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Est de la RDC: le M23 veut “rester” à Goma et “continuer” jusqu’à Kinshasa

Le groupe armé antigouvernemental M23 a annoncé jeudi vouloir “rester” à Goma, la grande ville de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) qu’il a conquise ces derniers jours avec les forces rwandaises, et “continuer la marche de libération” jusqu’à la capitale Kinshasa.La veille, le président congolais Félix Tshisekedi a refusé de s’avouer vaincu alors que le M23 et ses alliés ne cessent de prendre du terrain à son armée dans l’est, assurant qu’une “riposte vigoureuse” est en cours et mettant en garde contre le risque d’une escalade régionale incontrôlée.Coincée entre le lac Kivu et la frontière rwandaise, Goma, principale ville de l’est de la RDC, est tombée ces derniers jours aux mains du M23 et des forces rwandaises, qui contrôlaient déjà de larges pans de la province du Nord-Kivu, après une offensive de plusieurs semaines.”Nous sommes à Goma pour y rester”, a déclaré jeudi Corneille Nangaa, chef de la plateforme politico-militaire dont fait partie le M23, lors d’une conférence de presse dans la capitale du Nord-Kivu. Et “nous allons continuer la marche de libération jusqu’à Kinshasa”, capitale de la RDC, a-t-il ajouté.Alors que les combats ont quasiment complètement cessé, la ville pansait ses plaies, entre chaussées crevées par des impacts de mortiers et vitrines défoncées par les pillages, ont constaté des journalistes de l’AFP.Si les combats ont peu détruit de bâtiments, la situation humanitaire reste critique et internet, l’eau courante et l’électricité sont toujours coupés.”Il n’y a plus rien à manger, tout a été pillé”, s’inquiète Bosco, un habitant qui refuse de donner son nom. “Nous avons besoin d’assistance urgemment”.- “Tout a été pillé” -Les affrontements ont fait plus de 100 morts et près d’un millier de blessés, avaient indiqué mardi des hôpitaux de la ville. Les violences ont aggravé une crise humanitaire chronique dans la région où, selon l’ONU, plus de 500.000 personnes ont été déplacées depuis début janvier.L’offensive éclair sur cette cité de plus d’un million d’habitants et presque autant de déplacés a suscité de nombreux appels à la fin des combats et au retrait des troupes rwandaises, de l’ONU aux États-Unis, de la Chine à l’Union européenne, de l’Angola à la France.Peu avant minuit mercredi, le président congolais Félix Tshisekedi, resté silencieux depuis le début de l’offensive sur Goma, s’est adressé à la nation dans une allocution retransmise à la télévision nationale. Reconnaissant une “aggravation sans précédent de la situation sécuritaire” dans l’est, il a assuré qu'”une riposte vigoureuse et coordonnée contre ces terroristes et leurs parrains est en cours”, en louant les forces armées congolaises en dépit de leurs revers en série.Condamnant “le silence” et “l’inaction” de la communauté internationale face à “la barbarie du régime de Kigali”, il a mis en garde contre le risque d'”une escalade aux conséquences imprévisibles” dans la région des Grands Lacs.Mercredi, le M23 a ouvert un nouveau front vers le sud en s’emparant, selon des sources locales, de deux villages de la province du Sud-Kivu, voisine de celle du Nord-Kivu.- Force de paix en sursis? -Jusqu’à présent, les initiatives diplomatiques lancées pour tenter de régler le conflit qui dure depuis plus de trois ans n’ont rien donné.La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui a des soldats déployés dans la région, a annoncé la tenue d’un sommet extraordinaire vendredi à Harare, au Zimbabwe. Selon le média sud-africain Daily Maverick, elle pourrait y annoncer un retrait de la SAMIRDC, sa force déployée depuis fin 2023.La SAMIDRC comprend notamment 2.900 soldats sud-africains, ainsi que des militaires malawites et tanzaniens. L’Afrique du Sud fournit également des soldats à l’autre force de maintien de la paix déployée en appui à Kinshasa, celle de l’ONU (Monusco).Les deux forces ont payé un lourd tribut aux affrontements de cette dernière semaine: 17 de leurs soldats, dont 13 Sud-Africains, y ont été tués.Paul Kagame a mis la pression jeudi sur la SAMIDRC en estimant qu’elle n’est “pas une force de maintien de la paix” et n’a “pas sa place dans cette situation”. Il a également prévenu l’Afrique du Sud qu’il n’avait pas peur d’une “confrontation” avec elle à ce sujet.L’est de la RDC est déchiré depuis des décennies par les violences de multiples groupes armés, exacerbées après le génocide de 1994 au Rwanda.Kinshasa accuse Kigali de vouloir y piller les nombreuses richesses naturelles, dont le tantale et l’étain utilisés dans les batteries et les équipements électroniques, ou l’or.Le Rwanda dément, et dit vouloir y éradiquer certains groupes armés qui menacent selon lui sa sécurité en permanence, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), créé par d’anciens responsables hutu du génocide des Tutsi au Rwanda.burx-cld/emd/mba

