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En France, les autorités inquiètes de l’influence de la nébuleuse MAGA

Avec le retour au pouvoir de Donald Trump, la droite radicale américaine s’est engagée dans une offensive idéologique hors de ses frontières, notamment en France où les autorités surveillent de près les manoeuvres d’influence de cette nébuleuse, à l’approche d’importantes d’échéances électorales.Viginum, le service gouvernemental chargé de détecter les ingérences numériques étrangères, n’a à ce …

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En France, les autorités inquiètes de l’influence de la nébuleuse MAGA

Avec le retour au pouvoir de Donald Trump, la droite radicale américaine s’est engagée dans une offensive idéologique hors de ses frontières, notamment en France où les autorités surveillent de près les manoeuvres d’influence de cette nébuleuse, à l’approche d’importantes d’échéances électorales.Viginum, le service gouvernemental chargé de détecter les ingérences numériques étrangères, n’a à ce jour documenté aucune action coordonnée émanant de la sphère trumpiste MAGA – acronyme du slogan du président américain “Make America Great Again”. Mais il existe une vraie préoccupation”, confie une source sécuritaire à l’AFP.Dans la sphère MAGA, mouvance traversée par d’importantes divergences d’opinions, certains entendent pousser en Europe l'”idéologie nationaliste ultra-conservatrice”, souligne Célia Belin, du centre de réflexion ECFR (European Council on Foreign Relations).L’administration américaine elle-même ne se prive pas de s’immiscer dans les affaires du Vieux continent.En juin, Donald Trump affirmait que l’Europe devait agir contre “l’immigration hors de contrôle”.Quelques mois plus tôt, en février, son vice-président, JD Vance, avait déjà attaqué avec virulence les pays européens dans un discours retentissant à Munich, avant d’échanger avec Alice Weidel, la dirigeante du parti d’extrême droite allemand AfD, à une semaine d’élections législatives.- “Laboratoire” -Les contacts des dirigeants américains avec “l’extrême droite internationale” sont beaucoup plus assumés que lors du premier mandat Trump (2017-2021), explique Nina Jankowicz, cofondatrice d’une organisation de lutte contre la désinformation après un court passage dans l’administration Biden en 2022: “Aujourd’hui, c’est une politique officielle”.Comme l’Allemagne, la France, qui tient des élections municipales au printemps 2026 puis présidentielle en 2027, fait partie des cibles.Pour Nathalie Loiseau, eurodéputée Renew (centre), “les éléments de langage de l’extrême droite européenne sont très souvent des copiés-collés de ce que l’on peut entendre du côté des MAGA”. Dernier exemple notable en date: l’offensive coordonnée de partis d’extrême droite au Parlement européen pour exiger une minute de silence pour l’Américain Charlie Kirk, l’influenceur MAGA assassiné en septembre 2025, et en proposant son nom pour le prix Sakharov pour la liberté d’expression. Une initiative portée par le groupe de l’eurodéputée française du parti Reconquête, Sarah Knafo. “Nous sommes confrontés à des enjeux très similaires” à ceux des Américains, assume-t-elle, en expliquant à l’AFP entretenir des contacts avec plusieurs acteurs de la sphère MAGA: “Ils sont pour nous un laboratoire de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas”.