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Ligue des champions: le PSG dompte Tottenham malgré les mauvais tours de Kolo Muani

Le Paris SG a repris sa marche en avant en Ligue des champions en domptant Tottenham (5-3) au Parc des Princes mercredi, grâce à un triplé de Vitinha et malgré trois inspirations de son joueur prêté aux Londoniens Randal Kolo Muani.Cette victoire remet le PSG sur le podium de la phase de ligue (2e, 12 points). L’équipe arrivait escortée de quelques doutes après avoir perdu de sa superbe de champion d’Europe contre le Bayern Munich, qui l’avait dominé au Parc avant la trêve internationale (2-1), et alors que la malédiction des blessures est tenace, avec encore Achraf Hakimi et Désiré Doué sur le flanc.Et le but de Richarlison (35e) sur une remise lobée de la tête d’un certain Randal Kolo Muani, prêté par le PSG à Tottenham et venu en vengeur masqué, a achevé de congeler un stade déjà transi par le froid. Le capitaine Marquinhos, pour sa 500e sous le maillot rouge et bleu, n’a pu que constater les dégâts.Et c’est aussi le Brésilien qui a pris le boulet de canon de “RKM” en pleine tête au début du second acte (50e, 2-1), sans pouvoir le sortir du but. Kolo Muani a continué de prendre sa revanche d’avoir été exfiltré par l’entraîneur Luis Enrique, d’abord à la Juventus Turin la saison dernière puis à Tottenham cette saison, avec un raid conclu par un dribble et un tir en force (72e, 4-3).Dans tous ces cas, la surprise n’était pas totale puisque les Parisiens, avec Quentin Ndjantou (18 ans) titularisé au poste de 9 en attendant la rentrée d’Ousmane Dembélé, ne dominaient pas les débats autant qu’ils avaient écrasé l’Atalanta (4-0) ou encore le Bayer Leverkusen (7-2).- Coup de coude -Heureusement, Paris a su réagir à ces initiatives anglaises, les deux fois par des frappes lointaines de Vitinha. Juste avant la mi-temps, il s’est chauffé le pied avec une première tentative, détournée. Sur le corner qui suivit, servi superbement par Ndjantou, le Portugais a pris ses responsabilités pour aller chercher le dessous de la barre transversale (45e, 1-1).Et, à la 53e, “Viti” s’est extirpé du marquage aux abords de la surface avant d’enrouler du gauche une frappe qui ne laissa aucune chance à Guglielmo Vicario (2-2). Il a conclu son chef d’oeuvre d’un pénalty tiré sans ses feintes habituelles (76e, 5-3). Un quart d’heure plus tôt, le PSG montrait qu’il a l’un des entrejeux les plus efficaces d’Europe avec, après une récupération haute de Lucas Hernandez, une talonnade astucieuse de Joao Neves pour Fabian Ruiz, idéalement positionné pour tromper le portier londonien (59e, 3-2).Puis, sur corner (65e), le défenseur Willian Pacho a cru sceller le score et anéantir les espoirs des “Spurs”, venus se repentir de leur timidité contre Arsenal dimanche (défaite 4-1). C’était sans compter le duel à distance entre Vitinha et Kolo Muani, qui s’est étiré jusqu’en fin de match.Ultime péripétie: le carton rouge évitable de Lucas Hernandez, pour un coup de coude similaire à celui qui lui avait déjà valu une exclusion contre le Bayern au Mondial des clubs en juillet.Peu importe, après s’être fait peur, le PSG de Luis Enrique a fait une fois de plus étalage de ses ressources mentales et techniques. Il postule plus que jamais pour une place au chaud dans le top 8 directement qualificatif pour les huitièmes de finale. Prochaine étape: le déplacement à Bilbao, le 10 décembre.

