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Japon: des “anges gardiens” pour contenir la criminalité

Teruko Nakazawa, 83 ans, se rappelle être intervenue dans une bagarre au couteau entre un ex-délinquant et sa mère: volontaire pour l’armée japonaise, elle œuvrait comme agent de probation, rôle clé dans un pays au taux de criminalité notoirement faible.L’octogénaire, qui se qualifie en plaisantant de “punk” tout en tirant sur sa cigarette, a passé …

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Corée du Sud: les enquêteurs demandent l’inculpation du président Yoon

Les enquêteurs sud-coréens ont recommandé jeudi l’inculpation pour rébellion et abus de pouvoir du président Yoon Suk Yeol, détenu et suspendu de ses fonctions, pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale qui a plongé le pays dans une grave crise.M. Yoon est détenu depuis le 15 janvier pour avoir, à la surprise générale la nuit du 3 au 4 décembre, proclamé la loi martiale et envoyé l’armée au parlement, avant d’être contraint de faire marche arrière sous la pression des députés et de la foule. Au terme de 51 jours d’enquête, le Bureau d’enquête sur la corruption (CIO), l’agence anticorruption qui centralise les investigations criminelles sur M. Yoon, a remis ses conclusions au parquet.Cet organe y déclare avoir “décidé de demander au parquet du district central de Séoul d’engager des poursuites contre le président en exercice, Yoon Suk Yeol, dans le cadre d’allégations portant notamment sur la conduite d’une rébellion”.Le parquet a désormais 11 jours pour décider de lancer ou non les poursuites demandées. La rébellion est un crime passible de la peine de mort.Dans une procédure distincte, celle de son procès en destitution, M. Yoon, qui est suspendu de ses fonctions depuis mi-décembre, a comparu dans l’après-midi devant la Cour constitutionnelle.- “Laissons tomber” -Entendu comme témoin, le ministre de la Défense au moment des faits, Kim Yong-hyun, a assuré que le chef de l’Etat n’avait décrété la loi martiale qu’à contre-coeur.M. Yoon lui-même a reconnu avoir alors vu de nombreuses failles juridiques dans le projet de loi martiale qu’avait préparé le ministre à sa demande. “Nous avons ri quand j’ai dit +laissons tomber vu que ce n’est pas faisable+”, a-t-il évoqué à la barre.Son avocat, Yoon Kab-keun, a indiqué à la presse que M. Yoon honorerait les quatre prochaines convocations, à moins que ne surgissent des “circonstances spéciales”.Mais le député Choi Ki-Sang, qui était présent au tribunal, a estimé que les questions posées à M. Yoon pourraient “influencer les témoins et exercer sur eux une pression psychologique”.Elu président en 2022, cet ancien procureur-star a jusqu’à présent toujours justifié son recours à la loi martiale, accusant le Parlement — contrôlé par l’opposition — de bloquer ses projets de loi, et évoquant des “éléments hostiles” menaçant le pays.Les huit juges de la Cour constitutionnelle ont jusqu’à la mi-juin pour démettre définitivement M. Yoon ou le rétablir dans ses fonctions. Six voix sont requises pour éventuellement confirmer sa déchéance. Une prochaine audience est prévue le 2 février.Malgré sa suspension et son incarcération, un fait sans précédent pour un président sud-coréen en exercice, M. Yoon reste officiellement le chef de l’Etat dans l’attente de la décision de la Cour constitutionnelle.- Obstruction -M. Yoon conteste la légalité de l’enquête pénale le visant et n’a cessé de repousser les convocations du CIO, qui l’accuse d’attitude “non-coopérative”. Le service de sécurité de M. Yoon a notamment “entravé les perquisitions et les saisies, y compris l’accès à des dispositifs de communication sécurisés tels que des téléphones confidentiels”, a relevé Lee Jae-seung, le chef adjoint du CIO.Le CIO espère désormais une inculpation formelle de la part du ministère public. En réponse, les défenseurs de M. Yoon ont exhorté jeudi le parquet à “mener une enquête qui respecte la légitimité juridique et les procédures régulières”.Dans les conclusions de son enquête, le CIO a estimé que M. Yoon avait “abusé de son autorité en obligeant les policiers de l’unité de garde de l’Assemblée nationale et les forces de la loi martiale à accomplir des tâches qui dépassaient leurs obligations”.En envoyant l’armée au parlement, M. Yoon a également “entravé l’exercice du droit des législateurs à exiger la levée de la loi martiale”, selon les enquêteurs. M. Yoon dément avoir ordonné à l’armée de “faire sortir” les députés du parlement pour les empêcher de voter contre la loi martiale.La crise qui se prolonge a poussé la Banque centrale sud-coréenne à abaisser lundi ses prévisions de croissance économique pour 2025, à 1,6%-1,7%.Au quatrième trimestre 2024 déjà, la croissance du PIB de la quatrième économie d’Asie a ralenti à 0,1%, son taux le plus faible de l’année.

