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Suède: meurtre de l’homme ayant brûlé des exemplaires du Coran en 2023

Salwan Momika, qui avait déclenché des manifestations de colère dans des pays musulmans en 2023 en brûlant des exemplaires du Coran en Suède, a été tué par balles au sud-ouest de Stockholm dans la nuit de mercredi à jeudi.Cinq personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête ouverte pour le meurtre de cet homme …

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Huit otages à Gaza libérés lors du troisième échange prévu par la trêve

Trois otages israéliens et cinq Thaïlandais ont été libérés jeudi après bientôt 16 mois de captivité dans la bande de Gaza, lors du troisième échange d’otages contre des prisonniers palestiniens prévu par le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.A Khan Younès, dans le sud du territoire, des scènes de chaos ont accompagné la libération de deux des otages israéliens, dénoncées par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.”Je vois avec effroi les scènes choquantes de la libération de nos otages. C’est une preuve supplémentaire de la cruauté inimaginable de l’organisation terroriste Hamas”, a-t-il affirmé.Agam Berger, une soldate de 20 ans capturée le 7 octobre 2023 alors qu’elle faisait son service militaire près de la bande de Gaza, a été libérée la première par le mouvement islamiste palestinien à Jabalia, dans le nord du territoire, et remise à la Croix-Rouge avant de regagner Israël.Quelques heures plus tard, Arbel Yehud, une civile de 29 ans prise en otage lors de l’attaque du Hamas au kibboutz Nir Oz avec la famille de son fiancé, et un Germano-Israélien de 80 ans, Gadi Moses, ont à leur tour été libérés à Khan Younès par le Jihad islamique, un groupe allié du Hamas.Israël a également annoncé la libération de cinq otages thaïlandais, hors du cadre de l’accord de trêve.Les trois otages israéliens seront échangés contre 110 Palestiniens détenus par Israël, incluant 32 condamnés à perpétuité, selon une ONG palestinienne. Les prisonniers libérés, dont 20 seront exilés, étaient attendus à Ramallah, en Cisjordanie occupée.- Mise en scène -Dans les ruines du camp de réfugiés de Jabalia, les combattants en armes du Hamas, bandeau vert autour du crâne, toujours présents après 15 mois d’offensive israélienne, ont mis en scène la libération d’Agam Berger.Exhibée sur un podium, le visage fermé, la jeune femme a été contrainte de saluer la foule, après avoir reçu un “cadeau” de ses geôliers et un cadre doré portant le “certificat” de sa libération.Un drapeau palestinien long de plusieurs mètres était déroulé sur le squelette d’un immeuble de cinq étages dont il ne reste rien de la façade. Les voitures blanches du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont ensuite quitté les lieux, selon des images tournées par l’AFP.A Khan Younès, ce sont les hommes armés du Jihad islamique, cagoulés et vêtus de noir, qui ont libéré Arbel Yehud et Gadi Moses.Des centaines de personnes s’étaient rassemblées dans la ville dévastée par des mois de combats, avant ces libérations organisées à proximité de la maison détruite de Yahya Sinouar, l’ex-chef du Hamas tué par l’armée israélienne.Au même moment, à Tel-Aviv, des manifestants portant des portraits des trois otages étaient rassemblés sur la “Place des otages” pour célébrer ces libérations, hurlant de joie, pleurant et s’embrassant.Un quatrième échange est prévu samedi, avec la libération de trois hommes, tous en vie, selon le calendrier annoncé mercredi par Israël.Le Hamas avait cependant averti mercredi que les libérations à venir pourraient être compromises, en accusant Israël de retarder l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza prévue par l’accord de trêve. Israël a démenti.La famille d’Agam Berger a remercié jeudi “le peuple d’Israël” pour son soutien, comme l’avait fait la veille la famille de Gadi Moses, un agriculteur qui fut l’un des fondateurs du kibboutz Nir Oz et a perdu sa compagne dans l’attaque du Hamas.Peu avant leur libération, le Jihad islamique avait diffusé jeudi matin une brève vidéo de Gadi Moses et Arbel Yehud, se donnant une accolade et souriant.Sept Israéliennes avaient déjà été libérées, contre 290 Palestiniens, le 19 janvier, au premier jour de la trêve, puis le 25 janvier.- “Nous reconstruirons” -L’accord de cessez-le-feu prévoit, durant une première phase de six semaines, la libération de 33 otages en échange d’environ 1.900 Palestiniens, mais les autorités israéliennes ont prévenu que ce premier groupe comprenait huit otages morts.Le cessez-le-feu a permis un afflux de l’aide internationale dans le territoire assiégé par Israël, où les besoins sont immenses.Alors que la quasi-totalité des 2,4 millions d’habitants du territoire ont été déplacés par la guerre, des centaines de milliers d’entre eux sont rentrés depuis lundi dans le nord, après avoir parcouru à pied des kilomètres au milieu des ruines.Dans le camp de Jabalia, une Palestinienne, Oumm Mouhammad Ahmad, se réjouissait de voir “la résistance” toujours présente et saluait un “accord honorable”. “Malgré les destructions, nous reconstruirons (…) et grâce à la résistance nous libèrerons tous ceux qui restent en prison”.Durant cette première phase de la trêve doivent être discutées les modalités de la deuxième phase, visant à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre. La dernière étape portera sur la reconstruction de Gaza et la restitution des corps des derniers otages morts.La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.Sur 251 personnes enlevées, 87 étaient toujours retenues en otages jusqu’à ce jeudi, dont au moins 34 sont mortes selon l’armée israélienne.L’offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait au moins 47.317 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

Huit otages à Gaza libérés lors du troisième échange prévu par la trêve

Trois otages israéliens et cinq Thaïlandais ont été libérés jeudi après bientôt 16 mois de captivité dans la bande de Gaza, lors du troisième échange d’otages contre des prisonniers palestiniens prévu par le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.A Khan Younès, dans le sud du territoire, des scènes de chaos ont accompagné la libération de deux des otages israéliens, dénoncées par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.”Je vois avec effroi les scènes choquantes de la libération de nos otages. C’est une preuve supplémentaire de la cruauté inimaginable de l’organisation terroriste Hamas”, a-t-il affirmé.Agam Berger, une soldate de 20 ans capturée le 7 octobre 2023 alors qu’elle faisait son service militaire près de la bande de Gaza, a été libérée la première par le mouvement islamiste palestinien à Jabalia, dans le nord du territoire, et remise à la Croix-Rouge avant de regagner Israël.Quelques heures plus tard, Arbel Yehud, une civile de 29 ans prise en otage lors de l’attaque du Hamas au kibboutz Nir Oz avec la famille de son fiancé, et un Germano-Israélien de 80 ans, Gadi Moses, ont à leur tour été libérés à Khan Younès par le Jihad islamique, un groupe allié du Hamas.Israël a également annoncé la libération de cinq otages thaïlandais, hors du cadre de l’accord de trêve.Les trois otages israéliens seront échangés contre 110 Palestiniens détenus par Israël, incluant 32 condamnés à perpétuité, selon une ONG palestinienne. Les prisonniers libérés, dont 20 seront exilés, étaient attendus à Ramallah, en Cisjordanie occupée.- Mise en scène -Dans les ruines du camp de réfugiés de Jabalia, les combattants en armes du Hamas, bandeau vert autour du crâne, toujours présents après 15 mois d’offensive israélienne, ont mis en scène la libération d’Agam Berger.Exhibée sur un podium, le visage fermé, la jeune femme a été contrainte de saluer la foule, après avoir reçu un “cadeau” de ses geôliers et un cadre doré portant le “certificat” de sa libération.Un drapeau palestinien long de plusieurs mètres était déroulé sur le squelette d’un immeuble de cinq étages dont il ne reste rien de la façade. Les voitures blanches du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont ensuite quitté les lieux, selon des images tournées par l’AFP.A Khan Younès, ce sont les hommes armés du Jihad islamique, cagoulés et vêtus de noir, qui ont libéré Arbel Yehud et Gadi Moses.Des centaines de personnes s’étaient rassemblées dans la ville dévastée par des mois de combats, avant ces libérations organisées à proximité de la maison détruite de Yahya Sinouar, l’ex-chef du Hamas tué par l’armée israélienne.Au même moment, à Tel-Aviv, des manifestants portant des portraits des trois otages étaient rassemblés sur la “Place des otages” pour célébrer ces libérations, hurlant de joie, pleurant et s’embrassant.Un quatrième échange est prévu samedi, avec la libération de trois hommes, tous en vie, selon le calendrier annoncé mercredi par Israël.Le Hamas avait cependant averti mercredi que les libérations à venir pourraient être compromises, en accusant Israël de retarder l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza prévue par l’accord de trêve. Israël a démenti.La famille d’Agam Berger a remercié jeudi “le peuple d’Israël” pour son soutien, comme l’avait fait la veille la famille de Gadi Moses, un agriculteur qui fut l’un des fondateurs du kibboutz Nir Oz et a perdu sa compagne dans l’attaque du Hamas.Peu avant leur libération, le Jihad islamique avait diffusé jeudi matin une brève vidéo de Gadi Moses et Arbel Yehud, se donnant une accolade et souriant.Sept Israéliennes avaient déjà été libérées, contre 290 Palestiniens, le 19 janvier, au premier jour de la trêve, puis le 25 janvier.- “Nous reconstruirons” -L’accord de cessez-le-feu prévoit, durant une première phase de six semaines, la libération de 33 otages en échange d’environ 1.900 Palestiniens, mais les autorités israéliennes ont prévenu que ce premier groupe comprenait huit otages morts.Le cessez-le-feu a permis un afflux de l’aide internationale dans le territoire assiégé par Israël, où les besoins sont immenses.Alors que la quasi-totalité des 2,4 millions d’habitants du territoire ont été déplacés par la guerre, des centaines de milliers d’entre eux sont rentrés depuis lundi dans le nord, après avoir parcouru à pied des kilomètres au milieu des ruines.Dans le camp de Jabalia, une Palestinienne, Oumm Mouhammad Ahmad, se réjouissait de voir “la résistance” toujours présente et saluait un “accord honorable”. “Malgré les destructions, nous reconstruirons (…) et grâce à la résistance nous libèrerons tous ceux qui restent en prison”.Durant cette première phase de la trêve doivent être discutées les modalités de la deuxième phase, visant à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre. La dernière étape portera sur la reconstruction de Gaza et la restitution des corps des derniers otages morts.La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.Sur 251 personnes enlevées, 87 étaient toujours retenues en otages jusqu’à ce jeudi, dont au moins 34 sont mortes selon l’armée israélienne.L’offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait au moins 47.317 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU. 

Huit otages à Gaza libérés lors du troisième échange prévu par la trêve

Trois otages israéliens et cinq Thaïlandais ont été libérés jeudi après bientôt 16 mois de captivité dans la bande de Gaza, lors du troisième échange d’otages contre des prisonniers palestiniens prévu par le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.A Khan Younès, dans le sud du territoire, des scènes de chaos ont accompagné la libération de …

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A Jabalia et Khan Younès, le spectacle des libérations d’otages israéliens

Les premiers en vert, à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza. Les seconds en noir, à Khan Younès, dans le sud. Hamas et Jihad islamique ont mis en scène jeudi la libération de trois otages israéliens dans deux cérémonies distinctes.Les deux mouvements palestiniens alliés, en guerre contre Israël depuis le 7 octobre 2023, ont organisé la troisième série de libérations d’otages, dans le cadre de l’accord de trêve dans la bande de Gaza, rivalisant de symboles dans un saisissant parallèle.Dans le camp de réfugiés de Jabalia, les combattants portent le bandeau vert du Hamas et de sa branche armée, les Brigades Ezzedine Al-Qassam. Le paysage est totalement dévasté.Autour du podium, ce n’est que sable et débris. On peine à trouver des murs encore debout. A Khan Younès, les hommes armés et cagoulés sont vêtus de noir de la tête au pied: des combattants des Brigades Al-Qods, la branche armée du Jihad islamique. Entre les bâtiments éventrés ont été tendus des ribambelles de drapeaux palestiniens. Atmosphère de fête sur un champs de ruines. Sur les deux sites, les SUV du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), chargés de transférer les otages de leurs ravisseurs à l’arme israélienne, sont garés les uns à côté des autres. – Le salut forcé –   La première libération se passe au nord. Un podium a été installé par le Hamas, comme samedi dernier. Les délégués du CICR signent un formulaire de libération puis la soldate israélienne Agam Berger, en tenue kaki, émerge des décombres, escortée de combattants du mouvement islamiste.La chorégraphie se veut preuve de triomphe. N’en déplaise au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le Hamas n’est pas mort. Visage fermé, la jeune femme de 20 ans semble concentrée, comme si tout pouvait encore capoter à la dernière minute. Une esquisse de sourire pointe, contenu. Elle porte le désormais traditionnel sac en papier, cadeau “souvenir” des ravisseurs, aperçu à chaque libération d’otages.Sur le podium, elle est filmée en gros plan par un combattant du Hamas, caméra de professionnel à l’épaule. Il lui intime l’ordre de saluer la foule avec la main, elle s’exécute sans enthousiasme. Puis elle monte enfin dans un des quatre SUV de la Croix-Rouge, alors que des hommes se précipitent pour immortaliser l’instant sur leur téléphone. En direct, à Tel-Aviv, la foule hurle de joie. A peine vingt minutes après, l’armée envoie un communiqué annonçant qu’elle l’a prise en charge.  “Dieu merci, c’est un accord honorable et je regrette que Sinouar ne soit pas là pour voir cette joie”, dit à l’AFP Umm Muhammad Ahmad, du camp de Jabalia, en référence à Yahia Sinouar, ex-chef du Hamas à Gaza.- Les dunes de la guerre -L’attention part vers le sud, devant ce qui reste de la maison où a grandi Yahia Sinouar. Considéré comme l’architecte de l’attaque du 7 octobre 2023, il a été tué par des soldats israéliens un an plus tard.Une file de voitures blanches fend très lentement une foule compacte, rassemblée dans un paysage désolé de monticules de sable, retournés il y a peu par des bulldozers de l’armée israélienne. Des dunes épaisses, nées de la guerre. Des badauds se sont hissés sur des murs branlants pour mieux voir la scène. Une vingtaine d’entre eux se sont amassés sur ce qui était peut être un étage jadis, mais qui désormais penche dangereusement.En début de matinée, le mouvement a diffusé une vidéo de Gadi Moses, Israélo-Allemand de 80 ans, et Arbel Yehud, Israélienne de 29 ans se prenant dans les bras. Cette fois, les sourires sont sincères. Les yeux pétillent. Le vieux monsieur serre encore dans ses bras celle qui a l’âge de ses petits enfants, puis s’assoit.A Khan Younès, le convoi s’est arrêté. Commence une attente interminable. Une heure trente plus tard, le vieil homme et la jeune femme ne sont toujours pas libres.Autour des voitures, le chaos l’emporte, le scénario semble ne pas se dérouler comme prévu. Arbel Yehud fini par apparaître, en larmes, escortée par ses ravisseurs au milieu d’une foule compacte. Son premier contact avec le monde extérieur depuis octobre 2023. Son visage est tendu, angoissé. L’octogénaire, lui, est invisible.Enfin! Peu avant 13h30 locales (11h30 GMT), le soulagement vient d’un communiqué des autorités israéliennes.”Selon les informations communiquées par la Croix-Rouge, sept otages incluant deux Israéliens et cinq ressortissants étrangers leur ont été transférés et sont en route vers les forces de (l’armée) et du Shin Bet (Sécurité intérieure) dans la bande de Gaza”.Benjamin Netanyahu dénonce des “scènes choquantes”. 

A Jabalia et Khan Younès, le spectacle des libérations d’otages israéliens

Les premiers en vert, à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza. Les seconds en noir, à Khan Younès, dans le sud. Hamas et Jihad islamique ont mis en scène jeudi la libération de trois otages israéliens dans deux cérémonies distinctes.Les deux mouvements palestiniens alliés, en guerre contre Israël depuis le 7 octobre …

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Décharges sauvages de déchets dans les Vosges: Nestlé Waters jugé en mai

