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Hong Kong: 36 morts et 279 disparus dans l’incendie de plusieurs immeubles

Au moins 36 personnes ont péri et 279 autres ont disparu dans un incendie ayant éclaté mercredi dans un complexe résidentiel de Hong Kong, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le chef de l’exécutif du territoire, John Lee.”A cette heure, cet incendie a causé la mort de 36 personnes et 279 personnes sont portées disparues. Il y a encore 29 personnes hospitalisées, dont 7 dans un état critique”, a déclaré M. Lee lors d’une conférence de presse.D’épais nuages de fumée noire enveloppent au moins cinq des huit tours d’habitation du complexe Wang Fuk Court, situé dans le quartier de Tai Po, dans le nord de Hong Kong, selon un journaliste de l’AFP.Des forts bruits de craquements – possiblement ceux des échafaudages en bambou en feu, qui étaient érigés autour des immeubles – ont retenti et des flammes massives se sont élevées haut dans le ciel, selon ce journaliste.Un pompier de 37 ans, avec qui le contact avait été perdu durant une trentaine de minutes, a été retrouvé brûlé au visage et déclaré mort à son arrivée à l’hôpital, a indiqué le directeur des pompiers Andy Yeung.Les autorités n’ont pas évoqué dans l’immédiat les causes possibles de l’incendie.- Lueurs oranges -Elles ont classé le sinistre en catégorie 5, la plus haute de l’échelle d’alerte qui conditionne notamment le niveau de mobilisation des secours.Le président chinois Xi Jinping a présenté ses condoléances aux victimes et a appelé à tout mettre en oeuvre pour minimiser le nombre de victimes et les pertes humaines. “Xi Jinping a exprimé ses condoléances pour les personnes décédées dans l’incendie majeur d’un domaine résidentiel dans le district de Tai Po, dans les Nouveaux Territoires, à Hong Kong, y compris le pompier décédé dans l’exercice de ses fonctions”, a déclaré la chaîne d’État CCTV.Le chef de l’exécutif de Kong Kong, John Lee, s’est dit “profondément attristé” par l’incident et a assuré que tous les services gouvernementaux apportaient leur aide aux résidents touchés par l’incendie.”C’est déchirant. On se demande avec inquiétude s’il y a des gens bloqués à l’intérieur”, a déclaré à l’AFP So, un habitant de Tai Po âgé de 57 ans, près du lieu du sinistre.Un habitant de 65 ans, M. Yuen, a dit vivre dans le quartier depuis plus de quarante ans? Nombre de ses voisins étaient âgés et à mobilité réduite, selon lui. “Les fenêtres étaient fermées pour cause de travaux. Certaines personnes ignoraient qu’il y avait un l’incendie et ont dû être prévenues par téléphone par leurs voisins”, a-t-il confié à l’AFP. “Je suis anéanti!”Des policiers sur place ont indiqué à l’AFP ne pas savoir si des gens étaient toujours à l’intérieur, ajoutant que “les pompiers ne peuvent pas entrer” dans les immeubles en feu.Alors que la nuit est tombée, les pompiers continuent de lutter contre l’incendie qui ne montre aucun signe d’affaiblissement, des flammes visibles à l’intérieur des bâtiments projetant d’effrayantes lueurs oranges.”La température sur les lieux est très élevée et il y a des étages où nous n’avons pas pu atteindre les personnes qui ont demandé de l’aide, mais nous allons continuer d’essayer”, a assuré Derek Armstrong Chan, directeur adjoint du service de lutte anti-incendies.Les autorités ont fermé certaines sections d’une autoroute voisine.Le service de lutte anti-incendies de Hong Kong conseille “aux habitants des environs de rester chez eux, de fermer leurs portes et fenêtres et de rester calmes”.Le mois dernier, l’incendie de l’échafaudage d’un immeuble du quartier central des affaires de Hong Kong avait fait quatre blessés.Hong Kong abrite des immeubles d’habitation parmi les plus hauts et les plus densément peuplés du monde.Les incendies ont longtemps été un fléau commun à Hong Kong, particulièrement dans les quartiers pauvres. Mais le renforcement des mesures de sécurité ces dernières décennies ont toutefois permis de les rendre plus rares.

Royaume-Uni: l’interdiction critiquée d’un groupe propalestinien devant la justice

La justice britannique a commencé à examiner mercredi le recours contre la décision du gouvernement d’interdire l’organisation Palestine Action, classée terroriste en juillet, une mesure qui a conduit à l’arrestation de plus de 2.000 personnes ayant manifesté leur soutien au groupe propalestinien.La décision d’interdire ce mouvement a été jugée “disproportionnée” par le Haut-commissaire aux droits …

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La Russie évoque un “processus sérieux” en cours pour mettre fin à la guerre en Ukraine

Le Kremlin a qualifié mercredi de “processus sérieux” les efforts diplomatiques en cours autour du plan américain pour mettre fin à la guerre en Ukraine, avant une visite prévue la semaine prochaine à Moscou de l’émissaire américain Steve Witkoff.Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé mercredi qu’il n’y avait “à l’heure actuelle probablement rien …

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Russie: le Français Laurent Vinatier pourrait être jugé fin février pour espionnage

Le chercheur français Laurent Vinatier, détenu en Russie depuis un an et demi, pourrait connaître un nouveau procès fin février, cette fois pour espionnage, selon son avocat français, sur fond de tensions entre Moscou et Paris et de tentatives de déstabilisation en France.Une audience, initialement annoncée pour ce jeudi, a “eu lieu le 21 novembre, …

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Un mystérieux pied fossilisé découvert en Ethiopie met sous les projecteurs un contemporain de Lucy

Un mystérieux pied fossilisé découvert en Ethiopie met sous les projecteurs un ancêtre de l’Homme peu connu, contemporain de l’espèce de la célèbre Lucy, selon une étude scientifique publiée mercredi.Cette découverte, dernier rebondissement dans l’histoire de l’évolution humaine, pourrait même jeter un doute sur le statut de l’espèce de Lucy, Australopithecus afarensis, en tant qu’ancêtre direct de l’Homo sapiens.Jusqu’à la découverte de ce pied à Burtele, dans le nord-est de l’Ethiopie, en 2009, l’espèce de Lucy était considérée comme le seul ancêtre de l’homme, ayant vécu dans cette région il y a plus de trois millions d’années. Mais ce pied n’appartient manifestement pas à l’espèce de Lucy, car il possède un orteil opposable, similaire à un pouce, qui permettait à son propriétaire de s’agripper aux branches des arbres, comme les singes. L’équipe de scientifiques qui a découvert ce pied en a déduit en 2015 l’existence d’une espèce jusqu’alors inconnue d’hominidé, l’Australopithecus deyiremeda, sur la base de mâchoires vieilles d’environ 3,4 millions d’années trouvées elles aussi à Burtele. Cette annonce avait été accueillie avec un certain scepticisme dans les milieux scientifiques, prompts à débattre des tentatives d’ajouter une nouvelle branche à l’arbre généalogique de l’Humanité.L’équipe n’avait jusqu’ici pas été en mesure d’affirmer de façon certaine que les os de ce “pied de Burtele” appartenaient à cette nouvelle espèce Australopithecus deyiremeda.Mais dans leur nouvelle étude publiée dans la revue Nature mercredi, les scientifiques annoncent que de nouveaux fossiles, dont une mâchoire comportant 12 dents trouvée sur le site, montrent que le pied appartenait bien à un Australopithecus deyiremeda.”Nous n’avons aucun doute quant au fait que le pied de Burtele appartient à la même espèce que ces dents et cette mâchoire”, a déclaré à l’AFP l’auteur principal de l’étude, Yohannes Haile-Selassie, de l’université de l’Arizona. – Ancêtre de l’Homo sapiens? -Les chercheurs ont découvert de nouveaux indices d’un lien entre cette espèce et l’Homo sapiens. Un scanner des dents découvertes suggère ainsi que l’Australopithecus deyiremeda était plus primitif que sa cousine Lucy, selon l’étude. Son régime alimentaire se composait principalement de feuilles, de fruits et de noix provenant des arbres.Son gros orteil préhensile suggère également que ce parent de l’Homo Sapiens passait plus de temps dans les arbres. Or, les gros orteils ont joué un rôle important dans l’évolution humaine, conduisant l’Homme à quitter les arbres et à marcher sur deux jambes. La question de la cohabitation entre Australopithecus deyiremeda et l’espèce de Lucy ne cesse cependant d’interroger les chercheurs. Les nouvelles recherches suggèrent que l’espèce des Australopithecus deyiremeda passait son temps dans la forêt, souvent dans les arbres, tandis que les Australopithecus afarensis comme Lucy passaient plus de temps au sol, une différence qui leur a permis de cohabiter, selon les chercheurs. Cela démontre que “la coexistence est profondément ancrée dans notre ascendance”, souligne le chercheur Yohannes Haile-Selassie. – A la recherche de nos racines -John McNabb, archéologue spécialiste du paléolithique à l’université britannique de Southampton, qui n’a pas participé à l’étude, a salué ces nouvelles recherches.”Il y aura toujours des sceptiques, mais je pense que ces nouvelles découvertes, ainsi que la validation des précédentes, aideront de nombreux chercheurs à mieux accepter l’Australopithecus deyiremeda”, a-t-il déclaré à l’AFP. Cela “ajoute un nouvel élément à l’équation” dans la recherche de l’identité de notre véritable ancêtre, se dit certain M. McNabb. L’espèce de Lucy reste l’ancêtre privilégié, en raison de son pied plus proche de celui de l’Homme, par rapport à l’Australopithecus deyiremeda, plus primitif, concèdent les deux scientifiques. Mais cette découverte “ouvre la possibilité que nous puissions encore trouver d’autres espèces datant de cette période, car il semble que les australopithèques expérimentaient le fait d’être bipèdes”, souligne M. Haile-Selassie.