- Reconquête en phase, RN plus ambigu -Reconquête, dont le candidat Eric Zemmour a obtenu 7% des suffrages à la présidentielle de 2022, est le parti “le plus en phase avec certains pans de la rhétorique MAGA”, observe Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite française.Pour Marion Maréchal, autre eurodéputée d’extrême droite et ex-membre de Reconquête, le soutien de la sphère MAGA est “politique et médiatique”, affirme-t-elle à l’AFP.”La liberté sur les réseaux sociaux aide à établir ce contact, cette passerelle, et à nous renforcer les uns les autres pour avancer dans nos combats communs”, détaillait-elle début novembre, après avoir rencontré à Paris Alex Bruesewitz, conseiller média de la campagne de Trump et figure de la sphère MAGA.Son passage à Paris a été facilité par une association française, la Bourse Tocqueville, qui orchestre rencontres et échanges entre conservateurs des deux côtés de l’Atlantique. L’entité, dirigée par le couple franco-américain Kate et Alexandre Pesey, a notamment organisé une visite début mai à Paris de Kevin Roberts, président du cercle de réflexion conservateur Heritage Foundation, considéré comme le réservoir idéologique de la pensée trumpiste.Kevin Roberts expliquait alors vouloir tisser des liens avec des Européens qui souhaitent s’allier “avec des amis américains, afin de pouvoir ressusciter l’esprit de la civilisation occidentale”.Du côté du Rassemblement national, principal parti d’extrême droite français qui ambitionne de conquérir le pouvoir en 2027, l’attitude à l’égard de la sphère MAGA est plus ambiguë.”On a toujours dit qu’on voulait être une voix indépendante, qu’on n’est affilié ni aux uns, ni aux autres”, assure à l’AFP le vice-président du RN Louis Aliot, qui a assisté à l’investiture de Donald Trump ainsi qu’à l’hommage rendu à Charlie Kirk en septembre dans le Colorado.”On peut se trouver des points communs sur des thématiques telles que la lutte contre l’immigration et la protection des frontières” ou la dénonciation du “wokisme”, détaille M. Aliot.Mais il existe des différences: “Ils sont dans une dynamique qui mêle patriotisme et d’une certaine manière religion, qui nous est totalement étrangère”.Pour le camp trumpiste, “avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, c’est plus facile” qu’en France “car leurs partis (nationalistes, NDLR) sont davantage alignés avec l’agenda MAGA”, commente une source diplomatique française.- Rôle de la “Big Tech” -Pour faire circuler les narratifs MAGA en Europe, le rôle des plateformes “Big Tech” (Apple, Alphabet, Meta…) est fondamental, souligne Maud Quessard, spécialiste de politique étrangère américaine et chercheuse à l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire (Irsem).Le patron de Viginum, Marc-Antoine Brillant, a récemment appelé au Sénat à considérer les plateformes comme “des acteurs de la menace informationnelle”, capables “d’agir sur le débat public en France au travers de leurs algorithmes” ou de “l’abaissement des politiques de modération”.En Allemagne, plus de la moitié des contenus politiques recommandés sur X étaient favorables à l’AfD lors des élections législatives de février, selon l’ONG Global Witness. Le chiffre montait même à 78% sur la plateforme chinoise TikTok.La réponse publique des autorités françaises et européennes, qui craignent d’éventuelles mesures de rétorsion de Donald Trump, reste à ce stade timide.Le ministère français des Affaires étrangères a bien lancé en septembre le compte X “French response”, dont l’objectif est de réagir aux fausses informations visant la France sur les réseaux sociaux.Mais “pour l’instant, ce compte a une visibilité limitée” avec moins de 10.000 abonnés, observe le chercheur Julien Nocetti, spécialiste des questions de guerre informationnelle. Pas de quoi faire de l’ombre à l’influence numérique du patron de X, Elon Musk, un temps fervent soutien du président américain.tll-gbh-Dt-dab/sva/hba