Coup d’Etat militaire en Guinée Bissau, président arrêté et élections suspendues

Des militaires en Guinée-Bissau ont annoncé mercredi avoir pris le “contrôle total du pays”, arrêté le président sortant et suspendu le processus électoral, alors que le pays attendait les résultats de la présidentielle et des législatives de dimanche.La Guinée-Bissau, petit pays côtier d’Afrique de l’Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), a déjà connu quatre coups d’État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance en 1974.C’est aussi un nouveau coup d’Etat en Afrique de l’Ouest, qui en a déjà connu une série depuis 2020 au Mali, Burkina, Niger et en Guinée-Conakry.Le putsch a eu lieu à la mi-journée, après que des tirs ont été entendus près du palais présidentiel dans la capitale Bissau et que des hommes en tenues militaires ont pris possession de la principale artère menant vers le palais, ont constaté sur place des journalistes de l’AFP.Des centaines de personnes à pied ou dans des véhicules avaient alors fui la zone du palais présidentiel pour se mettre à l’abri tandis que des tirs nourris avaient retenti à plusieurs reprises.En début d’après-midi, le général Denis N’Canha, chef de la maison militaire de la présidence, assis derrière une table et entouré de militaires armés, a annoncé à la presse au siège de l’état-major, qu’un “Haut commandement pour la restauration de l’ordre, composé de toutes les branches de l’armée” prenait “la direction du pays jusqu’à nouvel ordre”, ont constaté les journalistes de l’AFP.Le président sortant Umaro Sissoco Embalo, qui était donné favori à la présidentielle de dimanche, est détenu mercredi “en prison à l’état-major” par des militaires et est “bien traité”, a indiqué à l’AFP un officier de l’armée. Une autre source militaire a confirmé à l’AFP l’arrestation du président Embalo aux côtés du “chef d’état-major et du ministre de l’Intérieur”.- “Rétablir l’ordre” -“Ce qui nous a poussé à le faire (le putsch, ndlr), c’est pour garantir la sécurité au niveau national et également rétablir l’ordre”, a ajouté le général N’Canha, évoquant la découverte par les “renseignements généraux” d’un “plan visant à déstabiliser le pays avec l’implication des barons nationaux de la drogue”.Plus de 6.780 membres des forces de sécurité, dont des membres de la Force de stabilisation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont été déployés en Guinée-Bissau pour le scrutin et la période post-électorale. Les missions d’observation de l’Union africaine et de la CEDEAO, ainsi que le Forum des sages de l’Afrique de l’Ouest, ont exprimé leur “profonde préoccupation” dans un communiqué, déplorant ce qu’ils ont qualifié de “tentative flagrante de perturber le processus démocratique”.Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, “suit la situation avec une profonde préoccupation”, a souligné son porte-parole, et a exhorté toutes les parties prenantes à “faire preuve de retenue et à respecter l’Etat de droit”. Le Portugal – ancienne puissance coloniale – a appelé au calme et à la reprise du processus électoral.La Guinée-Bissau, pays très pauvre de 2,2 millions d’habitants, un peu plus grand que la Belgique, est affectée par des problèmes de corruption et est réputée pour être une plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe.Les renseignements généraux “ont confirmé l’introduction d’armes dans le pays pour changer l’ordre constitutionnel”, a ajouté le général N’Canha.Il a également annoncé la suspension de “tout le processus électoral”, la fermeture des frontières “terrestres, aériennes et maritimes” et l’instauration d’un “couvre-feu obligatoire”.- Opposant arrêté -En outre, le principal opposant bissau-guinéen Domingos Simoes Pereira – dirigeant du puissant PAIGC, parti historique qui a mené la Guinée-Bissau à l’indépendance – qui avait été écarté de la présidentielle de dimanche, a été arrêté mercredi, selon des proches et un collaborateur. M. Pereira a été “arrêté” et “n’est pas en sécurité”, a confirmé un membre de sa famille.Des “hommes armés” se sont présentés au siège de campagne du candidat Fernando Dias mercredi et ont lancé des gaz lacrymogènes “pour arrêter MM. Dias et Pereira” qui tenaient une réunion, a indiqué à l’AFP un responsable de son équipe de campagne.La situation de M. Dias n’était pas connue mercredi en fin de journée. Les rues à Bissau étaient désertes dans la soirée avec l’entrée en vigueur du couvre-feu et les militaires avaient pris le contrôle de toutes les grandes artères, a constaté l’AFP. Par ailleurs, la Commission nationale des élections (CNE) a été attaquée par des hommes armés non identifiés mercredi, a indiqué à l’AFP un responsable de la communication, Abdourahmane Djalo.Mardi, le camp de M. Embalo et celui du candidat de l’opposition Fernando Dias de Costa avaient chacun revendiqué la victoire à la présidentielle, alors que les résultats provisoires officiels de ces élections n’étaient attendus que jeudi. Fin octobre, l’armée bissau-guinéenne avait annoncé avoir déjoué une “tentative de subversion de l’ordre constitutionnel”, avec l’arrestation de plusieurs officiers supérieurs. La proclamation des résultats électoraux a ainsi souvent donné lieu à des mouvements de contestation dans ce pays. La précédente présidentielle, en 2019, avait débouché sur plusieurs mois de crise post-électorale, M. Embalo et son adversaire M. Pereira revendiquant tous deux la victoire.

Nouvelle opération de l’armée israélienne dans le nord de la Cisjordanie

L’armée israélienne a annoncé mercredi le lancement d’une nouvelle opération contre des groupes armés palestiniens dans le nord de la Cisjordanie occupée, où des journalistes de l’AFP ont vu des soldats déployés dans la ville et le gouvernorat de Toubas.Le Croissant-Rouge palestinien n’a fait état d’aucune victime de tirs mais selon lui, au moins dix personnes ont été blessées après avoir été battues par des soldats dans la zone. Interrogée par l’AFP sur ces allégations, l’armée israélienne n’a pas répondu.L’opération a été lancée dans la nuit de mardi à mercredi. Disant agir sur la base de renseignements, l’armée israélienne affirme qu’elle est destinée à empêcher “des tentatives d’établir des bastions terroristes” dans la région.Le déploiement des soldats a été précédé de frappes aériennes, selon un communiqué militaire.L’armée a également déclaré avoir abattu un “terroriste (qui) a lancé un explosif vers des troupes (israéliennes) opérant dans la région de Qabatiya”, dans le gouvernorat de Jénine qui jouxte celui de Toubas.Joint par téléphone dans la matinée, le gouverneur palestinien de Toubas, Ahmad Assaad, a fait état de raids israéliens dans la ville même de Toubas, mais aussi dans les localités de Tammoun, Tayassir et dans le camp de réfugiés palestinien de Faraa.A Faraa, a dit le gouverneur, les Israéliens ont utilisé un “aéronef de combat” et ont ouvert le feu “avec des mitrailleuses lourdes sur (…) des immeubles résidentiels”.Des journalistes de l’AFP ont vu des soldats israéliens déployés dans la ville de Toubas, patrouillant dans les rues, où la plupart des magasins étaient fermés.A Tammoun, un peu plus au sud, les militaires ont établi des barrages aux entrées de la ville.Selon l’armée, les forces israéliennes ont fouillé “des dizaines de structures et ont interrogé des suspects”.- “Fonds confisqués” -“Une salle de contrôle d’observation a été localisée et des fonds terroristes ont été confisqués”, indique un communiqué militaire qui ne fait toutefois état d’aucune arrestation.Le gouvernorat de Toubas est une région majoritairement agricole dans le nord-est de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.Selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), “plus de deux douzaines de familles ont été contraintes d’évacuer leurs maisons”, occupées par des troupes israéliennes.Le mouvement islamiste palestinien Hamas et le Jihad islamique palestinien ont condamné cette nouvelle opération militaire estimant qu’elle entrait dans le cadre d’un projet d’annexion de la Cisjordanie, projet ouvertement revendiqué par certains ministres israéliens d’extrême droite.En février, l’armée israélienne avait mené une opération sur le camp de réfugiés de Faraa, au sud de Toubas, et les autorités locales avaient alors dénoncé le déplacement de centaines d’habitants.En septembre, l’armée avait également mené des opérations dans cette région, à l’issue desquelles elle avait déclaré avoir tué des hommes armés préparant, selon elle, une attaque.Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée par l’attaque sanglante du Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d’Israël. Depuis le 7-Octobre, plus d’un millier de Palestiniens, parmi lesquels de nombreux combattants mais aussi beaucoup de civils y ont été tués par des soldats ou des colons israéliens, selon un décompte de l’AFP à partir de données de l’Autorité palestinienne.Dans le même temps, selon des données officielles israéliennes, au moins 44 Israéliens, parmi lesquels des civils et des soldats, y ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors de raids militaires israéliens.Les violences n’ont pas cessé en Cisjordanie depuis l’entrée en vigueur de la trêve à Gaza le 10 octobre.Ocha a recensé en octobre un pic des “attaques de colons ayant causé des victimes, des dommages matériels ou les deux” en près de deux décennies de collecte de données dans ce territoire palestinien.Le 10 novembre, un Israélien a été tué et trois autres ont été blessés lors d’une attaque au couteau menée par deux Palestiniens rapidement abattus par des soldats près de Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie.

Deuxième condamnation définitive pour Nicolas Sarkozy avec Bygmalion

Une deuxième mention au casier judiciaire de l’ex-président, avant d’affronter le procès libyen en appel: la Cour de cassation a rendu définitive mercredi la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion en rejetant son pourvoi.”Nicolas Sarkozy prend acte du rejet de son recours comme il l’a toujours fait des décisions rendues à son encontre”, ont réagi ses avocats à la Cour Patrice Spinosi et Emmanuel Piwnica dans un communiqué transmis à l’AFP.Passée au second plan avec l’incarcération de l’ancien chef de l’État à la prison parisienne de la Santé dans le cadre du procès libyen, cette procédure en cassation était son ultime recours en droit français dans ce dossier emblématique.Dans l’affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy a été condamné le 14 février 2024 par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012.Sa peine en appel, dont la cour avait ordonné l’aménagement pour la partie ferme (bracelet électronique, semi-liberté…), était légèrement inférieure à celle d’un an d’emprisonnement ferme prononcée en première instance en 2021.La Cour de cassation ayant rejeté les moyens soulevés par son pourvoi, “le candidat, le directeur de sa campagne et les deux directeurs du parti politique qui soutenait le candidat sont donc définitivement condamnés”, a indiqué dans un communiqué la plus haute instance judiciaire de France, qui juge le respect du droit et non le fond des dossiers.”Le candidat a personnellement donné son accord à ses collaborateurs pour qu’ils engagent des frais de campagne pour son compte, alors même qu’il savait que ces dépenses conduiraient à dépasser le plafond fixé par la loi”, a considéré la Cour de cassation dans sa décision. Nicolas Sarkozy, qui a assisté mercredi soir au parc des Princes au match de Ligue des champions PSG-Tottenham aux côtés de la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et du président du club parisien Nasser Al-Khelaifi, sera convoqué dans les prochaines semaines par le juge de l’application des peines pour mettre à exécution sa condamnation.”Nous allons réfléchir avec notre client sur l’opportunité de porter le litige devant la Cour européenne des droits de l’Homme”, ont indiqué Mes Spinosi et Piwnica.”Le +prisonnier+ va-t-il publier un livre racontant la terrible injustice qu’il va vivre avec un bracelet électronique à la cheville?”, a ironisé sur X Marine Tondelier, cheffe de file des Verts, l’une des rares personnalités politiques à avoir réagi à sa condamnation définitive mercredi.- Bracelet électronique -Les investigations ont révélé que, pour masquer l’explosion des dépenses de sa campagne – près de 43 millions d’euros pour un maximum autorisé de 22,5 millions -, un système de double facturation avait été mis en place imputant à l’UMP (devenue LR), sous couvert de conventions fictives, une grosse partie du coût des meetings.Contrairement à ses coprévenus, l’ex-chef de l’État n’était pas mis en cause pour ce système de fausses factures mais comme bénéficiaire, en tant que candidat, d’un financement politique illégal.En première instance comme en appel, Nicolas Sarkozy avait contesté “vigoureusement toute responsabilité pénale”, dénonçant “fables” et “mensonges”.Trois des dix condamnés en appel du procès Bygmalion s’étaient joints au pourvoi: le directeur de campagne, Guillaume Lambert, et les ex-cadres de l’UMP Eric Cesari et Pierre Chassat.En décembre 2024, la Cour de cassation avait déjà rendu définitive la condamnation de Nicolas Sarkozy à un an d’emprisonnement ferme sous bracelet électronique pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire des écoutes, également appelée Bismuth.L’ancien président, aujourd’hui âgé de 70 ans, a porté un bracelet entre février et mai, avant l’obtention d’une libération conditionnelle avant mi-peine, notamment en raison de son âge.Cette deuxième condamnation définitive complique encore davantage les perspectives judiciaires de Nicolas Sarkozy, qui se prépare pour le procès en appel du dossier libyen prévu du 16 mars au 3 juin.Le 25 septembre, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à cinq ans de prison pour avoir sciemment laissé ses collaborateurs démarcher la Libye du dictateur Mouammar Kadhafi pour solliciter un financement occulte de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.Pour déterminer sa peine, le tribunal avait tenu compte de l’affaire des écoutes, reprochant dans son jugement à M. Sarkozy d’avoir “relativisé cette condamnation” en “minimisant la gravité des faits”, mais avait en revanche écarté la condamnation Bygmalion en raison de son caractère alors non définitif.Nicolas Sarkozy, qui clame son innocence, a été incarcéré pendant trois semaines à la Santé, une détention inédite pour un ex-président dans l’histoire de la République française et qui a suscité de vifs débats.La cour d’appel de Paris l’a remis en liberté sous contrôle judiciaire le 10 novembre. L’ex-président va relater cette expérience carcérale dans un livre, “Le Journal d’un prisonnier”, qui paraîtra un mois exactement après sa sortie de prison.

Deux militaires de la Garde nationale tués par des tirs près de la Maison Blanche

Deux militaires de la Garde nationale déployés à Washington ont été tués mercredi par des tirs à deux pas de la Maison Blanche, ont annoncé les autorités, qui ont interpellé un suspect, également blessé.Le drame est survenu en plein centre de la capitale américaine, investie depuis août par des centaines de militaires à la demande de Donald Trump et contre l’avis des autorités locales démocrates.”C’est avec beaucoup de tristesse que je peux confirmer que les deux membres de la garde nationale de Virginie-Occidentale qui ont été touchés par des tirs plus tôt aujourd’hui à Washington ont succombé à leurs blessures”, a annoncé sur X Patrick Morrisey, le gouverneur de l’Etat de Virginie-Occidentale, d’où ils étaient originaires.”L’animal qui a tiré sur les deux gardes nationaux” est “aussi gravement blessé”, a déclaré Donald Trump sur son réseau Truth social. “Il paiera malgré tout très cher” son acte, a ajouté le président américain qui suit la situation de sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, où il compte passer jeudi la fête de Thanksgiving.La police avait auparavant fait savoir qu’un suspect avait été arrêté, tandis que les services de secours ont dit avoir pris en charge trois personnes victimes de tirs d’armes à feu.Des journalistes de l’AFP ont vu, à deux rues de la Maison Blanche, une personne vêtue d’un uniforme militaire être évacuée sur un brancard.Des hélicoptères de la police survolaient la capitale américaine, selon des journalistes de l’AFP.La zone a été bouclée et des dizaines de véhicules de la police et d’autres forces de sécurité locales comme nationales ont été dépêchés sur les lieux.- “Deux civières”-“On a entendu des coups de feu. On attendait au feu rouge et il y a eu plusieurs coups de feu”, a raconté à l’AFP Angela Perry, une agente de sécurité de 42 ans, en voiture avec ses deux enfants.”On pouvait voir des membres de la Garde nationale courir vers le métro, armes à la main”, a-t-elle ajouté.”On était sur le chemin du retour quand on a vu plein de flics et de voitures de police passer à toute vitesse devant nous”, a de son côté dit à l’AFP Mohammed Elkattabi, un directeur commercial de 47 ans qui venait de visiter la Maison Blanche avec sa famille.”On a vu deux civières”, a continué ce touriste venu d’Atlanta, dans le sud du pays, pour visiter la capitale américaine en pleine période des fêtes de Thanksgiving.Son fils de six ans, a-t-il précisé, “apprend l’histoire à l’école et il a maintenant pu voir l’histoire en direct”, dans un pays marqué par les violences politiques et les crimes par armes à feu.Depuis juin, le président républicain a envoyé la Garde nationale successivement à Los Angeles (ouest), Washington et Memphis (sud), à chaque fois contre l’avis des autorités locales