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Première visite à Damas du chef de la diplomatie saoudienne depuis la chute d’Assad

Le chef de la diplomatie saoudienne est arrivé vendredi à Damas pour rencontrer le nouveau dirigeant syrien qui veut ouvrir un nouveau chapitre dans les relations avec le royaume et espère son aide pour la reconstruction de son pays dévasté par la guerre.Il s’agit de la première visite en Syrie de Fayçal ben Farhane depuis …

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CIO: les Russes ont “vocation à reprendre une place dans le monde du sport” (Lappartient, candidat à la présidence)

En piste pour l’élection à la présidence du Comité international olympique (CIO), le Français David Lappartient, patron du comité olympique français (CNOSF) et de l’Union cycliste internationale (UCI), veut rencontrer Donald Trump et affirme, dans un entretien à l’AFP, que les Russes ont “vocation à reprendre une place” dans le sport mondial.QUESTION: Quelles sont les …

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Les talibans dénoncent le “deux poids deux mesures” de la CPI

Les mandats d’arrêt réclamés par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) contre des dirigeants talibans “relèvent du deux poids deux mesures”, accusent vendredi les autorités afghanes, appelant plutôt à juger les Etats-Unis et Israël pour “les guerres”.Jeudi, Karim Khan avait annoncé qu’il allait demander des mandats d’arrêt contre le chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada, et le président de la Cour suprême d’Afghanistan Abdul Hakim Haqqani, pour la persécution des femmes, un crime contre l’humanité.”Ces mandats n’ont pas de base légale, relèvent du deux poids deux mesures et ont des motivations politiques”, a estimé le ministère des Affaires étrangères sur X.”Il est regrettable que cette institution ignore les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par des forces étrangères et leurs alliés locaux durant les 20 ans d’occupation de l’Afghanistan”, s’insurge encore le ministère.La CPI, poursuit-il, “ne devrait pas essayer d’imposer une interprétation spécifique des droits humains au monde entier en ignorant les valeurs religieuses et nationales des peuples du reste du monde”.- “Pas peur” -Au même moment, lors d’une cérémonie de remise de diplômes dans une école coranique de Khost, dans l’est du pays, le vice-ministre de l’Intérieur Mohammed Nabi Omari a également dénoncé les annonces du procureur de la CPI.”Ils ne nous font pas peur avec leur tribunal”, a lancé cet ancien détenu de la prison américaine de Guantanamo. “Si ces tribunaux étaient justes et impartiaux, ils auraient amené l’Amérique dans le box des accusés car elle cause les guerres et les problèmes du monde”, a-t-il poursuivi.Ils auraient aussi amené “le Premier ministre israélien qui a tué des dizaines de milliers de Palestiniens innocents”, a-t-il encore dit, en allusion aux frappes israéliennes sur la bande de Gaza en rétorsion à l’attaque meurtrière du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Mais Benjamin Netanyahu “n’est pas inquiété parce que les puissances mondiales le soutiennent”, a-t-il poursuivi.La CPI a toutefois émis en novembre dernier un mandat d’arrêt contre M. Netanyahu, soupçonné de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Depuis leur retour au pouvoir en 2021 — avec la déroute des autorités soutenues par la communauté internationale et le retrait des troupes américaines du pays –, les talibans ont promulgué plusieurs lois inspirées de leur vision ultrarigoriste de l’islam qui ont progressivement exclu les femmes de l’espace public.L’Afghanistan est le seul pays au monde à interdire aux filles d’étudier au-delà du primaire. En outre, les Afghanes ne peuvent plus aller dans les parcs, les salles de sports, ni quasiment sortir de chez elles sans chaperon.L’ONU y voit un “apartheid de genre”.- Bientôt d’autres mandats -Karim Khan a affirmé qu’il existait des motifs raisonnables permettant de croire que Hibatullah Akhundzada et Abdul Hakim Haqqani portaient la “responsabilité pénale du crime contre l’humanité de persécution liée au genre”.Selon le procureur, “les femmes et les filles afghanes ainsi que les membres de la communauté LGBTQI+ sont en proie à des persécutions abjectes et répétées sans précédent de la part des talibans”.”Notre démarche consiste à dire que le statu quo qui prévaut pour les femmes et les filles en Afghanistan est inacceptable”, a-t-il expliqué.Les juges de la CPI, qui siège à La Haye, doivent examiner la demande avant de décider d’émettre ou non des mandats d’arrêt, un processus pouvant prendre des semaines, voire des mois.La CPI ne dispose par ailleurs pas de sa propre force de police et s’appuie sur la collaboration des 125 Etats membres pour exécuter ses mandats d’arrêt. Mais l’émir vivrait quasiment reclus dans un lieu non précisé de Kandahar, bastion des talibans dans le sud de l’Afghanistan. M. Khan a prévenu qu’il demanderait bientôt des mandats d’arrêt contre d’autres responsables talibans. La militante afghane des droits des femmes Nilofar Ayubi, qui vit en exil, a qualifié ces annonces de “moment historique pour les femmes d’Afghanistan”.”C’est un pas en avant positif dans notre lutte”, a-t-elle encore dit à l’AFP.De son côté, Amnesty International a salué vendredi la demande de mandats d’arrêt comme “un développement important qui donne de l’espoir” aux Afghanes, “dans le pays comme à l’extérieur”.

