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Est de la RDC: Tshisekedi promet une “riposte” au M23 qui continue d’avancer

Face à la progression constante du groupe armé antigouvernemental M23 et des forces rwandaises dans l’est de la République démocratique du Congo, le président congolais refuse de s’avouer vaincu et a mis en garde sur un risque d’escalade “aux conséquences imprévisibles” dans la région.La prise de Goma par les deux alliés après une offensive éclair de quelques semaines, a suscité de nombreux appels à la fin des combats et au retrait des troupes rwandaises, de l’ONU aux  Etats-Unis, de la Chine à l’Union européenne ou l’Angola.  Peu avant minuit mercredi, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, resté silencieux depuis le début de l’offensive sur Goma, s’est adressé à la nation dans une allocution retransmise à la télévision nationale. Reconnaissant une “aggravation sans précédent de la situation sécuritaire” dans l’est, il a dit vouloir “rassurer” les Congolais.”Une riposte vigoureuse et coordonnée contre ces terroristes et leurs parrains est en cours”, a assuré le chef d’Etat, louant des forces armées congolaises en dépit de leurs revers quasi systématiques face au M23 et à ses alliés rwandais.Condamnant “le silence” et “l’inaction” de la communauté internationale face à “la barbarie du régime de Kigali”, il a mis en garde contre le risque d'”une escalade aux conséquences imprévisibles” dans la région des Grands Lacs.Pendant ce temps, le M23 a ouvert un nouveau front dans l’est de la RDC en s’emparant, selon des sources locales, des villages de Kiniezire et Mukwidja dans la province du Sud-Kivu, voisine de celle du Nord-Kivu dont Goma est la capitale. Avec cette nouvelle progression vers le sud, que ni l’armée congolaise ni le gouvernement de Kinshasa n’ont confirmée, la capitale provinciale de Bukavu et l’aérodrome non loin pourraient se retrouver menacés.L’ambassadeur itinérant du Rwanda pour la région des Grands lacs, Vincent Karega, a déclaré que le M23 allait “continuer” d’avancer dans l’est de la RDC, voire bien au delà, évoquant même une possible prise de pouvoir à Kinshasa, capitale située à l’autre bout de ce pays grand comme quatre fois la France.Mercredi toujours, à l’issue d’une réunion virtuelle convoquée par le Kenya, la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC) a “fermement exhorté” la RDC à “engager le dialogue” notamment avec le M23, ce que Kinshasa refuse. Le président rwandais Paul Kagame a participé à cette réunion. Félix Tshisekedi avait en revanche décliné l’invitation. Jusqu’à présent, les initiatives diplomatiques lancées pour tenter de régler le conflit qui dure depuis plus de trois ans n’ont rien donné.La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui a déployé fin 2023 une force de paix dans l’est de la RDC (SAMIRDC) pour épauler les forces congolaises face au M23, a annoncé jeudi matin qu’elle se réunirait vendredi dans la capitale zimbabwéenne Harare pour un sommet extraordinaire sur la situation “préoccupante” dans l’est de la RDC.- Kagame vise l’Afrique du Sud-L’est de la RDC, carrefour stratégique de la région des Grands Lacs aux confins du Rwanda et de l’Ouganda, est déchiré depuis des décennies par les violences de multiples groupes armés, exacerbées après le génocide de 1994 au Rwanda.Kinshasa accuse Kigali de vouloir y piller les nombreuses richesses naturelles. Le Rwanda dément, et dit vouloir y éradiquer certains groupes armés qui y sont installés et menacent selon lui sa sécurité en permanence, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), créé par d’anciens responsables hutu du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.De nombreux experts de la région jugent Kigali avant tout intéressé par la juteuse exploitation des minerais de la région, dont le tantale et l’étain utilisés dans les batteries et les équipements électroniques, ou l’or.Quelques heures après la déclaration de son homologue et ennemi congolais, le président rwandais Paul Kagame a lui aussi haussé le ton en visant l’Afrique du Sud, qui participe à la SAMIRDC et à la Monusco, la force onusienne de maintien de la paix, en appui de l’armée congolaise dans l’est de la RDC, et y a perdu 13 soldats dans les récents combats.La SAMIDRC “n’est pas une force de maintien de la paix, et n’a pas sa place dans cette situation”, a martelé M. Kagame dans un message publié sur X, car elle est “engagée dans des opérations de combat offensives pour aider le gouvernement de la RDC à lutter contre son propre peuple, en travaillant aux côtés de groupes armés génocidaires comme les FDLR qui ciblent le Rwanda”. “Si l’Afrique du Sud préfère la confrontation”, le Rwanda peut réagir “à tout moment” en prenant en compte ce “contexte”, a-t-il prévenu.Les combattants du M23 et leurs alliés rwandais sont entrés dans Goma dimanche soir. La ville, coincée entre le lac Kivu et la frontière avec le Rwanda, était déjà encerclée depuis plusieurs jours. Mais après des combats intenses, le calme est revenu mercredi.Les affrontements dans la ville ont fait plus de 100 morts et près d’un millier de blessés, avaient indiqué mardi des hôpitaux de la ville. Ils ont aggravé une crise humanitaire chronique dans la région où selon l’ONU, plus de 500.000 personnes ont été déplacées depuis début janvier.burx-cld/emd/sba