démocrates, disant ces renforts nécessaires pour lutter contre la criminalité et appuyer la police fédérale de l’immigration (ICE).Dans la capitale américaine, 2.175 militaires étaient déployés mi-novembre, selon de récentes statistiques militaires.La municipalité a saisi la justice, accusant l’exécutif fédéral d’outrepasser ses pouvoirs, et les tribunaux lui ont donné raison la semaine dernière.La justice a bloqué en octobre jusqu’à nouvel ordre des déploiements similaires à Chicago (nord) et Portland (ouest).La municipalité de Washington, au statut unique, n’est rattachée à aucun Etat américain, et dispose d’une autonomie limitée puisque le Congrès a compétence sur ses affaires.bur-eml-sms-aue-ube/ev

7-Octobre: tensions entre l’armée et le pouvoir en Israël, Netanyahu accusé de se dédouaner

Les tensions montent en Israël entre le pouvoir politique et l’armée autour d’enquêtes sur le 7 octobre 2023, le Premier ministre Benjamin Netanyahu étant accusé de fuir ses responsabilités dans l’échec des autorités à voir venir et empêcher l’attaque la plus meurtrière qu’ait connue le pays.Emblématiques de la colère d’une partie de l’opinion, des manifestations …

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Pérou: l’ex-président Martin Vizcarra condamné à 14 ans de prison pour corruption

L’ancien président péruvien de centre gauche Martin Vizcarra a été condamné mercredi à 14 ans de prison dans une affaire de pots-de-vin perçus alors qu’il était gouverneur de la région de Moquegua (sud) au début des années 2010.Chef de l’État entre 2018 et 2020, élu pour sa promesse de lutte contre la corruption, M. Vizcarra …

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Budget britannique: Londres poursuit ses hausses d’impôts et rassure les marchés

Un an après des hausses d’impôts massives, le gouvernement travailliste du Royaume-Uni a présenté mercredi un budget confirmant sa politique de discipline fiscale, avec de nouvelles taxes qui ont rassuré les marchés, mais aussi plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat.”Ce sont mes choix: ni austérité, ni endettement, ni aveuglement face à l’injustice”, a déclaré …

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Royaume-Uni: l’interdiction critiquée d’un groupe propalestinien devant la justice

Le gouvernement britannique a été accusé mercredi d’avoir fait preuve d’”autoritarisme” en interdisant l’organisation Palestine Action, classée terroriste en juillet, au premier jour de l’examen du recours contre cette décision, qui a relancé le débat sur la liberté d’expression au Royaume-Uni.La décision d’interdire ce mouvement a été jugée “disproportionnée” par le Haut-commissaire aux droits de …

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Shein dans le collimateur de l’UE, après le scandale des poupées pédopornographiques en France

