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Royaume-Uni: des militants écologistes contestent en appel leurs peines de prison

Seize militants de l’organisation écologiste Just Stop Oil ont contesté mercredi devant la Cour d’appel de Londres les peines de prison auxquelles ils ont été condamnés pour des actions qui, selon leur avocat, étaient “dans l’intérêt des générations futures”.Ce procès en appel, prévu jusqu’à jeudi et suivi de près par les organisations de défense du climat, a débuté le jour où deux autres membres de l’organisation, accusés d’avoir endommagé le site préhistorique de Stonehenge, ont plaidé non coupable.Les 16 militants ont été condamnés en 2024 en première instance à des peines comprises entre 15 mois et cinq ans de prison ferme. En cause: plusieurs opérations, parmi lesquelles un blocage d’autoroute et un jet de soupe sur “Les Tournesols” de Van Gogh à Londres, organisées pour dénoncer l’inaction politique face au changement climatique.Ces peines “sont les plus élevées de leur genre dans l’histoire moderne du Royaume-Uni”, a affirmé l’un de leurs avocats, Danny Friedman, soulignant que certains militants n’avaient jamais été condamnés auparavant.- “Sacrifice” -“Ce qu’ils ont fait dans le cadre d’une action collective, non-violente, que cela plaise ou non, était dans l’intérêt de la population, de la planète et des générations futures”, a-t-il poursuivi, et “ils l’ont fait par esprit de sacrifice”.Dans la matinée, des dizaines de personnes avaient déployé des banderoles “Protégez le droit de manifester” ou “Libérez les prisonniers politiques” devant le tribunal. D’autres étaient assis en silence, tenant devant eux les portraits des militants incarcérés.Ces derniers ont suivi les débats par liaison vidéo depuis leurs prisons.Les ONG Greenpeace et Friends of the Earth, qui dénoncent une répression croissante à l’encontre des militants écologistes, se sont associées à ce recours qui aura, selon elles, “des implications considérables sur l’avenir des manifestations pacifiques”.La coalition d’organisations écologistes et propalestiniennes “Free Political Prisoners” prévoit de mobiliser jeudi des centaines de personnes pour bloquer la route devant la Cour d’appel, dans le centre de la capitale, où la police a d’ores et déjà annoncé déployer des agents.Mercredi, deux autres militants de Just Stop Oil, Rajan Naidu, 74 ans, et Niamh Lynch, 22 ans, ont plaidé non coupable d’avoir “endommagé” les monolithes protégés de Stonehenge, dans le sud de l’Angleterre, qu’ils ont aspergé de peinture orange en juin.Ils ont été libérés sous caution, et un procès a été fixé au 19 septembre au tribunal de Winchester.Just Stop Oil est connu pour ses actions aussi spectaculaires que critiquées dans des musées, lors de compétitions sportives ou de spectacles. Le groupe exhorte le gouvernement à cesser l’exploitation des énergies fossiles d’ici à 2030.Deux militants ont également été inculpés mercredi pour “intrusion aggravée” sur la scène d’une pièce de Shakespeare, jouée lundi à Londres avec l’actrice américaine Sigourney Weaver, a annoncé la police.- “Fanatique” -En juillet, cinq membres de ce groupe, dont Roger Hallam, son cofondateur, avaient été condamnés à des peines allant de quatre à cinq ans d’emprisonnement pour avoir planifié, lors d’une réunion en ligne, une action de blocage de l’autoroute M25 autour de Londres.”Chacun d’entre vous a franchi, il y a quelques temps, la ligne qui sépare le militant du fanatique”, avait affirmé à l’époque le juge Christopher Hehir.ONG et militants britanniques s’étaient inquiétés d’un recul de la liberté de manifester suite à ces peines.Michel Forst, rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement, avait ainsi estimé qu’il s’agissait d’un “jour sombre pour les manifestations pacifiques” en faveur du climat et l’exercice des “libertés fondamentales”.L’alliance mondiale d’organisations de la société civile Civicus, qui évalue l’état des libertés civiles dans différents pays, juge que leur exercice est “entravé” au Royaume-Uni depuis 2023, à l’instar de la Hongrie ou l’Afrique du Sud.Les précédents gouvernements conservateurs ont voté une série de lois pour dissuader et punir plus sévèrement les actions coup de poing des militants écologistes. Une infraction pour “complot en vue de causer des nuisances publiques” a ainsi été créée en 2022, prévoyant jusqu’à dix ans d’emprisonnement, ce qui représente un véritable “permis pour rallonger les peines de prison”, selon l’avocat Danny Friedman.

En Asie, plus d’un milliard de personnes fêtent l’année du Serpent

Danse du lion, repas, balade en famille et prière dans les temples: de Pékin à Bangkok, plus d’un milliard de personnes en Asie célèbrent mercredi le Nouvel An lunaire et l’entrée dans l’année du Serpent.Les Chinois bénéficient de huit jours consécutifs de congés. L’occasion de partager de copieux déjeuners, d’assister à des spectacles traditionnels ou de faire exploser des pétards pour chasser les mauvais esprits.Les gares et les aéroports du pays étaient bondés ces derniers jours, des centaines de millions de personnes rentrant passer les vacances avec leurs proches, une migration qui pourrait atteindre des niveaux record cette année.A Pékin, des habitants ont bravé les températures glaciales, jusqu’à -10°C, pour se rendre dans les parcs et les temples afin de faire leurs adieux à l’année du Dragon, assister à des danses ou prier.Les rues, centres commerciaux et maisons se sont recouverts de décorations rouges festives, symboles de bonheur et prospérité, dans de nombreux endroits d’Asie de l’Est et du Sud-Est, notamment en Corée du Sud, à Singapour, au Vietnam et en Thaïlande.Au Vietnam, les familles se sont retrouvées pour rendre hommage à leurs ancêtres sous forme d’offrandes traditionnelles de bananes, même si certaines ont dû chercher des alternatives en raison d’une flambée des prix liée au dévastateur typhon Yagi l’an dernier.”Je ne voulais pas dépenser 25 dollars pour quelques bananes vertes qui coûtent deux fois moins cher en temps normal”, a commenté Le Thi Hong Mai auprès de l’AFP. “Cela ne fait rien aux ancêtres s’ils n’ont pas des bananes vertes”, a-t-elle commenté.A Taïwan, des personnes de tous âges se pressaient mercredi dans les temples pour se recueillir et faire des offrandes de fruits, de biscuits et de noix.”Le premier jour du Nouvel An lunaire, notre tradition c’est d’aller dans un temple et de prier pour que la chance soit meilleure cette année”, déclare à l’AFP Chen Ching-yuan, 36 ans, venue au temple Longshan de Taipei avec sa mère. “Ce n’est pas nécessaire de demander quelque chose de spécifique. Il suffit de souhaiter une année sans heurts, paisible, sûre et en bonne santé”, résume-t-elle.- Enveloppes rouges -A Bangkok, des foules d’habitants et touristes se pressaient au Wat Mangkon Kamalawat, le temple bouddhiste chinois le plus vénéré de la capitale thaïlandaise.Construit en 1871 par des immigrants venus du sud de la Chine, il reste un lieu de culte essentiel pour la communauté chinoise de Thaïlande.”Je suis venue ici pour me recueillir et j’espère conjurer le mauvais sort”, explique à l’AFP Nawarat Yaowanin, 42 ans.Dans les capitales philippine et indonésienne, Manille et Jakarta, des foules ont également envahi les rues pour assister à des spectacles de danse du lion.Les fêtes sont également l’occasion pour les parents ou les grand-parents de distribuer à leurs enfants non mariés de l’argent. Il est généralement glissé dans des “enveloppes rouges”, mais aussi, modernité oblige, envoyé directement sur leurs smartphones.Durant la traditionnelle période de 40 jours qui s’étend avant, pendant et après les fêtes, quelque 9 milliards de trajets inter-régionaux, tous transports confondus, devraient être effectués en Chine, selon les médias officiels.Le nombre de voyages en train et avion devrait “atteindre des niveaux record” cette année, a précisé l’agence officielle Chine nouvelle. Le ministère chinois des Transports a indiqué s’attendre durant cette période à 510 millions de trajets en train et 90 millions en avion.- Depuis l’espace -En Corée du Sud, d’importantes chutes de neige ont perturbé cette semaine la circulation des trains, avions et bus, pris d’assaut par des gens rentrant dans leurs familles.Des images diffusées par les médias sud-coréens ont montré des véhicules couverts de neige bloqués sur les principaux axes routiers du pays.L’opérateur de l’aéroport international d’Incheon, plus grand aéroport de Séoul, a annoncé qu’environ 2,14 millions de passagers, soit une moyenne de quelque 214.000 par jour, devraient prendre un vol international entre le 24 janvier et le 2 février.”Ce devrait être le nombre moyen de passagers quotidien le plus élevé durant des vacances du Nouvel An lunaire depuis l’ouverture de l’aéroport” en 2001, a-t-il indiqué.Les festivités se sont même étendues… à l’espace: les astronautes chinois Cai Xuzhe, Song Lingdong et Wang Haoze ont envoyé leurs voeux depuis la station spatiale Tiangong, en orbite autour de la Terre.Une vidéo publiée par l’agence spatiale chinoise CMSA les montre vêtus d’une combinaison bleue avec des motifs traditionnels de nuages rouges, tenant deux morceaux de papier découpé représentant le caractère chinois “fu” – symbole de bonne fortune.”En cette nouvelle année, que tous vos rêves se réalisent!”, a déclaré Wang Haoze en formant un coeur au-dessus de sa tête.burs-je/ehl/pz/cm/lpt

En Asie, plus d’un milliard de personnes fêtent l’année du Serpent

Danse du lion, repas, balade en famille et prière dans les temples: de Pékin à Bangkok, plus d’un milliard de personnes en Asie célèbrent mercredi le Nouvel An lunaire et l’entrée dans l’année du Serpent.Les Chinois bénéficient de huit jours consécutifs de congés. L’occasion de partager de copieux déjeuners, d’assister à des spectacles traditionnels ou de …

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En Asie, plus d’un milliard de personnes fêtent l’année du Serpent

Danse du lion, repas, balade en famille et prière dans les temples: de Pékin à Bangkok, plus d’un milliard de personnes en Asie célèbrent mercredi le Nouvel An lunaire et l’entrée dans l’année du Serpent.Les Chinois bénéficient de huit jours consécutifs de congés. L’occasion de partager de copieux déjeuners, d’assister à des spectacles traditionnels ou de faire exploser des pétards pour chasser les mauvais esprits.Les gares et les aéroports du pays étaient bondés ces derniers jours, des centaines de millions de personnes rentrant passer les vacances avec leurs proches, une migration qui pourrait atteindre des niveaux record cette année.A Pékin, des habitants ont bravé les températures glaciales, jusqu’à -10°C, pour se rendre dans les parcs et les temples afin de faire leurs adieux à l’année du Dragon, assister à des danses ou prier.Les rues, centres commerciaux et maisons se sont recouverts de décorations rouges festives, symboles de bonheur et prospérité, dans de nombreux endroits d’Asie de l’Est et du Sud-Est, notamment en Corée du Sud, à Singapour, au Vietnam et en Thaïlande.Au Vietnam, les familles se sont retrouvées pour rendre hommage à leurs ancêtres sous forme d’offrandes traditionnelles de bananes, même si certaines ont dû chercher des alternatives en raison d’une flambée des prix liée au dévastateur typhon Yagi l’an dernier.”Je ne voulais pas dépenser 25 dollars pour quelques bananes vertes qui coûtent deux fois moins cher en temps normal”, a commenté Le Thi Hong Mai auprès de l’AFP. “Cela ne fait rien aux ancêtres s’ils n’ont pas des bananes vertes”, a-t-elle commenté.A Taïwan, des personnes de tous âges se pressaient mercredi dans les temples pour se recueillir et faire des offrandes de fruits, de biscuits et de noix.”Le premier jour du Nouvel An lunaire, notre tradition c’est d’aller dans un temple et de prier pour que la chance soit meilleure cette année”, déclare à l’AFP Chen Ching-yuan, 36 ans, venue au temple Longshan de Taipei avec sa mère. “Ce n’est pas nécessaire de demander quelque chose de spécifique. Il suffit de souhaiter une année sans heurts, paisible, sûre et en bonne santé”, résume-t-elle.