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“La fierté de toute une nation”: ultime hommage en Israël au dernier otage de Gaza

Israël a tourné mercredi une page traumatisante de son histoire en enterrant le dernier otage de l’attaque du 7 octobre 2023, lors de funérailles nationales où le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti les ennemis de son pays qu’ils paieraient un “prix exorbitant” pour toute nouvelle agression.Des milliers de personnes ont rendu hommage au policier Ran Gvili au petit stade de Meitar, sa ville natale, dans le sud d’Israël.”J’espérais que tu rentres sur tes deux jambes, et cela m’a donné de la force”, a lancé sa mère Talik Gvili, devant le cercueil recouvert du drapeau israélien. “Pendant deux ans et quatre mois, nous n’avons cessé de parler de toi et tu es devenu l’enfant de tous”.”Tu es la fierté de toute une nation”, a renchéri son autre fils, Omri Gvili.Shira Gvili, la soeur du défunt, en larmes, a fait entendre au micro la voix de son frère le matin du 7-Octobre au téléphone lui disant de ne pas s’inquiéter, provoquant les sanglots de la foule. Présent au côté de la famille, le président israélien Isaac Herzog a demandé pardon, au nom de l’Etat, “de ne pas avoir été là pour lui”.Sur l’estrade, le portrait de Ran Gvili, mort à 24 ans, s’affiche en grand, avec l’inscription “Parti le premier, dernier à revenir”.Cette formule lancée par la famille est devenue un leitmotiv national. Elle fait allusion au départ précipité du jeune homme, alors en arrêt maladie, au matin du 7-octobre, pour se porter avec son arme de service au devant des combattants du mouvement islamiste palestinien Hamas infiltrés en Israël. Il sera tué ce jour-là dans des combats et son corps emmené dans la bande de Gaza. – “C’est terminé” -Dans la foule de Meitar réunie sous un ciel gris, des familles, dont beaucoup d’enfants, mais aussi des ministres, députés et autres officiels. Certains portent le ruban jaune, symbole des otages.”On aurait voulu qu’il revienne d’une autre façon”, dit à l’AFP Reout Gavrieli, 44 ans. “Mais je suis quand même heureuse (…) qu’il trouve enfin le repos et qu’on referme ce chapitre”.Connu pour son rôle dans la série à succès Fauda, l’artiste Idan Amedi a chanté son titre “Nigmar” (“C’est terminé”, en hébreu) à la fin de la cérémonie. Les restes du dernier otage ont ensuite été inhumés dans l’inimité, en présence de plusieurs anciens captifs du Hamas à Gaza.Sa dépouille avait été rapatriée lundi en Israël, au lendemain de fouilles de l’armée israélienne dans un cimetière du nord de la bande de Gaza.  Le Hamas avait dit avoir donné des informations sur l’emplacement du corps, en gage de bonne volonté et de son “engagement” en faveur du cessez-le-feu, en cours depuis le 10 octobre dernier.Ran Gvili était le dernier otage dont le Hamas devait rendre la dépouille dans le cadre de cette trêve. Mercredi matin, son cercueil a quitté la base militaire de Shoura, dans le centre d’Israël, salué par une rangée de policiers, avant de prendre la direction de Meitar.Le long de la route, des centaines d’Israéliens lui ont rendu hommage. Lors de l’attaque du 7-Octobre, qui a déclenché la guerre de Gaza, 251 personnes, dont 44 mortes, avaient été enlevées pour servir d’otages. Sur les 207 otages pris vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité.- “Nous y arriverons” -Dans son éloge funèbre à Meitar, M. Netanyahu a salué la mémoire d’un “héros d’Israël”. “Nous sommes déterminés à mener nos missions à leur terme: désarmer le Hamas et démilitariser Gaza, et nous y arriverons. Que nos ennemis sachent que quiconque lève la main sur Israël paiera un prix exorbitant”, a-t-il insisté.Alors que les deux parties s’accusent mutuellement de violer quotidiennement la trêve, la situation humanitaire reste dramatique pour les plus de deux millions de Palestiniens de la bande de Gaza, vivant largement sous tente dans un territoire dévasté et livré aux intempéries de l’hiver.Les funérailles de Ran Gvili pourraient permettre l’avancée du plan du président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre. La deuxième étape de ce plan, endossé par le Conseil de sécurité de l’ONU en novembre, prévoit, outre le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l’armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.Le Hamas est prêt à un “transfert complet de la gouvernance” de la bande de Gaza aussi vite que possible, a déclaré mercredi un porte-parole du mouvement islamiste palestinien à l’AFP, en insistant pour une réouverture totale du poste-frontière de Rafah avec l’Egypte – crucial pour le passage de l’aide humanitaire – “sans entraves israéliennes”.Une dizaine de pays dont la France, le Canada et le Royaume-Uni ont exhorté mercredi Israël à laisser entrer “sans entrave” l’aide humanitaire à Gaza.

