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Open d’Australie: Navarro subit la loi d’Iga, Shelton attend Sinner

Toujours implacable, la N.2 mondiale Iga Swiatek s’est hissée mercredi en demi-finales de l’Open d’Australie, où elle affrontera Madison Keys (14e), avant le quart de finale de Jannik Sinner (1re), qui tentera de rejoindre Ben Shelton (20e) dans le dernier carré.- Swiatek enchaîne, Keys stoppe Svitolina -Les tours se suivent et se ressemblent pour Iga Swiatek: lauréate en deux sets de ses matches depuis le début du tournoi, la Polonaise a poursuivi sur sa lancée en quarts contre l’Américaine Emma Navarro, spécialiste pour sa part des matches marathon mais vaincue 6-1, 6-2.”C’était beaucoup plus difficile que ce que le score suggère”, a commenté Swiatek qui a dû s’employer au début du second set pour rester aux commandes. “Emma est une battante. Je suis heureuse d’avoir gagné ces jeux serrés, c’est ce qui a fait la différence”, a-t-elle estimé.Swiatek “continue de tenter, même quand elle rate un coup. Elle est impitoyable”, a souligné Navarro.Contre la N.8 mondiale, la Polonaise s’avançait d’autant plus confiante que l’Agence mondiale antidopage (AMA) a annoncé lundi qu’elle ne ferait pas appel de la suspension d’un mois (déjà purgée) infligée à la N.2 mondiale par l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (Itia) après un contrôle positif à la trimétazidine, un produit interdit.Iga Swiatek, qui soutenait que sa contamination était accidentelle, s’est déclarée “satisfaite” de la décision de l’AMA.Elle atteint le dernier carré à Melbourne pour la deuxième fois de sa carrière, trois ans après sa première demi-finale. Être de retour à ce niveau est “génial”, mais “je vais me battre pour aller plus loin”, a-t-elle prévenu.Elle sera opposée jeudi à l’Américaine Madison Keys, qui s’est qualifiée en battant plus tôt dans la journée l’Ukrainienne Elina Svitolina (27e).La finaliste de l’US Open 2017, désormais triple demi-finaliste à Melbourne (2015, 2022, 2025), s’est imposée 3-6, 6-3, 6-4 en un peu moins de deux heures, face à une joueuse qu’elle a battue quatre fois en six duels.Après la perte du premier set, “j’ai senti que je devais jouer de façon un peu plus agressive. Elle contrôlait beaucoup de points et me faisait courir”, a constaté Keys.”Heureusement (…), je joue de manière un peu plus intelligente” qu’en 2015, année de sa première demie, a-t-elle conclu.Mardi, la double tenante du titre à Melbourne Aryna Sabalenka s’était qualifiée pour les demi-finales. Elle défiera jeudi l’Espagnole Paula Badosa (12e), qui a battu l’Américaine Coco Gauff (3e) pour s’offrir à 27 ans sa première demi-finale en Grand Chelem.- Shelton résiste à Sonego -Malmené dans les deux derniers sets, Ben Shelton (20e) a résisté au retour de l’Italien Lorenzo Sonego (55e) pour rallier, pour la deuxième fois de sa carrière après l’US Open 2023, le dernier carré d’un tournoi du Grand Chelem.Vainqueur 6-4, 7-5, 4-6, 7-6 (7/4), l’Américain de 22 ans s’est dit “soulagé” de rejoindre les demi-finales après “l’un des matches préférés de sa carrière”.”Je félicite Lorenzo Sonego parce qu’on a joué un tennis extraordinaire”, a ajouté Shelton.Il affrontera au tour suivant le N.1 mondial Jannik Sinner ou l’Australien Alex De Minaur (8e), qui seront opposés plus tard dans la soirée.Lundi, en huitièmes de finale, le tenant du titre italien a semblé souffrir de la chaleur, sortant du court le visage écarlate lors d’un temps mort médical et confiant après le match avoir souffert de “vertiges”.La température, nettement plus clémente mercredi (une vingtaine de degrés), devrait avantager Sinner, qui n’a jamais perdu contre De Minaur en neuf duels. 