Corée du Sud: les enquêteurs demandent l’inculpation du président Yoon

Les enquêteurs sud-coréens ont recommandé jeudi l’inculpation pour rébellion et abus de pouvoir du président Yoon Suk Yeol, détenu et suspendu de ses fonctions, pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale qui a plongé le pays dans une grave crise.M. Yoon est détenu depuis le 15 janvier pour avoir, à la surprise générale la nuit du 3 au 4 décembre, proclamé la loi martiale et envoyé l’armée au parlement, avant d’être contraint de faire marche arrière sous la pression des députés et de la foule. Au terme de 51 jours d’enquête, le Bureau d’enquête sur la corruption (CIO), l’agence anticorruption qui centralise les investigations criminelles sur M. Yoon, a remis ses conclusions au parquet.Cet organe y déclare avoir “décidé de demander au parquet du district central de Séoul d’engager des poursuites contre le président en exercice, Yoon Suk Yeol, dans le cadre d’allégations portant notamment sur la conduite d’une rébellion”.Le parquet a désormais 11 jours pour décider de lancer ou non les poursuites demandées. La rébellion est un crime passible de la peine de mort.Dans une procédure distincte, celle de son procès en destitution, M. Yoon, qui est suspendu de ses fonctions depuis mi-décembre, a comparu dans l’après-midi devant la Cour constitutionnelle.- “Laissons tomber” -Entendu comme témoin, le ministre de la Défense au moment des faits, Kim Yong-hyun, a assuré que le chef de l’Etat n’avait décrété la loi martiale qu’à contre-coeur.M. Yoon lui-même a reconnu avoir alors vu de nombreuses failles juridiques dans le projet de loi martiale qu’avait préparé le ministre à sa demande. “Nous avons ri quand j’ai dit +laissons tomber vu que ce n’est pas faisable+”, a-t-il évoqué à la barre.Son avocat, Yoon Kab-keun, a indiqué à la presse que M. Yoon honorerait les quatre prochaines convocations, à moins que ne surgissent des “circonstances spéciales”.Mais le député Choi Ki-Sang, qui était présent au tribunal, a estimé que les questions posées à M. Yoon pourraient “influencer les témoins et exercer sur eux une pression psychologique”.Elu président en 2022, cet ancien procureur-star a jusqu’à présent toujours justifié son recours à la loi martiale, accusant le Parlement — contrôlé par l’opposition — de bloquer ses projets de loi, et évoquant des “éléments hostiles” menaçant le pays.Les huit juges de la Cour constitutionnelle ont jusqu’à la mi-juin pour démettre définitivement M. Yoon ou le rétablir dans ses fonctions. Six voix sont requises pour éventuellement confirmer sa déchéance. Une prochaine audience est prévue le 2 février.Malgré sa suspension et son incarcération, un fait sans précédent pour un président sud-coréen en exercice, M. Yoon reste officiellement le chef de l’Etat dans l’attente de la décision de la Cour constitutionnelle.- Obstruction -M. Yoon conteste la légalité de l’enquête pénale le visant et n’a cessé de repousser les convocations du CIO, qui l’accuse d’attitude “non-coopérative”. Le service de sécurité de M. Yoon a notamment “entravé les perquisitions et les saisies, y compris l’accès à des dispositifs de communication sécurisés tels que des téléphones confidentiels”, a relevé Lee Jae-seung, le chef adjoint du CIO.Le CIO espère désormais une inculpation formelle de la part du ministère public. En réponse, les défenseurs de M. Yoon ont exhorté jeudi le parquet à “mener une enquête qui respecte la légitimité juridique et les procédures régulières”.Dans les conclusions de son enquête, le CIO a estimé que M. Yoon avait “abusé de son autorité en obligeant les policiers de l’unité de garde de l’Assemblée nationale et les forces de la loi martiale à accomplir des tâches qui dépassaient leurs obligations”.En envoyant l’armée au parlement, M. Yoon a également “entravé l’exercice du droit des législateurs à exiger la levée de la loi martiale”, selon les enquêteurs. M. Yoon dément avoir ordonné à l’armée de “faire sortir” les députés du parlement pour les empêcher de voter contre la loi martiale.La crise qui se prolonge a poussé la Banque centrale sud-coréenne à abaisser lundi ses prévisions de croissance économique pour 2025, à 1,6%-1,7%.Au quatrième trimestre 2024 déjà, la croissance du PIB de la quatrième économie d’Asie a ralenti à 0,1%, son taux le plus faible de l’année.

