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La maison du commandant d’Auschwitz ouvre ses portes en 80e anniversaire de la libération du camp

Donnant sur une chambre à gaz et un crématorium à Auschwitz, une grande maison habitée autrefois par le commandant du camp de la mort nazi est appelée à devenir un centre de la lutte mondiale contre l’antisémitisme et l’extrémisme.La maison grise reliée au camp par un tunnel souterrain, a été présentée aux médias par les …

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La maison du commandant d’Auschwitz ouvre ses portes en 80e anniversaire de la libération du camp

Donnant sur une chambre à gaz et un crématorium à Auschwitz, une grande maison habitée autrefois par le commandant du camp de la mort nazi est appelée à devenir un centre de la lutte mondiale contre l’antisémitisme et l’extrémisme.La maison grise reliée au camp par un tunnel souterrain, a été présentée aux médias par les organisateurs du projet pour la première fois lundi, à l’occasion du 80e anniversaire de la libération du camp nazi allemand d’Auschwitz.”C’est la maison du pire extrémiste de l’histoire”, a déclaré Mark Wallace, ancien ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations unies et fondateur du projet de lutte contre l’extrémisme, lors d’une visite guidée.Jusqu’à présent, la maison de Rudolf Hoess, qui y avait vécu avec sa femme et ses cinq enfants, était en mains privées.Ses pièces ont été dépouillées et seule une mezouzah juive traditionnelle – un petit boîtier contenant un minuscule rouleau de parchemin sur lequel est inscrite une prière – a été ajoutée au chambranle de l’entrée principale.Après avoir acquis la maison, les organisateurs ont encore trouvé des objets de l’époque, dans le grenier, notamment une tasse SS, des journaux et du cirage pour chaussures.Le pantalon d’un uniforme rayé du camp, portant l’insigne d’un prisonnier politique juif, y a également été retrouvé, utilisé pour boucher un trou dans le toit.Le film oscarisé “La zone d’intérêt”, consacré à Hoess et sa famille, a été partiellement tourné dans cette maison construite en 1937 et dotée autrefois d’un vaste jardin, d’une piscine, de serres, d’un sauna et d’une écurie.- CritiquesHoess, officier SS, a commencé à administrer le camp en 1940, lorsque les premiers prisonniers polonais sont arrivés. Après la guerre, il a été capturé. Après avoir témoigné au procès de Nuremberg, il a été condamné par un tribunal polonais et pendu sur le site même d’Auschwitz en 1947.Auschwitz était le plus grand des camps d’extermination, devenu le symbole du génocide perpétré par l’Allemagne nazie sur six millions de Juifs, dont un million sont morts sur ce site entre 1940 et 1945, ainsi que plus de 100.000 non-Juifs.Les baraquements du camp sont clairement visibles depuis ce que l’on croit être le bureau de Hoess au premier étage et des chambres des enfants.”Il n’était pas seulement le maître de la vie et de la mort. Il vivait ici comme un roi”, a indiqué Hans-Jakob Schindler, directeur principal du Counter Extremism Project.Certains critiques ont averti que le projet du centre risquait d’alimenter un intérêt morbide pour Hoess, l’historien britannique Simon Schama le qualifiant de “répugnant”.”Tout va y tourner autour du film et du responsable qui y a mené une vie ‘normale’, sans rien apprendre à personne sur les supplices subis par les victimes juives”, a-t-il estimé.La maison doit être transformée en centre de recherche et d’éducation au cours des prochains mois.Une section photographique sera consacrée à Lore Sternfeld, victime d’Auschwitz et fabricante d’objectifs, alors qu’un projet musical doit être mené en partenariat avec le compositeur Francesco Lotoro, qui recherche depuis quarante ans les musiques composées dans les camps de concentration du monde entier.Pour l’inauguration du projet, M. Lotoro a joué une berceuse composée par Adam Kopycinski, chef du premier orchestre d’Auschwitz.”Je pense que cette musique a le pouvoir de purifier cet endroit […]. Elle peut redémarrer l’horloge de l’histoire”, a-t-il déclaré, après avoir joué sur un piano dans la maison.”Je suis allé trouver la vie là où il y avait la mort”, a-t-il ajouté.