- Enveloppes rouges -A Bangkok, des foules d’habitants et touristes se pressaient au Wat Mangkon Kamalawat, le temple bouddhiste chinois le plus vénéré de la capitale thaïlandaise.Construit en 1871 par des immigrants venus du sud de la Chine, il reste un lieu de culte essentiel pour la communauté chinoise de Thaïlande.”Je suis venue ici pour me recueillir et j’espère conjurer le mauvais sort”, explique à l’AFP Nawarat Yaowanin, 42 ans.Dans les capitales philippine et indonésienne, Manille et Jakarta, des foules ont également envahi les rues pour assister à des spectacles de danse du lion.Les fêtes sont également l’occasion pour les parents ou les grand-parents de distribuer à leurs enfants non mariés de l’argent. Il est généralement glissé dans des “enveloppes rouges”, mais aussi, modernité oblige, envoyé directement sur leurs smartphones.Durant la traditionnelle période de 40 jours qui s’étend avant, pendant et après les fêtes, quelque 9 milliards de trajets inter-régionaux, tous transports confondus, devraient être effectués en Chine, selon les médias officiels.Le nombre de voyages en train et avion devrait “atteindre des niveaux record” cette année, a précisé l’agence officielle Chine nouvelle. Le ministère chinois des Transports a indiqué s’attendre durant cette période à 510 millions de trajets en train et 90 millions en avion.- Depuis l’espace -En Corée du Sud, d’importantes chutes de neige ont perturbé cette semaine la circulation des trains, avions et bus, pris d’assaut par des gens rentrant dans leurs familles.Des images diffusées par les médias sud-coréens ont montré des véhicules couverts de neige bloqués sur les principaux axes routiers du pays.L’opérateur de l’aéroport international d’Incheon, plus grand aéroport de Séoul, a annoncé qu’environ 2,14 millions de passagers, soit une moyenne de quelque 214.000 par jour, devraient prendre un vol international entre le 24 janvier et le 2 février.”Ce devrait être le nombre moyen de passagers quotidien le plus élevé durant des vacances du Nouvel An lunaire depuis l’ouverture de l’aéroport” en 2001, a-t-il indiqué.Les festivités se sont même étendues… à l’espace: les astronautes chinois Cai Xuzhe, Song Lingdong et Wang Haoze ont envoyé leurs voeux depuis la station spatiale Tiangong, en orbite autour de la Terre.Une vidéo publiée par l’agence spatiale chinoise CMSA les montre vêtus d’une combinaison bleue avec des motifs traditionnels de nuages rouges, tenant deux morceaux de papier découpé représentant le caractère chinois “fu” – symbole de bonne fortune.”En cette nouvelle année, que tous vos rêves se réalisent!”, a déclaré Wang Haoze en formant un coeur au-dessus de sa tête.burs-je/ehl/pz/cm/lpt

“Monte-Cristo” devance “L’Amour ouf” puis “Emilia Perez” en tête des nominations aux César