Au procès en appel du RN, les mauvais comptes du trésorier de Saint-Just

Trésorier du Front national de 2009 à 2021, Wallerand de Saint-Just s’est péniblement défendu mercredi devant la cour d’appel de Paris, niant avoir chapeauté un système de détournement de fonds du Parlement européen pour alléger les charges du parti d’extrême droite.À la barre, l’avocat retraité de 75 ans, costume sombre et cravate rouge, se présente comme prenant ses fonctions de trésorier bénévole en 2009 en étant animé du seul souci, par un méticuleux jeu d’économies et de recettes, de maintenir financièrement à flot le FN, laminé dans les urnes en 2007.C’est dans ce contexte, explique-t-il, qu’il dresse un tableau où se trouvent réparties entre les catégories “Europe”, “Siège” et “Equipe Marine”, des salariés théoriquement rattachés au Parlement européen.”Je fais ce tableau car je vois notamment au Paquebot (le siège d’alors du parti à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, NDLR) un certain nombre de personnes qui ne sont pas salariées du RN, je fais ce tableau pour savoir ce qu’ils font, où se trouve leur bureau et par qui ils sont payés”, se justifie-t-il.”C’est curieux cette mention +payés autrement+”, tique la présidente Michèle Agi.En première instance, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que Wallerand de Saint-Just était parfaitement informé des “transferts de charges” entre le FN et le Parlement européen, qu’il a “incité” et dont il a “assuré le suivi”. Il l’a condamné en conséquence à trois ans de prison, dont deux avec sursis.Il est reproché à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres le paiement entre 2004 et 2016 de salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l’argent du Parlement européen.Sur les 25 condamnés en première instance l’année dernière, seule la moitié a fait appel.- “Marine sait tout cela” -Après un début d’interrogatoire ronronnant, la difficulté monte d’un cran pour Wallerand de Saint-Just lorsque la cour commence à aborder les cas individuels. Bien vite, il se trouve acculé sur le contrat de Charles Hourcade. Employé par le FN, ce graphiste a subitement basculé pendant six mois sur un contrat d’assistant parlementaire, de septembre 2014 à février 2015, avant de redevenir officiellement graphiste salarié du parti. Condamné à six mois avec sursis en première instance pour ces faits, l’intéressé n’a pas fait appel.”Je ne peux pas imaginer que (l’eurodéputée) Marie-Christine Boutonnet ne va pas lui donner du travail. Pour moi, c’est inimaginable. Quand je lui parle, pour moi, son travail va changer”, assure à la barre, embarrassé, M. de Saint-Just.”Ce n’est pas la même chose que de travailler comme assistant parlementaire que comme graphiste”, lui objecte la présidente.Son inconfort empire quand est abordé un courriel que lui adresse en juin 2014 l’eurodéputé Jean-Luc Schaffhauser au sujet de l’embauche d’assistants parlementaires, un élément accablant de l’accusation au cours de l’instruction et du premier procès.Dans ce message, M. Schaffhauser s’inquiète auprès du trésorier: “Ce que Marine nous demande équivaut qu’on signe pour des emplois fictifs”. “Je crois bien que Marine sait tout cela”, lui répond M. de Saint-Just.”Ça me paraît tellement en dehors de la réalité que je me borne à l’envoyer sur les roses”, jure Wallerand de Saint-Just, affirmant mordicus aux juges ne pas “imaginer un instant que (Marine Le Pen) puisse commettre une infraction”.Cette journée marque la fin de la séquence des interrogatoires des prévenus dans ce procès à hauts enjeux politiques, dans lequel Marine Le Pen joue sa candidature à la présidentielle de 2027.À la reprise lundi après-midi, la cour examinera la personnalité des prévenus avant d’entendre mardi les très attendues réquisitions du parquet général.