La société Nestlé Waters, qui exploite plusieurs sources d’eau minérale dans les Vosges, sera jugée en mai devant le tribunal correctionnel de Nancy pour avoir “abandonné illégalement” des déchets et conservé des décharges sauvages, a-t-on appris jeudi auprès de l’association AC Anti-Corruption.Nestlé est poursuivi pour avoir “abandonné illégalement” entre 2021 et 2024 des déchets sous forme de “bouteilles d’eau, de verre, de polymères” pour un volume total de 346.000 mètres cubes à Contrexeville (soit le volume de 92 piscines olympiques) et de 27.000 mètres cubes à Saint-Ouen-Lès-Parey (soit sept piscines olympiques), constituant à chaque fois “une décharge sauvage sans autorisation légale provoquant une dégradation substantielle de l’environnement”, note le tribunal dans son avis d’audience consulté par l’AFP.Il est également reproché à l’entreprise d’avoir conservé des décharges à Contrexeville, They-sous-Monfort et Saint-Ouen-Lès-Parey (Vosges), d’un volume respectif de 250.000, 100.100 et 27.000 mètres cubes (soit un volume équivalent à 65, 25 et sept piscines olympiques).Le maintien de ces décharges “de plastiques, de verres et de déchets de démolition”, a provoqué une “atteinte grave à la santé des personnes” et une “dégradation substantielle de l’environnement”.Nestlé est aussi poursuivi pour avoir, autour de ces décharges, “laissé s’écouler dans les eaux superficielles et souterraines” des “particules de microplastiques” à des concentrations “rendant toute vie aquatique impossible et ayant des effets nuisibles sur la santé, la flore et la faune par leur toxicité”.Enfin, à Crainvilliers (Vosges), il est reproché à Nestlé d’avoir abandonné illégalement des déchets et conservé une décharge d’un volume total de 600 mètres cubes de “carcasses de véhicules, encombrants, bouteilles en plastique, en verre, capsules en plastiques”.L’association AC Anti-Corruption avait porté plainte contre X auprès du pôle régional environnement du parquet de Nancy après la révélation de l’existence de ces décharges par les journalistes Alexander Abdelilah et Robert Schmidt du collectif We Report.”AC Anti-Corruption est très satisfaite que sa plainte au parquet ait abouti, cela fait plus de trois ans que nous attendions ce résultat avec notre avocat Maître Vincent Poudampa”, s’est réjoui auprès de l’AFP le président de l’association, Marcel Claude, saluant le travail des “nombreux journalistes” qui se sont penchés sur ces décharges.Le procès se tiendra du 26 au 28 mai au tribunal correctionnel de Nancy.Nestlé Waters fait par ailleurs l’objet de plaintes des associations Foodwatch et CVLC dans l’affaire des eaux en bouteille contaminées purifiées par des techniques interdites.

Budget de l’Etat: les parlementaires en conclave pour aboutir à un compromis

Une étape cruciale, mais ne préjugeant pas du sort final du texte: sept députés et sept sénateurs tentent jeudi de s’entendre sur une version commune du budget de l’État, examinée le cas échéant par les députés lundi, avec sans doute le premier 49.3 de François Bayrou, toujours menacé de censure. La commission mixte paritaire (CMP), qui a commencé ses travaux à 09H30 et pourrait si nécessaire les poursuivre vendredi, est dominée par la coalition gouvernementale, avec huit parlementaires issus de ses rangs. Une composition qui présage d’une issue favorable des débats, malgré des divergences de vue entre la droite et les macronistes.En cas d’accord, les conclusions de la CMP seront examinées dans l’hémicycle de l’Assemblée lundi et au Sénat jeudi 6 février. Faute de majorité à la chambre basse, le Premier ministre devrait faire usage de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, pour faire adopter le texte sans vote, s’exposant pour la deuxième fois à la censure des députés.Le négociateur PS de la CMP Philippe Brun a d’emblée mis la pression, en prévenant que faute “d’ouverture à gauche” jeudi, “il y aura censure” du gouvernement la semaine prochaine. Plus sibyllin, le patron des députés socialistes Boris Vallaud s’est contenté de dire: “Nous avons des propositions de réécriture et nous les défendrons”.