Pas de survivants après la collision aérienne au-dessus de Washington

Des plongeurs ont retiré jeudi des corps des eaux glacées du fleuve Potomac, à Washington, après qu’un hélicoptère de l’armée américaine est entré en collision avec un avion de ligne transportant 64 personnes, les autorités déclarant qu’il n’y avait probablement aucun survivant.Alors que l’aube se levait sur le site du crash, situé à quelques kilomètres …

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Pas de survivants après la collision aérienne au-dessus de Washington

Des plongeurs ont retiré jeudi des corps des eaux glacées du fleuve Potomac, à Washington, après qu’un hélicoptère de l’armée américaine est entré en collision avec un avion de ligne transportant 64 personnes, les autorités déclarant qu’il n’y avait probablement aucun survivant.Alors que l’aube se levait sur le site du crash, situé à quelques kilomètres de la Maison Blanche, des débris des deux appareils émergent de l’eau et des navires de secours ainsi que des équipes de plongeurs explorent la zone.L’avion transportait 60 passagers et quatre membres d’équipage. Un responsable du Pentagone a précisé que trois militaires étaient à bord de l’hélicoptère.Si le bilan de 67 morts était confirmé, il s’agirait de la pire catastrophe aérienne aux Etats-Unis depuis qu’un avion de ligne de la compagnie American Airlines s’était écrasé peu après son décollage de l’aéroport John F. Kennedy à New York en novembre 2001.”A ce stade, nous ne pensons pas qu’il y ait de survivants”, a dit le chef des pompiers de la ville de Washington, en annonçant que 28 corps avaient été récupérés.”Vingt-sept corps de passagers de l’avion et un corps d’une personne se trouvant à bord de l’hélicoptère ont été retrouvés”, a déclaré John Donnelly jeudi matin lors d’une conférence de presse.”Nous en sommes maintenant au stade où nous passons d’une opération de sauvetage à une opération de récupération” des corps, a-t-il ajouté.Le président américain, Donald Trump, doit s’exprimer sur la catastrophe aérienne à 11H00 locales (16H00 GMT), a indiqué la Maison Blanche.Le régulateur américain de l’aviation (FAA) a expliqué qu’un avion du constructeur Bombardier exploité par PSA, appartenant à American Airlines, était “entré en collision à altitude moyenne” avec un hélicoptère Sikorsky H-60 au moment de l’approche de l’aéroport Ronald-Reagan de la capitale américaine, mercredi soir.