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Un car scolaire se renverse en Eure-et-Loir: une lycéenne tuée, le conducteur en garde à vue

“Un drame absolu”: l’émotion était particulièrement forte après la mort d’une lycéenne dans un accident de car scolaire, qui a également blessé 20 élèves en se couchant sur la voie, jeudi matin près de Châteaudun (Eure-et-Loir) pour une raison encore inconnue.Le conducteur, âgé de 26 ans et inconnu de la justice, a été placé en garde à vue. Un premier test salivaire aux stupéfiants s’est “révélé positif”, a annoncé le parquet de Chartres, tout en appelant à la prudence.”Un prélèvement sanguin a été immédiatement réalisé afin de faire procéder, en urgence, à une analyse qui confirmera ou pas la présence de produits stupéfiants dans le sang du conducteur du bus”, précise le procureur de la République Frédéric Chevallier dans un communiqué.Le ministre des Transports Philippe Tabarot, qui s’est rendu à Châteaudun en début d’après-midi, a annoncé dans la foulée un renforcement des contrôles des chauffeurs, notamment “au niveau des stupéfiants”.”J’en ai parlé cet après-midi avec mon collègue ministre de l’Intérieur”, Bruno Retailleau, “nous allons mener un certain nombre d’actions pour opérer des contrôles de plus en plus importants”, a indiqué M. Tabarot sur RTL, qui avait révélé le résultat positif du test salivaire aux stupéfiants.”Malheureusement, ce qui avait été fait (…) contre l’alcool auprès d’un certain nombre de chauffeurs il y a quelques années, devra se faire au niveau des stupéfiants”, a-t-il ajouté.Le conducteur a livré une première explication, déclarant “avoir croisé un véhicule circulant trop proche de la ligne séparatrice, avoir voulu l’éviter, et s’être retrouvé dans le fossé”, précise M. Chevallier.Selon des éléments recueillis par l’AFP, il exerçait depuis plusieurs années, “au moins depuis le début de l’année” sur cette ligne 32B, qui dessert six établissements.”Ce matin, à 7h40, un car scolaire des transports Rémi transportant 35 élèves a eu un accident de la route sur la D927, à proximité de Châteaudun”, avait annoncé la préfecture dans un communiqué. Selon un bilan toujours provisoire, une lycéenne de 15 ans a trouvé la mort et 20 élèves ont été blessés et se trouvent “en urgence relative”. Quatorze d’entre eux “ont été transportés vers le centre hospitalier de Châteaudun”.Lors d’un point presse sur place, M. Tabarot a exprimé  son émotion face à “un drame qui nous bouleverse”.Il a annoncé avoir saisi le Bureau d’enquêtes accidents (BEA) des transports terrestres pour déterminer les circonstances exactes de cet accident, en parallèle de l’enquête judiciaire.- “Etat de choc” -M. Tabarot, s’est ensuite rendu à l’hôpital de la ville.Des élus locaux qui l’accompagnaient ont décrit des enfants en “état de choc”. Certains dormaient au moment de l’accident.Le président de la région Centre-Val de Loire François Bonneau a mentionné l’entraide et la solidarité entre les élèves qui se trouvaient dans le car, “les grands ouvrant les trappes pour sortir de là”, avant d’aider un autre qui “était un peu coincé”.”C’est un gros drame, un terrible drame”, a réagi auprès de l’AFP le maire de la ville Fabien Verdier. “Nous avions signalé la dangerosité de la route il y a quelques mois”, a-t-il ajouté.Six véhicules et une quarantaine de sapeurs-pompiers ont été mobilisés. Un poste médical avancé avait été déployé à proximité de l’accident, dans un centre de secours. Selon des témoignages, des pompiers sont “arrivés en une minute”.”C’est avec une vive émotion et une immense tristesse que j’ai appris, depuis Mayotte, le décès d’une lycéenne de Châteaudun dans un accident de bus scolaire survenu”, a réagi la ministre de l’Éducation, Élisabeth Borne, sur les réseaux sociaux.Venu témoigner de “la grande compassion de l’ensemble de la communauté de l’éducation nationale” dans le lycée Émile-Zola, où était scolarisée la victime et où se rendra Mme Borne lundi matin, le recteur de l’académie Orléans-Tours, Jean-Philippe Agresti, a eu une pensée pour “les parents, la sœur et les amis de la victime”.Une cellule d’urgence médico-psychologique a aussi été activée “en soutien des victimes et de leurs proches”, a-t-il précisé, indiquant que certains des 1.000 élèves de l’établissement avaient préféré rentrer chez eux et qu’un accompagnement “dans la durée” serait assuré.

Un conclave de parlementaires en voie d’aboutir à un compromis sur le budget de l’Etat

Les sept sénateurs et sept députés réunis depuis jeudi matin en commission mixte paritaire pour tenter d’aboutir à une version commune du budget de l’Etat ont avancé sans anicroche, avec un camp gouvernemental soudé et imperturbable face aux menaces de censure des socialistes et du Rassemblement national.La commission (CMP), qui a commencé ses travaux à 09H30 et devrait les poursuivre vendredi matin, est dominée par les soutiens du Premier ministre François Bayrou, avec huit parlementaires issus des rangs de la coalition gouvernementale.Ces huit voix sont au rendez-vous “à chaque fois”, ce qui permet l’adoption des articles “sans modifications significatives”, s’est félicité à la mi-journée auprès de l’AFP le député Renaissance Jean-René Cazeneuve, qui siège comme suppléant à la CMP.La partie “recettes” du budget, qui doit permettre de contenir le déficit à 5,4% du PIB en 2025, au prix d’un effort budgétaire de 50 milliards d’euros, a été adoptée en fin d’après-midi.La coalition gouvernementale a “un accord en béton” qui ne laisse place “à aucun compromis” avec la gauche, a déploré le président de la commission des Finances Eric Coquerel (LFI), membre de cette instance, qui dénonce “un budget plus austéritaire” que ne l’était celui de Michel Barnier, censuré début décembre. – Le PCF claque la porte -Les parlementaires ont notamment approuvé la limitation à un seul exercice (au lieu de deux) de la contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises, objet des critiques du PDG de LVMH Bernard Arnault.Autre mesure adoptée, la contribution différentielle demandée aux plus hauts revenus en 2025, censée rapporter environ deux milliards. La gauche espérait la voir étendue, voire pérennisée, mais sans succès. De manière générale, les propositions des socialistes, davantage enclins à voter la censure depuis les propos de François Bayrou sur la “submersion” migratoire, ont rencontré peu de succès, que ce soit sur la taxe Gafam, la “flat tax”, l’exit tax”, l’augmentation de la taxe sur les transaction financières ou la taxation des rachats d’action, selon des sources parlementaires.”Tous les amendements socialistes sont balayés. Ils ont l’air plutôt abattus…”, a commenté auprès de l’AFP le député LFI Aurélien Le Coq.En signe de protestation face à des discussions où les marges de négociation sont apparues rapidement “extrêmement réduites”, avec de “nouveaux reculs” concernant la réduction des dépenses, le représentant PCF à la CMP, Pascal Savoldelli, a décidé de claquer la porte, ont fait savoir les sénateurs communistes dans un communiqué.Après avoir haussé le ton en début de matinée, les socialistes ont cependant tenu à faire bonne figure, préférant souligner sous couvert d’anonymat que “les engagements sur les recettes” pris par François Bayrou “ont été respectés”, concernant la taxe sur les transactions financières, la taxe sur les rachats d’action ou la taxe sur les billets d’avion – des mesures au demeurant déjà votées au Sénat.Un sujet épineux pourrait envenimer les choses, celui de l’aide médicale d’Etat (AME), réservée aux étrangers en situation irrégulière.Selon des sources parlementaires, la CMP devrait acter la diminution des crédits alloués à l’AME, de 200 millions d’euros sur 1,3 milliard, une “ligne rouge absolue” pour le PS selon le député PS Philippe Brun, négociateur PS à la CMP. Mais sous couvert d’anonymat un responsable PS se montre plus conciliant: “On va être vigilant sur une chose, qu’ils ne sabrent pas le budget. En tout cas, s’il est sabré, que les critères de l’AME ne changent pas”, a dit cette source.- Le RN menace -Les débats ont aussi été marqués par la prise de parole du député RN Jean-Philippe Tanguy, qui, selon des participants, a affirmé que le RN censurerait le gouvernement s’il ne supprimait pas l’article 4 du projet de loi, qui pose un nouveau cadre de régulation des revenus d’EDF issus du nucléaire.”Cet article 4 est insupportable pour l’avenir de la France. Après ce seront Marine Le Pen et Jordan Bardella qui décideront si le comportement du gouvernement et cette irresponsabilité méritent la censure”, a-t-il expliqué à la presse.Selon le RN, cette clause risque de provoquer une hausse du prix de l’électricité pour les ménages et les entreprises.”Ils veulent revenir dans le jeu ou cherchent un prétexte pour la censure”, a décrypté un député LFI. “Du chantage”, renchérit un responsable LR.En cas d’accord, les conclusions de la CMP seront examinées par les députés lundi. Le Premier ministre François Bayrou devrait à cette occasion faire usage pour la première fois de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, qui permet de faire adopter sans vote un texte. S’exposant ce faisant à une nouvelle motion de censure.Sur l’AME comme sur l’article 4, des arbitrages sont toujours possibles jusqu’à lundi pour le gouvernement.

Lula: si Trump taxe les produits brésiliens, il y aura “réciprocité”

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a averti jeudi que si le président américain Donald Trump augmentait les taxes sur les produits brésiliens, il y aurait “réciprocité” de la part du Brésil, tout en dénonçant le retrait américain de l’accord de Paris.Les Etats-Unis sont le deuxième partenaire commercial du Brésil, et le géant latino-américain y exporte principalement des produits industriels.Quant aux enjeux climatiques, le dirigeant de gauche s’est montré d’autant plus critique que le Brésil accueillera en novembre, dans la ville amazonienne de Belem (nord), la COP30, la conférence de l’ONU sur le climat.”Évidemment je pense que le fait de ne pas respecter l’accord de Paris, de dire qu’il ne va pas donner d’argent à l’OMS (Organisation mondiale de la santé, ndlr), c’est un recul pour la civilisation humaine”, a-t-il lancé lors d’une conférence de presse à Brasilia.Interrogé sur sa relation avec le nouveau locataire de la Maison Blanche, Lula a souligné qu’il souhaitait “améliorer” la relation entre les deux pays, tout en se montrant ferme et critique.Donald Trump a fait de la menace de taxes un instrument fort de sa diplomatie dans de nombreux domaines, et a cité le Brésil, parmi d’autres, comme une cible potentielle. Il a également annoncé que les Etats-Unis allaient se retirer de l’accord de Paris sur le climat, conclu en 2015, mettant ainsi en péril les efforts mondiaux visant à freiner le réchauffement.- La COP30, un “point de référence” -Reprochant aux pays riches de ne pas avoir dégagé des financements à la hauteur pour aider les pays pauvres à faire face au changement climatique, Lula a également dit jeudi qu’il ne voulait pas d’une COP où “les mesures sont approuvées, tout est bien joli sur le papier et ensuite personne ne les applique”.”Cette COP30 sera un point de référence pour ce que nous voulons à partir de maintenant”, a ajouté le chef d’Etat âgé de 79 ans, revenu au pouvoir en 2023.De façon plus générale, Lula, rappelant avoir déjà eu affaire à des présidents américains appartenant au camp démocrate comme au camp républicain, a plaidé pour le respect entre les deux pays: “je veux respecter les Etats-Unis et je veux que Trump respecte le Brésil. C’est tout”.Commentant les déclarations de son homologue sur le Groenland et le golfe du Mexique, il a estimé qu'”il doit simplement respecter la souveraineté des autres pays”.Le week-end dernier, la relation entre les gouvernements brésilien et américain a connu son premier épisode de tension de l’ère Trump: Brasilia a dénoncé le “traitement dégradant” de près de 90 migrants illégaux brésiliens expulsés des Etats-Unis.Au niveau global, et sans citer Trump, