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RDC: le M23 aux portes de Goma, Kinshasa dénonce une “déclaration de guerre” du Rwanda

Kinshasa a accusé dimanche le Rwanda de lui avoir “déclaré la guerre” en envoyant de nouvelles troupes pour soutenir le groupe armée du M23 qui assiège désormais Goma, principale ville de l’est de la RDC, alors que l’ONU a appelé Kigali à retirer ses forces de la région.Selon des sources sécuritaires concordantes, les combats se …

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RDC: le M23 aux portes de Goma, Kinshasa dénonce une “déclaration de guerre” du Rwanda

Kinshasa a accusé dimanche le Rwanda de lui avoir “déclaré la guerre” en envoyant de nouvelles troupes pour soutenir le groupe armée du M23 qui assiège désormais Goma, principale ville de l’est de la RDC, alors que l’ONU a appelé Kigali à retirer ses forces de la région.Selon des sources sécuritaires concordantes, les combats se déroulent aux portes de Goma. La capitale de la province du Nord-Kivu abrite un million d’habitants et presque autant de déplacés.La ville était déjà quasiment cernée par le M23 et 3.000 à 4.000 soldats rwandais présents dans l’est de la RDC, selon l’ONU, qui ont rapidement gagné du terrain ces dernières semaines après l’échec d’une médiation République démocratique du Congo (RDC)-Rwanda sous l’égide de l’Angola.Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence dimanche pour évoquer la situation.”Alors que je me tiens devant vous, une attaque d’une gravité inouïe se déroule sous les yeux du monde”, y a déclaré la ministre congolaise des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner.”De nouvelles troupes rwandaises ont franchi” la frontière et pénétré en RDC “en plein jour”, a-t-elle déclaré, dénonçant “une violation ouverte et délibérée de notre souveraineté nationale”. “C’est une agression frontale, une déclaration de guerre qui ne se cache plus derrière des artifices diplomatiques”, a-t-elle martelé.Elle a ensuite réclamé au Conseil de sécurité “des sanctions ciblées incluant le gel des avoirs et l’interdiction de voyager, non seulement contre les membres identifiés de la chaîne de commandement des forces armées rwandaises, mais aussi contre les décideurs politiques responsables de cette agression”. Ainsi qu’un “embargo total sur les exportations de tous les minerais étiquetés comme rwandais, en particulier le coltan et l’or”.Quelques heures plus tôt, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, qui n’avait pas aussi clairement mis en cause Kigali jusque-là, s’est dit “profondément préoccupé par l’escalade de la violence” et a appelé “les Forces rwandaises de défense à cesser de soutenir le M23 et à se retirer du territoire de la RDC”, selon un communiqué de son porte-parole.Les Etats-Unis “condamnent” l’offensive du Rwanda et du M23 et utiliseront “tous les outils” disponibles contre ceux qui alimentent le conflit, a déclaré dimanche leur représentante à l’ONU.Un drone rwandais a ouvert le feu sur des positions congolaises dimanche à environ six kilomètres de Goma, ont indiqué à l’AFP des sources sécuritaires et onusiennes.Selon plusieurs sources au sein la mission de l’ONU en RDC (Monusco), “au moins deux paramilitaires” ont été gravement blessés par ces tirs.D’autres bombardements ont touché le camp de déplacés de Rusayo, dans la périphérie de Goma, selon plusieurs sources humanitaires qui n’ont pas donné de bilan.Dans le centre de Goma, de lourdes détonations ont été entendues à partir de l’aube, alors que des hélicoptères de combat de l’armée congolaise tournaient dans le ciel, selon des journalistes de l’AFP.Voitures et motos circulent mais la plupart des commerces ont fermé. Des pillages par des miliciens pro-Kinshasa ont été signalés dans des quartiers périphériques, selon la société civile. A mesure que les combats se rapprochent de nouvelles colonnes de déplacés affluent.- “S’emparer de Goma” -Samedi soir, le porte-parole de l’armée congolaise a accusé le Rwanda d’être “déterminé à s’emparer de la ville de Goma”. La ville avait été brièvement occupée fin 2012 par le M23 (“Mouvement du 23 mars”), né cette année-là et vaincu militairement l’année suivante.Treize soldats sud-africains, malawites et uruguayen, déployés au sein de deux forces régionales (SAMIDRC) et onusienne (Monusco) d’appui à l’armée congolaise ont été tués dans des combats avec le M23 ces derniers jours, ont annoncé samedi les autorités des trois pays.Le Rwanda a indiqué dimanche avoir “évacué” vendredi son dernier diplomate à Kinshasa. Kinshasa avait de son côté annoncé samedi rappeler ses diplomates à Kigali “avec effet immédiat”.L’Union européenne a appelé le M23 à “arrêter son avancée” et le Rwanda à “se retirer immédiatement” dans une déclaration signée par les 27 pays membres.L’Union africaine (UA) a réclamé “la stricte observation du cessez-le-feu convenu entre les parties”.Dans l’est de la RDC riche en ressources naturelles, les conflits s’enchaînent depuis plus de trente ans. Une demi-douzaine de cessez-le-feu et trêves ont déjà été décrétés puis rompus dans la région. Le dernier cessez-le-feu avait été signé fin juillet. Le conflit, qui dure depuis plus de trois ans, aggrave encore une crise humanitaire chronique dans la région. Selon l’ONU, 400.000 personnes ont été déplacées par les combats depuis début janvier. Les Nations unies ont commencé à évacuer certains de leurs personnels de Goma. Les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont appelé leurs ressortissants à quitter la ville tant que l’aéroport et les frontières sont ouverts.burx-cld/emd