La maison du commandant d’Auschwitz ouvre ses portes en 80e anniversaire de la libération du camp

Donnant sur une chambre à gaz et un crématorium à Auschwitz, une grande maison habitée autrefois par le commandant du camp de la mort nazi est appelée à devenir un centre de la lutte mondiale contre l’antisémitisme et l’extrémisme.La maison grise reliée au camp par un tunnel souterrain, a été présentée aux médias par les organisateurs du projet pour la première fois lundi, à l’occasion du 80e anniversaire de la libération du camp nazi allemand d’Auschwitz.”C’est la maison du pire extrémiste de l’histoire”, a déclaré Mark Wallace, ancien ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations unies et fondateur du projet de lutte contre l’extrémisme, lors d’une visite guidée.Jusqu’à présent, la maison de Rudolf Hoess, qui y avait vécu avec sa femme et ses cinq enfants, était en mains privées.Ses pièces ont été dépouillées et seule une mezouzah juive traditionnelle – un petit boîtier contenant un minuscule rouleau de parchemin sur lequel est inscrite une prière – a été ajoutée au chambranle de l’entrée principale.Après avoir acquis la maison, les organisateurs ont encore trouvé des objets de l’époque, dans le grenier, notamment une tasse SS, des journaux et du cirage pour chaussures.Le pantalon d’un uniforme rayé du camp, portant l’insigne d’un prisonnier politique juif, y a également été retrouvé, utilisé pour boucher un trou dans le toit.Le film oscarisé “La zone d’intérêt”, consacré à Hoess et sa famille, a été partiellement tourné dans cette maison construite en 1937 et dotée autrefois d’un vaste jardin, d’une piscine, de serres, d’un sauna et d’une écurie.- CritiquesHoess, officier SS, a commencé à administrer le camp en 1940, lorsque les premiers prisonniers polonais sont arrivés. Après la guerre, il a été capturé. Après avoir témoigné au procès de Nuremberg, il a été condamné par un tribunal polonais et pendu sur le site même d’Auschwitz en 1947.Auschwitz était le plus grand des camps d’extermination, devenu le symbole du génocide perpétré par l’Allemagne nazie sur six millions de Juifs, dont un million sont morts sur ce site entre 1940 et 1945, ainsi que plus de 100.000 non-Juifs.Les baraquements du camp sont clairement visibles depuis ce que l’on croit être le bureau de Hoess au premier étage et des chambres des enfants.”Il n’était pas seulement le maître de la vie et de la mort. Il vivait ici comme un roi”, a indiqué Hans-Jakob Schindler, directeur principal du Counter Extremism Project.Certains critiques ont averti que le projet du centre risquait d’alimenter un intérêt morbide pour Hoess, l’historien britannique Simon Schama le qualifiant de “répugnant”.”Tout va y tourner autour du film et du responsable qui y a mené une vie ‘normale’, sans rien apprendre à personne sur les supplices subis par les victimes juives”, a-t-il estimé.La maison doit être transformée en centre de recherche et d’éducation au cours des prochains mois.Une section photographique sera consacrée à Lore Sternfeld, victime d’Auschwitz et fabricante d’objectifs, alors qu’un projet musical doit être mené en partenariat avec le compositeur Francesco Lotoro, qui recherche depuis quarante ans les musiques composées dans les camps de concentration du monde entier.Pour l’inauguration du projet, M. Lotoro a joué une berceuse composée par Adam Kopycinski, chef du premier orchestre d’Auschwitz.”Je pense que cette musique a le pouvoir de purifier cet endroit […]. Elle peut redémarrer l’horloge de l’histoire”, a-t-il déclaré, après avoir joué sur un piano dans la maison.”Je suis allé trouver la vie là où il y avait la mort”, a-t-il ajouté.

RDC: combats dans Goma après l’entrée du M23 et de l’armée rwandaise, 5 civils tués au Rwanda