Corée du Sud: les enquêteurs demandent l’inculpation du président Yoon

Les enquêteurs sud-coréens ont recommandé jeudi l’inculpation pour rébellion et abus de pouvoir du président Yoon Suk Yeol, détenu et suspendu de ses fonctions, pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale qui a plongé le pays dans une grave crise.M. Yoon est détenu depuis le 15 janvier pour avoir, à la surprise générale la …

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L’extrême droite allemande progresse “le vent dans le dos” vers les législatives

“Les portes s’ouvrent” pour l’AfD, exultent les militants de ce parti d’extrême droite soutenu par Elon Musk, galvanisé par la nouvelle présidence de Trump et les succès des nationalistes en Europe, à un mois d’élections cruciales en Allemagne.Mardi soir, au lendemain de l’investiture du président américain, l’enthousiasme était palpable lors d’un meeting de quartier à Berlin.Donald Trump “nous a soufflé un peu de vent dans le dos, et maintenant, c’est à notre tour d’intensifier nos efforts”, lance Daniel Krüger, responsable local de l’Alternative pour l’Allemagne, de la porte où il accueille les participants.La centaine de sympathisants présents applaudissent les moments forts, rediffusés sur grand écran, du récent congrès de l’AfD en vue des législatives du 23 février.”L’ambiance en ce moment est vraiment très bonne”, résume Kristin Brinker, la cheffe de l’AfD à Berlin.La capitale allemande penche pourtant historiquement à gauche. Mais l’AfD, entrée au parlement local en 2016 grâce aux quartiers plus défavorisés de l’ex-Berlin-est, rencontre un succès croissant dans les quartiers de l’ouest, souligne-t-elle.Et “les portes s’ouvrent” pour le parti, notamment “dans les milieux économiques”, affirme-t-elle.- “Normalité” -Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a été une vitrine pour l’AfD, représentée lundi à l’investiture par son co-président Tino Chrupalla.L’autre dirigeante, Alice Weidel, s’est félicitée des premiers décrets du milliardaire républicain en ligne selon elle avec le programme du parti, affirmant que “tout cela serait également possible en Allemagne” avec l’AfD au pouvoir.Avant cela, le milliardaire Elon Musk lui a offert une publicité planétaire en affirmant sur X que seule l’AfD pouvait “sauver l’Allemagne”.Oubliées les piques assassines de l’AfD, ces dernières années, contre l’installation d’une immense usine Tesla de Musk dans la banlieue de Berlin.Pour Kristin Brinker, le fait que “l’homme le plus riche du monde et des proches de Trump disent +tout va bien, vous pouvez travailler avec eux+” apporte au parti “un peu plus de normalité”.Dans les sondages, l’AfD se maintient autour de 20% des intentions de vote, ce qui le place en deuxième position derrière le bloc conservateur CDU/CSU.Un tel score, le 23 février, serait le meilleur de l’histoire de la formation eurosceptique, anti-immigration et islamophobe fondée en 2013, et entrée au Bundestag en 2017.Une coalition gouvernementale incluant l’AfD reste cependant exclue, les autres partis refusant de s’allier avec lui au nom du “cordon sanitaire”.Mais l’époque où l’Allemagne était “immunisée des populismes” est “en train de s’achever”, estime le politologue Michael Bröning.La formation “tire une immense énergie” de “l’élan des nationalismes politiques qui va de Washington à Vienne”, souligne le directeur de la Fondation Friedrich-Ebert, associée au parti social-démocrate.Alice Weidel cite en exemple l’Autriche voisine, où le parti de la Liberté (FPÖ) négocie la formation d’un gouvernement avec les conservateurs, après être arrivé en tête aux élections.- Radicalisation -La candidate, qui dit vouloir “fermer complètement les frontières”, assume le terme de “remigration”, concept d’expulsion massive de personnes étrangères ou d’origine étrangère.La feuille de route du parti prévoit aussi une sortie de l’UE et de l’euro, la “démolition” des éoliennes et la reprise des achats de gaz russe.Alors que d’autres partis d’extrême droite européens, en Italie, aux Pays-Bas ou en France, ont embrassé le “pragmatisme politique” en s’approchant du pouvoir, l’AfD se retranche dans un “espace idéologique sauvage”, estime Michael Bröning.Le chef du parti en Thuringe, Björn Höcke, a été régulièrement accusé de révisionnisme historique sur le IIIe Reich et a été condamné pour l’emploi d’un slogan nazi.Ce qui n’a pas empêché l’AfD d’arriver en tête en septembre à l’élection régionale, une première pour l’extrême droite dans l’Allemagne d’après-guerre.Les manifestations géantes de l’hiver dernier, qui avaient mobilisé des centaines de milliers de personnes dans toute l’Allemagne contre le programme radical du parti, n’ont pas empêché sa progression dans les élections locales.Un grand rassemblement contre l’extrême droite est prévu samedi à Berlin, à l’appel de plusieurs organisations.Mais “dans la rue, de plus en plus de gens disent des choses très positives à notre sujet, et de tous milieux”, assure Kristin Brinker.

