous son mandat.Donald Trump, qui a longtemps promis de se “venger” de ses adversaires politiques, a pris soin de gracier dans la soirée “plus de 1.500” de ses partisans qui avaient pris d’assaut le Capitole le 6 janvier 2021 pour empêcher la certification de la victoire de Joe Biden.

Limogeages et sermon au menu du deuxième jour de mandat de Trump

Donald Trump a commencé son deuxième jour de mandat mardi par le limogeage annoncé d’un millier de personnes nommées par l’administration Biden, après avoir entamé son retour à la Maison Blanche par la signature de décrets tous azimuts.Le républicain s’est rendu dans la matinée à la cathédrale nationale de Washington, pour un service religieux qui devait être placé davantage sous le signe de la sobriété, après la pompe et l’euphorie des cérémonies de la veille.Mais le nouveau président américain n’a pas échappé à sa nouvelle fonction: l’évêque épiscopalienne de Washington, Mariann Budde, l’a exhorté à faire preuve de “miséricorde” pour ceux qui sont “effrayés” à l’aube de son second mandat, notamment les migrants en situation irrégulière, ou les jeunes de la communauté LGBT+.La veille, Donald Trump avait annoncé juste après son investiture les premiers actes de son offensive anti-immigration.Un “état d’urgence à la frontière sud” avec le Mexique a été décrété, permettant de mobiliser les forces armées “pour repousser l’invasion désastreuse de notre pays”. “Nous commencerons à renvoyer des millions et des millions d’étrangers criminels”, a-t-il lancé.Devant ce prêche en forme de plaidoirie de la part de l’évêque, le républicain est resté impassible, déclarant seulement à son retour à la Maison Blanche que le service religieux “aurait pu être bien meilleur”.- Infrastructure -Il a trouvé un public plus conciliant dans l’après-midi en recevant des responsables républicains au Congrès, avec le programme des 100 premiers jours au menu des discussions.Une “annonce majeure sur l’infrastructure” sera aussi faite dans la journée, a déclaré mardi matin sur Fox News la nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, sans donner plus de précision.”Le président Trump parlera à la presse plus tard depuis la Maison Blanche”, a-t-elle ajouté.Après avoir signé une myriade de décrets exécutifs touchant à l’immigration, mais aussi aux droits des personnes transgenres ou à un retrait des Etats-Unis de l’OMS, le président américain a déclaré dans la nuit avoir enjoint à son équipe “d’identifier activement et de destituer plus de 1.000 personnes nommées par la précédente administration”.Des personnes “qui ne sont pas alignées avec notre vision pour rendre sa grandeur à l’Amérique”, a-t-il précisé sur sa plateforme Truth Social.Reste à savoir à quel point Donald Trump, qui avait souvent montré une certaine réticence face aux exigences de la présidence lors de son premier mandat, voudra et pourra aller au bout de ses annonces tonitruantes, notamment face à de fines majorités au Congrès ou aux limites constitutionnelles du pouvoir exécutif.- Sombre et revanchard -“L’âge d’or de l’Amérique commence”, a-t-il lancé lundi après avoir prêté serment sous la coupole du Capitole, entouré de sa famille, mais aussi de personnalités de l’extrême droite mondiale et de nombreux milliardaires.Si certains espéraient voir un Donald Trump assagi une fois son retour à la Maison Blanche formalisé, ce fut peine perdue.Dans un discours sombre et revanchard, le républicain a très vite promis de s’attaquer à une “élite corrompue et radicale”, sous le regard de son successeur et désormais prédécesseur Joe Biden, dont le visage est resté de marbre.Donald Trump a en outre enclenché une marche arrière toute dans la politique des Etats-Unis de lutte contre le réchauffement climatique.Le milliardaire a décrété un état d’urgence énergétique pour doper la production d’hydrocarbures aux Etats-Unis, déjà premiers producteurs mondiaux et a annoncé un nouveau retrait de l’accord de Paris sur le climat.Réitérant ses visées expansionnistes, le président a affirmé que les Etats-Unis allaient “reprendre” le canal de Panama, que le Danemark allait “se faire à l’idée” de céder le Groenland et qu’un drapeau américain serait planté sur Mars sous son mandat.Donald Trump, qui a longtemps promis de se “venger” de ses adversaires politiques, a pris soin de gracier dans la soirée “plus de 1.500” de ses partisans qui avaient pris d’assaut le Capitole le 6 janvier 2021 pour empêcher la certification de la victoire de Joe Biden.