Les combats font rage lundi à Goma, à la frontière du Rwanda dans l’est de la République démocratique du Congo, entre les forces congolaises et les combattants du groupe armé M23 et soldats rwandais entrés la veille, alors que Kigali déplore au moins cinq civils tués sur son territoire.Dans le centre-ville de Goma, des détonations d’artillerie soutenues et d’intenses rafales d’armes légères résonnent depuis le matin, ont constaté des journalistes de l’AFP. Il est difficile de déterminer quelles parties de la ville sont tombées aux mains des M23 et soldats rwandais, et lesquelles restent contrôlées par Kinshasa.”Goma s’apprête à tomber”, a déploré dans la matinée à Bruxelles le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, condamnant fermement cette offensive militaire.Les combattants du M23 (“Mouvement du 23 mars”) et plus de 3.500 soldats rwandais, selon l’ONU, ont pénétré dimanche dans Goma, qu’ils assiégeaient depuis plusieurs jours, selon plusieurs sources onusiennes et sécuritaires. Des rafales ont résonné dans la ville dans la soirée, puis quelques tirs sporadiques dans la nuit, selon des journalistes de l’AFP.”Le gouvernement continue de travailler pour éviter le carnage et les pertes en vies humaines”, a déclaré lundi à la mi-journée sur X son porte-parole Patrick Muyaya, la première réaction officielle congolaise depuis l’entrée dans la ville du M23 et de ses alliés, sans plus de précisions sur l’état des forces loyalistes dans la ville.Le M23 avait évoqué dès dimanche soir “ce jour glorieux de la libération de la ville de Goma”, capitale de la province du Nord-Kivu, qui abrite un million d’habitants pour autant de déplacés et vers laquelle il avançait depuis plusieurs semaines. Le M23 a également lancé un ultimatum aux soldats congolais pour qu’ils rendent leurs armes.- Tirs à la frontière -Kinshasa a accusé dimanche le Rwanda de lui avoir “déclaré la guerre” en envoyant ce week-end de nouvelles troupes en RDC, entre 500 et 1.000 hommes selon des sources onusiennes à l’AFP, alors que l’ONU a appelé Kigali à retirer ses forces de la région.Le Rwanda a répliqué qu’il conservait une “posture défensive durable” au vu des combats représentant “une menace sérieuse à la sécurité du Rwanda”.En début d’après-midi lundi, un porte-parole de l’armée rwandaise a annoncé que 5 civils ont été tués, 25 personnes grièvement blessées et d’autres plus légèrement lundi dans une localité rwandaise frontalière de Goma, sans plus de précisions sur les circonstances de ces décès et blessures.Plusieurs affrontements ont été signalés le long de la frontière lundi. Un journaliste de l’AFP à Gisenyi, du côté rwandais de la frontière, y a entendu “plusieurs détonations” qui l’ont obligé à se retrancher.Une source diplomatique a confirmé à l’AFP des échanges de tirs dans la matinée entre troupes congolaises et rwandaises de part et d’autre d’un poste-frontière à Goma. L’avancée du M23 vers Goma, doublée d’une escalade diplomatique entre la RDC et le Rwanda, ont abouti à la convocation par Nairobi d’une rencontre Tshisekedi-Kagame dans les deux jours à propos de ce conflit en cours depuis plus de trois ans. Ce sommet se tiendra mercredi, a annonce lundi le Kenya.Une médiation RDC-Rwanda sous l’égide de l’Angola avait échoué en décembre faute d’accord.Frontalier du Rwanda, l’est de la RDC est secoué depuis plus de 30 ans par des conflits et des relations tumultueuses exacerbées depuis le génocide rwandais de 1994. La RDC accuse notamment le Rwanda de vouloir y faire main basse sur ses nombreuses richesses naturelles, ce que Kigali dément.- Scènes de liesse -Dans certains quartiers de la ville, le M23 a été accueilli par des habitants en liesse.La frontière avec le Rwanda est fermée lundi à Goma, a indiqué à l’AFP une source consulaire. “Personne n’entre, personne ne sort, à part quelques personnels de l’ONU”, a ajouté un travailleur humanitaire au principal point de passage entre la RDC et le Rwanda.Goma avait été brièvement occupée fin 2012 par le M23 (“Mouvement du 23 mars”), né cette année-là et vaincu militairement l’année suivante. La RDC a réclamé au Conseil de Sécurité de l’ONU “des sanctions ciblées” contre les dirigeants militaires et politiques rwandais et un “embargo total sur les exportations de tous les minerais étiquetés comme rwandais”.L’Union européenne a appelé le M23 à “arrêter son avancée” et le Rwanda à “se retirer immédiatement”. L’Union africaine (UA) a réclamé “la stricte observation du cessez-le-feu convenu entre les parties” fin juillet. Treize soldats de la force régionale d’Afrique australe (SAMIRDC) et la Monusco ont été tués dans des combats ces derniers jours, selon les armées des pays impliqués.Selon l’ONU, 400.000 personnes ont été déplacées par les combats depuis début janvier. burx-emd/cpy/dth

RDC: combats dans Goma après l’entrée du M23 et de l’armée rwandaise, 5 civils tués au Rwanda