Guinée-Bissau: coup d’état militaire et suspension des élections

Des militaires en Guinée-Bissau ont annoncé mercredi avoir pris le “contrôle total du pays” et suspendre le processus électoral, alors que ce pays coutumier des troubles politiques était dans l’attente des résultats des élections présidentielle et législatives organisées dimanche.A la mi-journée, des tirs avaient été entendus près du palais présidentiel et des hommes en tenues militaires prenaient possession de la principale artère menant vers le palais, dans ce pays d’Afrique de l’Ouest qui a déjà connu quatre coups d’État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance.L’Afrique de l’Ouest a connu depuis 2020 une série de coups d’Etat militaires au Mali, Burkina, Niger et Guinée-Conakry.En début d’après-midi, le général Denis N’Canha, chef de la maison militaire de la présidence, assis derrière une table et entouré de militaires armés, a annoncé à la presse au siège de l’état-major, qu’un “Haut commandement pour la restauration de l’ordre, composé de toutes les branches de l’armée” prenait “la direction du pays jusqu’à nouvel ordre”, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place. “Ce qui nous a poussé à le faire c’est pour garantir la sécurité au niveau national et également rétablir l’ordre”, a ajouté le général, évoquant la découverte par les “renseignements généraux” d’un “plan visant à déstabiliser le pays avec l’implication des barons nationaux de la drogue”. Les renseignements généraux “ont confirmé l’introduction d’armes dans le pays pour changer l’ordre constitutionnel”, a-t-il ajouté.- Couvre-feu -Le général a également annoncé la suspension de “tout le processus électoral”, la fermeture des frontières “terrestres, aériennes et maritimes” et l’instauration d’un “couvre-feu obligatoire”. “L’exercice du pouvoir du commandement commence à partir d’aujourd’hui. Le commandement appelle la population au calme”, a-t-il ajouté.Dans les rues de la capitale Bissau, quelques rares passants étaient visibles en fin d’après-midi et un calme précaire régnait. A la mi-journée, des centaines de personnes à pied ou dans des véhicules avaient fui la zone du palais présidentiel pour se mettre à l’abri tandis que des tirs nourris avaient retenti à plusieurs reprises.Interrogé par un journaliste de l’AFP, un officier supérieur a confirmé que des arrestations avaient eu lieu. Le président sortant Umaro Sissoco Embalo, qui était donné favori lors de cette élection, se trouve dans un bâtiment derrière l’état-major, “avec le chef d’état-major et le ministre de l’Intérieur”, a précisé cet officier supérieur sous couvert d’anonymat.Il n’était pas possible dans l’immédiat de confirmer si le président avait été arrêté.   La Commission Nationale des Elections (CNE) a été attaquée par des hommes armés non identifiés mercredi, a indiqué à l’AFP un responsable de la communication de la commission, Abdourahmane Djalo.Mardi, le camp de M. Embalo et celui du candidat de l’opposition Fernando Dias de Costa ont chacun revendiqué la victoire à la présidentielle, alors que les résultats provisoires officiels de ces élections n’étaient attendus que jeudi.La présidentielle, qui s’était déroulée dans le calme dimanche, avait eu lieu sans le principal parti d’opposition, le PAIGC, et son candidat, Domingoes Simoes Pereira.Le PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l’indépendance par les armes en 1974, a été exclu – également pour un dossier trop tardif – des législatives, visant à élire les 102 députés du Parlement. L’opposition avait qualifié de “manipulation” l’exclusion du PAIGC des scrutins présidentiel et législatifs.La proclamation des résultats électoraux a souvent donné lieu à des mouvements de contestation en Guinée-Bissau. La précédente présidentielle, en 2019, avait débouché sur plusieurs mois de crise post-électorale, M. Embalo et son adversaire M. Pereira revendiquant tous deux la victoire.Avec près de 40% de sa population vivant sous le seuil de pauvreté, la Guinée-Bissau figure parmi les pays les plus pauvres au monde. Elle est réputée être une plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe, à la faveur de l’instabilité politique.

La Russie évoque un “processus sérieux” en cours pour mettre fin à la guerre en Ukraine