- “Absolument” évitable -Dans un message sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a jugé que l’accident “aurait dû être évité”, si l’hélicoptère avait manœuvré, sous la direction des contrôleurs aériens, pour ne pas se trouver dans la “trajectoire d’approche parfaite” de l’avion, qui arrivait du Kansas.La collision aurait “absolument” pu être évitée, a également estimé jeudi Sean Duffy, le nouveau secrétaire aux Transports, tout juste confirmé mercredi à son poste par le Sénat américain.L’équipage de l’hélicoptère était “relativement expérimenté” et effectuait “un vol de nuit d’entraînement de routine”, a dit le nouveau ministre de la Défense, Pete Hegseth, dans une vidéo postée sur le réseau social X.Il était équipé de lunettes de vision nocturne, a-t-il précisé.Une bande sonore des échanges dans la tour de contrôle permet d’entendre les contrôleurs demander plusieurs fois à l’hélicoptère s’il avait vue sur l’avion, puis lui ordonner de “passer derrière” ce dernier.”J’ai juste vu une boule de feu et puis il a disparu”, s’exclame ensuite un contrôleur, après que la communication avec l’hélicoptère eut été coupée.Plusieurs membres de la communauté américaine de patinage artistique se trouvaient à bord de l’avion de ligne, ont rapporté jeudi les médias américains, tandis que Moscou confirmait la présence à bord de deux ex-patineurs russes et d’autres ressortissants russes.Un couple de patineurs artistiques, Evgenia Shishkova et Vadim Naumov, champions du monde 1994 et devenus entraîneurs, se trouvait à bord, selon des agences russes.- “Boule de feu” -La capitale fédérale est sans cesse survolée par des avions et hélicoptères à très basse altitude, avec son aéroport Ronald-Reagan au bord du Potomac, fleuve qui sépare la ville de l’Etat de Virginie.Le patron d’American Airlines, Robert Isom, a exprimé dans une vidéo son “profond chagrin”.Une très vaste opération impliquant des centaines de policiers, pompiers, et gardes-côtes a été lancée dans la nuit noire dans les eaux glaciales et boueuses du Potomac.Des hélicoptères ont survolé le fleuve, balayant les eaux avec des faisceaux lumineux. Les gyrophares de dizaines de véhicules de secours ont clignoté toute la nuit, selon des journalistes de l’AFP.Un témoin cité par CNN, Ari Schulman, a déclaré qu’il “pens(ait) avoir vu la collision”, avec une “lumière jaune très brillante” — ressemblant au flash d’une explosion — lorsqu’il roulait en voiture sur une voie rapide qui sillonne le long du Potomac.L’avion venait de Wichita, au Kansas, et devait atterrir à Washington à 21H00 mercredi (02H00 GMT jeudi). Une compétition de patinage artistique s’était tenue à Wichita jusqu’au 26 janvier, selon le site de la fédération américaine de ce sport.Tout près de la zone de l’accident, un Boeing 737-222 d’Air Florida avait percuté un pont enjambant le Potomac pendant une tempête de neige et s’y était abîmé, le 13 janvier 1982. L’accident avait fait 78 morts, dont quatre automobilistes qui se trouvaient sur le pont.

Pas de survivants après la collision aérienne au-dessus de Washington

Des plongeurs ont retiré jeudi des corps des eaux glacées du fleuve Potomac, à Washington, après qu’un hélicoptère de l’armée américaine est entré en collision avec un avion de ligne transportant 64 personnes, les autorités déclarant qu’il n’y avait probablement aucun survivant.Alors que l’aube se levait sur le site du crash, situé à quelques kilomètres de la Maison Blanche, des débris des deux appareils émergent de l’eau et des navires de secours ainsi que des équipes de plongeurs explorent la zone.L’avion transportait 60 passagers et quatre membres d’équipage. Un responsable du Pentagone a précisé que trois militaires étaient à bord de l’hélicoptère.Si le bilan de 67 morts était confirmé, il s’agirait de la pire catastrophe aérienne aux Etats-Unis depuis qu’un avion de ligne de la compagnie American Airlines s’était écrasé peu après son décollage de l’aéroport John F. Kennedy à New York en novembre 2001.”A ce stade, nous ne pensons pas qu’il y ait de survivants”, a dit le chef des pompiers de la ville de Washington, en annonçant que 28 corps avaient été récupérés.”Vingt-sept corps de passagers de l’avion et un corps d’une personne se trouvant à bord de l’hélicoptère ont été retrouvés”, a déclaré John Donnelly jeudi matin lors d’une conférence de presse.”Nous en sommes maintenant au stade où nous passons d’une opération de sauvetage à une opération de récupération” des corps, a-t-il ajouté.Le président américain, Donald Trump, doit s’exprimer sur la catastrophe aérienne à 11H00 locales (16H00 GMT), a indiqué la Maison Blanche.Le régulateur américain de l’aviation (FAA) a expliqué qu’un avion du constructeur Bombardier exploité par PSA, appartenant à American Airlines, était “entré en collision à altitude moyenne” avec un hélicoptère Sikorsky H-60 au moment de l’approche de l’aéroport Ronald-Reagan de la capitale américaine, mercredi soir.- “Absolument” évitable -Dans un message sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a jugé que l’accident “aurait dû être évité”, si l’hélicoptère avait manœuvré, sous la direction des contrôleurs aériens, pour ne pas se trouver dans la “trajectoire d’approche parfaite” de l’avion, qui arrivait du Kansas.La collision aurait “absolument” pu être évitée, a également estimé jeudi Sean Duffy, le nouveau secrétaire aux Transports, tout juste confirmé mercredi à son poste par le Sénat américain.L’équipage de l’hélicoptère était “relativement expérimenté” et effectuait “un vol de nuit d’entraînement de routine”, a dit le nouveau ministre de la Défense, Pete Hegseth, dans une vidéo postée sur le réseau social X.Il était équipé de lunettes de vision nocturne, a-t-il précisé.Une bande sonore des échanges dans la tour de contrôle permet d’entendre les contrôleurs demander plusieurs fois à l’hélicoptère s’il avait vue sur l’avion, puis lui ordonner de “passer derrière” ce dernier.”J’ai juste vu une boule de feu et puis il a disparu”, s’exclame ensuite un contrôleur, après que la communication avec l’hélicoptère eut été coupée.Plusieurs membres de la communauté américaine de patinage artistique se trouvaient à bord de l’avion de ligne, ont rapporté jeudi les médias américains, tandis que Moscou confirmait la présence à bord de deux ex-patineurs russes et d’autres ressortissants russes.Un couple de patineurs artistiques, Evgenia Shishkova et Vadim Naumov, champions du monde 1994 et devenus entraîneurs, se trouvait à bord, selon des agences russes.- “Boule de feu” -La capitale fédérale est sans cesse survolée par des avions et hélicoptères à très basse altitude, avec son aéroport Ronald-Reagan au bord du Potomac, fleuve qui sépare la ville de l’Etat de Virginie.Le patron d’American Airlines, Robert Isom, a exprimé dans une vidéo son “profond chagrin”.Une très vaste opération impliquant des centaines de policiers, pompiers, et gardes-côtes a été lancée dans la nuit noire dans les eaux glaciales et boueuses du Potomac.Des hélicoptères ont survolé le fleuve, balayant les eaux avec des faisceaux lumineux. Les gyrophares de dizaines de véhicules de secours ont clignoté toute la nuit, selon des journalistes de l’AFP.Un témoin cité par CNN, Ari Schulman, a déclaré qu’il “pens(ait) avoir vu la collision”, avec une “lumière jaune très brillante” — ressemblant au flash d’une explosion — lorsqu’il roulait en voiture sur une voie rapide qui sillonne le long du Potomac.L’avion venait de Wichita, au Kansas, et devait atterrir à Washington à 21H00 mercredi (02H00 GMT jeudi). Une compétition de patinage artistique s’était tenue à Wichita jusqu’au 26 janvier, selon le site de la fédération américaine de ce sport.Tout près de la zone de l’accident, un Boeing 737-222 d’Air Florida avait percuté un pont enjambant le Potomac pendant une tempête de neige et s’y était abîmé, le 13 janvier 1982. L’accident avait fait 78 morts, dont quatre automobilistes qui se trouvaient sur le pont.

Zone euro: la croissance cale en fin d’année, plombée par l’Allemagne et la France

La croissance de la zone euro a calé en fin d’année dernière, à cause de mauvaises performances en Allemagne et en France, les deux premières économies du bloc restant handicapées par l’instabilité politique et des défis structurels.Le produit intérieur brut des 20 pays partageant la monnaie unique est resté inchangé au quatrième trimestre 2024, par rapport aux trois mois précédents, selon des chiffres publiés jeudi par Eurostat.Cette croissance nulle marque un net ralentissement par rapport à la hausse de 0,4% du troisième trimestre qui avait alors positivement surpris les analystes. Cette fois, les experts de Bloomberg et Factset ont été déçus. Ils attendaient une croissance de 0,1% pour la zone euro au dernier trimestre. La contreperformance devrait conforter la poursuite des réductions de taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) alors que l’inflation est en train de refluer sous l’objectif de 2%. L’institution de Francfort a annoncé jeudi sa cinquième baisse depuis juin, portant son principal taux directeur à 2,75% (-0,25 point). Ce taux sert de référence pour les conditions de crédit dans l’économie. Les emprunts moins chers devraient soutenir la croissance en stimulant l’immobilier, les crédits à la consommation et l’investissement.Sur l’année 2024, le Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a augmenté de seulement 0,7% comparé à 2023, après +0,4% l’année précédente, confirmant l’enlisement dans la stagnation d’une Europe déclassée par rapport à la Chine et aux Etats-Unis.Pour l’ensemble de l’UE, la performance est à peine meilleure avec une croissance annuelle de 0,8%, soit 0,1 point de moins que ce que prévoyait la Commission européenne dans ses dernières prévisions publiées en novembre.Le contraste est cruel avec la Chine dont la croissance a atteint 5% l’an dernier, malgré un net ralentissement, tandis que celle des Etats-Unis a été estimée jeudi à 2,8%.”La stagnation au quatrième trimestre soutient notre avis que les perspectives économiques de la zone euro sont pires que ce que beaucoup pensent”, a commenté Jack Allen-Reynolds pour Capital Economics. Selon lui, cela devrait “inciter la BCE à réduire davantage ses taux d’intérêt cette année que ce qui est anticipé par le marché”.L’Europe, tout particulièrement l’Allemagne, subit de plein fouet la hausse du prix de l’énergie, en particulier du gaz, depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. La chimie, la sidérurgie et l’automobile délocalisent et suppriment des emplois.Les industriels dénoncent un excès de réglementations environnementales qui freinent l’investissement. – Virage pro-business de l’UE -L’exécutif européen a promis mercredi un virage pro-business avec notamment un allègement du fardeau administratif pour les entreprises, dans une feuille de route sur cinq ans présentée par la présidente Ursula von der Leyen.Les mesures proposées sont largement inspirées des recommandations formulées par l’ancien Premier ministre italien Mario Draghi. “Mais la grande question reste de savoir dans quelle mesure Ursula von der Leyen réussira à les mettre en œuvre”, souligne l’économiste Bert Colijn, de la banque ING.Au sein de l’Europe, la divergence des performances nationales est très marquée. Un gouffre sépare l’Espagne, dont le PIB a progressé de 3,2% l’an dernier, et l’Allemagne (-0,2%) en récession pour la deuxième année consécutive.Entre les deux, la France, aidée par les Jeux olympiques durant l’été, a enregistré 1,1% de croissance en 2024, faisant un peu mieux que l’Italie (+0,5%).Au dernier trimestre, le PIB français a cependant reculé de 0,1% par rapport au trimestre précédent, rejoignant l’Allemagne en territoire négatif. Cette contreperformance s’ajoute à celle de l’Italie qui a aligné deux trimestres consécutifs de croissance nulle.La France, sans majorité au Parlement, peine à adopter un budget pour 2025 et reste sous la menace d’une nouvelle censure du gouvernement. L’Allemagne, en campagne pour des législatives anticipées le 23 février, subit une poussée de l’extrême droite et devra probablement attendre jusqu’à l’été pour l’arrivée d’un nouvel exécutif.”Pour l’instant, l’économie européenne semble être dans une phase de ralentissement et nous ne nous attendons pas à ce qu’elle en sorte cet hiver”, souligne Bert Colijn. “Les premières indications pour le premier trimestre montrent que l’économie devrait rester proche de la stagnation encore un moment”, ajoute l’analyste d’ING.

Un car scolaire se renverse en Eure-et-Loir: une lycéenne tuée, le conducteur positif aux stupéfiants

“Un drame absolu”: l’émotion était particulièrement forte après la mort d’une lycéenne  dans un accident de car scolaire, qui a également blessé 20 élèves en se couchant sur la voie, jeudi matin près de Châteaudun (Eure-et-Loir).Le conducteur, âgé de 26 ans, a été placé en garde à vue. Un premier test salivaire aux stupéfiants s’est “révélé positif”, a annoncé le parquet de Chartres, confirmant une information révélée par RTL.”Un prélèvement sanguin a été immédiatement réalisé afin de faire procéder, en urgence, à une analyse qui confirmera ou pas la présence de produits stupéfiants dans le sang du conducteur du bus”, précise le procureur de la République Frédéric Chevallier dans un communiqué.Le conducteur a livré une première explication, déclarant “avoir croisé un véhicule circulant trop proche de la ligne séparatrice, avoir voulu l’éviter, et s’être retrouvé dans le fossé”, précise M. Chevallier.Selon des éléments recueillis par l’AFP, il exerçait depuis plusieurs années, “au moins depuis le début de l’année” sur cette ligne 32B, qui dessert six établissements.”Ce matin, à 7h40, un car scolaire des transports Rémi transportant 35 élèves a eu un accident de la route sur la D927, à proximité de Châteaudun”, avait annoncé la préfecture dans un communiqué. Selon un bilan toujours provisoire, une lycéenne de 15 ans a trouvé la mort et 20 élèves ont été blessés et se trouvent “en urgence relative”. Quatorze d’entre eux “ont été transportés vers le centre hospitalier de Châteaudun”.Un premier bilan avait fait état de 31 élèves blessés.Arrivé sur place en milieu de journée, le ministre des Transports Philippe Tabarot a exprimé lors d’un point presse son émotion face à “un drame qui nous bouleverse”, avec “une pensée très forte pour les parents de Joanna qui a perdu la vie dans cet accident”.Il a annoncé avoir saisi le Bureau d’enquêtes accidents (BEA) des transports terrestres pour déterminer les circonstances exactes de cet accident de car, en parallèle de l’enquête judiciaire.- “Etat de choc” -“Des spécialistes sur ces questions pourront dire à la fois ce qu’il s’est passé sur la conduite, sur la vitesse, sur le matériel, sur la route, sur la responsabilité des uns et des autres s’il y en a, si d’autres véhicules sont impliqués ou pas”, a expliqué le ministre.M. Tabarot, s’est ensuite rendu à l’hôpital de la ville.Des élus locaux qui l’accompagnaient ont décrit des enfants en “état de choc”. Certains dormaient au moment de l’accident.Le président de la région Centre-Val de Loire François Bonneau a mentionné l’entraide et la solidarité entre les élèves qui se trouvaient dans le car, “les grands ouvrant les trappes pour sortir de là”, avant d’aider un autre qui “était un peu coincé”.”C’est un gros drame, un terrible drame”, a réagi auprès de l’AFP le maire de la ville Fabien Verdier. “Nous avions signalé la dangerosité de la route il y a quelques mois”, a-t-il ajouté.Six véhicules et une quarantaine de sapeurs-pompiers ont été mobilisés. Un poste médical avancé avait été déployé à proximité de l’accident, dans un centre de secours. Selon des témoignages, des pompiers sont “arrivés en une minute”.Jeudi en début d’après-midi, deux dépanneuses ont redressé le car sur les lieux de l’accident, sur la D927 entre Châteaudun et Pithiviers. La route a été coupée à la circulation, selon un journaliste de l’AFP sur place.”C’est avec une vive émotion et une immense tristesse que j’ai appris, depuis Mayotte, le décès d’une lycéenne de Châteaudun dans un accident de bus scolaire survenu”, a réagi la ministre de l’Éducation, Élisabeth Borne, sur les réseaux sociaux.Venu témoigner de “la grande compassion de l’ensemble de la communauté de l’éducation nationale” dans le lycée Émile-Zola, où était scolarisée la victime et où se rendra Mme Borne lundi matin, le recteur de l’académie Orléans-Tours Jean-Philippe Agresti a eu une pensée pour “les parents, la sœur et les amis de la victime”.Une cellule d’urgence médico-psychologique a aussi été activée “en soutien des victimes et de leurs proches”, a-t-il précisé, indiquant que certains des 1.000 élèves de l’établissement avaient préféré rentrer chez eux et qu’un accompagnement “dans la durée” serait assuré.

Suède: l’homme ayant brûlé des exemplaires du Coran en 2023 tué par balles

Salwan Momika, qui avait déclenché des manifestations de colère dans des pays musulmans en 2023 en brûlant en public des exemplaires du Coran en Suède, a été tué par balles au sud-ouest de Stockholm dans la nuit de mercredi à jeudi.Cinq personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête ouverte pour le meurtre de …

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Suède: l’homme ayant brûlé des exemplaires du Coran en 2023 tué par balles