Les talibans dénoncent le “deux poids deux mesures” de la CPI

Les mandats d’arrêt réclamés par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) contre des dirigeants talibans “relèvent du deux poids deux mesures”, accusent vendredi les autorités afghanes, appelant plutôt à juger les Etats-Unis et Israël pour “les guerres”.Jeudi, Karim Khan avait annoncé qu’il allait demander des mandats d’arrêt contre le chef suprême des talibans, …

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Réclusion à perpétuité et période de sûreté de 20 ans requises contre la mère d’Amandine, morte affamée

Réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 20 ans: le parquet a frappé fort vendredi dans son réquisitoire contre Sandrine Pissarra, cette mère de famille “dictateur” jugée devant les assises de l’Hérault pour avoir affamé à mort Amandine, sa fille de 13 ans.A l’encontre de Sandrine Pissarra, 54 ans, poursuivie pour actes de “torture” et de “barbarie”, “instigatrice du +système Pissarra+, exécutante numéro un du +système Pissarra+, tyran domestique, dictateur des intérieurs, bourreau d’Amandine, il n’y a qu’une seule peine”possible, a asséné en conclusion d’un réquisitoire de moins d’une heure l’avocat général, Jean-Marie Beney.Le représentant du ministère public a ensuite réclamé une peine de 18 années de réclusion à l’encontre de l’ex-compagnon de Mme Pissarra, Jean-Michel Cros, 49 ans, “lâche collaborateur du système” ayant “privé de soins Amandine jusqu’à sa mort”.Le 6 août 2020, jour de son décès d’un arrêt cardiaque et d’une septicémie, au domicile familial de Montblanc (Hérault), près de Béziers, la collégienne, enfermée depuis des semaines dans un débarras sans fenêtre et privée de nourriture, ne pèse plus que 28 kg pour 1,55 m.Le verdict de ce procès, ouvert lundi à Montpellier, est attendu vendredi dans la journée, après les derniers mots des accusés.”Depuis cinq jours, vous avez pénétré dans l’horreur, l’impensable, l’indicible… Sauf qu’il y a des mots à poser pour dire, en termes juridiques, la sanction de l’indicible”, a expliqué aux jurés le procureur général, en ouverture de son réquisitoire.- “Torture blanche” -“Vous avez pénétré dans le +système Pissarra+, dans la dictature familiale, un monde inimaginable, mis en place depuis plus de 15 années. Vous avez découvert que, depuis toute petite, Amandine est victime de coups, de coups de poings, de coups de pieds, de coups de balai, d’arrachages de cheveux, de cris répétés, d’insultes, de bousculades”, a-t-il poursuivi.”Ensuite, comme dans tout système dictatorial, il convient de détruire la personnalité de la victime, pour la réduire à ce que l’on veut. Il