Après le grand incendie de l’été dans l’Aude, des milliers de tonnes de bois à exploiter

Sur les collines des Corbières ravagées par le plus grand incendie survenu en France depuis un demi-siècle, des centaines d’arbres calcinés se dressent sous le soleil d’automne: un paysage désolé mais une ressource qui, en dépit du sinistre, reste exploitable.Stéphane Villarubias, directeur territorial de l’Office national des forêts (ONF), se penche sur un arbre à l’écorce noircie par le feu que ses équipes viennent de couper pour sécuriser une piste.Malgré la couche carbonisée, à l’intérieur “le bois est sain, on voit même encore un petit peu de résine qui coule, un petit peu de sève, donc, ça veut dire que la matière est totalement utilisable à ce stade”, note-t-il.En août dernier, un total de quelque 16.000 hectares répartis sur 17 communes a été parcouru par les flammes, ce qui correspond à une surface de végétation effectivement brûlée de 11.133 hectares, selon le décompte réalisé par l’ONF une fois le feu éteint.C’est le “mordor”, résume M. Villarubias, dans une allusion au pays noir, royaume de Sauron le maléfique, dans le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien.”On n’a jamais eu des volumes aussi conséquents, sauf dans les Landes avec l’incendie autour de la dune du Pilat”, souligne le patron de l’Office pour l’Aude, l’Ariège et les Pyrénées-Orientales, qui évalue a minima “entre 60 et 80.000 m3” la masse de bois à traiter.- Prêt à l’emploi -Sur son domaine d’intervention, à savoir les forêts domaniales, propriétés de l’Etat, et les forêts communales à la demande des collectivités, l’ONF cherche à “valoriser au mieux” cette ressource qui garde une valeur marchande.Elle est “transformable en plaquettes forestières (copeaux broyés) à destination de chaudières” ou “quand le bois est droit, il peut être scié pour faire des planches destinées à la fabrication de palettes”, détaille M. Villarubias.L’entreprise gardoise Environnement Bois Energie (EBE) s’est peu à peu spécialisée dans ce matériau ingrat, dont ne veulent pas les scieries ou les papeteries. “Depuis quinze ans, tous les grands incendies, de La Clape (un des massifs de l’Aude, NDLR) à Carcassonne, c’est nous qui les avons traités”, explique à l’AFP son directeur Bernard Philip.”Ce matin, précise-t-il, on avait deux camions à Toulouse chez Airbus”, où les plaquettes vont être brûlées dans les chaudières du géant aéronautique. Ainsi réutilisé le bois issu des incendies possède un avantage non négligeable: il est déjà sec et prêt à l’emploi, ce qui évite un stockage coûteux. D’ailleurs, rappelle M. Philip, le prix du bois énergie “varie selon le taux d’humidité. Les bois brûlés ont un taux d’humidité plus bas, donc on les vend mieux”, autour 60 à 70 euros la tonne.- “Energie verte” -Dans le cas du grand feu des Corbières, EBE n’a pas acheté de bois via l’ONF, mais l’entreprise intervient déjà depuis plusieurs semaines dans des forêts de propriétaires privés, là où le sinistre estival a été le plus important avec pour conséquence des “dizaines de milliers de tonnes de bois” touchées, selon M. Philip.”Ils m’enlèvent tous les bois brûlés de mon exploitation (…) je n’ai pas à faire le travail, et en contrepartie, ils récupèrent le bois pour pouvoir l’exploiter”, indique Laurent Lignère, viticulteur à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, qui y voit “un réel partenariat”. Et surtout, dit-il à l’AFP, “c’est une démarche vertueuse, on va brûler du bois qui était voué à la destruction, il allait pourrir sur place”. “C’est quelque part de l’énergie verte”, estime l’exploitant, dans l’une des communes les plus touchées par le feu.Côté ONF, l’opération de valorisation se poursuit également, même si, compte tenu de la physionomie du terrain, toutes les surfaces brûlées ne seront pas exploitables. Après avoir cartographié et localisé les volumes à commercialiser, une première mise aux enchères a eu lieu, permettant de vendre environ 13.000 m3 de bois.Deux autres vont suivre prochainement. A terme, les ressources générées retomberont pour partie dans l’escarcelle des communes sinistrées “pour des investissements, soit en forêt, soit sur la voirie”, selon M. Villarubias, pour des aménagements ou l’achat de citernes, permettant de mieux lutter contre les incendies.