Deux grands succès populaires et une comédie musicale hors-norme à l’aura internationale: “Le comte de Monte-Cristo”, “L’Amour ouf” puis “Emilia Perez” sont en tête des nominations aux César, annoncées mercredi.Avec 14 nominations, “Le comte de Monte-Cristo” fait la course en pole position à un mois de la 50e cérémonie des César, après avoir ravi 9,4 millions de spectateurs en salles (le deuxième plus gros succès de l’année).Pierre Niney, qui reprend ce grand rôle écrit par Alexandre Dumas et qui a déjà été couronné d’un César en 2015 pour “Yves Saint Laurent”, fait figure de candidat très sérieux dans la catégorie du meilleur acteur.Il sera en concurrence avec François Civil, nommé pour “L’Amour ouf” de Gilles Lellouche, qui a fait un carton auprès du public adolescent et récolte 13 nominations. Sa partenaire de jeu Adèle Exarchopoulos est nommée comme meilleure actrice, onze ans après “La vie d’Adèle”.Dans un mouchoir de poche, “Emilia Perez”, de Jacques Audiard, récolte 12 nominations. Feu d’artifice visuel et auditif, cette comédie musicale en espagnol sur la transition de genre d’un narcotrafiquant mexicain poursuit son parcours hors du commun.Le film a battu aux Etats-Unis le record, pour une œuvre non anglophone, de 13 nominations aux Oscars. Il avait reçu à Cannes le prix du jury et un prix d’interprétation collectif pour ses actrices, Selena Gomez, Zoe Saldaña, Adriana Paz et surtout la principale, Karla Sofia Gascon.Un César pour cette dernière, nommée comme Zoe Saldaña dans la catégorie meilleure actrice, serait un symbole pour celle qui a essuyé des campagnes de haine liées à sa transidentité.Un an après le sacre de Justine Triet pour “Anatomie d’une chute”, aucune cinéaste n’est en lice pour le trophée de la meilleure réalisation. Jacques Audiard, 72 ans et déjà dix César à son actif (“Un prophète”, “De battre mon cœur s’est arrêté”…) est l’un des favoris pour lui succéder.La réalisatrice Coralie Fargeat, l’autre Française des Oscars cette année avec “The Substance”, est ici nommée dans la catégorie “meilleur film étranger”, son film avec Demi Moore étant financé en majorité par des Anglo-saxons.- Une seule nomination pour Artus -Les nominations de “L’Amour ouf” (4,9 millions de spectateurs, troisième succès français de l’année) et de “Monte-Cristo” devraient tordre le cou à la réputation de l’Académie d’être déconnectée du public.Même si le plus gros carton de 2024 avec 10,8 millions de spectateurs, “Un p’tit truc en plus” d’Artus et sa troupe d’acteurs porteurs de handicap, ne récolte qu’une nomination, meilleur premier film.”C’est complètement fou, la belle aventure continue”, s’est réjoui le réalisateur et comédien sur Instagram.Derrière les favoris, deux longs-métrages sortent leur épingle du jeu, en lice pour le César du meilleur film et sept autres prix: “Miséricorde”, un film d’auteur plus confidentiel d’Alain Guiraudie, et “L’Histoire de Souleymane”, de Boris Lojkine, l’odyssée parisienne d’un livreur sans-papiers.Un prix pour ce film lancerait un message, à l’heure où le gouvernement entend réduire drastiquement l’immigration. Tout comme une statuette de la révélation masculine pour son acteur Abou Sangaré, qui vient d’obtenir un titre de séjour.Les nominations ont fait un autre heureux, le Festival de Cannes, qui conforte sa position de premier rendez-vous mondial du 7e art: les films qui y ont commencé leur carrière en mai battent un record cette année avec un total de 28 nominations aux Golden Globes, 31 aux Oscars et 83 aux César.Aux César, les 4.951 membres de l’Académie, qui s’approche désormais de la parité (45% de femmes), ont désormais un mois pour élire leurs favoris, avant la remise des prix sur la scène de l’Olympia, à Paris, le 28 février.Avec une saveur particulière: les César soufflent leur 50e bougie et ont offert la présidence à la reine des actrices tricolores, Catherine Deneuve. A la présentation, Canal+, qui retransmet la soirée en clair, mise sur l’humour, avec Jean-Pascal Zadi, accompagné d’une brochette de personnalités.La star américaine Julia Roberts et le réalisateur franco-grec Costa-Gavras doivent recevoir un César d’honneur. 

Cuba: les familles de prisonniers dans l’incertitude après l’interruption des remises en liberté