Les combats font rage lundi à Goma, à la frontière du Rwanda dans l’est de la République démocratique du Congo, entre les forces congolaises et les combattants du groupe armé M23 et soldats rwandais entrés la veille, alors que Kigali déplore au moins cinq civils tués sur son territoire.Dans le centre-ville de Goma, des détonations d’artillerie soutenues et d’intenses rafales d’armes légères résonnent depuis le matin, ont constaté des journalistes de l’AFP. Il est difficile de déterminer quelles parties de la ville sont tombées aux mains des M23 et soldats rwandais, et lesquelles restent contrôlées par Kinshasa.”Goma s’apprête à tomber”, a déploré dans la matinée à Bruxelles le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, condamnant fermement cette offensive militaire.Les combattants du M23 (“Mouvement du 23 mars”) et plus de 3.500 soldats rwandais, selon l’ONU, ont pénétré dimanche dans Goma, qu’ils assiégeaient depuis plusieurs jours, selon plusieurs sources onusiennes et sécuritaires. Des rafales ont résonné dans la ville dans la soirée, puis quelques tirs sporadiques dans la nuit, selon des journalistes de l’AFP.”Le gouvernement continue de travailler pour éviter le carnage et les pertes en vies humaines”, a déclaré lundi à la mi-journée sur X son porte-parole Patrick Muyaya, la première réaction officielle congolaise depuis l’entrée dans la ville du M23 et de ses alliés, sans plus de précisions sur l’état des forces loyalistes dans la ville.Le M23 avait évoqué dès dimanche soir “ce jour glorieux de la libération de la ville de Goma”, capitale de la province du Nord-Kivu, qui abrite un million d’habitants pour autant de déplacés et vers laquelle il avançait depuis plusieurs semaines. Le M23 a également lancé un ultimatum aux soldats congolais pour qu’ils rendent leurs armes.- Tirs à la frontière -Kinshasa a accusé dimanche le Rwanda de lui avoir “déclaré la guerre” en envoyant ce week-end de nouvelles troupes en RDC, entre 500 et 1.000 hommes selon des sources onusiennes à l’AFP, alors que l’ONU a appelé Kigali à retirer ses forces de la région.Le Rwanda a répliqué qu’il conservait une “posture défensive durable” au vu des combats représentant “une menace sérieuse à la sécurité du Rwanda”.En début d’après-midi lundi, un porte-parole de l’armée rwandaise a annoncé que 5 civils ont été tués, 25 personnes grièvement blessées et d’autres plus légèrement lundi dans une localité rwandaise frontalière de Goma, sans plus de précisions sur les circonstances de ces décès et blessures.Plusieurs affrontements ont été signalés le long de la frontière lundi. Un journaliste de l’AFP à Gisenyi, du côté rwandais de la frontière, y a entendu “plusieurs détonations” qui l’ont obligé à se retrancher.Une source diplomatique a confirmé à l’AFP des échanges de tirs dans la matinée entre troupes congolaises et rwandaises de part et d’autre d’un poste-frontière à Goma. L’avancée du M23 vers Goma, doublée d’une escalade diplomatique entre la RDC et le Rwanda, ont abouti à la convocation par Nairobi d’une rencontre Tshisekedi-Kagame dans les deux jours à propos de ce conflit en cours depuis plus de trois ans. Ce sommet se tiendra mercredi, a annonce lundi le Kenya.Une médiation RDC-Rwanda sous l’égide de l’Angola avait échoué en décembre faute d’accord.Frontalier du Rwanda, l’est de la RDC est secoué depuis plus de 30 ans par des conflits et des relations tumultueuses exacerbées depuis le génocide rwandais de 1994. La RDC accuse notamment le Rwanda de vouloir y faire main basse sur ses nombreuses richesses naturelles, ce que Kigali dément.- Scènes de liesse -Dans certains quartiers de la ville, le M23 a été accueilli par des habitants en liesse.La frontière avec le Rwanda est fermée lundi à Goma, a indiqué à l’AFP une source consulaire. “Personne n’entre, personne ne sort, à part quelques personnels de l’ONU”, a ajouté un travailleur humanitaire au principal point de passage entre la RDC et le Rwanda.Goma avait été brièvement occupée fin 2012 par le M23 (“Mouvement du 23 mars”), né cette année-là et vaincu militairement l’année suivante. La RDC a réclamé au Conseil de Sécurité de l’ONU “des sanctions ciblées” contre les dirigeants militaires et politiques rwandais et un “embargo total sur les exportations de tous les minerais étiquetés comme rwandais”.L’Union européenne a appelé le M23 à “arrêter son avancée” et le Rwanda à “se retirer immédiatement”. L’Union africaine (UA) a réclamé “la stricte observation du cessez-le-feu convenu entre les parties” fin juillet. Treize soldats de la force régionale d’Afrique australe (SAMIRDC) et la Monusco ont été tués dans des combats ces derniers jours, selon les armées des pays impliqués.Selon l’ONU, 400.000 personnes ont été déplacées par les combats depuis début janvier. burx-emd/cpy/dth