Espionnage et ingérence au profit de la Russie: trois personnes écrouées à Paris

Trois personnes ont été mises en examen et écrouées à Paris dans le cadre d’une double affaire d’espionnage économique au profit de Moscou et d’ingérence après la découverte d’affiches prorusses sur l’Arc de triomphe.L’un des mis en examen, Vyacheslav P., un Russe de 40 ans, a été reconnu par vidéosurveillance en train de coller début septembre ces affiches à la gloire de la Russie, a précisé le parquet, interrogé sur des informations dévoilées par Le Parisien et Intelligence Online.Il en aurait ensuite rendu compte au téléphone à la fondatrice de l’association SOS Donbass, une Franco-Russe de 40 ans soupçonnée d’avoir approché des cadres d’entreprises françaises pour obtenir des renseignements économiques.Cette dernière, Anna Novikova, née en Sibérie, était depuis au moins le début de l’année dans le radar de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Le contre-espionnage avait détecté “des agissements susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation”, ce qui avait conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire. Un juge d’instruction a ensuite été désigné, en mars, enquêtant notamment pour “intelligence avec une puissance étrangère”, un délit puni de 10 ans d’emprisonnement. La troisième personne écrouée est un homme de 63 ans né en Seine-Saint-Denis, Vincent P.Un quatrième mis en examen, Bernard F., 58 ans, né à Paris, a pu pour sa part échapper à la détention provisoire.Mais il a été placé sous un strict contrôle judiciaire, qui l’oblige à pointer une fois par semaine au commissariat et remettre ses papiers d’identité, mais lui interdit aussi toute activité associative en lien avec “la politique internationale de la France, la politique de la Russie ou l’aide aux personnes en raison du conflit armé russo-ukrainien”.- Affiches et collectes -L’association, qui servait selon les soupçons de la DGSI de couverture à ces activités d’espionnage et de déstabilisation, baptisée SOS Donbass pour “Sud Ouest solidarité Donbass”, avait été déclarée en septembre 2022 auprès de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.Elle se présente comme une organisation d’aide humanitaire, qui organise des collectes de fonds pour des convois d’aide aux civils de cette région de l’Est de l’Ukraine déchirée par la guerre. Son site internet fournit également des affiches prêtes à imprimer avec le slogan “La Russie n’est pas mon ennemie”.Les affaires de possible ingérence étrangère se sont multipliées ces derniers mois en France, depuis les mains rouges sur le Mur des Justes au Mémorial de la Shoah et des cercueils au pied de la tour Eiffel en 2024.Fin avril, le Mémorial de la Shoah avait été visé, ainsi que trois synagogues, par des jets de peinture. Trois Serbes avaient été mis en examen et écroués à Paris, suspectés d’avoir dégradé ces lieux “dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère”, possiblement la Russie.En septembre, des têtes de porc, animal considéré comme impur par l’islam, avaient été déposées devant des mosquées, à Paris et en région parisienne, “par des personnes de nationalité étrangère qui ont aussitôt quitté le territoire”, selon le parquet. Le ministère public avait dénoncé “une volonté manifeste de provoquer le trouble au sein de la nation”.En octobre, quatre hommes avaient par ailleurs été écroués, soupçonnés d’être impliqués dans un projet d’action à l’encontre d’un opposant russe réfugié politique en France.

Brésil: Bolsonaro commence à purger ses 27 ans de prison pour tentative de coup d’Etat

L’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro a commencé mardi à purger une peine de 27 ans de prison, moins de trois mois après sa condamnation historique pour tentative de coup d’Etat contre son rival Lula.L’ancien chef de l’Etat (2019-2022), 70 ans, avait durant son mandat défié les institutions de la plus grande démocratie d’Amérique latine.Hors-jeu …

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Des centaines de Mexicaines manifestent contre les violences faites aux femmes

Des centaines de femmes, beaucoup d’entre elles vêtues de noir ou arborant des mouchoirs ou des t-shirts violets, ont manifesté mardi à Mexico contre les violences de genre, qui tuent en moyenne dix femmes ou filles chaque jour dans le pays, selon des chiffres officiels.L’avocate mexicaine Alejandra Pérez vit chaque jour dans la peur depuis …

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Brésil: Bolsonaro commence à purger ses 27 ans de prison pour tentative de coup d’Etat

