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Emmanuel Macron “au chevet du Louvre”, annonces à la clé

Emmanuel Macron se rend mardi “au chevet du Louvre” pour des “annonces” en réponse à l’alerte du musée le plus visité au monde, confronté à une vétusté alarmante et au casse-tête des milliers de touristes qui défilent quotidiennement sous la pyramide et devant la Joconde.”Il y aura des annonces concernant le Louvre et son avenir”, s’est bornée à dire lundi la présidence à des journalistes, sans dévoiler les solutions que préconisera le chef de l’Etat.Au soir de la présidentielle de 2017, Emmanuel Macron s’était mis en scène devant la pyramide de verre pour célébrer sa victoire. Mardi, il pourrait s’exprimer avec le chef-d’oeuvre de Léonard de Vinci en arrière-plan.Le musée cristallise l’attention depuis que sa présidente-directrice, Laurence des Cars, a tiré la sonnette d’alarme dans une note du 13 janvier à la ministre de la Culture, Rachida Dati.Le document égrène les problèmes: “Multiplication d’avaries dans des espaces parfois très dégradés”, “obsolescence” des “équipements techniques”, “inquiétantes variations de températures mettant en danger l’état de conservation des oeuvres”…La pyramide inaugurée en 1988, majestueuse entrée voulue par l’ancien président François Mitterrand et conçue par l’architecte Ieoh Ming Pei, est jugée “structurellement dépassée” car elle était prévue pour accueillir quatre millions de visiteurs par an. Le musée en a compté près de neuf millions (dont 80% d’étrangers) en 2024 et dix millions avant la pandémie de Covid-19!M. Macron va-t-il reprendre l’idée d’une seconde entrée du côté de la Cour carrée de l’ancien château? L’Elysée reconnaît que l’inadéquation à la fréquentation actuelle est un “point central”.De la même manière, un conseiller présidentiel relève que la réflexion porte aussi sur le lieu d’accrochage de la Joconde, car “l’engouement des visiteurs”, qui sont 20.000 par jour à l’admirer, “obère les conditions de visite dans les espaces environnants”. Sans confirmer à ce stade un éventuel déplacement du portrait de Mona Lisa dans un nouvel espace.- Budget contraint -Le président de la République fait face à deux écueils.Après la défaite de son camp aux législatives, il ne peut plus dicter ses décisions au gouvernement comme il l’a fait pendant sept ans. En outre, la situation très dégradée des finances publiques rend inimaginables des investissements massifs de l’Etat.Or les travaux nécessaires se chiffrent, selon la direction du musée, en “centaines de millions d’euros”. Le chiffre d’un demi-milliard a circulé, sans être confirmé. “Il n’est évidemment pas question, au moment où nous construisons un budget (…) de maîtrise des dépenses publiques, d’ajouter une ligne de 500 millions comme cela”, a prévenu lundi la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, sur TF1. Selon elle, l’annonce éventuelle de fonds publics “n’engage que le président”.L’Elysée assure au contraire que M. Macron, qui s’est rendu discrètement sur place à l’automne pour constater l’étendue des besoins, a préparé ses annonces “en lien” avec Mme Dati, qu’il avait nommée à la Culture il y a un an. “Ce ne sont pas des annonces présidentielles découplées de l’action gouvernementale”, insiste un conseiller.Sans détailler les pistes de financement, la présidence a minimisé la difficulté technique d’un billet d’entrée plus cher pour les touristes étrangers hors Union européenne, évoqué par la ministre.Elle a d’ailleurs noté que les tarifs du Louvre étaient “nettement dans le bas de la fourchette” par rapport aux “grands musées équivalents”. Et souligné les “possibilités de progression en matière de mécénat”.Selon une source gouvernementale, l’exécutif réfléchit à la manière de “mobiliser des ressources ailleurs”, auprès de donateurs privés et de grandes entreprises, comme ce fut le cas pour les 846 millions d’euros de dons qui ont permis de reconstruire Notre-Dame de Paris.Ce chantier, qui a permis de rouvrir en décembre la cathédrale cinq ans après l’incendie, est une des principales actions culturelles d’Emmanuel Macron. Au-delà, son “grand projet”, dixit l’Elysée, c’est la Cité internationale de la langue française, dans le château restauré de Villers-Cotterêts, dans l’Aisne.Si aujourd’hui “le président se place au chevet du Louvre”, c’est qu’il se considère, malgré sa perte de pouvoir, comme “garant du temps long”, chargé “de protéger tout ce qui fait le patrimoine, la fierté et le rayonnement du pays”, plaide son entourage, qui n’hésite pas à élargir son “domaine réservé” au gré de l’actualité.”Ce n’est pas son domaine”, grince pourtant un membre du gouvernement. “Il s’achète des points de popularité à bon compte.”