Déchets toxiques de la mafia: l’Italie condamnée par la CEDH

Après des décennies d’un énorme scandale sanitaire, l’Etat italien a été condamné jeudi par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour son inaction face aux dépôts de déchets toxiques par la mafia près de Naples.Les juges de Strasbourg ont reconnu la responsabilité de Rome face aux activités illégales d’enfouissement et d’incinération par la mafia de déchets dangereux ayant provoqué une recrudescence de cancers dans la population.”L’Etat italien n’a pas répondu à la gravité de la situation avec la diligence et la célérité requises, bien qu’il ait eu connaissance du problème depuis de nombreuses années”, écrit la Cour dans un communiqué.La CEDH a ainsi jugé l’Italie en violation de l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui garantit “le droit à la vie”. A l’unanimité, les juges ont donné deux ans à l’Italie pour “élaborer une stratégie exhaustive afin de répondre à la situation, mettre en place un mécanisme de contrôle indépendant et une plate-forme d’information publique”.La décision réjouit Antonella Mascia, l’une des avocates des requérants.”C’est un arrêt historique, très important, qui pousse à résoudre cet énorme problème”, déclare-t-elle à l’AFP. “Nous espérons que les autorités comprendront que cette décision (…) est une exhortation des autorités internationales à changer les choses. Nous espérons donc que d’ici deux ans tous ces projets restés jusqu’ici sur papier seront mis en œuvre de manière efficace.”- “Terre des feux” -Une zone comprise entre Naples et Caserte est surnommée “la terre des feux” en raison des nombreux sites illégaux où étaient brûlés à ciel ouvert des déchets industriels, souvent importés du nord de la péninsule.Cette région, qui compte près de trois millions d’habitants, affronte depuis des décennies une pollution aux métaux lourds, dioxines et particules fines contaminant le sol, l’eau et l’air.Encore aujourd’hui, des tas d’ordures s’empilent le long des routes et dans les champs contaminés, sur lesquels paissent pourtant encore paisiblement moutons, chèvres et brebis. Parmi les victimes, Miriam, 18 ans, qui vit avec les séquelles de sa maladie (baisse d’audition…).Le médulloblastome qui l’a frappé est une tumeur au cerveau qui frappe 1,5 enfant par million d’habitants, mais “à l’hôpital il y avait trois autres cas venant d’Acerra”, leur ville qui ne compte que 60.000 habitants, souligne sa mère, Antonietta Moccia, 61 ans.Aujourd’hui, elle attend l'”assainissement” du territoire et des dédommagements “pour aider d’autres familles” alors qu’elle-même jusqu’ici n’a “reçu aucune aide si ce n’est des parents et des amis”.- “De véritables monstres” -L’un des requérants, Alessandro Cannavacciuolo, qui vient d’une famille de bergers, a raconté à l’AFP comment il a été alerté au début des années 2000 par la naissance d'”agneaux difformes, à deux têtes, avec deux langues, des queues sur le côté”. “Nous n’avions plus des agneaux, mais de véritables monstres”.Lui aussi a perdu des parents et des amis, et la croisade de ce militant traquant et dénonçant les décharges illégales est éprouvante.”Nous sommes en guerre, celui qui élève la voix, celui qui pointe le doigt sur ces activités criminelles fait aujourd’hui l’objet de menaces”, note ce gaillard à la tignasse brune avant d’énumérer: “On a tiré sur nos voitures, on a tué nos animaux, on a reçu des lettres de menace…”En 1997, le Parlement avait été informé par un repenti de la mafia de l’existence, au moins à partir de 1988, de l’enfouissement des déchets dangereux à grande échelle, mais ce n’est qu’en 2013 qu’il a adopté un décret-loi délimitant la “terre des feux”.Depuis, une kyrielle de commissions d’enquête parlementaires se sont succédé, confirmant la passivité voire la complicité de l’administration, l’absence de contre-mesures, et l’impact sur la santé des résidents avec notamment une augmentation des cas de cancers et de malformations fœtales et néonatales.En 2018, la commission Hygiène et Santé du Sénat a estimé que l’activité de pollution criminelle et systématique générée, d’une part, par une chaîne de négligences, omissions et silences et, d’autre part, par l’absence totale de préparation à la prévention du phénomène de la part des autorités avait conduit à une véritable catastrophe écologique.La corrélation entre la pollution et les cancers a quant à elle été reconnue en 2021 par l’Institut supérieur de la santé.