L’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro a commencé mardi à purger une peine de 27 ans de prison, moins de trois mois après sa condamnation historique pour tentative de coup d’Etat contre son rival Lula.L’ancien chef de l’Etat (2019-2022), 70 ans, avait durant son mandat défié les institutions de la plus grande démocratie d’Amérique latine.Hors-jeu politiquement à moins d’un an de la présidentielle de 2026, il se retrouve incarcéré dans une petite cellule équipée d’un climatiseur, d’une télévision et d’un mini-réfrigérateur.La Cour suprême a considéré que tous ses recours étaient épuisés, une thèse contestée par la défense.L’avocat Paulo Cunha Bueno a annoncé sur le réseau social X que la défense allait “présenter dans les délais prévus le recours qu’elle juge approprié”, après le rejet d’un premier appel courant novembre.M. Bolsonaro était assigné à résidence depuis début août, mais a été placé en détention provisoire samedi pour “risque élevé de fuite” après avoir tenté de brûler son bracelet électronique avec un fer à souder.Pour purger sa peine, il va demeurer dans le même complexe de la police fédérale de Brasilia où il se trouve depuis ce week-end, selon la décision rendue mardi par le juge Alexandre de Moraes, chargé du dossier.Il échappe donc à l’opprobre et aux rigueurs d’un centre pénitentiaire comme celui de Papuda, également dans la capitale, où de nombreuses personnalités politiques ont été incarcérées.En septembre, la Cour suprême l’a déclaré coupable d’avoir été le chef d’une “organisation criminelle” ayant conspiré pour assurer son “maintien autoritaire au pouvoir” après la victoire du président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, lors du scrutin d’octobre 2022.Selon l’accusation, ce projet de coup d’Etat, qui prévoyait jusqu’à l’assassinat de Lula, n’a pas été concrétisé en raison du manque de soutien du haut commandement militaire.- “Dévasté psychologiquement” -Selon le juge Moraes, M. Bolsonaro a tenté samedi de brûler son bracelet électronique dans l’espoir de s’échapper à la faveur d’une manifestation prévue par ses partisans près de chez lui.Le magistrat soulignait la proximité de l’ambassade des Etats-Unis, suggérant qu’il aurait pu chercher à s’y réfugier.Jair Bolsonaro est un allié de Donald Trump. Dénonçant une “chasse aux sorcières” contre lui, le président américain a infligé en représailles une surtaxe punitive au Brésil. Mais il l’a allégée considérablement après une rencontre avec Lula en octobre.Le député Eduardo Bolsonaro, troisième fils de l’ex-président, a été inculpé mardi pour obstruction à la justice après avoir promu les mesures prises par Donald Trump visant à interférer dans le procès de son père.Pour expliquer l’épisode du bracelet électronique, la défense de l’ancien chef d’Etat a décrit un “état de confusion mentale” dû à la prise de médicaments. L’intéressé a nié toute intention de fuir.”Il est indigné (…) face à la persécution dont il fait l’objet. S’il lui arrive quelque chose, on sait qui est responsable”, a lancé mardi matin son fils aîné, le sénateur Flavio Bolsonaro, après une visite à son père.Il est “dévasté psychologiquement” et “mange peu”, a raconté Carlos Bolsonaro, son fils cadet.Sa famille estime que l’ex-président n’est pas en mesure de supporter la détention: il souffre notamment de graves séquelles d’un attentat à l’arme blanche subi en 2018. Sa défense souhaite qu’il retourne en résidence surveillée.- Droite sans champion -Cinq de ses anciens collaborateurs, parmi lesquels plusieurs généraux et ex-ministres, ont également commencé mardi à purger leurs peines de 19 à 26 ans de prison.L’ex-chef des renseignements, Alexandre Ramagem, condamné à 16 ans de prison, a été déclaré “fugitif” après avoir récemment fui aux États-Unis.Jair Bolsonaro est le quatrième ancien président brésilien à se retrouver incarcéré depuis la fin de la dictature militaire (1964-1985).Le cas le plus récent est Fernando Collor (1990-1992). En mai, la Cour suprême l’a autorisé à purger à domicile sa peine de plus de huit ans de réclusion pour corruption, pour raisons de santé.Condamné pour corruption, Lula est resté pour sa part 580 jours incarcéré en 2018-2019. En 2021, ses condamnations ont été annulées pour vice de forme.La chute du leader incontesté du camp conservateur laisse les siens sans champion désigné pour la présidentielle de 2026 face à Lula, qui à 80 ans a déjà dit qu’il briguerait un quatrième mandat.