Le Kremlin a qualifié mercredi de “processus sérieux” les efforts diplomatiques en cours autour du plan américain pour mettre fin à la guerre en Ukraine, avant une visite prévue la semaine prochaine à Moscou de l’émissaire américain Steve Witkoff.Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé mercredi qu’il n’y avait “à l’heure actuelle probablement rien de plus important” que le “processus sérieux” en cours, tout en prévenant qu’il est encore “trop tôt” pour savoir si l’on se rapproche d’une possible sortie d’un conflit qui dure depuis près de quatre ans.Moscou a notamment relevé mercredi certains points “positifs” dans le plan américain, après avoir rejeté une contre-proposition européenne. Kiev et ses alliés continuent de plaider pour une paix “juste et durable”.La Russie a reconnu avoir abordé avec Washington “dans les grandes lignes” la version originale du plan américain en 28 points dévoilé la semaine dernière et perçu comme favorable aux positions de Moscou. Elle a toutefois été tenue à l’écart, à ce stade, des négociations ayant mené à la dernière mouture retravaillée par l’Ukraine.De la réécriture des 28 propositions que beaucoup à Kiev et en Europe voyaient comme une capitulation de l’Ukraine, ont été dévoilés certains points tels le maintien des effectifs actuels de l’armée ukrainienne à 800.000 hommes.  “Certains points (du plan américain, ndlr), on peut dire qu’ils sont positifs, mais beaucoup d’autres nécessitent une discussion spéciale entre experts”, a commenté mercredi le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, à la télévision publique russe.Il a néanmoins assuré que Moscou n’en avait encore discuté “en détail avec personne” et jugé “inutiles” les efforts des Européens pour jouer un rôle dans le règlement du conflit.Une réunion d’urgence avait été convoquée dimanche à Genève entre Ukrainiens et Américains, sans la partie russe, pour travailler sur des contre-propositions au plan originel de Washington, qui prévoyait notamment des cessions de territoires, que Kiev renonce à l’Otan et une réduction des effectifs de l’armée ukrainienne.Les Européens avaient de leur côté rédigé une contre-proposition qui rejette les principales demandes russes. Celle-ci n’a pas été commentée par les Etats-Unis tandis que le Kremlin l’a qualifiée lundi de “pas du tout constructive”.Les Etats-Unis ont ensuite tenu mardi des pourparlers avec des responsables russes à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis.Tandis que L’Ukraine pousse à l’organisation cette semaine d’une visite du président Volodymyr Zelensky aux Etats-Unis pour des négociations avec Donald Trump, l’émissaire américain Steve Witkoff est attendu la semaine prochaine à Moscou.”En ce qui concerne Witkoff, un accord préliminaire a été atteint sur sa visite à Moscou la semaine prochaine”, a déclaré Iouri Ouchakov, confirmant une annonce la veille de Donald Trump.- “accords plus profonds” -Volodymyr Zelensky considère, lui, que les “principes” d’un plan américain révisé pour mettre fin à la guerre avec la Russie pourraient conduire à des “accords plus profonds”, mais que “beaucoup dépend” désormais de Washington.”Beaucoup dépend de l’Amérique, car la Russie accorde la plus grande attention à la force américaine”, a-t-il estimé dans son adresse quotidienne mardi à la population.Il a aussi jugé “particulièrement cynique” que Moscou continue à frapper son pays pendant que des pourparlers de paix sont en cours.La Russie lance régulièrement des centaines de drones et missiles sur l’Ukraine, ciblant notamment les infrastructures énergétiques du pays à l’arrivée de l’hiver.Selon les services de secours ukrainiens, la ville de Zaporijjia (sud) a subi une attaque russe “massive” dans la nuit de mardi à mercredi.Une trentaine d’immeubles ont été endommagés et au moins 19 civils ont été blessés, selon le dernier bilan du médiateur ukrainien pour les droits humains, Dmytro Loubinets.La veille, une attaque dans la capitale Kiev avait fait au moins sept morts.Les Européens, qui tentent de reprendre la main après la surprise d’un plan américain élaboré sans eux, martèlent la nécessité d’une paix “juste et durable”.- “pression” -“L’Europe doit maintenir la pression sur la Russie, jusqu’à ce qu’il y ait une paix juste et durable. Et je veux être très claire: l’Europe se tiendra aux côtés de l’Ukraine et la soutiendra à chaque étape”, a ainsi dit mercredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Sur le front, les difficultés se multiplient pour les forces de Kiev, moins nombreuses et moins bien équipées que les forces russes.Les troupes ukrainiennes se battent pour les dernières forteresses du Donbass, région industrielle et minière de l’Est que le Kremlin s’est donné pour objectif prioritaire de conquérir.