RDC: le M23 aux portes de Goma, Kinshasa dénonce une “déclaration de guerre” du Rwanda

Kinshasa a accusé dimanche le Rwanda de lui avoir “déclaré la guerre” en envoyant de nouvelles troupes pour soutenir le groupe armée du M23 qui assiège désormais Goma, principale ville de l’est de la RDC, alors que l’ONU a appelé Kigali à retirer ses forces de la région.Selon des sources sécuritaires concordantes, les combats se déroulent aux portes de Goma. La capitale de la province du Nord-Kivu abrite un million d’habitants et presque autant de déplacés.La ville était déjà quasiment cernée par le M23 et 3.000 à 4.000 soldats rwandais présents dans l’est de la RDC, selon l’ONU, qui ont rapidement gagné du terrain ces dernières semaines après l’échec d’une médiation République démocratique du Congo (RDC)-Rwanda sous l’égide de l’Angola.Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence dimanche pour évoquer la situation.”Alors que je me tiens devant vous, une attaque d’une gravité inouïe se déroule sous les yeux du monde”, y a déclaré la ministre congolaise des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner.”De nouvelles troupes rwandaises ont franchi” la frontière et pénétré en RDC “en plein jour”, a-t-elle déclaré, dénonçant “une violation ouverte et délibérée de notre souveraineté nationale”. “C’est une agression frontale, une déclaration de guerre qui ne se cache plus derrière des artifices diplomatiques”, a-t-elle martelé.Elle a ensuite réclamé au Conseil de sécurité “des sanctions ciblées incluant le gel des avoirs et l’interdiction de voyager, non seulement contre les membres identifiés de la chaîne de commandement des forces armées rwandaises, mais aussi contre les décideurs politiques responsables de cette agression”. Ainsi qu’un “embargo total sur les exportations de tous les minerais étiquetés comme rwandais, en particulier le coltan et l’or”.Quelques heures plus tôt, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, qui n’avait pas aussi clairement mis en cause Kigali jusque-là, s’est dit “profondément préoccupé par l’escalade de la violence” et a appelé “les Forces rwandaises de défense à cesser de soutenir le M23 et à se retirer du territoire de la RDC”, selon un communiqué de son porte-parole.Les Etats-Unis “condamnent” l’offensive du Rwanda et du M23 et utiliseront “tous les outils” disponibles contre ceux qui alimentent le conflit, a déclaré dimanche leur représentante à l’ONU.Un drone rwandais a ouvert le feu sur des positions congolaises dimanche à environ six kilomètres de Goma, ont indiqué à l’AFP des sources sécuritaires et onusiennes.Selon plusieurs sources au sein la mission de l’ONU en RDC (Monusco), “au moins deux paramilitaires” ont été gravement blessés par ces tirs.D’autres bombardements ont touché le camp de déplacés de Rusayo, dans la périphérie de Goma, selon plusieurs sources humanitaires qui n’ont pas donné de bilan.Dans le centre de Goma, de lourdes détonations ont été entendues à partir de l’aube, alors que des hélicoptères de combat de l’armée congolaise tournaient dans le ciel, selon des journalistes de l’AFP.Voitures et motos circulent mais la plupart des commerces ont fermé. Des pillages par des miliciens pro-Kinshasa ont été signalés dans des quartiers périphériques, selon la société civile. A mesure que les combats se rapprochent de nouvelles colonnes de déplacés affluent.- “S’emparer de Goma” -Samedi soir, le porte-parole de l’armée congolaise a accusé le Rwanda d’être “déterminé à s’emparer de la ville de Goma”. La ville avait été brièvement occupée fin 2012 par le M23 (“Mouvement du 23 mars”), né cette année-là et vaincu militairement l’année suivante.Treize soldats sud-africains, malawites et uruguayen, déployés au sein de deux forces régionales (SAMIDRC) et onusienne (Monusco) d’appui à l’armée congolaise ont été tués dans des combats avec le M23 ces derniers jours, ont annoncé samedi les autorités des trois pays.Le Rwanda a indiqué dimanche avoir “évacué” vendredi son dernier diplomate à Kinshasa. Kinshasa avait de son côté annoncé samedi rappeler ses diplomates à Kigali “avec effet immédiat”.L’Union européenne a appelé le M23 à “arrêter son avancée” et le Rwanda à “se retirer immédiatement” dans une déclaration signée par les 27 pays membres.L’Union africaine (UA) a réclamé “la stricte observation du cessez-le-feu convenu entre les parties”.Dans l’est de la RDC riche en ressources naturelles, les conflits s’enchaînent depuis plus de trente ans. Une demi-douzaine de cessez-le-feu et trêves ont déjà été décrétés puis rompus dans la région. Le dernier cessez-le-feu avait été signé fin juillet. Le conflit, qui dure depuis plus de trois ans, aggrave encore une crise humanitaire chronique dans la région. Selon l’ONU, 400.000 personnes ont été déplacées par les combats depuis début janvier. Les Nations unies ont commencé à évacuer certains de leurs personnels de Goma. Les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont appelé leurs ressortissants à quitter la ville tant que l’aéroport et les frontières sont ouverts.burx-cld/emd