- Le RN hausse le ton -Les négociations entre les gouvernement et le parti à la rose, engagés depuis plusieurs semaines, s’étaient interrompues mardi après la sortie de François Bayrou sur “le sentiment de submersion” migratoire selon lui ressenti par les Français. Jeudi, le président du Sénat Gérard Larcher a appelé le groupe de Boris Vallaud à la “responsabilité”. “Est-ce qu’on peut continuer à être sans budget, avec les conséquences que ça a au quotidien pour les citoyens, pour les collectivités territoriales, pour le monde économique ?”, a-t-il interrogé.Mais les socialistes ne sont pas les seuls mécontents. Selon plusieurs participants jeudi en CMP, le Rassemblement national a également haussé le ton, menaçant le gouvernement d’une censure s’il maintient d’ici lundi un article qui réforme la tarification de l’électricité en France avec un mécanisme de partage des revenus du nucléaire.Au sein du socle commun, un terrain d’entente semble néanmoins avoir été trouvé. Les deux chefs de file des discussions en CMP, le rapporteur général du Budget au Sénat Jean-François Husson (LR), et le représentant des députés Renaissance David Amiel, ont ainsi commencé à proposer leur version commune du projet de loi. Une copie susceptible de réduire le déficit à 5,4% du PIB comme souhaité par le gouvernement, au prix d’un effort budgétaire de 50 milliards d’euros.Parmi les premières mesures adoptées par ce conclave, selon plusieurs participants: la contribution différentielle demandée aux plus hauts revenus en 2025, censée rapporter environ deux milliards. La gauche espérait la voir étendue, voire pérennisée, mais n’a pas été entendue.- Accord sur l’AME ? -“Je vois difficilement comment (la CMP) ne serait pas conclusive”, a observé le président de la commission des Finances Eric Coquerel (LFI) sur TF1, déplorant de son côté “un budget plus austéritaire” que ne l’était celui de Michel Barnier, censuré début décembre.Parmi les sujets les plus clivants au sein du socle commun, l’Aide médicale d’Etat réservée aux étrangers en situation irrégulière, dont la droite souhaite voir les crédits diminuer de 200 millions d’euros (sur 1,3 milliard d’euros), contre l’avis de la ministre du Budget Amélie de Montchalin et de nombreux macronistes. Les socialistes en font même “une ligne rouge” absolue.La version commune proposée MM. Husson et Amiel devait acter cette réduction, selon des sources parlementaires, mais des arbitrages sont toujours envisageables jusqu’à la dernière minute.”Pour nous, un budget de l’AME auquel on ne touche pas, ce n’est juste pas possible”, a souligné mercredi un responsable des Républicains. “On ne peut pas avoir un Premier ministre qui nous parle de submersion migratoire mais qui n’en tire aucune conséquence.”L’AME, “c’est un des points difficiles”, a reconnu jeudi Jean-René Cazeneuve, membre Renaissance de la CMP en tant que suppléant. “J’espère qu’on trouvera un compromis”.”Il nous faut absolument un budget la semaine prochaine. C’est absolument vital pour notre pays, donc nous avons fait un certain nombre de sacrifices”, a-t-il ajouté, indiquant s’attendre à la CMP “la plus longue et la plus difficile de la Ve République”.