L’Union européenne a intensifié mercredi ses pressions sur le géant de la vente en ligne Shein après le scandale en France de la vente de poupées sexuelles ressemblant à des enfants, invoquant des risques pour les consommateurs à l’échelle européenne.La controverse a débuté en novembre lorsque les autorités françaises ont condamné Shein pour avoir proposé à la vente des poupées sexuelles ressemblant à des enfants et décidé de suspendre la plateforme.Le gouvernement français a multiplié les procédures envers Shein, fondée en Chine en 2012 mais désormais basée à Singapour, pour obtenir la suspension de son site pour trois mois minimum. Paris exhortait depuis l’UE à sévir également contre la plateforme.Mercredi, l’exécutif européen est monté au créneau à son tour: “Nous avons désormais de sérieuses indications que Shein pourrait effectivement présenter des risques plus systémiques pour nos consommateurs dans toute l’Union européenne”, a réagi le porte-parole de l’UE, Thomas Regnier.Le gouvernement français a “salué” cette décision de l’exécutif européen “pouvant potentiellement aller jusqu’à l’ouverture d’une enquête” et qui “expose” la plateforme “à des sanctions pouvant aller jusqu’à 6% de son chiffre d’affaire mondial”.La Commission européenne pointe également du doigt le risque de vente illégale d’armes sur Shein. Elle demande désormais à la plateforme des gages sur l’accès des mineurs à son site, “en particulier via des mesures de vérification d’âge”.La Commission a adressé ces demandes à Shein dans le cadre du DSA (Digital services act), le règlement européen sur les contenus en ligne qui oblige les grandes plateformes à prendre des mesures renforcées pour protéger leurs utilisateurs contre les contenus illégaux et dangereux.Le DSA peut déboucher sur des enquêtes voire des amendes. Pour l’heure, Bruxelles demande à Shein de lui fournir des informations détaillées et des documents internes sur les mesures prises pour garantir que les enfants ne soient pas exposés à des contenus inappropriés pour leur âge. La Commission souhaite également en savoir plus sur les mesures prises par Shein pour empêcher la vente de produits illégaux, tels que des armes, sur sa plateforme.Mais le DSA donne à Bruxelles le pouvoir, en dernier recours, de suspendre temporairement la plateforme.- Système défaillant -Ajoutant leur pression à celle de la Commission, les députés européens estiment qu’il est temps pour l’Europe de plus tenir la bride aux plateformes.Mercredi, une majorité de députés européens a ainsi soutenu une résolution non contraignante stipulant que la suspension des plateformes qui enfreignent les règles “ne devrait plus être considérée comme une mesure exceptionnelle prise en dernier recours”.Les députés estiment que les faits reprochés à Shein “témoignent non pas de l’existence d’incidents isolés, mais d’un système défaillant auquel il n’est pas possible de remédier par le simple retrait d’un produit ou des excuses publiques”.En France, une audience de Shein qui devait se tenir mercredi devant le tribunal judiciaire de Paris a été renvoyée au 5 décembre sur demande de l’avocat de l’État, qui a regretté avoir reçu tardivement les arguments de défense de Shein.Paris veut en outre enclencher “dans les prochains jours” la même procédure de suspension envers deux autres plateformes, AliExpress et Joom, également en raison de la vente de poupées pédopornographiques. “C’est un combat qui vise à protéger les consommateurs, qui vise aussi à protéger les enfants, les adolescents”, a annoncé mercredi le ministre du Commerce Serge Papin sur la chaîne française TF1.Le gouvernement a également signalé à la justice les plateformes eBay, Temu et Wish pour la vente de produits illégaux.Début novembre, le gouvernement français avait déjà essayé de suspendre Shein avec une procédure administrative. Le groupe avait retiré en conséquence les produits concernés et avait suspendu toutes les ventes réalisées sur son site français par des vendeurs tiers, sa place de marché (ou “marketplace”), ainsi que celles hors habillement. Une première “victoire” selon Paris.