Trump attaque le maire de Minneapolis, la “désescalade” fragilisée

La “petite désescalade” promise par Donald Trump à Minneapolis, où un infirmier a été tué par balles par des agents fédéraux, semble incertaine mercredi après des propos acerbes du président américain contre son maire.La ville de quelque 400.000 habitants reste sous le choc du décès d’Alex Pretti, 37 ans, tué par des agents de la police aux frontières (CBP), après celui de Renee Good, une mère de famille du même âge, le 7 janvier sous les balles de la police de l’immigration (ICE).Et alors que l’administration républicaine a paru vouloir apaiser une situation inflammable, en ville comme dans les cercles politiques à Washington, le président a menacé mercredi l’édile de Minneapolis.Jacob Frey avait affirmé la veille sur X qu’il “n’appliquait pas et n’appliquerait pas les lois fédérales sur l’immigration”.”Est-ce que quelqu’un (…) pourrait lui expliquer que cette déclaration constitue une violation très grave de la loi et qu’il JOUE AVEC LE FEU”, a lancé le chef de l’Etat sur sa plateforme Truth social.Mais Jacob Frey a enfoncé le clou peu après en soulignant sur X: “Le travail de notre police est d’assurer la sécurité des citoyens, pas de faire respecter les lois fédérales sur l’immigration”.La situation est désormais scrutée de près par les alliés traditionnels de Washington.”Ce que j’ai vu est évidemment préoccupant”, a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer, deux jours après des propos du chancelier allemand Friedrich Merz, qui jugeait “inquiétant” le “niveau de violence” aux Etats-Unis.- “Assassin en puissance” -Mardi, la députée démocrate d’origine somalienne, Ilhan Omar, a été agressée lors d’une réunion publique. Un individu s’est précipité vers l’élue, brandissant une seringue remplie d’un liquide nauséabond non identifié, avant d’être maîtrisé. Indemne, cette figure de la gauche américaine a poursuivi son discours, réclamant d’abolir “une fois pour toutes” la police de l’immigration ainsi que la démission de la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem.La gauche s’oppose au déploiement d’agents fédéraux chargés d’arrêter les sans-papiers, comme l’a promis Donald Trump. Elle dénonce des objectifs contraires, selon elle, aux principes de la démocratie américaine.La liberté avec laquelle agissent des agents fédéraux souvent masqués ne cesse d’inquiéter. L’un d’eux a été refoulé alors qu’il tentait de pénétrer dans le consulat d’Equateur à Minneapolis, selon le ministère des Affaires étrangères de ce pays, allié de Washington.Et un homme de 34 ans a été blessé après un échange de tirs avec les agents de la CBP dans l’Arizona, frontalier du Mexique, selon les autorités locales.Les propos vindicatifs du milliardaire américain tranchent avec la volonté affichée la veille de calmer le jeu.Après avoir décrit ce week-end Alex Pretti comme un “assassin en puissance”, le très radical conseiller présidentiel Stephen Miller a fait savoir que les autorités examinaient “les raisons pour lesquelles l’équipe de la (…) CBP pourrait ne pas avoir suivi le protocole”.La Maison Blanche a ensuite rétropédalé, assurant qu’il faisait référence à des “directives générales” destinées aux agents de l’immigration, plutôt qu’à la mort d’Alex Pretti précisément.- “Insurgés rémunérés” -De fait, des vidéos analysées par l’AFP et d’autres médias décrédibilisent la thèse selon laquelle l’infirmier, qui portait légalement une arme, menaçait les forces de l’ordre.Deux policiers lui ont tiré dessus, cinq secondes après qu’un agent a lancé “il a un flingue!”, selon un rapport préliminaire du ministère de la Sécurité intérieure transmis au Congrès et révélé par des médias américains.C’est désormais Tom Homan, émissaire présidentiel, qui pilote l’opération antimigrants après le départ du très martial chef de la police aux frontières, Greg Bovino.”Bovino est très bon, mais c’est un type plutôt excentrique”, a dit Donald Trump sur la chaîne Fox News. Avant d’affirmer, sans preuves, que les manifestations au Minnesota avaient été infiltrées par des “insurgés rémunérés”.Le président n’entend donc pas infléchir sa politique. Mais les pouvoirs locaux poursuivent la lutte. Une juge du Minnesota doit trancher rapidement sur la demande du procureur général de l’Etat d’y suspendre l’opération anti-immigration.La justice a aussi bloqué l’expulsion de Liam Conejo Ramos, 5 ans, et de son père d’origine équatorienne, arrêtés la semaine dernière. La photo du garçonnet apeuré, bonnet bleu aux oreilles de lapin sur la tête, est devenue virale.bur-pel-ube-dla/bpe/ph