y a les violences, les lignes à recopier, les interminables sermons. Puis on passe à autre chose, à la torture blanche: la mise à l’isolement, qui vise à réduire la perception spatiale et temporelle d’un individu. La torture blanche, alliée à un peu de torture physique, à genoux sur le rouleau, et pire encore, la nudité obligée sur une adolescente de 13 ans”, a détaillé le magistrat.”Le bug, c’est la mort d’Amandine. Mais comme il est hors de question qu’on la trouve en bas, dans son cagibi, on la monte au deuxième étage, où il y a la douche. Comme elle n’est pas encore morte, mais que c’est imminent, on va la nourrir un peu, la laver, l’habiller, on va -parce qu’elle s’est grattée pendant des jours et des jours, au point que la septicémie s’est installée-, lui mettre une espèce de pommade pour essayer de laisser à penser qu’on l’avait quand même soignée. Et puis, la professionnelle de l’onglerie (Mme Pissarra, NDLR) va penser à quelque chose qui a marqué tout le monde, on va lui faire les ongles”, a encore expliqué M. Beney.Le système, “on aurait pu le fragiliser, le faire tomber, avant qu’il ne prenne le plein pouvoir”, a plaidé vendredi matin l’un des avocats de Sandrine Pissarra, Me Louis Dolez, en allusion aux adultes (ex-conjoints, amis, voisins, médecins, travailleurs sociaux, enseignants ou magistrats) qui ont croisé la route d’Amandine sans prendre la mesure de ses souffrances ni agir efficacement pour y mettre fin.S’il y a une “responsabilité individuelle” incontestable, “il y a quand même aussi une responsabilité collective”, a également souligné Me Jean-Marc Darrigade, son autre avocat, demandant aux jurés de prononcer une “peine juste, raisonnable”, qui lui permette de “revenir parmi les hommes” sans être “une vieille dame”.”Une fois sorti de la sujétion de Mme Pissarra, est-ce que Jean-Michel Cros est un homme dangereux ? La réponse est non. Alors, tendez lui la main”, a plaidé Me Grégoire Mercier, pour l’ex-compagnon de Mme Pissarra, qui encourt jusqu’à 30 années de réclusion. 

Réseaux sociaux : deux ans plus tard, l’opération prorusse “Doppelgänger” prospère toujours

L’opération de désinformation et d’influence prorussse Doppelgänger, dénoncée depuis 2022 par des chercheurs et des autorités de plusieurs pays occidentaux, continue de se déployer sur les réseaux sociaux y compris sous forme de publicités, qui ont rapporté plusieurs centaines de milliers de dollars à Meta, selon des chercheurs.Caricatures moquant des hommes politiques français, messages hostiles …

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Réseaux sociaux : deux ans plus tard, l’opération prorusse “Doppelgänger” prospère toujours