L’extrême droite allemande progresse “le vent dans le dos” vers les législatives

“Les portes s’ouvrent” pour l’AfD, exultent les militants de ce parti d’extrême droite soutenu par Elon Musk, galvanisé par la nouvelle présidence de Trump et les succès des nationalistes en Europe, à un mois d’élections cruciales en Allemagne.Mardi soir, au lendemain de l’investiture du président américain, l’enthousiasme était palpable lors d’un meeting de quartier à …

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Des centaines de Palestiniens quittent Jénine au 3e jour d’une opération israélienne

Des centaines de Palestiniens ont quitté jeudi le camp de Jénine en Cisjordanie occupée, a indiqué un responsable au troisième jour d’une opération d’envergure de l’armée israélienne contre des groupes armés qui a fait au moins 12 morts.Bulldozers, aviation et véhicules militaires blindés sont utilisés par les soldats dans cette opération baptisée “Mur de Fer”, lancée deux jours après le début d’une trêve dans la bande de Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.L’opération vise à “éradiquer le terrorisme à Jénine”, a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à propos de la ville et du camp de réfugiés de Jénine situés dans le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël.”Des centaines de résidents du camp ont commencé à partir après que l’armée israélienne, via des haut-parleurs fixés sur des drones et des véhicules militaires, leur a ordonné de l’évacuer”, a déclaré le gouverneur de Jénine Kamal Abou al-Roub.Salim Al-Saadi, membre du comité de gestion du camp, qui vit à proximité immédiate du camp, a confirmé cet ordre. “Ils ont demandé aux résidents du camp de partir avant 17H00 locales (15H00 GMT) et il y a des dizaines de personnes qui ont commencé à partir.”Mais l’armée israélienne, interrogée par l’AFP, a démenti un tel ordre. “Nous ne sommes pas informés d’ordre d’évacuation pour les résidents de Jénine pour l’instant.”Dès mercredi, les Palestiniens avaient commencé à fuir à pied la région de Jénine, selon des images de l’AFP. Un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants ont été vus marcher sur une route boueuse, certains portant des sacs, alors que le bruit des drones au-dessus d’eux était clairement audible.- “Raser les routes” -Jeudi, l’armée israélienne a affirmé avoir abattu avant l’aube en périphérie de Jénine deux combattants du Jihad islamique accusés d’avoir tué trois Israéliens dans une attaque en janvier.Ils étaient barricadés dans une maison du village de Burqin, et “après un échange de tirs, ils ont été éliminés”, a-t-elle déclaré.Un dernier bilan du ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne mardi soir a fait état de dix morts dans l’opération à Jénine, régulièrement la cible d’opérations israéliennes contre les groupes armés dont le Hamas et le Jihad islamique.L’armée israélienne a indiqué mercredi avoir “frappé plus de dix terroristes”, en parlant de “frappes aériennes sur des infrastructures terroristes” et du “démantèlement de nombreux explosifs installés sur les routes”. Le même jour, le gouverneur de Jénine a annoncé de nombreuses arrestations, et dit que “l’armée d’occupation a rasé au bulldozer toutes les routes menant au camp”. L’armée dit avoir recours à ces engins pour se prémunir de dispositifs explosifs.