Des centaines d’habitants du sud du Liban bravent l’armée israélienne, 22 morts

Des centaines d’habitants du sud du Liban ont bravé dimanche l’armée israélienne et tenté de retourner dans leurs villages, certains toujours occupés par les forces israéliennes qui ont ouvert le feu en leur direction, faisant 22 morts selon les autorités libanaises.Des correspondants de l’AFP ont vu des convois de dizaines de voitures, où flottaient les drapeaux jaunes du Hezbollah, converger vers des villages dévastés par la guerre entre l’armée israélienne et le mouvement pro-iranien.En vertu de l’accord qui a mis fin le 27 novembre à la guerre, l’armée israélienne était censée avoir achevé dimanche son retrait du sud du Liban où seuls l’armée libanaise et les Casques bleus de l’ONU pourront désormais être déployés.Mais Israël a annoncé vendredi que l’opération se poursuivrait au-delà de cette date, affirmant que l’accord n’a pas été totalement appliqué par le Liban.L’armée israélienne a tiré dans plusieurs localités frontalières sur “des citoyens qui tentaient de revenir dans leurs villages”, faisant 22 morts, dont un soldat libanais et six femmes, et 124 blessés, selon le ministère libanais de la Santé.Israël a affirmé que ses soldats avaient lancé “des tirs de sommation pour éliminer des menaces dans plusieurs zones où des suspects ont été identifiés en train de s’approcher des troupes”, ajoutant avoir “appréhendé des suspects”.Les Casques bleus, qui ont estimé que les conditions d’un retour des habitants n’étaient “pas encore réunies”, ont déclaré qu’il était “impératif d’éviter toute détérioration supplémentaire de la situation” et appelé l’armée israélienne à “éviter de tirer sur des civils en territoire libanais”.- “Nous allons revenir” -Dans une première réaction officielle, le Hezbollah, sorti affaibli de la guerre, a salué “un jour glorieux” et une “scène de fierté écrite par le grand peuple de la résistance (à Israël, ndlr) qui prouve à nouveau son attachement profond à sa terre”.Le mouvement a appelé les pays garants de l’accord à “assumer leurs responsabilités faces aux violations et aux crimes de l’ennemi israélien, et à l’obliger à se retirer entièrement”.Un mécanisme de surveillance réunissant la France, les Etats-Unis, le Liban, Israël et les Casques bleus a été mis en place pour surveiller l’application de l’accord.Un correspondant de l’AFP a vu des centaines d’habitants dans la ville de Bint Jbeil se rassembler dans la rue principale pour prier collectivement, avant de se diriger en cortège vers les villages voisins.Selon lui, des dizaines d’habitants de la localité frontalière de Maïss al-Jabal se sont dirigés à pied vers le village dévasté, où l’armée israélienne est toujours déployée.Ils brandissaient des portraits de l’ancien chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, tué par Israël fin septembre, et des photos de leurs proches qui ont péri durant la guerre.”Nous allons revenir dans nos villages et l’ennemi israélien va partir, même si cela fera des martyrs”, a affirmé à l’AFP Ali Harb, un jeune homme de 27 ans qui tentait de revenir dans le village dévasté de Kfarkila.Parallèlement au retrait israélien, l’accord prévoit que le Hezbollah retire ses forces et démantèle toute infrastructure militaire restante dans le sud.Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, avait appelé sur X les habitants du sud à “attendre” avant de revenir. – “Accompagner les habitants” -Le président libanais Joseph Aoun a invité les habitants à faire preuve de “sang-froid” et à “avoir confiance en l’armée libanaise”, “soucieuse d’assurer votre retour en sécurité dans vos foyers et vos villages”.L’armée, qui se redéploie au fur et à mesure qu’Israël se retire, a annoncé dimanche soir qu’elle “continuait d’accompagner les habitants”.Elle a ajouté “se tenir à leurs côtés pour les protéger face aux attaques israéliennes”, accusant l’armée israélienne de “refuser de respecter le cessez-le-feu et de se retirer” du territoire libanais.Le président français Emmanuel Macron a demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’un entretien au téléphone, de “retirer ses forces encore présentes au Liban”, selon l’Elysée.Il s’agit du plus grave développement depuis l’élection de Joseph Aoun, soutenu par la communauté internationale, le 9 janvier.Disant agir en soutien au Hamas, le Hezbollah avait ouvert un front contre Israël au lendemain de l’attaque du mouvement islamiste palestinien contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza. Ce front avait dégénéré en guerre ouverte en septembre dernier.str-kam-at-jos/sg