La Colombie envoie deux avions aux Etats-Unis pour rapatrier des concitoyens expulsés

La Colombie a annoncé lundi le décollage de deux avions militaires aux Etats-Unis pour rapatrier des migrants colombiensexpulsés par les autorités américaines, au lendemain d’un bras de fer à ce sujet entre les deux pays.Les deux avions ont décollé de Bogota (centre) en direction de la ville américaine de San Diego (sud-ouest) et celle de Houston (sud), a annoncé l’armée de l’air colombienne sur X.”Au petit matin, nos concitoyens arriveront sur le territoire colombien. Ils seront transportés par notre aviation et arriveront sans être menottés”, a déclaré le président colombien de gauche Gustavo Petro.Son homologue américain Donald Trump a fait valoir lundi que “l’Amérique (était) à nouveau respectée”. “Comme vous l’avez vu hier, nous avons clairement dit à tous les pays que (…) nous allons renvoyer les criminels, les étrangers illégaux qui viennent de (ces) pays”, a affirmé M. Trump.Si les Etats concernés s’y opposent, “ils paieront un prix économique très élevé et nous mettrons immédiatement en place des droits de douane massifs et d’autres sanctions”, a-t-il mis en garde.Donald Trump avait annoncé dimanche une série de sanctions contre la Colombie, avant de faire marche arrière au terme d’une spectaculaire escalade entre les deux pays, déclenchée par la décision de Bogota de refouler des avions militaires transportant des immigrés colombiens expulsés par les Etats-Unis, en raison d’inquiétudes pour leur “dignité”.Dimanche soir, Bogota a finalement déclaré que “l’impasse” avec les Etats-Unis était “surmontée” et Washington a levé sa menace d’imposer des droits de douane de 25% sur tous les biens colombiens entrant aux Etats-Unis, qui devaient être portés à 50% dans une semaine.Au Brésil voisin, c’est l’expulsion de 88 Brésiliens par les Etats-Unis qui a généré un bras de fer entre les deux pays. Le gouvernement brésilien s’est emporté samedi contre le “traitement dégradant” infligé aux migrants pendant leur voyage de rapatriement, ces derniers ayant été notamment menottés à bord de l’avion, qui a atterri vendredi à Manaus (nord).Le gouvernement brésilien a convoqué lundi le chargé d’affaires de l’ambassade américaine à Brasilia pour lui réclamer des explications.- Rendez-vous pour visa annulés -Après avoir suspendu ses sanctions douanières contre Bogota, Washington a assuré que le gouvernement colombien avait accepté toutes ses conditions sur le rapatriement de migrants, “y compris l’acceptation sans restriction de tous les étrangers illégaux de Colombie renvoyés des Etats-Unis, y compris à bord d’avions militaires américains, sans limitation ni délai”.”Nous étions au bord d’une situation très critique”, a reconnu lundi l’ambassadeur colombien à Washington, Daniel Garcia Peña, en expliquant qu’il y avait eu dimanche “des moments un peu tendus des deux côtés, mais (que) le canal de communication est toujours resté ouvert”.Les sanctions américaines relatives à la délivrance de visas doivent en revanche être maintenues “jusqu’à ce que le premier vol d’expulsés colombiens soit arrivé avec succès”, selon Washington.Lundi matin, devant l’ambassade des Etats-Unis à Bogota, des dizaines de personnes faisaient la queue pour demander des informations sur leurs rendez-vous pour obtenir un visa, annulés la veille pour certains.”Je ne sais pas quoi faire, je suis angoissée”, a déclaré à l’AFP Milena Gonzalez, une femme au foyer de 53 ans.Cristian Espinal, un étudiant venu de Medellin après l’annulation de son rendez-vous de visa, s’est dit frustré par le comportement “précipité et imprudent” de Gustavo Petro.Investi le 20 janvier, Donald Trump a promis de lancer “le plus grand programme d’expulsions de l’histoire américaine”. Depuis son retour au pouvoir, la Maison Blanche s’est targuée de l’arrestation de centaines de “migrants criminels illégaux”, soulignant qu’ils avaient été expulsés par avions militaires plutôt que civils, comme c’était le cas précédemment.Depuis l’investiture de Donald Trump, les Etats-Unis ont effectué des expulsions vers la Colombie, le Guatemala, le Brésil et le Mexique.Lundi, le Mexique a indiqué avoir accueilli 4.000 migrants expulsés des Etats-Unis depuis le 20 janvier, et ne pas avoir noté de “hausse substantielle” par rapport aux 190.000 Mexicains expulsés des Etats-Unis entre janvier et novembre 2024 (environ 17.000 par mois).