Salwan Momika, qui avait déclenché des manifestations de colère dans des pays musulmans en 2023 en brûlant en public des exemplaires du Coran en Suède, a été tué par balles au sud-ouest de Stockholm dans la nuit de mercredi à jeudi.Cinq personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête ouverte pour le meurtre de cet homme de 38 ans, réfugié irakien de confession chrétienne, a indiqué le procureur Rasmus Öman à l’AFP.Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a souligné que les services de renseignement et de sécurité suédois (Säpo) “sont profondément impliqués, car il existe évidemment un risque de lien avec une puissance étrangère”.”Il est trop tôt pour dire ce que cela signifie en matière de sécurité, cela dépend beaucoup de ce que la police et les services de sécurité découvriront”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.Un tribunal de Stockholm devait rendre son jugement jeudi sur les accusations d’incitation à la haine portées contre Momika. Il a indiqué avoir reporté sa décision au 3 février.La police a été appelée pour des tirs mercredi soir dans un immeuble d’habitation à Sodertälje, à 40 km au sud-ouest de Stockholm, où vivait Momika.A son arrivée dans l’immeuble, elle a trouvé “un homme touché par balles qui a été emmené à l’hôpital”, avant d’indiquer plus tard qu’il était mort.- “Pourquoi s’entretuent-ils?” -Samira Mete, retraitée de 72 ans vivant à deux rues du lieu de la fusillade a dit à l’AFP qu’elle se sentait “très en colère”.”Pourquoi s’entretuent-ils? Il devraient se parler entre eux, trouver un accord (…) Nous ne voulons pas que des choses pareilles se passent près de chez nous”, a-t-elle lâché, s’essuyant quelques larmes avec son foulard. “C’est pas bien ce qu’il (Momika) a fait avec le Coran (…) Il l’a brûlé partout, ici, à Malmö… ça me rend triste”, a estimé de son côté un homme de 50 ans, qui n’a pas voulu donner son nom. “Si tu n’aimes pas les musulmans, ok, mais pourquoi vas-tu dire ces choses (insultantes, ndlr) sur TikTok?”, a lancé ce propriétaire d’un kiosque à Hovsjö, quartier de Södertälje.Selon plusieurs médias, Momika était en direct sur les réseaux sociaux et son meurtre a peut-être été filmé.En août, Momika, ainsi qu’un autre homme, Salwan Najem, ont été renvoyés en justice pour “agitation contre un groupe ethnique” à quatre reprises au cours de l’été 2023.Selon l’acte d’accusation, le duo a profané le Coran, y compris en le brûlant tout en faisant des remarques désobligeantes sur les musulmans. “Je suis le prochain sur la liste”, a dit Salwan Najem sur X après la mort de son acolyte.- Permis de séjour révoqué -En mars 2024, Momika s’était rendu en Norvège après la révocation de son permis de séjour suédois mais il avait été expulsé du pays et était revenu en Suède.L’agence suédoise des Migrations avait révoqué son permis de séjour, jugeant qu’il leur avait fourni de fausses informations lors de sa demande d’asile. Un permis temporaire lui avait cependant été octroyé, faute de pouvoir le renvoyer en Irak où il risquait la mort, selon les autorités suédoises. Les relations entre la Suède et plusieurs pays du Moyen-Orient se sont détériorées à l’été 2023 en raison des actes de profanation du Coran perpétrés par les deux hommes.- Ambassade suédoise prise d’assaut -Fin juin 2023, Momika avait piétiné un exemplaire du Coran avant d’en brûler quelques pages, devant la plus grande mosquée de Stockholm.En juillet 2023, des manifestants irakiens avaient pris d’assaut l’ambassade de Suède à Bagdad à deux reprises, déclenchant la seconde fois des incendies dans l’enceinte de la représentation diplomatique.En août de la même année, le service de renseignement suédois avait relevé son niveau de menace à quatre sur une échelle de cinq, les profanations du Coran ayant fait du pays une “cible prioritaire”.Le gouvernement suédois a condamné ces profanations tout en rappelant que la liberté d’expression et de réunion était protégée par la Constitution.Le meurtre de Momika “est une menace contre notre démocratie libre. La société doit y répondre avec force”, a souligné sur X la vice Première ministre Ebba Busch.Avant son exil en Suède, les comptes sur les réseaux sociaux de Salwan Momika témoignaient d’une tentative de carrière politique en Irak. Il avait notamment des liens avec un groupe armé chrétien pendant la lutte contre le groupe Etat islamique et avait créé un obscur parti politique syriaque.