Le monde commémore la libération d’Auschwitz

Quatre-vingts ans après, le monde commémore lundi la libération d’Auschwitz-Birkenau où des cérémonies sur le site de cet ancien camp nazi allemand réunissent une cinquantaine de rescapés.Lundi matin, d’anciens détenus, accompagnés par le président polonais Andrzej Duda, ont déposé des fleurs devant le Mur de la mort de ce camp, où les détenus étaient fusillés.Certains …

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Le monde commémore la libération d’Auschwitz

Quatre-vingts ans après, le monde commémore lundi la libération d’Auschwitz-Birkenau où des cérémonies sur le site de cet ancien camp nazi allemand réunissent une cinquantaine de rescapés.Lundi matin, d’anciens détenus, accompagnés par le président polonais Andrzej Duda, ont déposé des fleurs devant le Mur de la mort de ce camp, où les détenus étaient fusillés.Certains survivants portaient des casquettes et des écharpes à rayures bleues et blanches symbolisant leurs anciens uniformes de prisonniers. Au pied du mur, ils ont allumé des bougies à la mémoire des morts, puis touché le mur avec une main, en silence.Plus tard dans la journée, les rescapés vont prendre part à la cérémonie principale, aux côtés de dizaines de dirigeants.Selon les organisateurs, la cérémonie “se concentrera sur les survivants et leurs message”, et quatre d’entre eux – Marian Turski, Tova Friedman, Leon Weintraub et Janina Iwanska – prendront la parole. Dans un entretien à l’AFP au début du mois, cette dernière, âgée de 94 ans, se rappelait de son arrivée à Auschwitz: “je suis descendue du train et j’ai vu les fosses où les corps humains étaient brûlés car les fours crématoires n’arrivaient pas à suivre”.”Quand je suis revenu de déportation, je pesais 28-30 kilos…”, a expliqué de son côté lundi matin lors d’un échange avec des lycéens en France Léon Placek, 91 ans, rescapé du camp de Bergen-Belsen où il avait été déporté à l’âge de 10 ans, avec sa mère et son frère.Les rues d’Oswiecim étaient désertes, le site d’Auschwitz était fermé au public, plongé dans un silence profond, à l’exception du frissonnement des drapeaux du musée d’Auschwitz, rayés comme les tenues des prisonniers.Malgré la présence importante des délégations internationales à Auschwitz, “il n’y aura pas de discours d’hommes politiques”, a souligné à l’AFP le porte-parole du musée Pawel Sawicki, selon qui, il pourrait s’agir du dernier grand anniversaire réunissant un groupe important de survivants.Le roi Charles III et le président français Emmanuel Macron, ainsi que le chancelier et le président allemands, Olaf Scholz et Frank-Walter Steinmeier, doivent participer à la cérémonie, prévue sous une tente à l’entrée de Birkenau à 16H00 locales (15H00 GMT), en présence de 54 délégations internationales.Israël sera représenté par son ministre de l’Education Yoav Kisch et l’Ukraine par le président Volodymyr Zelensky. Plus tôt dans la matinée, M. Zelensky, lui-même d’origine juive, a appelé le monde à “empêcher le mal de gagner”, dans une allusion à la Russie. Avant de se