Turquie: colère et deuil après la mort de 76 vacanciers dans un hôtel d’altitude

La colère gronde en Turquie et dans la station de ski de Kartalkaya (centre) où l’incendie d’un hôtel de luxe apparemment dépourvu de systèmes de sécurité a fait mardi au moins 76 morts, selon le dernier bilan disponible en soirée.Selon le ministre de l’Intérieur Ali Yerlikaya qui avait également précédemment évoqué le nombre de 51 blessés, le travail d’identification se poursuivait dans la nuit à l’hôpital de Bolu, la capitale régionale où ont été transportées les victimes.Suite à ce drame, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé une journée de deuil national mercredi.Le feu s’est déclenché pour une raison encore inconnue en pleine nuit, à 3H27 (0H27 GMT) du matin selon les autorités, dans l’hôtel Grand Kartal de Kartalkaya, un établissement de douze étages situé à plus de 2.000 m d’altitude, qui accueillait 238 clients en pleines vacances d’hiver en Turquie.”Les gens hurlaient, ils ont suspendu des draps pour tenter de sortir, certains ont sauté par les fenêtres mais d’autres avaient des enfants, des amis… Il n’y avait pas d’issue de secours”, a dénoncé Atakan Yelkovan, un trentenaire qui logeait au troisième étage avec son épouse et a pu descendre rapidement.- “pas de pompiers” -“Il n’y avait pas de pompiers dans les parages. Il a fallu environ une heure à une heure et demie pour qu’ils arrivent”, a-t-il assuré à l’agence turque IHA.Parti des étages supérieurs, le sinistre s’est rapidement propagé au reste du bâtiment en raison du bardage extérieur en bois, laissant peu d’échappatoires aux vacanciers endormis.Une vidéo d’IHA montre des clients aux fenêtres dans la nuit, appelant à l’aide: “Où sont les pompiers ? Aidez nous !”Alors que d’immenses flammes ravageaient la bâtisse, les employés de l’hôtel ont aidé à évacuer les clients.”J’ai vu un père avec son bébé dans ses bras réclamant des oreillers pour jeter son fils, heureusement il a attendu les secours qui les ont sauvés. Mais au dernier étage, deux femmes se sont jetées dans le vide sous mes yeux, elles ont été tuées sur le coup”, a-t-il rapporté, en état de choc, à IHA.”Les gens appelaient à l’aide, ils demandaient des couvertures pour pouvoir sortir par les fenêtres”, a témoigné Baris Salgur, employé d’un hôtel voisin.”On leur a apporté ce qu’on trouvait, des cordes, des oreillers, et même un canapé… Quand les flammes se sont approchées d’eux, certains se sont jetés dans le vide”.Selon la chaîne de télévision privée NTV, trois personnes au moins ont trouvé la mort en sautant par les fenêtres.”Les ultimes recherches seront conduites demain (mercredi) matin par les équipes de l’Afad” l’agence de secours turque, a assuré le ministre Yerlikaya faisant valoir la nuit qui gêne les travaux, peu après 22h00 (19H00 GMT).- conformité -Il a promis que “toutes les mesures seront prises si l’enquête montre qu’il y a eu négligence ou que des fautes ont été commises”.Mais la colère s’est emparée des médias et des réseaux sociaux, chacun s’interrogeant, une fois de plus après de tels drames, sur les mesures de sécurité et surtout sur la conformité de l’établissement.Le ministre du Tourisme, Bakan Ersoy, a assuré sur X que l’hôtel avait été inspecté et certifié par les pompiers en 2021 et 2024.Mais plusieurs témoins ont dénoncé l’absence de système d’alerte et d’évacuation.”Aucune alarme ne s’est déclenchée, aucun détecteur de fumée ni escalier de secours alors qu’il y avait de la fumée jusqu’au dixième étage”, a affirmé sur les télévisions un quinquagénaire en pleurs, qui séjournait en famille depuis dimanche dans l’établissement.Les images prises par drone témoignent des ravages dans la toiture et dans les étages supérieurs de l’hôtel, installé au sommet d’une falaise pour disposer d’une vue panoramique, ce qui a compliqué l’intervention des 428 pompiers mobilisés, a précisé le ministre de l’Intérieur, venu sur place avec plusieurs membres du gouvernement.Quatre personnes ont été arrêtées mardi, dont le propriétaire de l’hôtel, et placées en garde à vue, a annoncé le ministre de la Justice, Yilmaz Tunc.Une enquête a été confiée à “six procureurs”, appuyés par un comité d’experts, a-t-il précisé.Mardi soir, les familles étaient rassemblées devant l’hôpital de Bolu dont la morgue accueille les corps des victimes et dix-neuf blessés, dont une dans un état grave.Devant son parti AKP, réuni en congrès, M. Erdogan a également assuré que “tout sera mis en œuvre pour faire la lumière sur tous les aspects du drame et pour demander des comptes aux responsables”.De nombreux pays, dont l’Allemagne, la Grèce voisine, l’Ukraine, le Pakistan, l’Azerbaïdjan, les responsables de l’Union européenne et le président russe Vladimir Poutine ont adressé leurs condoléances et exprimé leur solidarité après ce drame.