Déchets toxiques de la mafia: l’Italie condamnée par la CEDH

Après des décennies d’un énorme scandale sanitaire, l’Etat italien a été condamné jeudi par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour son inaction face aux dépôts de déchets toxiques par la mafia près de Naples.Les juges de Strasbourg ont reconnu la responsabilité de Rome face aux activités illégales d’enfouissement et d’incinération par la …

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Collision aérienne à Washington: près d’une vingtaine de corps repêchés

Près d’une vingtaine de corps ont été repêchés jeudi matin dans le fleuve Potomac, selon des télévisions américaines, après la collision au-dessus de Washington entre un avion de ligne transportant 64 personnes, dont des patineurs américains et russes, et un hélicoptère militaire.Le chef des pompiers de la ville de Washington, John Donnelly, n’a pas paru espérer retrouver de survivants, et a indiqué à la presse que les 300 membres des secours d’urgence travaillaient dans des “conditions extrêmement difficiles”, de nuit et dans des eaux glaciales et boueuses.”On sera là aussi longtemps qu’il le faudra”, a assuré devant les journalistes la maire de Washington, Muriel Bowser, “les deux appareils sont dans l’eau”.”Au moins 18 corps ont été retrouvés”, a annoncé la chaîne CBS News, tandis que NBC évoquait “plus d’une douzaine” de corps repêchés après la pire catastrophe aérienne survenue aux Etats-Unis depuis plus d’une décennie.Le régulateur américain de l’aviation (FAA) a expliqué qu’un avion du constructeur Bombardier exploité par PSA, appartenant à American Airlines, était “entré en collision à altitude moyenne” avec un hélicoptère Sikorsky H-60 au moment de l’approche de l’aéroport Ronald-Reagan de la capitale américaine, mercredi soir.Dans un message sur sa plateforme Truth Social, le président américain Donald Trump a jugé que l’accident “aurait dû être évité”, si l’hélicoptère avait manœuvré, sous la direction des contrôleurs aériens, pour ne pas se trouver dans la “trajectoire d’approche parfaite” de l’avion, qui arrivait du Kansas.L’avion transportait 60 passagers et quatre membres d’équipage. Un responsable du Pentagone a précisé que trois militaires étaient à bord de l’hélicoptère. Il effectuait “un vol d’entraînement”, selon un message relayé sur les réseaux sociaux par le nouveau ministre de la Défense Pete Hegseth.Plusieurs membres de la communauté américaine de patinage artistique se trouvaient à bord de l’avion de ligne, ont rapporté jeudi les médias américains, tandis que Moscou confirmait la présence à bord de deux ex-patineurs russes et d’autres ressortissants russes.Les agences d’Etat Ria Novosti et Tass avaient auparavant annoncé que le couple de patineurs artistiques Evgenia Chichkova et Vadim Naumov, champions du monde 1994 devenus entraîneurs, se trouvait à bord.”D’autres de nos concitoyens s’y trouvaient aussi”, a précisé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, exprimant les condoléances de la Russie.Inna Volyanskaya, ancienne patineuse soviétique devenue entraîneuse aux Etats-Unis, était également parmi les passagers, selon TASS et Ria Novosti.”Nous sommes effondrés après cette tragédie indicible et nous gardons les familles des victimes tout près de nos cœurs”, a déclaré pour sa part l’instance dirigeante du patinage artistique américain, dans un communiqué cité par le Washington Post.- “Profond chagrin” -Les autorités américaines n’ont fourni aucun bilan à ce stade.La capitale fédérale est sans cesse survolée par des avions et hélicoptères à très basse altitude, avec son aéroport Ronald-Reagan au bord du Potomac, fleuve qui sépare la ville de l’Etat de Virginie à l’est.”Nos messages de soutien vont au président Trump et au peuple américain dans ce moment tragique”, a écrit le président urkainien Volodymyr Zelensky, dont les Etats-Unis sont un des plus proches alliés.Le patron d’American Airlines, Robert Isom, a exprimé dans une vidéo son “profond chagrin”.Une très vaste opération de recherche et de secours avec quelque 300 policiers, pompiers, et gardes-côtes est en cours dans les eaux glaciales et boueuses du Potomac, par une nuit noire.Au sujet des “conditions extrêmement difficiles” pour les secouristes, dont des plongeurs, John Donnelly a évoqué le “froid”, un “vent fort” et de “la glace” sur le Potomac, les températures ayant chuté fin janvier jusqu’à -12°C.Des hélicoptères survolent le fleuve, balayant les eaux avec des faisceaux lumineux. Autour de l’aéroport, des dizaines de gyrophares sont visibles depuis les rives du Potomac, à Washington et en Virginie, selon des journalistes de l’AFP.On voit aussi dans la nuit des dizaines de camions de pompiers dont certains avec des remorques tirant des canots pneumatiques à proximité de l’aéroport, dont les pistes sont au bord du fleuve.- “Lumière jaune” -Un témoin cité par CNN, Ari Schulman, a déclaré qu’il “pens(ait) avoir vu la collision”, avec une “lumière jaune très brillante” — ressemblant au flash d’une explosion — lorsqu’il roulait en voiture sur une voie rapide qui sillonne le long du Potomac, entre Washington et la Virginie.L’avion venait de Wichita, au Kansas, et devait atterrir à Washington à 21H00 mercredi (02H00 GMT jeudi). Une compétition de patinage artistique s’était tenue à Wichita jusqu’au 26 janvier, selon le site de la fédération américaine de ce sport.Tout près de la zone de l’accident, un Boeing 737-222 d’Air Florida avait percuté un pont enjambant le Potomac pendant une tempête de neige et s’y était abîmé, le 13 janvier 1982. L’accident avait fait 78 morts, dont quatre automobilistes qui se trouvaient sur le pont.burs-nr/ph/pt/pz