La Colombie envoie deux avions aux Etats-Unis pour rapatrier des concitoyens expulsés

La Colombie a annoncé lundi le décollage de deux avions militaires aux Etats-Unis pour rapatrier des migrants colombiensexpulsés par les autorités américaines, au lendemain d’un bras de fer à ce sujet entre les deux pays.Les deux avions ont décollé de Bogota (centre) en direction de la ville américaine de San Diego (sud-ouest) et celle de …

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Foot: Le club saoudien d’Al-Hilal a résilié le contrat de Neymar

Un an et demi et puis s’en va. Le club saoudien d’Al-Hilal a annoncé lundi soir avoir résilié le contrat de Neymar, ouvrant la voie à son retour dans le championnat brésilien.”Al Hilal et Neymar sont convenus de résilier leur relation contractuelle d’un commun accord”, a annoncé le club dans un message diffusé sur son compte X en anglais.”Le club exprime sa gratitude et sa reconnaissance envers Neymar pour ce qu’il a apporté tout au long de son passage à Al-Hilal et lui souhaite du succès dans sa carrière”, poursuit-il.Après six années au Paris Saint-Germain, Neymar, qui aura 33 ans le 5 février, s’était engagé en août 2023 avec Al-Hilal accompagné d’un contrat en or estimé à plus de 100 millions d’euros par saison.Mais le meilleur buteur de l’histoire de la sélection brésilienne (79 buts en 127 matches) a très peu joué en Saudi League: il n’a disputé en tout et pour tout que sept matches avec le club de Ryad, pour un total famélique d’un but et trois passes décisives.Sa première saison a été marquée par une grave blessure au ligament croisé du genou gauche subie en octobre 2023 lors d’un match avec la sélection brésilienne contre l’Uruguay.Il a rejoué pour la première fois en compétition officielle le 21 octobre dernier, entrant en jeu à la 77e minute contre Al-Aïn, aux Emirats arabes unis, en Ligue des champions asiatique.- Objectif Coupe du monde -Son retour avait été salué par la Confédération brésilienne du football (CBF). “Après 369 jours (d’absence), la CBF est heureuse de voir Neymar de retour sur le terrain (…) Il représente la magie du football brésilien et il captive des fans du monde entier.”Mais deux semaines plus tard, le N.10 brésilien s’est de nouveau blessé, cette fois à une cuisse, s’éloignant à nouveau des terrains pendant plusieurs semaines. “Il ne peut plus évoluer au niveau auquel nous sommes habitués. Les choses sont devenues difficiles pour lui, malheureusement”, estimait récemment l’entraîneur portugais d’Al-Hilal, Jorge Jesus.”Neymar reste un joueur exceptionnel, mais physiquement, il n’est pas prêt pour le championnat”, ajoutait-il dans une interview à a plateforme brésilienne Globo.D’après des médias brésiliens, l’attaquant passé par le FC Barcelone, désormais libre de tout contrat, pourrait faire son retour au Brésil, dans son club formateur de Santos.Son objectif désormais est de retrouver un niveau suffisant pour espérer disputer la Coupe du monde 2026 qui se tiendra aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada.”Je sais que c’est mon dernier Mondial, ma dernière chance. Je vais faire tout ce qui est possible”, a-t-l expliqué début janvier sur CNN.Le challenge est de taille. Neymar, présenté à ses débuts comme l’héritier du roi Pelé, a accumulé les succès sous le maillot du FC Barcelone avec Lionel Messi et Luis Suarez.Mais après son transfert record au PSG en 2017 (220 millions d’euros), il a multiplié les déboires, entre blessures et polémiques extra-sportives. Poussé vers la sortie en 2023 par la direction parisienne, en échec en Arabie saoudite, il va devoir se réinventer mais a peu de temps pour cela.