Ligue des champions: une dernière journée folle et à suspense

Comme l’an dernier, la dernière journée de la phase de ligue de la Ligue des champions s’annonce totalement folle mercredi avec 18 matches programmés en même temps, le suspense étant entier concernant les trois représentants français: le tenant du titre parisien, en quête du Top 8, l’OM et Monaco, qui espèrent accrocher les barrages.Parmi les cadors européens, seuls Arsenal, 1er du classement, sept victoires en sept matches, et le Bayern Munich, 2e, seulement battu par les Gunners 3-1 lors de la 5e journée, sont d’ores et déjà assurés de rallier les huitièmes de finale sans passer par les barrages.Treize autres équipes, dont le PSG, les Espagnols du Real Madrid, de l’Atlético Madrid et du Barça, et les cinq autres clubs anglais notamment (Liverpool, Manchester City, Chelsea, Tottenham, Newcastle), peuvent encore espérer ne pas passer par les barrages, qu’elles disputeront a minima. L’incertitude est totale puisque les formations classées de la 6e place (Paris SG) à la 18e place (Qarabag) se tiennent en trois points.Déjà éliminés, Francfort, Prague, Villarreal et Almaty sont les quatre seuls clubs qui n’ont plus rien à espérer de cette ultime soirée.- Choc au Parc -Le choc de cette huitième journée a lieu au Parc des Princes où le PSG, 6e et virtuellement qualifié pour les 1/8e, reçoit Newcastle, 7e avec le même nombre de points (13 points).Les Magpies sont un mauvais souvenir pour les Parisiens en Ligue des champions: il y a deux ans, les Anglais s’étaient imposés 4-1 à domicile en phase de groupes avant de faire match nul 1-1 à Paris. Une victoire, combinée à la différence de buts très favorable du tenant du titre (+10), lui assurerait sauf résultats baroques de ses rivaux à 13 pts une place dans le top 8, ce qui lui éviterait le barrage de février et lui assurerait de recevoir son match retour en huitièmes de finale.Sèchement battu par Liverpool 3-0 au Vélodrome il y a une semaine, l’Olympique de Marseille peut assurer sa place en barrage à Bruges, 27e, virtuellement éliminé et donc dans l’obligation de s’imposer pour espérer voir les barrages.Un match nul peut suffire aux Olympiens pour se qualifier mais il leur faudra quoi qu’il en soit un concours de circonstance très favorable pour se hisser jusqu’à la 16e place et devenir ainsi tête de série en barrage.Monaco a encore moins de marge de manœuvre: en perdition en championnat où ils restent sur cinq matches sans victoire et quatre défaites, les Monégasques, éparpillés 6-1 par le Real Madrid la semaine dernière, jouent leur avenir face à la Juventus. – Naples et Benfica en grand danger -La Veille Dame, 5e de Serie A, est qualifiée pour les barrages mais peut encore espérer rallier directement les 1/8e.Monaco n’a pas ce luxe et doit l’emporter pour être sûr de poursuivre son aventure européenne. Le point chaud de la journée se déroule à Naples, où le Napoli, 4e de la Serie A mais 25e en C1 et donc virtuellement éliminé, doit battre Chelsea (8e) pour pouvoir participer aux barrages.Le Real Madrid et Kylian Mbappé, 3e avec 15 points, ont un pied en huitièmes mais se déplacent à Benfica (29e avec 6 pts), autre habitué des joutes européennes en grand danger qui devra arracher, à domicile, une place en barrage.