Des centaines d’habitants du sud du Liban bravent l’armée israélienne, 22 morts

Des centaines d’habitants du sud du Liban ont bravé dimanche l’armée israélienne et tenté de retourner dans leurs villages, certains toujours occupés par les forces israéliennes qui ont ouvert le feu en leur direction, faisant 22 morts selon les autorités libanaises.Des correspondants de l’AFP ont vu des convois de dizaines de voitures, où flottaient les drapeaux jaunes du Hezbollah, converger vers des villages dévastés par la guerre entre l’armée israélienne et le mouvement pro-iranien.En vertu de l’accord qui a mis fin le 27 novembre à la guerre, l’armée israélienne était censée avoir achevé dimanche son retrait du sud du Liban où seuls l’armée libanaise et les Casques bleus de l’ONU pourront désormais être déployés.Mais Israël a annoncé vendredi que l’opération se poursuivrait au-delà de cette date, affirmant que l’accord n’a pas été totalement appliqué par le Liban.L’armée israélienne a tiré dans plusieurs localités frontalières sur “des citoyens qui tentaient de revenir dans leurs villages”, faisant 22 morts, dont un soldat libanais et six femmes, et 124 blessés, selon le ministère libanais de la Santé.Israël a affirmé que ses soldats avaient lancé “des tirs de sommation pour éliminer des menaces dans plusieurs zones où des suspects ont été identifiés en train de s’approcher des troupes”, ajoutant avoir “appréhendé des suspects”.Les Casques bleus, qui ont estimé que les conditions d’un retour des habitants n’étaient “pas encore réunies”, ont déclaré qu’il était “impératif d’éviter toute détérioration supplémentaire de la situation” et appelé l’armée israélienne à “éviter de tirer sur des civils en territoire libanais”.- “Nous allons revenir” -Dans une première réaction officielle, le Hezbollah, sorti affaibli de la guerre, a salué “un jour glorieux” et une “scène de fierté écrite par le grand peuple de la résistance (à Israël, ndlr) qui prouve à nouveau son attachement profond à sa terre”.Le mouvement a appelé les pays garants de l’accord à “assumer leurs responsabilités faces aux violations et aux crimes de l’ennemi israélien, et à l’obliger à se retirer entièrement”.Un mécanisme de surveillance réunissant la France, les Etats-Unis, le Liban, Israël et les Casques bleus a été mis en place pour surveiller l’application de l’accord.Un correspondant de l’AFP a vu des centaines d’habitants dans la ville de Bint Jbeil se rassembler dans la rue principale pour prier collectivement, avant de se diriger en cortège vers les villages voisins.Selon lui, des dizaines d’habitants de la localité frontalière de Maïss al-Jabal se sont dirigés à pied vers le village dévasté, où l’armée israélienne est toujours déployée.Ils brandissaient des portraits de l’ancien chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, tué par Israël fin septembre, et des photos de leurs proches qui ont péri durant la guerre.”Nous allons revenir dans nos villages et l’ennemi israélien va partir, même si cela fera des martyrs”, a affirmé à l’AFP Ali Harb, un jeune homme de 27 ans qui tentait de revenir dans le village dévasté de Kfarkila.Parallèlement au retrait israélien, l’accord prévoit que le Hezbollah retire ses forces et démantèle toute infrastructure militaire restante dans le sud.Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, avait appelé sur X les habitants du sud à “attendre” avant de revenir. – “Accompagner les habitants” -Le président libanais Joseph Aoun a invité les habitants à faire preuve de “sang-froid” et à “avoir confiance en l’armée libanaise”, “soucieuse d’assurer votre retour en sécurité dans vos foyers et vos villages”.L’armée, qui se redéploie au fur et à mesure qu’Israël se retire, a annoncé dimanche soir qu’elle “continuait d’accompagner les habitants”.Elle a ajouté “se tenir à leurs côtés pour les protéger face aux attaques israéliennes”, accusant l’armée israélienne de “refuser de respecter le cessez-le-feu et de se retirer” du territoire libanais.Le président français Emmanuel Macron a demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’un entretien au téléphone, de “retirer ses forces encore présentes au Liban”, selon l’Elysée.Il s’agit du plus grave développement depuis l’élection de Joseph Aoun, soutenu par la communauté internationale, le 9 janvier.Disant agir en soutien au Hamas, le Hezbollah avait ouvert un front contre Israël au lendemain de l’attaque du mouvement islamiste palestinien contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza. Ce front avait dégénéré en guerre ouverte en septembre dernier.str-kam-at-jos/sg

Des centaines d’habitants du sud du Liban bravent l’armée israélienne, 22 morts

Des centaines d’habitants du sud du Liban ont bravé dimanche l’armée israélienne et tenté de retourner dans leurs villages, certains toujours occupés par les forces israéliennes qui ont ouvert le feu en leur direction, faisant 22 morts selon les autorités libanaises.Des correspondants de l’AFP ont vu des convois de dizaines de voitures, où flottaient les …

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Le Hamas dénonce l’idée de Trump de déplacer les Palestiniens hors de Gaza