L’opération de désinformation et d’influence prorussse Doppelgänger, dénoncée depuis 2022 par des chercheurs et des autorités de plusieurs pays occidentaux, continue de se déployer sur les réseaux sociaux y compris sous forme de publicités, qui ont rapporté plusieurs centaines de milliers de dollars à Meta, selon des chercheurs.Caricatures moquant des hommes politiques français, messages hostiles aux aides européennes à l’Ukraine: en 2024, des dizaines de milliers d’internautes en France, en Allemagne, en Pologne ou en Italie ont pu tomber sur des messages similaires sur Facebook.Particularité: ce sont des “contenus sponsorisés”, autrement dit, des annonceurs ont payé Meta pour faire apparaître ces publications auprès d’utilisateurs spécifiques. Ces publicités ciblées sont la base du modèle économique des réseaux sociaux.Selon un rapport publié mi-janvier, ces posts font partie de l’opération Doppelgänger (“sosie”, en allemand), une campagne de désinformation et d’influence prorusse, qui avait d’abord consisté à imiter des médias occidentaux pour relayer des messages et des infox anti-Ukraine et anti-Occident. Depuis plus de deux ans, l’opération continue de prospérer sur divers réseaux sociaux, et se décline donc aussi sous forme de publicités sur Facebook. Ce qui a notamment permis à Meta de récolter, entre 2023 et novembre 2024, plus de 338.000 dollars grâce à au moins 8.000 contenus sponsorisés, d’après un rapport des organisations spécialisées dans l’analyse des manipulations en ligne Check First, Reset Tech et AI Forensics.- Sanctions -Deux entreprises russes avaient été identifiées dès 2022 comme étant à l’origine de contenus liés à Doppelgänger. Malgré des sanctions prises par l’UE en juillet 2023 et par les Etats-Unis et le Royaume-Uni en octobre 2024, l’une d’entre elles, Social Design Agency (SDA), a continué de publier sur Facebook, montrent les données analysées.Le nombre de contenus concernés est très probablement bien plus élevé, les chercheurs s’étant concentrés sur un échantillon de publications obtenues via une fuite de données sur les activités de la SDA et révélées par des médias estonien et allemand.”Meta a approuvé et profité des campagnes de désinformation (de la SDA, NDLR), sapant les processus démocratiques et violant potentiellement les règles internationales”, dénonce Guillaume Kuster, à la tête de Check First, qui avait déjà détecté en 2024 des publicités prorusses sur Facebook.Sans la nommer directement, Meta avait reconnu dès septembre 2022 l’existence de “Doppelgänger”, évoquant une “campagne d’influence coordonnée” liée à la Russie sur Facebook. Contactée par l’AFP à propos des nouvelles données publiées par Check First mi-janvier, Meta s’est contenté de renvoyer vers ses précédents rapports mentionnant des menaces numériques liées à la Russie, dont un publié mi-2024 reconnaissant la présence de publicités liées à Doppelgänger. Meta a aussi rappelé avoir été “la première entreprise de tech à mettre au jour la campagne”, assurant “depuis enquêter (…) et bloquer des dizaines de milliers de contenus en lien avec ce réseau”.Doppelgänger avait aussi été dénoncée par les autorités françaises, allemandes et britanniques ces deux dernières années.- Arrivée sur Bluesky – Au-delà des publications sponsorisées sur Facebook, Doppelgänger s’est élargie, via des publications classiques, sur de nombreux réseaux “sur X, Facebook, YouTube, Telegram, Reddit, Pinterest et d’autres”, relève Joseph Bodnar, chercheur à l’ISD (Institut for Strategic Dialogue).Début 2025, des posts de la galaxie Doppelgänger ont aussi pour la première fois été observées sur Bluesky.Les messages sont généralement repris par une myriade de comptes automatiques (“bots”) qui présentent des caractéristiques similaires: photos de profils générées par intelligence artificielle, biographies identiques, dizaines de réponses à des messages produites en quelques jours…”Les démocrates américains ont allumé la mèche en Ukraine, et maintenant, ce sont les pays de l’UE qui doivent payer la facture!”, assure par exemple un certain “Jake Fitzgerald” sur Bluesky.La campagne “s’adapte à l’actualité” et “se concentre sur des problèmes réels et tente de les extrapoler pour les aggraver”, détaille M. Bodnar.Sur Bluesky, les profils répondent en général à des comptes influents pour gagner en visibilité, ajoute Valentin Chatelet, du laboratoire d’analyse numérique de l’Atlantic Council, qui note un “certain niveau de sophistication dans la conduite de l’opération”.Jusqu’ici, les contenus Doppelgänger, toutes plateformes confondues, n’ont pas bénéficié d’une forte audience. Une partie du “succès” de la campagne provient paradoxalement de “la couverture médiatique qui la dénonce, des rapports des plateformes et des chercheurs qui révèlent leur objectif flagrant de propagande prorusse”, note Guillaume Kuster.