- “Soutien inébranlable” -La Cisjordanie est séparée de la bande de Gaza, territoire palestinien occupé par Israël de 1967 à 2005, par le territoire israélien.La nouvelle opération à Jénine est intervenue au lendemain de l’investiture du président américain Donald Trump, dont le chef de la diplomatie Marco Rubio a promis mercredi un “soutien inébranlable” à Israël lors d’un appel téléphonique avec M. Netanyahu.M. Rubio a également “félicité le Premier ministre pour les succès remportés par Israël contre le Hamas et le Hezbollah (libanais) et s’est engagé à travailler sans relâche pour aider à libérer tous les otages encore détenus à Gaza”.Après 15 mois de guerre déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, la première phase d’un accord de cessez-le feu est entrée en vigueur le 19 janvier à Gaza.Trois otages israéliennes parmi les dizaines d’otages retenus encore à Gaza après leur enlèvement durant cette attaque, ont été libérés en échange de 90 prisonniers palestiniens après la trêve. Un prochain échange est prévu samedi.Dans l’une de ses premières décisions, le président Trump a mis fin aux sanctions imposées par son prédécesseur Joe Biden à des colons israéliens extrémistes de Cisjordanie en raison de leurs attaques contre les Palestiniens.En 2020, lors de son premier mandat, M. Trump avait proposé un “deal du siècle” pour le conflit israélo-palestinien qui prévoyait l’annexion par Israël de pans de la Cisjordanie, mais n’avait jamais abouti.La France et l’ONU ont appelé Israël à la retenue en Cisjordanie.Les violences en Cisjordanie ont explosé en Cisjordanie durant la guerre à Gaza. Depuis octobre 2023, au moins 850 Palestiniens y ont été tués par l’armée israélienne ou par des colons, selon le ministère palestinien de la Santé.Dans le même temps, au moins 29 Israéliens, dont des soldats, y ont péri dans des attaques palestiniennes ou dans des opérations militaires selon Israël.

Des centaines de Palestiniens quittent Jénine au 3e jour d’une opération israélienne

Des centaines de Palestiniens ont quitté jeudi le camp de Jénine en Cisjordanie occupée, a indiqué un responsable au troisième jour d’une opération d’envergure de l’armée israélienne contre des groupes armés qui a fait au moins 12 morts.Bulldozers, aviation et véhicules militaires blindés sont utilisés par les soldats dans cette opération baptisée “Mur de Fer”, …

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Des centaines de Palestiniens quittent Jénine au 3e jour d’une opération israélienne