Foot: Le club saoudien d’Al-Hilal a résilié le contrat de Neymar

Un an et demi et puis s’en va. Le club saoudien d’Al-Hilal a annoncé lundi soir avoir résilié le contrat de Neymar, ouvrant la voie à son retour dans le championnat brésilien.”Al Hilal et Neymar sont convenus de résilier leur relation contractuelle d’un commun accord”, a annoncé le club dans un message diffusé sur son compte X en anglais.”Le club exprime sa gratitude et sa reconnaissance envers Neymar pour ce qu’il a apporté tout au long de son passage à Al-Hilal et lui souhaite du succès dans sa carrière”, poursuit-il.Après six années au Paris Saint-Germain, Neymar, qui aura 33 ans le 5 février, s’était engagé en août 2023 avec Al-Hilal accompagné d’un contrat en or estimé à plus de 100 millions d’euros par saison.Mais le meilleur buteur de l’histoire de la sélection brésilienne (79 buts en 127 matches) a très peu joué en Saudi League: il n’a disputé en tout et pour tout que sept matches avec le club de Ryad, pour un total famélique d’un but et trois passes décisives.Sa première saison a été marquée par une grave blessure au ligament croisé du genou gauche subie en octobre 2023 lors d’un match avec la sélection brésilienne contre l’Uruguay.Il a rejoué pour la première fois en compétition officielle le 21 octobre dernier, entrant en jeu à la 77e minute contre Al-Aïn, aux Emirats arabes unis, en Ligue des champions asiatique.- Objectif Coupe du monde -Son retour avait été salué par la Confédération brésilienne du football (CBF). “Après 369 jours (d’absence), la CBF est heureuse de voir Neymar de retour sur le terrain (…) Il représente la magie du football brésilien et il captive des fans du monde entier.”Mais deux semaines plus tard, le N.10 brésilien s’est de nouveau blessé, cette fois à une cuisse, s’éloignant à nouveau des terrains pendant plusieurs semaines. “Il ne peut plus évoluer au niveau auquel nous sommes habitués. Les choses sont devenues difficiles pour lui, malheureusement”, estimait récemment l’entraîneur portugais d’Al-Hilal, Jorge Jesus.”Neymar reste un joueur exceptionnel, mais physiquement, il n’est pas prêt pour le championnat”, ajoutait-il dans une interview à a plateforme brésilienne Globo.D’après des médias brésiliens, l’attaquant passé par le FC Barcelone, désormais libre de tout contrat, pourrait faire son retour au Brésil, dans son club formateur de Santos.Son objectif désormais est de retrouver un niveau suffisant pour espérer disputer la Coupe du monde 2026 qui se tiendra aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada.”Je sais que c’est mon dernier Mondial, ma dernière chance. Je vais faire tout ce qui est possible”, a-t-l expliqué début janvier sur CNN.Le challenge est de taille. Neymar, présenté à ses débuts comme l’héritier du roi Pelé, a accumulé les succès sous le maillot du FC Barcelone avec Lionel Messi et Luis Suarez.Mais après son transfert record au PSG en 2017 (220 millions d’euros), il a multiplié les déboires, entre blessures et polémiques extra-sportives. Poussé vers la sortie en 2023 par la direction parisienne, en échec en Arabie saoudite, il va devoir se réinventer mais a peu de temps pour cela.