Hong Kong: au moins 13 morts dans l’incendie de plusieurs immeubles

Au moins 13 personnes ont péri dans un incendie ayant éclaté mercredi dans un complexe résidentiel de Hong Kong, ont indiqué les autorités, tandis que des médias locaux, citant la police, font état de personnes bloquées à l’intérieur des immeubles en feu.D’épais nuages de fumée noire enveloppent au moins cinq des huit tours d’habitation du complexe Wang Fuk Court, situé dans le quartier de Tai Po, dans le nord de Hong Kong, selon un journaliste de l’AFP.Des forts bruits de craquements – possiblement ceux des échafaudages en bambou en feu, qui étaient érigés autour des immeubles – ont retenti et des flammes massives se sont élevées haut dans le ciel, selon ce journaliste.Les pompiers “ont pris en charge un total de 28 victimes, parmi lesquelles neuf ont été déclarées mortes sur place. Six autres ont été transportées à l’hôpital dans un état grave, parmi lesquelles quatre sont finalement décédées”, a déclaré Chou Wing-yin, un responsable des services de lutte anti-incendie lors d’une conférence de presse mercredi vers 20h15 (12H15 GMT).Vingt-trois personnes blessés ont été hospitalisées, dont six dans un état critique et onze dans un état grave, selon les autorités hospitalières.Un pompier de 37 ans, avec qui le contact avait été perdu durant une trentaine de minutes, a été retrouvé brûlé au visage et déclaré mort à son arrivée à l’hôpital, a indiqué le directeur des pompiers Andy Yeung.Les autorités n’ont pas évoqué dans l’immédiat les causes possibles de l’incendie.- Lueurs oranges -Elles ont classé le sinistre en catégorie cinq, la plus haute de l’échelle d’alerte qui conditionne notamment le niveau de mobilisation des secours.Le président chinois Xi Jinping a présenté ses condoléances aux victimes et a appelé à tout mettre en œuvre pour minimiser le nombre de victimes et les pertes humaines. “Xi Jinping a exprimé ses condoléances pour les personnes décédées dans l’incendie majeur d’un domaine résidentiel dans le district de Tai Po, dans les Nouveaux Territoires, à Hong Kong, y compris le pompier décédé dans l’exercice de ses fonctions”, a déclaré la chaîne d’État CCTV.Le chef de l’exécutif de Kong Kong, John Lee, s’est dit “profondément attristé” par l’incident et a assuré que tous les services gouvernementaux apportaient leur aide aux résidents touchés par l’incendie.”C’est déchirant. On se demande avec inquiétude s’il y a des gens bloqués à l’intérieur”, a déclaré à l’AFP So, un habitant de Tai Po âgé de 57 ans, près du lieu du sinistre.Des policiers sur place ont indiqué à l’AFP ne pas pouvoir indiquer si des gens étaient toujours à l’intérieur, ajoutant que “les pompiers ne peuvent pas entrer” dans les immeubles en feu.Alors que la nuit est tombée, les pompiers continuent de lutter contre l’incendie qui ne montre aucun signe d’affaiblissement, des flammes visibles à l’intérieur des bâtiments projetant d’effrayantes lueurs oranges alentour.Le quotidien South China Morning Post a rapporté que la police avait commencé à évacuer deux immeubles d’un autre complexe residentiel non loin.Les autorités ont fermé certaines sections d’une autoroute voisine.Le service de lutte anti-incendies de Hong Kong conseille “aux habitants des environs de rester chez eux, de fermer leurs portes et fenêtres et de rester calmes” et au public “d’éviter de se rendre dans la zone touchée par l’incendie”.Le mois dernier, l’incendie de l’échafaudage d’un immeuble du quartier central des affaires de Hong Kong avait fait quatre blessés.Hong Kong abrite des immeubles d’habitation parmi les plus hauts et les plus densément peuplés du monde.Les incendies ont longtemps été un fléau commun à Hong Kong, particulièrement dans les quartiers pauvres. Mais le renforcement des mesures de sécurité ces dernières décennies ont permis de les rendre plus rares.

Russie: le Français Laurent Vinatier pourrait être jugé fin février pour espionnage