Bygmalion: la Cour de cassation va dire si la condamnation de Sarkozy est définitive

La Cour de cassation se prononce mercredi sur le pourvoi de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion, faisant peser le couperet d’une deuxième condamnation pénale définitive au-dessus de l’ex-président, qui affrontera au printemps le procès libyen en appel.Passée au second plan avec l’incarcération de l’ancien chef de l’État à la prison parisienne de la Santé, cette procédure en cassation, qui a suspendu la peine prononcée à son encontre, est l’ultime recours en droit français dans ce dossier.Si la Cour de cassation rejette le pourvoi, comme l’a préconisé l’avocate générale à l’audience du 8 octobre, l’affaire Bygmalion deviendra la deuxième condamnation pénale définitive au casier judiciaire de Nicolas Sarkozy, après celle de l’affaire des écoutes.En revanche, si elle reconnaît le bien-fondé de la requête, la plus haute juridiction française, qui juge le seul respect du droit et non le fond des dossiers, pourrait ordonner un nouveau procès.Dans l’affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy a été condamné le 14 février 2024 par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012.Dans ce dossier, les investigations ont révélé que, pour masquer l’explosion des dépenses de sa campagne – près de 43 millions d’euros pour un maximum autorisé de 22,5 millions -, un système de double facturation avait été mis en place imputant à l’UMP (devenue LR), sous couvert de conventions fictives, une grosse partie du coût des meetings.Contrairement à ses coprévenus, l’ex-chef de l’État n’était pas mis en cause pour ce système de fausses factures mais comme bénéficiaire, en tant que candidat, d’un financement politique illégal.En première instance comme en appel, Nicolas Sarkozy a contesté “vigoureusement toute responsabilité pénale”, dénonçant “fables” et “mensonges”.Sa peine en appel, dont la cour avait ordonné l’aménagement pour la partie ferme (bracelet électronique, semi-liberté…), était légèrement inférieure à celle d’un an d’emprisonnement ferme prononcée en première instance en 2021.- Perspectives judiciaires -Trois des dix condamnés en appel du procès Bygmalion se sont joints au pourvoi: le directeur de campagne, Guillaume Lambert, et les ex-cadres de l’UMP Eric Cesari et Pierre Chassat.En décembre 2024, la Cour de cassation avait déjà rendu définitive la condamnation de Nicolas Sarkozy à un an d’emprisonnement ferme sous bracelet électronique pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire des écoutes, également appelée Bismuth.L’ancien champion de la droite, aujourd’hui âgé de 70 ans, l’a porté entre février et mai, avant l’obtention d’une libération conditionnelle avant mi-peine, notamment en raison de son âge.Une nouvelle condamnation définitive pourrait compliquer encore davantage les perspectives judiciaires de Nicolas Sarkzoy, qui se prépare pour le procès en appel du dossier libyen prévu du 16 mars au 3 juin.Le 25 septembre, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à cinq ans de prison pour avoir sciemment laissé ses collaborateurs démarcher la Libye du dictateur Mouammar Kadhafi pour solliciter un financement occulte de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.Pour déterminer sa peine, le tribunal de Paris avait tenu compte de l’affaire des écoutes, reprochant dans son jugement à M. Sarkozy d’avoir “relativisé cette condamnation” en “minimisant la gravité des faits”, mais avait en revanche écarté la condamnation Bygmalion en raison de son caractère non-définitif.Nicolas Sarkozy, qui clame son innocence, a été incarcéré pendant trois semaines à la Santé, une détention inédite pour un ex-président dans l’histoire de la République française et qui a suscité de vifs débats.La cour d’appel de Paris l’a remis en liberté sous contrôle judiciaire le 10 novembre. L’ex-président va relater cette expérience carcérale dans un livre, “Le Journal d’un prisonnier”, qui paraîtra un mois exactement après sa sortie de prison.

Syrie: manifestations dans les régions alaouites après des violences contre cette communauté

Des milliers de personnes ont manifesté mardi dans plusieurs villes de la côte syrienne pour dénoncer de récentes violences contre les alaouites, fortement implantés dans cette région, ont rapporté des correspondants de l’AFP sur place.Il s’agit du plus important mouvement de protestation de cette communauté, une branche de l’islam chiite dont est issu le président …

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