Tiraillées entre espoir et incertitude, des familles de prisonniers politiques à Cuba craignent de voir s’évanouir la promesse du gouvernement de remettre en liberté 553 personnes, après la décision de Donald Trump de réintroduire l’île sur la liste américaine des soutiens du terrorisme.”Nous ne pouvons pas perdre espoir parce que je ne peux pas imaginer que mon fils va rester en prison pendant dix ans en étant innocent”, confie à l’AFP Liset Fonseca, la mère de Roberto Perez Fonseca, arrêté pour avoir participé aux manifestations antigouvernementales du 11 juillet 2021 à San José de las Lajas, à 30 kilomètres de La Havane. Cette mère cubaine espère que le gouvernement va tenir son engagement de libérer 553 prisonniers condamnés pour “divers délits”, comme il l’a annoncé le 14 janvier dans le cadre d’un accord avec le Vatican, et dans la foulée du retrait de l’île de la liste noire américaine par l’ex-président Joe Biden (2021-2025).Cependant la réinscription du pays sur cette liste moins d’une semaine plus tard par le nouveau locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, a fait l’effet d’une douche froide pour ces familles.Les ONG de défense des droits humains ont depuis constaté l’interruption des remises en liberté par les autorités cubaines.”Les remises en liberté n’ont pas repris”, a déclaré cette semaine à l’AFP Camila Rodriguez, directrice de l’ONG Justicia 11J, basée à Mexico.La plateforme “Todos”, qui compile des informations de plusieurs ONG, a comptabilisé depuis le début de processus 192 remises en liberté, dont celles des dissidents José Daniel Ferrer et Felix Navarro. Les autorités, qui n’ont pas communiqué de calendrier ni de listes des personnes bénéficiaires, se sont bornées à indiquer deux jours après le début du processus que 127 personnes étaient sorties de prison. Felix Navarro, 71 ans, remis en liberté conditionnelle le 18 janvier, attend que sa fille Sayli, 38 ans, soit désormais libérée. Le père et la fille ont été arrêtés le 12 juillet 2021, alors qu’ils tentaient d’en savoir plus auprès de la police sur le sort de manifestants. Ils ont été condamnés respectivement à neuf et huit ans de prison.- “Loterie” -Depuis son domicile à Matanzas (centre), le dissident estime que si les remises en liberté ont été décidées dans le cadre d’un accord avec le Vatican et non “avec Biden”, ni “avec Trump”, elles doivent se poursuivre. Pour lui, le gouvernement agit comme en 2010 et 2011, lorsque 75 dissidents, emprisonnés puis condamnés lors de la vague répressive dite du “Printemps noir” en 2003, ont été libérés par vagues successives.Lui-même et José Daniel Ferrer ont été les deux derniers à être libérés en 2011. “J’ai la foi qu’ils vont la libérer un jour”, ajoute-t-il, en référence à sa fille. Felix Navarro, Sayli Navarro, José Daniel Ferrer et Roberto Perez Fonseca ont été déclarés “prisonniers d’opinion” par Amnesty international, de même que Luis Manuel Otero Alcantara, artiste plasticien et militant, toujours emprisonné à Guanajay, une prison de la province d’Artemisa (ouest), non loin de La Havane. Arrêté le 11 juillet 2021, au moment où il tentait de rejoindre les manifestations antigouvernementales, ce dernier purge une peine de cinq ans de prison.”L’incertitude n’en finit pas, et l’espoir non plus. Les deux choses cohabiteront jusqu’à ce qu’il soit libéré”, a déclaré à l’AFP Yanelys Nuñez, commissaire d’exposition et amie de l’artiste.Selon les chiffres officiels, quelque 500 manifestants du 11 juillet 2021 ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 25 ans de prison. Certains ont été libérés après avoir purgé leurs peines. Les ONG de défense des droits humains et l’ambassade des États-Unis sur l’île estiment le nombre total de prisonniers politiques à un millier. Le gouvernement cubain nie l’existence de prisonniers politiques et accuse les opposants d’être des “mercenaires” à la solde des Etats-Unis. Pour Yanelys Nuñez, les familles et amis “espèrent que leur proche soit l’un de ceux qui sortiront de cette loterie hasardeuse”.

Cuba: les familles de prisonniers dans l’incertitude après l’interruption des remises en liberté

Tiraillées entre espoir et incertitude, des familles de prisonniers politiques à Cuba craignent de voir s’évanouir la promesse du gouvernement de remettre en liberté 553 personnes, après la décision de Donald Trump de réintroduire l’île sur la liste américaine des soutiens du terrorisme.”Nous ne pouvons pas perdre espoir parce que je ne peux pas imaginer …

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RDC: Goma sous la coupe du M23, Tshisekedi va s’exprimer