rendre à Auschwitz, le roi Charles III a rencontré des survivants et visité un centre communautaire juif (JCC) à Cracovie dans le sud de la Pologne, qu’il avait inauguré il y 17 ans.Avec la diminution du nombre de survivants de l’Holocauste, il a estimé que “la responsabilité de la mémoire repose beaucoup plus lourdement sur nos épaules et sur celles des générations à venir.Auschwitz-Birkenau est devenu le symbole du génocide perpétré par l’Allemagne nazie sur six millions de Juifs européens, dont un million sont morts sur le site entre 1940 et 1945, ainsi que plus de 100.000 non-Juifs. – “Pour que l’Histoire ne nous oublie pas” -Avant ce 80e anniversaire de la libération d’Auschwitz-Birkenau, une quarantaine de survivants des camps nazis ont accepté de parler à l’AFP.Dans 15 pays, d’Israël à la Pologne, de la Russie à l’Argentine, du Canada à l’Afrique du Sud, ils ont raconté leur histoire et posé pour une photo, seuls ou entourés de leurs enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, preuve de leur victoire sur le mal absolu.Ils ont mis en garde contre la montée de la haine et de l’antisémitisme dans le monde et partagé leurs craintes de voir l’Histoire se répéter.Julia Wallach, une Parisienne presque centenaire, qui a survécu deux ans à Birkenau où un nazi l’a fait descendre in extremis d’un camion à destination d’une chambre à gaz continue à témoigner. “Tant que je pourrai le faire, je le ferai”, insiste-t-elle. A ses côtés, sa petite-fille Frankie se demande: “Quand elle ne sera plus là, est-ce qu’on voudra nous croire, nous, quand on en parlera?”C’est pourquoi Esther Senot, 97 ans, s’est rendue à Birkenau le mois dernier accompagnant des lycéens français. C’est une promesse qu’elle a faite en 1944 à sa sœur Fanny, mourante, qui, allongée sur la paille et crachant du sang, lui avait demandé dans son dernier souffle de raconter ce qui est arrivé “pour que l’Histoire ne nous oublie pas”.- 7.000 survivants -Le camp a été créé en 1940 dans des baraquements d’Oswiecim, dans le sud de la Pologne occupée, dont le nom a été germanisé en Auschwitz par les nazis. Les 728 premiers prisonniers politiques polonais y sont arrivés le 14 juin de cette année-là.Du 21 au 26 janvier 1945, les Allemands font sauter les chambres à gaz et les fours crématoires de Birkenau et se retirent. Le 27 janvier, les troupes soviétiques arrivent et retrouvent 7.000 survivants.Le jour de la libération du camp a été proclamé par les Nations unies Journée de commémoration de l’Holocauste.Jusqu’à l’invasion de l’Ukraine en 2022, une délégation russe avait toujours assisté aux cérémonies anniversaires, mais depuis trois ans elle n’y est plus invitée, décision des organisateurs vivement critiquée par Moscou.Lundi, le président russe Vladimir Poutine a rendu hommage aux soldats soviétiques qui ont vaincu un “mal terrible et total” en libérant le camp, dans un message publié par le Kremlin.Le président français Emmanuel Macron de son côté a promis lundi à Paris que son pays ne cèderait “rien face à l’antisémitisme sous toutes ses formes”.