Des centaines de Palestiniens ont quitté jeudi le camp de Jénine en Cisjordanie occupée, a indiqué un responsable au troisième jour d’une opération d’envergure de l’armée israélienne contre des groupes armés qui a fait au moins 12 morts.Bulldozers, aviation et véhicules militaires blindés sont utilisés par les soldats dans cette opération baptisée “Mur de Fer”, lancée deux jours après le début d’une trêve dans la bande de Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.L’opération vise à “éradiquer le terrorisme à Jénine”, a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à propos de la ville et du camp de réfugiés de Jénine situés dans le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël.”Des centaines de résidents du camp ont commencé à partir après que l’armée israélienne, via des haut-parleurs fixés sur des drones et des véhicules militaires, leur a ordonné de l’évacuer”, a déclaré le gouverneur de Jénine Kamal Abou al-Roub.Salim Al-Saadi, membre du comité de gestion du camp, qui vit à proximité immédiate du camp, a confirmé cet ordre. “Ils ont demandé aux résidents du camp de partir avant 17H00 locales (15H00 GMT) et il y a des dizaines de personnes qui ont commencé à partir.”Mais l’armée israélienne, interrogée par l’AFP, a démenti un tel ordre. “Nous ne sommes pas informés d’ordre d’évacuation pour les résidents de Jénine pour l’instant.”Dès mercredi, les Palestiniens avaient commencé à fuir à pied la région de Jénine, selon des images de l’AFP. Un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants ont été vus marcher sur une route boueuse, certains portant des sacs, alors que le bruit des drones au-dessus d’eux était clairement audible.- “Raser les routes” -Jeudi, l’armée israélienne a affirmé avoir abattu avant l’aube en périphérie de Jénine deux combattants du Jihad islamique accusés d’avoir tué trois Israéliens dans une attaque en janvier.Ils étaient barricadés dans une maison du village de Burqin, et “après un échange de tirs, ils ont été éliminés”, a-t-elle déclaré.Un dernier bilan du ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne mardi soir a fait état de dix morts dans l’opération à Jénine, régulièrement la cible d’opérations israéliennes contre les groupes armés dont le Hamas et le Jihad islamique.L’armée israélienne a indiqué mercredi avoir “frappé plus de dix terroristes”, en parlant de “frappes aériennes sur des infrastructures terroristes” et du “démantèlement de nombreux explosifs installés sur les routes”. Le même jour, le gouverneur de Jénine a annoncé de nombreuses arrestations, et dit que “l’armée d’occupation a rasé au bulldozer toutes les routes menant au camp”. L’armée dit avoir recours à ces engins pour se prémunir de dispositifs explosifs.- “Soutien inébranlable” -La Cisjordanie est séparée de la bande de Gaza, territoire palestinien occupé par Israël de 1967 à 2005, par le territoire israélien.La nouvelle opération à Jénine est intervenue au lendemain de l’investiture du président américain Donald Trump, dont le chef de la diplomatie Marco Rubio a promis mercredi un “soutien inébranlable” à Israël lors d’un appel téléphonique avec M. Netanyahu.M. Rubio a également “félicité le Premier ministre pour les succès remportés par Israël contre le Hamas et le Hezbollah (libanais) et s’est engagé à travailler sans relâche pour aider à libérer tous les otages encore détenus à Gaza”.Après 15 mois de guerre déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, la première phase d’un accord de cessez-le feu est entrée en vigueur le 19 janvier à Gaza.Trois otages israéliennes parmi les dizaines d’otages retenus encore à Gaza après leur enlèvement durant cette attaque, ont été libérés en échange de 90 prisonniers palestiniens après la trêve. Un prochain échange est prévu samedi.Dans l’une de ses premières décisions, le président Trump a mis fin aux sanctions imposées par son prédécesseur Joe Biden à des colons israéliens extrémistes de Cisjordanie en raison de leurs attaques contre les Palestiniens.En 2020, lors de son premier mandat, M. Trump avait proposé un “deal du siècle” pour le conflit israélo-palestinien qui prévoyait l’annexion par Israël de pans de la Cisjordanie, mais n’avait jamais abouti.La France et l’ONU ont appelé Israël à la retenue en Cisjordanie.Les violences en Cisjordanie ont explosé en Cisjordanie durant la guerre à Gaza. Depuis octobre 2023, au moins 850 Palestiniens y ont été tués par l’armée israélienne ou par des colons, selon le ministère palestinien de la Santé.Dans le même temps, au moins 29 Israéliens, dont des soldats, y ont péri dans des attaques palestiniennes ou dans des opérations militaires selon Israël.

Royaume-Uni: l’heure du jugement pour le meurtrier de trois fillettes

L’adolescent meurtrier de trois fillettes fin juillet dans le nord-ouest de l’Angleterre sera fixé sur sa peine jeudi, lors d’une audience qui doit apporter des réponses sur cette attaque au couteau à l’origine de violentes émeutes anti-immigration.Axel Rudakubana, 18 ans, a plaidé coupable lundi, à la surprise générale, pour les meurtres de Bebe King, 6 …

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