Collision aérienne à Washington: près d’une vingtaine de corps repêchés

Près d’une vingtaine de corps ont été repêchés jeudi matin dans le fleuve Potomac, selon des télévisions américaines, après la collision au-dessus de Washington entre un avion de ligne transportant 64 personnes, dont des patineurs américains et russes, et un hélicoptère militaire.Le chef des pompiers de la ville de Washington, John Donnelly, n’a pas paru espérer retrouver de survivants, et a indiqué à la presse que les 300 membres des secours d’urgence travaillaient dans des “conditions extrêmement difficiles”, de nuit et dans des eaux glaciales et boueuses.”On sera là aussi longtemps qu’il le faudra”, a assuré devant les journalistes la maire de Washington, Muriel Bowser, “les deux appareils sont dans l’eau”.”Au moins 18 corps ont été retrouvés”, a annoncé la chaîne CBS News, tandis que NBC évoquait “plus d’une douzaine” de corps repêchés après la pire catastrophe aérienne survenue aux Etats-Unis depuis plus d’une décennie.Le régulateur américain de l’aviation (FAA) a expliqué qu’un avion du constructeur Bombardier exploité par PSA, appartenant à American Airlines, était “entré en collision à altitude moyenne” avec un hélicoptère Sikorsky H-60 au moment de l’approche de l’aéroport Ronald-Reagan de la capitale américaine, mercredi soir.Dans un message sur sa plateforme Truth Social, le président américain Donald Trump a jugé que l’accident “aurait dû être évité”, si l’hélicoptère avait manœuvré, sous la direction des contrôleurs aériens, pour ne pas se trouver dans la “trajectoire d’approche parfaite” de l’avion, qui arrivait du Kansas.L’avion transportait 60 passagers et quatre membres d’équipage. Un responsable du Pentagone a précisé que trois militaires étaient à bord de l’hélicoptère. Il effectuait “un vol d’entraînement”, selon un message relayé sur les réseaux sociaux par le nouveau ministre de la Défense Pete Hegseth.Plusieurs membres de la communauté américaine de patinage artistique se trouvaient à bord de l’avion de ligne, ont rapporté jeudi les médias américains, tandis que Moscou confirmait la présence à bord de deux ex-patineurs russes et d’autres ressortissants russes.Les agences d’Etat Ria Novosti et Tass avaient auparavant annoncé que le couple de patineurs artistiques Evgenia Chichkova et Vadim Naumov, champions du monde 1994 devenus entraîneurs, se trouvait à bord.”D’autres de nos concitoyens s’y trouvaient aussi”, a précisé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, exprimant les condoléances de la Russie.Inna Volyanskaya, ancienne patineuse soviétique devenue entraîneuse aux Etats-Unis, était également parmi les passagers, selon TASS et Ria Novosti.”Nous sommes effondrés après cette tragédie indicible et nous gardons les familles des victimes tout près de nos cœurs”, a déclaré pour sa part l’instance dirigeante du patinage artistique américain, dans un communiqué cité par le Washington Post.