Budget de l’Etat: une commission de parlementaires en bonne voie d’aboutir à un compromis

Les sept sénateurs et sept députés réunis depuis jeudi matin en commission mixte paritaire pour tenter d’aboutir à une version commune du budget de l’Etat ont avancé sans anicroche, avec un camp gouvernemental soudé et imperturbable face aux menaces de censure des socialistes et du Rassemblement national.La commission (CMP), qui a commencé ses travaux à 09H30 et devrait les poursuivre vendredi matin, est dominée par les soutiens du Premier ministre François Bayrou, avec huit parlementaires issus des rangs du “socle commun”.”Quatre-vingt quinze articles sur 247 au total ont été votés sans modifications significatives”, ces huit voix étant au rendez-vous “à chaque fois”, s’est félicité à la mi-journée auprès de l’AFP le député Renaissance Jean-René Cazeneuve, qui siège comme suppléant à la CMP. Le gouvernement espère pouvoir contenir le déficit à 5,4% du PIB en 2025, au prix d’un effort budgétaire de 50 milliards d’euros.La coalition gouvernementale a “un accord en béton” qui ne laisse place “à aucun compromis” avec la gauche, a confirmé le président de la commission des Finances Eric Coquerel (LFI), membre de cette instance, qui déplore “un budget plus austéritaire” que ne l’était celui de Michel Barnier, censuré début décembre. – Le RN menace -Les parlementaires ont notamment approuvé la limitation à un seul exercice (au lieu de deux) de la contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises, objet des critiques du PDG de LVMH Bernard Arnault.Autre mesure adoptée, la contribution différentielle demandée aux plus hauts revenus en 2025, censée rapporter environ deux milliards. La gauche espérait la voir étendue, voire pérennisée, mais n’a pas été entendue.Les débats ont aussi été marqués par la prise de parole du député RN Jean-Philippe Tanguy, qui selon des participants a affirmé que le RN censurerait le gouvernement s’il ne supprimait pas l’article 4 du projet de loi, qui pose un nouveau cadre de régulation des revenus d’EDF issus du nucléaire.”Cet article 4 est insupportable pour l’avenir de la France. Après ce sera Marine Le Pen et Jodan Bardella qui décideront si le comportement du gouvernement et cette irresponsabilité méritent la censure”, a-t-il expliqué à la presse.Selon le RN, cette clause risque de provoquer une hausse du prix de l’électricité pour les ménages et les entreprises.”Ils veulent revenir dans le jeu ou cherchent un prétexte pour la censure”, a décrypté un député LFI. “Du chantage”, renchérit un responsable LR.En cas d’accord entre députés et sénateurs, les conclusions de la CMP seront examinées par les députés lundi. Le Premier ministre François Bayrou devrait à cette occasion faire usage pour la première fois de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, qui permet de faire adopter sans vote un texte. S’exposant ce faisant à une nouvelle motion de censure.M. Bayrou avait échappé à la première grâce à la bienveillance du RN et de la majorité du PS. Rien ne garantit qu’il en soit de même cette fois-ci.Le négociateur PS de la CMP Philippe Brun a d’emblée mis la pression jeudi, en prévenant que faute “d’ouverture à gauche” jeudi, “il y aura(it) censure” du gouvernement. Plus sibyllin, le patron des députés socialistes Boris Vallaud s’est contenté de dire: “Nous avons des propositions de réécriture et nous les défendrons”.Le PS continue de porter un certains nombre de revendications, telles que la hausse du Smic ou de la prime d’activité, ainsi que l’augmentation des budgets dédiés au sport, aux universités et à la transition écologique.Mais après plusieurs heures de discussions, tous les amendements socialistes sont “balayés”, fait remarquer le député LFI Aurélien Le Coq, membre de la CMP, jugeant les socialistes “plutôt abattus”.- L’AME, “ligne rouge absolue” pour le PS -Le PS réclame aussi que François Bayrou revienne sur ses propos de lundi, sur le “sentiment de submersion” migratoire selon lui ressenti par les Français. “Il faut que le Premier ministre se dédise, sinon il devra se démettre”, a lâché le porte-parole du groupe PS Arthur Delaporte dans la salle des Quatre Colonnes.Un sujet épineux devrait contribuer encore à envenimer les choses, celui de l’aide médicale d’Etat, réservée aux étrangers en situation irrégulière.Selon des sources parlementaires, la CMP devrait acter la diminution des crédits alloués à l’AME, de 200 millions d’euros sur 1,3 milliard, une “ligne rouge absolue” pour le PS selon M. Brun. Sur ce sujet comme sur l’article 4, des arbitrages sont toujours possibles jusqu’à lundi pour le gouvernement.Jeudi, le président du Sénat Gérard Larcher a appelé le groupe de Boris Vallaud à la “responsabilité”. “Est-ce qu’on peut continuer à être sans budget, avec les conséquences que ça a au quotidien ?”, a-t-il interrogé.