Feu intense dans un hôtel de luxe à Courchevel, près de 300 personnes évacuées

Plus d’une centaine de pompiers sont toujours mobilisés mercredi matin pour contenir un feu intense, déclaré la veille au soir dans un hôtel de la station de ski huppée de Courchevel, où près de 300 personnes ont été évacuées. “Quatre pompiers ont été légèrement blessés” par la fumée épaisse qui se dégage du sinistre, mais aucun touriste ni personnel n’a été touché, a indiqué la préfète de Savoie Vanina Nicoli lors d’une conférence de presse sur place.Le feu, qui a démarré mardi vers 19H00 au niveau des combles de l’hôtel cinq étoiles des Grandes Alpes, “est très compliqué à traiter” car “il se déplace à très grande vitesse” sous les toitures, a-t-elle précisé.”Les pompiers travaillent d’arrache-pied depuis quinze heures”, a-t-elle ajouté. “Ils doivent travailler sous oxygène. C’est un feu difficile, intense, très éprouvant pour les pompiers. On est très vigilants à avoir des relèves”.Près de 60 engins sont engagés sur l’opération et des renforts ont été envoyés de deux départements voisins, la Haute-Savoie et l’Isère. Des gendarmes sont également présents pour sécuriser le périmètre.”La neige n’est pas un avantage, c’est un élément de poids et d’épaisseur supplémentaire sur le toit”, selon la préfète. L’origine de l’incendie n’est pas encore connue et une enquête sera menée une fois celui-ci maîtrisé.Le site internet de l’hôtel n’est plus disponible mercredi mais, selon une capture d’écran réalisée la veille par l’AFP, les appartements de haut standing disposent de cheminées.- Eau impropre à la consommation -A Courchevel, l’une des plus stations les plus luxueuses au monde, plusieurs hôtels de très grand luxe, de gigantesques chalets en bois, dont le Grandes Alpes, sont contigus et leurs terrasses et toits s’entremêlent.Plus de 90 personnes, clients et personnels de l’hôtel, ont été évacuées et relogées dans la station mardi en début de soirée. Il y a eu “un élan de solidarité” de la station et des hôtels voisins les ont accueillis, a précisé le maire Jean-Yves Pachod.En raison d’un risque élevé de propagation, l’hôtel attenant Le Lana, qui accueille près de 200 personnes, clients et personnels, a également été évacué mercredi matin, a précisé la préfecture.Plusieurs mesures ont été prises à la jonction des deux bâtiments, dont le retrait du bardage et une surveillance thermique par drones, ont été mises en place pour empêcher le feu de progresser. “Ces actions sont efficaces à l’heure actuelle”, selon la préfète.Mais la mousse utilisée pour éteindre l’incendie “a pénétré dans certaines canalisations d’eau potable”, ce qui rend l’eau impropre à la consommation, a indiqué Jean-Yves Pachod. Une intervention est en cours, a-t-il ajouté, espérant que l’eau redevienne potable en fin de soirée. Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent des soldats du feu à pied sur les balcons et terrasses du dernier étage, arrosant les sous-pentes à la lance à incendie. La station de Courchevel, nichée au cœur des Alpes, est très prisée d’une clientèle internationale fortunée. Elle fait partie des 3 Vallées, le plus grand domaine skiable du monde, et se compose de six villages, dont la station vedette Courchevel 1850, avec ses boutiques de grandes maisons, ses restaurants gastronomiques et une vingtaine d’hôtels-palaces de 4 à 5 étoiles.Courchevel dispose aussi d’un altiport pour jets privés.La station continue de fonctionner, a précisé le maire. “Il y a beaucoup d’émotion mais on fait le maximum, tout est sous contrôle”, a-t-il assuré.