- “Profond chagrin” -Les autorités américaines n’ont fourni aucun bilan à ce stade.La capitale fédérale est sans cesse survolée par des avions et hélicoptères à très basse altitude, avec son aéroport Ronald-Reagan au bord du Potomac, fleuve qui sépare la ville de l’Etat de Virginie à l’est.”Nos messages de soutien vont au président Trump et au peuple américain dans ce moment tragique”, a écrit le président urkainien Volodymyr Zelensky, dont les Etats-Unis sont un des plus proches alliés.Le patron d’American Airlines, Robert Isom, a exprimé dans une vidéo son “profond chagrin”.Une très vaste opération de recherche et de secours avec quelque 300 policiers, pompiers, et gardes-côtes est en cours dans les eaux glaciales et boueuses du Potomac, par une nuit noire.Au sujet des “conditions extrêmement difficiles” pour les secouristes, dont des plongeurs, John Donnelly a évoqué le “froid”, un “vent fort” et de “la glace” sur le Potomac, les températures ayant chuté fin janvier jusqu’à -12°C.Des hélicoptères survolent le fleuve, balayant les eaux avec des faisceaux lumineux. Autour de l’aéroport, des dizaines de gyrophares sont visibles depuis les rives du Potomac, à Washington et en Virginie, selon des journalistes de l’AFP.On voit aussi dans la nuit des dizaines de camions de pompiers dont certains avec des remorques tirant des canots pneumatiques à proximité de l’aéroport, dont les pistes sont au bord du fleuve.- “Lumière jaune” -Un témoin cité par CNN, Ari Schulman, a déclaré qu’il “pens(ait) avoir vu la collision”, avec une “lumière jaune très brillante” — ressemblant au flash d’une explosion — lorsqu’il roulait en voiture sur une voie rapide qui sillonne le long du Potomac, entre Washington et la Virginie.L’avion venait de Wichita, au Kansas, et devait atterrir à Washington à 21H00 mercredi (02H00 GMT jeudi). Une compétition de patinage artistique s’était tenue à Wichita jusqu’au 26 janvier, selon le site de la fédération américaine de ce sport.Tout près de la zone de l’accident, un Boeing 737-222 d’Air Florida avait percuté un pont enjambant le Potomac pendant une tempête de neige et s’y était abîmé, le 13 janvier 1982. L’accident avait fait 78 morts, dont quatre automobilistes qui se trouvaient sur le pont.burs-nr/ph/pt/pz

Collision aérienne à Washington: près d’une vingtaine de corps repêchés

Près d’une vingtaine de corps ont été repêchés jeudi matin dans le fleuve Potomac, selon des télévisions américaines, après la collision au-dessus de Washington entre un avion de ligne transportant 64 personnes, dont des patineurs américains et russes, et un hélicoptère militaire.Le chef des pompiers de la ville de Washington, John Donnelly, n’a pas paru …

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Une otage israélienne libérée lors du troisième échange dans le cadre de la trêve à Gaza