Le chercheur français Laurent Vinatier, détenu en Russie depuis un an et demi, pourrait connaître un nouveau procès fin février, cette fois pour espionnage, selon son avocat français, sur fond de tensions entre Moscou et Paris et de tentatives de déstabilisation en France.Une audience, initialement annoncée pour ce jeudi, a “eu lieu le 21 novembre, sans doute par souci de discrétion”, a déclaré mercredi à l’AFP Me Frédéric Bélot.L’enquête pour espionnage a été “prolongée, avec remise des conclusions fin janvier et sans doute procès le 28 février”, a-t-il précisé, comme l’a aussi évoqué Intelligence Online.Laurent Vinatier, spécialiste de 49 ans de l’espace post-soviétique, est incarcéré depuis juin 2024 en Russie.Il a été condamné en octobre 2024 à trois ans de prison pour ne pas s’être enregistré en tant qu'”agent de l’étranger”, label utilisé par les autorités russes pour réprimer leurs détracteurs.Depuis fin août, il est visé par de nouvelles accusations d’espionnage, passibles d’un maximum de 20 ans de prison.”Nous sommes très attentifs à la procédure pénale en cours. Nous espérons que les arguments de la défense seront entendus et nous comptons sur le soutien de la diplomatie française, qui est très important pour Laurent et sa famille”, a souligné Me Bélot. L’avocat a précisé que Laurent Vinatier allait “bien”.”Les autorités françaises restent pleinement mobilisées pour porter assistance à Laurent Vinatier, arbitrairement détenu en Russie, et pour accompagner ses proches”, a indiqué à l’AFP le Quai d’Orsay, précisant: “le consulat général de France à Moscou continuera de suivre attentivement (sa) situation”.- “Pion” -Le chercheur était employé en Russie par une ONG suisse faisant de la médiation dans des conflits hors des circuits diplomatiques officiels, notamment s’agissant de l’Ukraine.Fin août, Brigitte et Alain Vinatier avaient déclaré à l’AFP que leur fils était un “prisonnier politique”, un “pion” utilisé par les Russes pour “faire pression”.A l’issue d’une audience fin août, Laurent Vinatier avait expliqué être “fatigué” et avait répondu “oui” lorsqu’une journaliste lui avait demandé s’il s’estimait “otage” du pouvoir russe.Ces derniers mois, Paris a exigé de Moscou sa libération, accusant la Russie de chercher à prendre des Occidentaux en otage, alors que les relations entre les deux pays sont au plus bas depuis l’assaut russe contre l’Ukraine lancé en février 2022 et les sanctions qui ont suivi. La France se voit notamment reprocher par Moscou son soutien militaire à Kiev.Les parents de Laurent Vinatier avaient expliqué en août être angoissés par “la pression psychologique” subie par leur fils et la perspective d’une longue détention potentielle.”S’il reste 20 ans, c’est sûr qu’on sera morts” quand il sera libéré, avait souligné sa mère, en précisant qu’il avait été transféré récemment à la prison moscovite de Lefortovo, connue pour accueillir des détenus visés par des affaires à résonance politique.Une cinquantaine de personnalités, dont les écrivains Emmanuel Carrère et Annie Ernaux, ont demandé à la France d’oeuvrer à sa libération dans une tribune publiée par Le Monde, estimant qu’il est “prisonnier d’un jeu politique et diplomatique qui le dépasse”.- Espionnage en France -Cette affaire se déroule alors qu’une série d’actes de déstabilisation et de désinformation ont été imputés à Moscou depuis deux ans en France.Mardi, trois personnes ont par ailleurs été mises en examen et écrouées à Paris dans le cadre d’une double affaire d’espionnage économique au profit de Moscou et d’ingérence.L’un des mis en examen, Vyacheslav P., un Russe de 40 ans, a été reconnu par vidéosurveillance en train de coller début septembre sur l’Arc de triomphe des affiches à la gloire de la Russie. Il en aurait ensuite rendu compte au téléphone à la fondatrice de l’association SOS Donbass, une Franco-Russe de 40 ans soupçonnée d’avoir approché des cadres d’entreprises françaises pour obtenir des renseignements économiques.L’ambassade de Russie en France a confirmé l’arrestation d’Anna Novikova, qui possède les nationalités russe et française.”Nous suivons de près la situation”, a-t-elle ajouté, précisant: “compte tenu du caractère délicat de la question, nous estimons qu’il n’est pas opportun, à ce stade, de faire d’autres commentaires”.