Le Hamas tout comme le président palestinien Mahmoud Abbas ont critiqué dimanche la proposition de Donald Trump de déplacer les habitants de Gaza vers l’Egypte et la Jordanie pour, selon lui, “faire le ménage” dans le territoire, où une trêve fragile est entrée dans sa deuxième semaine.Israël et le Hamas se sont mutuellement accusés dimanche d’avoir violé les termes du cessez-le-feu, au lendemain de l’échange de quatre soldates israéliennes par le mouvement islamiste contre environ 200 prisonniers palestiniens détenus dans des geôles israéliennes.Pendant ce temps, des “dizaines de milliers” de déplacés, selon la Défense civile, étaient empêchés par Israël de retourner dans le nord de Gaza via le passage de Netzarim, qui coupe le territoire en deux. Des images tournées par l’AFP ont montré une foule compacte aux abords de ce corridor.”Nous voulons retrouver nos souvenirs et les personnes qui nous sont chères”, a confié à l’AFP Jihad Abou Miri, qui a dit attendre depuis 48 heures.Dans ce contexte, le président américain a comparé samedi le territoire palestinien dévasté à un “site de démolition” et a dit avoir parlé de la situation au roi Abdallah II de Jordanie, ajoutant qu’il allait faire de même dimanche avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.Selon lui, un “ménage” devrait être fait parmi la population.”Je préférerais m’impliquer avec certaines nations arabes et construire des logements à un autre endroit où ils pourraient peut-être vivre en paix pour une fois”, a ajouté Donald Trump, suggérant un déplacement “temporaire ou à long terme”.Les Palestiniens “feront échouer” la proposition de M. Trump “comme ils ont fait échouer tous les projets de déplacement (…) pendant des décennies”, a réagi dimanche Bassem Naïm, membre du bureau politique du Hamas.Le Jihad islamique, un autre mouvement palestinien armé, a estimé que ces propos encourageaient les “crimes de guerre et crimes contre l’humanité” à Gaza.Rival du Hamas qui avait chassé l’Autorité palestinienne et pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007, Mahmoud Abbas a condamné “tout projet” visant à déplacer les Gazaouis.La Jordanie a quant à elle réaffirmé dimanche son “rejet” d’un “déplacement forcé” des Palestiniens.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n’a pas réagi mais le ministre d’extrême droite Bezalel Smotrich a qualifié la proposition de Donald Trump d'”excellente idée”, affirmant que les Palestiniens pourraient “établir une nouvelle et belle vie ailleurs”.Donald Trump a également confirmé avoir débloqué une livraison de bombes de plus de 900 kilogrammes pour son allié, une décision saluée par Israël.- “Crimes contre l’humanité” -Les trois premières otages libérées le 19 janvier, au premier jour de la trêve, en échange de 90 prisonniers palestiniens, sont sorties de l’hôpital dimanche.La première phase de l’accord de cessez-le-feu conclu après 15 mois de guerre doit durer six semaines et permettre la libération au total de 33 otages contre quelque 1.900 prisonniers palestiniens. Pendant cette première phase doivent être négociées les modalités de la deuxième, qui doit permettre la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre, avant la dernière étape portant sur la reconstruction de Gaza et la restitution des corps des otages morts en captivité.La guerre a été déclenchée par l’attaque menée le 7 octobre 2023 par le Hamas contre Israël, qui a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.Sur 251 personnes enlevées lors de l’attaque, 87 sont toujours otages à Gaza, dont 34 sont mortes selon l’armée.L’offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait au moins 47.306 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.- 22 morts au Liban -Samedi, un différend de dernière minute a bloqué le début du retour dans le nord du territoire palestinien de centaines de milliers de déplacés, comme prévu par l’accord de trêve.Israël a justifié dimanche son refus de les laisser passer en accusant le Hamas de deux violations de l’accord.Arbel Yehud, une civile dont Israël réclamait la libération samedi, “n’a pas été libérée” et “la liste du statut” des otages – morts ou vivants – “n’a pas été soumise” par le mouvement palestinien, selon le bureau de Benjamin Netanyahu.Le Hamas a de son côté accusé dimanche Israël de “violer” l’accord en empêchant le retour des habitants du nord de Gaza. Deux sources palestiniennes ont cependant affirmé dimanche que l’otage devrait rentrer chez elle dans la semaine en échange de la libération de 30 prisonniers palestiniens, et que la crise était “résolue”.Au Liban, où un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah était entré en vigueur le 27 novembre, le ministère de la Santé a fait état de 22 morts, dont un soldat et six femmes, tués dimanche par des tirs israéliens, alors que des centaines d’habitants tentaient de rentrer dans des villages proches de la frontière toujours occupés par Israël.En vertu de l’accord, Israël devait achever dimanche son retrait du sud du Liban, mais a annoncé vendredi que l’opération se poursuivrait au-delà de cette date.