Mayotte: face à la détresse d’élèves, Borne promet de rétablir l’école “le plus vite possible”

Face à la détresse d’élèves qui ont tout perdu après le cyclone Chido, la ministre de l’Education Elisabeth Borne a promis jeudi à Mayotte de rétablir l’école “le plus vite possible” pour y accueillir les enfants toute la journée.”Il faut qu’on puisse accueillir les enfants toute la journée, on va travailler pour remettre le plus vite possible l’école”, a assuré la ministre en visite de deux jours dans ce territoire français de l’océan Indien.Lundi, 115.000 élèves ont commencé à reprendre le chemin de l’école dans ce  département ravagé le 14 décembre par le cyclone tropical Chido, qui a causé la mort d’au moins 39 personnes et des dégâts colossaux. Trois jours après cette rentrée dans des conditions dégradées, la ministre a notamment visité une école primaire à Labattoir. Là, le directeur de l’établissement, Michel Roche, a souligné la grande difficulté des élèves.Une enseignante a expliqué à la ministre avoir passé un mois sans électricité, un autre a décrit combien les élèves sont sans matériel, sans vêtement, qu’ils ont soif, que certains “ont tout perdu”, et qu’une enfant a vu son père mourir pendant le cyclone. “L’école est indispensable partout, mais ici, c’est un havre de paix, où il y a la collation”, a déclaré Mme Borne, soulignant le rôle crucial des établissements scolaires pour des enfants qui manquent de nourriture et d’eau.”Il est important qu’on puisse aller à l’école toute la journée”, a reconnu la ministre, interpellée par une élève qui lui demandait quand ils pourront revenir à l’école sans rotation.La ministre, soulignant les difficultés antérieures à Chido, assure que “le matériel de base” sera “redonné” aux élèves.Un membre du rectorat lui a présenté la logistique de distribution de kits solaires. Quelques 130 palettes de matériel scolaire ont été reçues par fret aérien. Des kits (crayon, colle, stylo, cahier) vont être dispatchés sur trois pôles en Grande-Terre, l’île principale, où les écoles pourront venir les récupérer. En Petite-Terre, des kits ont déjà été distribués.Avant Chido, le système scolaire de Mayotte, département le plus pauvre de France où la moitié des habitants a moins de 18 ans et ne parle pas français, était déjà défaillant.Selon les plannings diffusés par le rectorat, les collégiens et lycéens sont accueillis un à deux jours en cette semaine de la rentrée. Des cellules d’écoute psychologique ont été mises en place dans trois collèges, tandis qu’un service d’écoute téléphonique est accessible gratuitement 24 heures sur 24.