L’audience de Shein devant le tribunal judiciaire renvoyée au 5 décembre

L’audience qui devait se tenir mercredi devant le tribunal judiciaire de Paris pour la possible suspension de la plateforme Shein a été renvoyée au 5 décembre, après demande de l’avocat de l’État, qui réclame plus de temps.L’avocat de l’État a regretté avoir reçu tardivement, mardi soir, les arguments de défense de Shein, dont l’État demande une suspension du site pendant trois mois après la découverte de la vente sur la plateforme de poupées sexuelles d’apparence enfantine et d’armes de catégorie A.Selon M. Le Gunehec, il existe une “contestation assez radicale par Shein de la possibilité même (pour l’État) de venir voir le juge”. Il a demandé plus de temps pour analyser les pièces fournies par Shein.Pour l’avocate de Shein, Julia Bombardier, s’exprimant à la sortie de la salle d’audience, il s’agit d’une “volte-face totale” et le renvoi demandé par l’État indique que “le gouvernement n’est pas confortable sur le dossier”.De son côté, le ministère public ne s’est pas opposé à la demande de renvoi, mais a d’ores et déjà indiqué qu’il ne s’associerait pas à la demande de blocage du site Shein formulée par l’État.Selon l’autre conseil de Shein, Kami Haeri, lors de l’audience, la demande de suspension est “obsolète” car les produits incriminés ont été retirés du site de e-commerce après la découverte de leur vente par la Répression des fraudes (DGCCRF) le 31 octobre.- “Systèmes de sécurité” -Au niveau européen, la Commission européenne “soupçonne que la plateforme de Shein puisse présenter un risque systémique pour les consommateurs dans toute l’Union européenne” et lui a adressé une série de demandes détaillées, a-t-elle précisé mercredi.Le gouvernement français a “salué” dans un communiqué cette décision de l’exécutif européen “pouvant potentiellement aller jusqu’à l’ouverture d’une enquête” et qui “expose” la plateforme “à des sanctions pouvant aller jusqu’à 6% de son chiffre d’affaire mondial”.Shein a pris acte de la demande de renvoi, annonce l’entreprise dans un communiqué à l’AFP. Le groupe fondé en Chine en 2012 mais basé à Singapour explique avoir eu l’intention de présenter mercredi “en détail les dispositifs complets de contrôle (…) déjà en place ainsi que les améliorations significatives que nous avons apportées à nos systèmes de sécurité, de contrôle et de conformité”. Outre la suspension, la vente de contenu pédopornographique peut être punie de sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende. L’absence de filtrage pour les mineurs, comme la vente d’armes, est elle passible de trois ans de prison et 75.000 euros d’amende, selon le code pénal.Par ailleurs, la procédure d’assignation devant le tribunal judiciaire utilisée contre Shein va être actionnée par le gouvernement envers deux autres plateformes, AliExpress et Joom, pour ventes de “poupées pédopornographiques”, a annoncé mercredi le ministre du Commerce Serge Papin sur TF1.- “Protéger les consommateurs” -Cette procédure sera engagée “dans les prochains jours”, a précisé le cabinet du ministre à l’AFP.”C’est un combat qui vise à protéger les consommateurs, qui vise aussi à protéger les enfants, les adolescents”, a expliqué M. Papin.Le ministre avait déjà annoncé mi-novembre le signalement à la justice par le gouvernement des plateformes AliExpress et Joom en même temps que eBay, Temu, Wish, pour la vente de produits illégaux.AliExpress avait assuré que “les annonces concernées (par le signalement) avaient été retirées”, après l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris, conjointement à d’autres concernant Shein, Temu, Wish et eBay.La plateforme de commerce en ligne AliExpress est la propriété du géant chinois Alibaba, tandis que Joom est une plateforme russe fondée en 2016.Dans une résolution non contraignante adoptée mercredi, le Parlement européen a lui demandé la possibilité de suspendre plus rapidement les plateformes de e-commerce en cas de violation grave du droit de l’UE.Début novembre, le gouvernement français avait déjà essayé de suspendre Shein avec une procédure administrative. Le groupe avait retiré en conséquence les produits concernés et avait suspendu toutes les ventes réalisées sur son site français par des vendeurs tiers, sa place de marché (ou “marketplace”), ainsi que celles hors habillement. Une première “victoire” selon le gouvernement.