Une otage israélienne de 20 ans, la soldate Agam Berger, a été libérée jeudi après bientôt 16 mois de captivité à Gaza, lors du troisième échange d’otages contre des prisonniers palestiniens prévu par le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.Agam Berger, capturée le 7 octobre 2023 alors qu’elle faisait son service militaire près de la bande de Gaza, est arrivée en Israël dans la matinée, après avoir été remise par le mouvement islamiste palestinien à la Croix-Rouge à Jabalia, dans le nord du territoire, puis récupérée par l’armée.Une autre jeune femme, Arbel Yehud, une civile de 29 ans prise en otage le même jour au kibboutz Nir Oz avec la famille de son fiancé, ainsi qu’un Germano-Israélien de 80 ans, Gadi Moses, doivent eux aussi être libérés jeudi à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, par le Jihad islamique, un groupe armé allié du Hamas.Des centaines de personnes se sont rassemblées dans la ville dévastée, dans l’attente de ces libérations.Cinq Thaïlandais doivent également être remis en liberté dans la journée, en dehors du cadre de l’accord de trêve.Les trois otages israéliens seront échangés contre 110 Palestiniens détenus par Israël, incluant 32 condamnés à perpétuité, selon une ONG palestinienne. Les prisonniers libérés, dont 20 seront exilés, doivent arriver à Ramallah, en Cisjordanie occupée, à la mi-journée.Dans les ruines du camp de réfugiés de Jabalia, Agam Berger a été remise à la Croix-Rouge par des hommes du Hamas en uniforme noir, après avoir été exhibée sur un podium arborant des slogans tels que “Jabalia, cimetière de Givati”, en référence à une brigade de l’armée israélienne. Le visage fermé, la jeune femme a été contrainte de saluer la foule.Un drapeau palestinien long de plusieurs mètres était déroulé sur le squelette d’un immeuble de cinq étages dont il ne reste rien de la façade. Les voitures blanches ont ensuite quitté les lieux, entourées d’une foule de civils, selon des images tournées par l’AFP.  Au même moment, à Tel-Aviv, des manifestants portant des portraits des trois otages étaient rassemblés sur la “Place des otages” pour célébrer ces libérations, souriant, pleurant et s’embrassant.Un quatrième échange est prévu samedi, avec la libération de trois hommes, tous en vie, selon le calendrier annoncé mercredi par Israël.Mais le Hamas a averti que les libérations à venir pourraient être compromises, en accusant Israël de retarder l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza prévue par l’accord de trêve. Israël a démenti.- Remerciements -La famille d’Agam Berger a remercié jeudi “le peuple d’Israël” pour son soutien, comme l’avait fait la veille la famille de Gadi Moses, un agriculteur qui fut l’un des fondateurs du kibboutz Nir Oz et a perdu sa compagne dans l’attaque du Hamas.Le Jihad islamique a diffusé jeudi matin une brève vidéo de Gadi Moses et Abel Yehud, se donnant une accolade et souriant.Lundi déjà, le groupe armé avait diffusé des images d’Arbel Yehud, où elle apparaissait manifestement très éprouvée, vêtue d’un sweat-shirt à capuche. Elle déclinait son identité, la date du samedi 25 janvier et demandait au Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et au président américain, Donald Trump, de tout faire pour libérer les otages.Sept Israéliennes ont déjà été libérées, contre 290 Palestiniens, le 19 janvier, au premier jour de la trêve, puis le 25 janvier.L’accord de cessez-le-feu prévoit, durant une première phase de six semaines, la libération de 33 otages en échange d’environ 1.900 Palestiniens, mais les autorités israéliennes ont prévenu que ce premier groupe comprenait huit otages morts.Le cessez-le-feu a permis un afflux de l’aide internationale dans le territoire assiégé par Israël, où les besoins sont immenses.Répondant mercredi à des responsables du Hamas qui accusaient Israël de retarder l’entrée de l’aide, le Cogat, l’organe du ministère de la Défense israélien chargé des affaires civiles dans les Territoires palestiniens occupés, avait affirmé que “3.000 camions” étaient entrés à Gaza en moins de quatre jours.Alors que la quasi-totalité des 2,4 millions d’habitants du territoire ont été déplacés par la guerre, des centaines de milliers d’entre eux ont commencé depuis lundi à rentrer dans le nord, parcourant à pied des kilomètres au milieu des ruines.- “Pas de ciment, pas de tôles” -Mohammed Al-Faleh, un déplacé de 33 ans, raconte qu’il a retrouvé sa maison détruite. Pour abriter sa famille, il a construit à la hâte deux murs avec des débris.”Il n’y a pas de ciment, alors j’ai utilisé de la boue. Il n’y a pas de tôles, alors nous allons faire un toit en nylon”, a-t-il témoigné.Durant cette première phase de la trêve doivent être discutées les modalités de la deuxième phase, visant à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre.Si le calendrier se déroule comme prévu, la dernière étape portera sur la reconstruction de Gaza et la restitution des corps des derniers otages morts.La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque sans précédent lancée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.Sur 251 personnes enlevées, 87 sont toujours retenues en otages, dont au moins 34 sont mortes selon l’armée israélienne.L’offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait au moins 47.317 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.