Le groupe armé antigouvernemental M23 et les troupes rwandaises contrôlent mercredi la quasi-totalité de Goma, grande ville de l’est de la République démocratique du Congo, alors que le président Félix Tshisekedi doit s’adresser à la nation avant la fin de la journée.Dans le centre de Goma, coincée entre le lac Kivu et la frontière du Rwanda, les habitants ont recommencé à circuler. “Aujourd’hui, on n’a pas peur. Le problème, c’est le manque d’eau, d’internet et de courant”, dit Jean de Dieu, un habitant joint par l’AFP au téléphone. “Il y a la faim à Goma. Il faut aller puiser l’eau au lac et nous sommes sans médicaments”, renchérit Kahindo Sifa. Les bombardements ont endommagé les infrastructures de la ville de plus d’un million d’habitants et presque autant de déplacés.Alors que la pression internationale s’accroît pour mettre fin à la crise, une nouvelle tentative diplomatique a échoué mercredi lorsque le président congolais Félix Tshisekedi a refusé de participer à une réunion, convoquée par le Kenya, avec son homologue rwandais Paul Kagame.Muré dans le silence depuis le début de l’offensive sur Goma, M. Tshisekedi doit s’adresser mercredi à la nation, selon la télévision nationale. Son gouvernement a dénoncé une “déclaration de guerre du Rwanda” et assuré vouloir “éviter le carnage”.- Corps gisants -Les derniers affrontements ont aggravé la crise humanitaire dans la région, convoitée pour ses ressources naturelles et secouée depuis trois décennies par les violences de groupes armés en partie soutenus par des pays voisins.Selon l’ONU, plus d’un demi-million de personnes ont été déplacées depuis début janvier par les combats. Les affrontements à Goma ont aussi fait plus de 100 morts et près d’un millier de blessés ces trois derniers jours, selon les hôpitaux. Dans les rues, beaucoup de corps gisent encore au sol, ont constaté des journalistes de l’AFP et des habitants. Des cartouches restent sur la chaussée. Une jeep des forces congolaises (FARDC) est abandonnée sur un trottoir près de ce qui était leur QG régional. L’aéroport et le siège du gouvernement provincial ont été pris. Nombre de soldats congolais ont fui ou été capturés au fil de ces deux jours de combats.Mercredi matin, une longue colonne de plusieurs centaines de soldats congolais et miliciens pro-Kinshasa, désarmés et bandeau blanc sur la tête, a été conduite vers le centre-ville, encadrée par des troupes du M23, selon une source sécuritaire.Des pillages se poursuivent, a constaté l’AFP. Seules forces désormais visibles dans les quartiers accessibles, des combattants du M23 et des soldats rwandais tirent parfois en l’air pour effrayer les foules avides.Le M23 avait affirmé dès dimanche avoir pris Goma, mais des combats se sont poursuivis jusqu’à mardi et on ignorait mercredi s’il contrôlait l’ensemble de la ville.Les cadres du M23 (“Mouvement du 23 mars”) ont convoqué un groupe de journalistes et doivent bientôt s’exprimer.   – Continuer d’avancer -Mardi, la crise a soudain atteint la capitale, Kinshasa, située à l’ouest, à l’autre bout de l’immense pays.Des manifestants en colère y ont attaqué plusieurs ambassades, dont celle du Rwanda, mais aussi de la France, de la Belgique et des États-Unis, pays critiqués pour leur inaction dans cette crise.Les États-Unis ont appelé leurs ressortissants à quitter la RDC, la Belgique a déconseillé d’y voyager et la compagnie aérienne Brussels Airlines a annulé sa desserte de Kinshasa mercredi. Dans la capitale, plus tendue qu’à l’accoutumée, les autorités ont suspendu les manifestations après de nouveaux appels à descendre dans la rue.Vincent Karega, ambassadeur itinérant du Rwanda pour la région des Grands lacs, a ajouté à la pression mercredi en déclarant que le M23 “va continuer” d’avancer dans l’est de la RDC, voire au-delà, et pourrait même aller prendre le pouvoir à Kinshasa.Le pape François a appelé mardi à tout faire pour arrêter les hostilités dans la région. Tout comme l’ONU, les États-Unis, la Chine, l’Union européenne et l’Angola, qui ont demandé au Rwanda de retirer ses troupes.Kinshasa accuse Kigali de vouloir mettre la main sur les nombreuses richesses naturelles de l’est de la RDC. Le Rwanda dément et dénonce la présence en RDC de groupes armés hostiles. La résurgence du M23 en 2021 a également été en partie nourrie par une autre rivalité stratégique, entre le Rwanda et l’Ouganda.Mi-décembre, une rencontre Tshisekedi-Kagame dans le cadre d’une médiation angolaise avait été annulée en dernière minute. M. Tshisekedi était venu mais pas M. Kagame. Le M23, qui contrôlait déjà de larges pans du Nord-Kivu, a ensuite continué d’avancer vers Goma.burx-cld/emd/mba