Le monde commémore la libération d’Auschwitz

Quatre-vingts ans après, le monde commémore lundi la libération d’Auschwitz-Birkenau où des cérémonies sur le site de cet ancien camp nazi allemand réunissent une cinquantaine de rescapés.Lundi matin, d’anciens détenus, accompagnés par le président polonais Andrzej Duda, ont déposé des fleurs devant le Mur de la mort de ce camp, où les détenus étaient fusillés.Certains survivants portaient des casquettes et des écharpes à rayures bleues et blanches symbolisant leurs anciens uniformes de prisonniers. Au pied du mur, ils ont allumé des bougies à la mémoire des morts, puis touché le mur avec une main, en silence.Plus tard dans la journée, les rescapés vont prendre part à la cérémonie principale, aux côtés de dizaines de dirigeants.Selon les organisateurs, la cérémonie “se concentrera sur les survivants et leurs message”, et quatre d’entre eux – Marian Turski, Tova Friedman, Leon Weintraub et Janina Iwanska – prendront la parole. Dans un entretien à l’AFP au début du mois, cette dernière, âgée de 94 ans, se rappelait de son arrivée à Auschwitz: “je suis descendue du train et j’ai vu les fosses où les corps humains étaient brûlés car les fours crématoires n’arrivaient pas à suivre”.”Quand je suis revenu de déportation, je pesais 28-30 kilos…”, a expliqué de son côté lundi matin lors d’un échange avec des lycéens en France Léon Placek, 91 ans, rescapé du camp de Bergen-Belsen où il avait été déporté à l’âge de 10 ans, avec sa mère et son frère.Les rues d’Oswiecim étaient désertes, le site d’Auschwitz était fermé au public, plongé dans un silence profond, à l’exception du frissonnement des drapeaux du musée d’Auschwitz, rayés comme les tenues des prisonniers.Malgré la présence importante des délégations internationales à Auschwitz, “il n’y aura pas de discours d’hommes politiques”, a souligné à l’AFP le porte-parole du musée Pawel Sawicki, selon qui, il pourrait s’agir du dernier grand anniversaire réunissant un groupe important de survivants.Le roi Charles III et le président français Emmanuel Macron, ainsi que le chancelier et le président allemands, Olaf Scholz et Frank-Walter Steinmeier, doivent participer à la cérémonie, prévue sous une tente à l’entrée de Birkenau à 16H00 locales (15H00 GMT), en présence de 54 délégations internationales.Israël sera représenté par son ministre de l’Education Yoav Kisch et l’Ukraine par le président Volodymyr Zelensky. Plus tôt dans la matinée, M. Zelensky, lui-même d’origine juive, a appelé le monde à “empêcher le mal de gagner”, dans une allusion à la Russie. Avant de se rendre à Auschwitz, le roi Charles III a rencontré des survivants et visité un centre communautaire juif (JCC) à Cracovie dans le sud de la Pologne, qu’il avait inauguré il y 17 ans.Avec la diminution du nombre de survivants de l’Holocauste, il a estimé que “la responsabilité de la mémoire repose beaucoup plus lourdement sur nos épaules et sur celles des générations à venir.Auschwitz-Birkenau est devenu le symbole du génocide perpétré par l’Allemagne nazie sur six millions de Juifs européens, dont un million sont morts sur le site entre 1940 et 1945, ainsi que plus de 100.000 non-Juifs. – “Pour que l’Histoire ne nous oublie pas” -Avant ce 80e anniversaire de la libération d’Auschwitz-Birkenau, une quarantaine de survivants des camps nazis ont accepté de parler à l’AFP.Dans 15 pays, d’Israël à la Pologne, de la Russie à l’Argentine, du Canada à l’Afrique du Sud, ils ont raconté leur histoire et posé pour une photo, seuls ou entourés de leurs enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, preuve de leur victoire sur le mal absolu.Ils ont mis en garde contre la montée de la haine et de l’antisémitisme dans le monde et partagé leurs craintes de voir l’Histoire se répéter.Julia Wallach, une Parisienne presque centenaire, qui a survécu deux ans à Birkenau où un nazi l’a fait descendre in extremis d’un camion à destination d’une chambre à gaz continue à témoigner. “Tant que je pourrai le faire, je le ferai”, insiste-t-elle. A ses côtés, sa petite-fille Frankie se demande: “Quand elle ne sera plus là, est-ce qu’on voudra nous croire, nous, quand on en parlera?”C’est pourquoi Esther Senot, 97 ans, s’est rendue à Birkenau le mois dernier accompagnant des lycéens français. C’est une promesse qu’elle a faite en 1944 à sa sœur Fanny, mourante, qui, allongée sur la paille et crachant du sang, lui avait demandé dans son dernier souffle de raconter ce qui est arrivé “pour que l’Histoire ne nous oublie pas”.- 7.000 survivants -Le camp a été créé en 1940 dans des baraquements d’Oswiecim, dans le sud de la Pologne occupée, dont le nom a été germanisé en Auschwitz par les nazis. Les 728 premiers prisonniers politiques polonais y sont arrivés le 14 juin de cette année-là.Du 21 au 26 janvier 1945, les Allemands font sauter les chambres à gaz et les fours crématoires de Birkenau et se retirent. Le 27 janvier, les troupes soviétiques arrivent et retrouvent 7.000 survivants.Le jour de la libération du camp a été proclamé par les Nations unies Journée de commémoration de l’Holocauste.Jusqu’à l’invasion de l’Ukraine en 2022, une délégation russe avait toujours assisté aux cérémonies anniversaires, mais depuis trois ans elle n’y est plus invitée, décision des organisateurs vivement critiquée par Moscou.Lundi, le président russe Vladimir Poutine a rendu hommage aux soldats soviétiques qui ont vaincu un “mal terrible et total” en libérant le camp, dans un message publié par le Kremlin.Le président français Emmanuel Macron de son côté a promis lundi à Paris que son pays ne cèderait “rien face à l’antisémitisme sous toutes ses formes”.