En Moldavie, des habitants pris au piège de la bataille du gaz

Depuis la fin des livraisons de gaz russe à la Moldavie, Valera Alexandru Sava ne chauffe plus que le rez-de-chaussée de sa maison et il n’est pas rare qu’il garde à l’intérieur bonnet et manteau. Comme d’autres habitants, il ne veut pas d’une énergie plus chère venue d’Europe et n’a qu’une hâte: que Moscou rouvre le robinet.Son village de Cocieri se trouve sous contrôle des autorités moldaves tout en étant enclavé en Transdniestrie, territoire séparatiste où stationnent encore des troupes russes plus de trois décennies après la chute de l’URSS.Si le reste de la Moldavie s’est affranchi du gaz russe depuis le début du conflit en Ukraine voisine, de ce côté du fleuve Dniestr on continue à être approvisionné par le géant Gazprom.Du moins jusqu’à ce que le groupe stoppe les livraisons début janvier au nom d’un différend financier. La présidente pro-européenne Maia Sandu dénonce pour sa part une nouvelle manoeuvre de déstabilisation de Moscou avant des législatives prévues à l’automne.- “Compliqué et coûteux” -Depuis, le sexagénaire vétéran de guerre a ressorti le vieux poêle et l’allume avant que sa femme rentre de son travail à la crèche du coin.”Heureusement il nous reste encore du bois”, dit-il à l’AFP, environ 900 foyers n’ayant plus de quoi alimenter leur appareil.A l’image de Cocieri, une dizaine de communes moldaves sont directement connectées aux réseaux de la Transdniestrie et souffrent elles aussi de coupures de chauffage. Alors que cette république autoproclamée, qui grelotte, a demandé lundi à la Moldavie de lui vendre du gaz, M. Sava craint une explosion des factures.Et brandit pour preuve celles que paie sa fille, habitant dans la capitale Chisinau et recevant du gaz non russe: pour un petit appartement, elle débourse sept fois plus que lui.Pour Oleg Serebrian, vice-Premier ministre chargé de la réintégration de la Transdniestrie, il est “regrettable” que perdurent encore ces vieux schémas de distribution de l’énergie hérités de l’ère soviétique.Le gouvernement s’est engagé à relier l’ensemble des villages concernés aux infrastructures moldaves mais la tâche n’est pas simple.”C’est un investissement énorme. Techniquement, c’est un peu compliqué et coûteux”, témoigne Ivan Mitcul, secrétaire de la mairie de Cocieri, en évoquant un pipeline qui traverserait le Dniestr.”La situation est critique, nous ne pouvons plus mener une vie normale”, s’inquiète-t-il.- “Age de pierre” -Sur l’autre rive du Dniestr, la localité de Copanca vit de longues heures dans le noir par manque d’électricité produite par la centrale thermique à gaz située en Transdniestrie.Mais quand les tractopelles ont débarqué pour débuter des travaux de raccordement au reste de la Moldavie, la population a protesté.”Nous ne voulons pas de votre aide!”, ont lancé des dizaines d’habitants. Ils avaient réservé mi-janvier un accueil peu cordial à Maia Sandu, en visite sur place. “Laissez-nous tranquilles”, avaient-ils crié, disant refuser des prix “européens” plus élevés.Face à l’interruption des livraisons de gaz, Chisinau s’est tournée vers la Roumanie voisine qui lui fournit désormais de l’électricité, avec pour conséquence un quasi doublement du prix pour les ménages.Le ministre Serebrian pointe “une influence extérieure”, des manifestations “orchestrées pour semer confusion, chaos, nuire une fois de plus à l’image du gouvernement moldave”. Et au-delà, à déstabiliser le contexte régional avant de possibles “discussions sur la paix en Ukraine”.Des allégations rejetées par Moscou, qui s’offusque des “attaques de propagande” à son encontre.”Les deux camps sont à blâmer, aucun ne veut courber l’échine”, réagit Sergiu Sava, 55 ans, officier de sécurité d’une banque de Cocieri. “Mieux vaut être sans gaz et lumière que d’être en guerre. On s’en sortira”, ajoute-t-il d’un ton philosophe.En attendant, il faut prendre son mal en patience. A Varnita, les passants se déplacent lampes torche à la main et de nombreuses boutiques sont plongées dans l’obscurité.Valentina Gora, 65 ans, vend oeufs et pain aux clients à la lueur de son téléphone. “On se croirait à l’âge de pierre. Oui, nous voulons rejoindre l’Europe mais pas dans ces conditions”, soupire-t-elle, fatiguée de voir son pays sans cesse tiraillé entre l’Occident et la Russie. “Je me moque de quel camp résoudra la crise, mais il faut trouver une solution.”

La Turquie en deuil après l’incendie meurtrier dans un hôtel d’altitude

La Turquie observe un deuil national mercredi après l’incendie d’un hôtel d’altitude qui a coûté la vie à 76 personnes au moins dans la station de ski de Kartalkaya, au centre du pays.Au lendemain du drame, vingt patients restent hospitalisés à Bolu, la capitale provinciale située à 35 km de la station, dont un dans …

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Trump lance sa campagne de revanche politique

A peine investi, le président américain Donald Trump a lancé sa campagne de revanche politique, attaquant mercredi avec virulence l’évêque de Washington, qu’il a accusée d’être “méchante” et dont il a exigé des excuses.Trump a par ailleurs annoncé mardi un investissement privé massif dans l’intelligence artificielle, promettant des investissements d”‘au moins 500 milliards de dollars”. Mercredi, …

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