Turquie: colère et deuil après la mort de 76 vacanciers dans un hôtel d’altitude

La colère gronde en Turquie et dans la station de ski de Kartalkaya (centre) où l’incendie d’un hôtel de luxe apparemment dépourvu de systèmes de sécurité a fait mardi au moins 76 morts, selon le dernier bilan disponible en soirée.Selon le ministre de l’Intérieur Ali Yerlikaya qui avait également précédemment évoqué le nombre de 51 blessés, le travail d’identification se poursuivait dans la nuit à l’hôpital de Bolu, la capitale régionale où ont été transportées les victimes.Suite à ce drame, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé une journée de deuil national mercredi.Le feu s’est déclenché pour une raison encore inconnue en pleine nuit, à 3H27 (0H27 GMT) du matin selon les autorités, dans l’hôtel Grand Kartal de Kartalkaya, un établissement de douze étages situé à plus de 2.000 m d’altitude, qui accueillait 238 clients en pleines vacances d’hiver en Turquie.”Les gens hurlaient, ils ont suspendu des draps pour tenter de sortir, certains ont sauté par les fenêtres mais d’autres avaient des enfants, des amis… Il n’y avait pas d’issue de secours”, a dénoncé Atakan Yelkovan, un trentenaire qui logeait au troisième étage avec son épouse et a pu descendre rapidement.- “pas de pompiers” -“Il n’y avait pas de pompiers dans les parages. Il a fallu environ une heure à une heure et demie pour qu’ils arrivent”, a-t-il assuré à l’agence turque IHA.Parti des étages supérieurs, le sinistre s’est rapidement propagé au reste du bâtiment en raison du bardage extérieur en bois, laissant peu d’échappatoires aux vacanciers endormis.Une vidéo d’IHA montre des clients aux fenêtres dans la nuit, appelant à l’aide: “Où sont les pompiers ? Aidez nous !”Alors que d’immenses flammes ravageaient la bâtisse, les employés de l’hôtel ont aidé à évacuer les clients.”J’ai vu un père avec son bébé dans ses bras réclamant des oreillers pour jeter son fils, heureusement il a attendu les secours qui les ont sauvés. Mais au dernier étage, deux femmes se sont jetées dans le vide sous mes yeux, elles ont été tuées sur le coup”, a-t-il rapporté, en état de choc, à IHA.”Les gens appelaient à l’aide, ils demandaient des couvertures pour pouvoir sortir par les fenêtres”, a témoigné Baris Salgur, employé d’un hôtel voisin.”On leur a apporté ce qu’on trouvait, des cordes, des oreillers, et même un canapé… Quand les flammes se sont approchées d’eux, certains se sont jetés dans le vide”.Selon la chaîne de télévision privée NTV, trois personnes au moins ont trouvé la mort en sautant par les fenêtres.”Les ultimes recherches seront conduites demain (mercredi) matin par les équipes de l’Afad” l’agence de secours turque, a assuré le ministre Yerlikaya faisant valoir la nuit qui gêne les travaux, peu après 22h00 (19H00 GMT).- conformité -Il a promis que “toutes les mesures seront prises si l’enquête montre qu’il y a eu négligence ou que des fautes ont été commises”.Mais la colère s’est emparée des médias et des réseaux sociaux, chacun s’interrogeant, une fois de plus après de tels drames, sur les mesures de sécurité et surtout sur la conformité de l’établissement.Le ministre du Tourisme, Bakan Ersoy, a assuré sur X que l’hôtel avait été inspecté et certifié par les pompiers en 2021 et 2024.Mais plusieurs témoins ont dénoncé l’absence de système d’alerte et d’évacuation.”Aucune alarme ne s’est déclenchée, aucun détecteur de fumée ni escalier de secours alors qu’il y avait de la fumée jusqu’au dixième étage”, a affirmé sur les télévisions un quinquagénaire en pleurs, qui séjournait en famille depuis dimanche dans l’établissement.Les images prises par drone témoignent des ravages dans la toiture et dans les étages supérieurs de l’hôtel, installé au sommet d’une falaise pour disposer d’une vue panoramique, ce qui a compliqué l’intervention des 428 pompiers mobilisés, a précisé le ministre de l’Intérieur, venu sur place avec plusieurs membres du gouvernement.Quatre personnes ont été arrêtées mardi, dont le propriétaire de l’hôtel, et placées en garde à vue, a annoncé le ministre de la Justice, Yilmaz Tunc.Une enquête a été confiée à “six procureurs”, appuyés par un comité d’experts, a-t-il précisé.Mardi soir, les familles étaient rassemblées devant l’hôpital de Bolu dont la morgue accueille les corps des victimes et dix-neuf blessés, dont une dans un état grave.Devant son parti AKP, réuni en congrès, M. Erdogan a également assuré que “tout sera mis en œuvre pour faire la lumière sur tous les aspects du drame et pour demander des comptes aux responsables”.De nombreux pays, dont l’Allemagne, la Grèce voisine, l’Ukraine, le Pakistan, l’Azerbaïdjan, les responsables de l’Union européenne et le président russe Vladimir Poutine ont adressé leurs condoléances et exprimé leur solidarité après ce drame.

Turquie: colère et deuil après la mort de 76 vacanciers dans un hôtel d’altitude

La colère gronde en Turquie et dans la station de ski de Kartalkaya (centre) où l’incendie d’un hôtel de luxe apparemment dépourvu de systèmes de sécurité a fait mardi au moins 76 morts, selon le dernier bilan disponible en soirée.Selon le ministre de l’Intérieur Ali Yerlikaya qui avait également précédemment évoqué le nombre de 51 …

Turquie: colère et deuil après la mort de 76 vacanciers dans un hôtel d’altitude Read More »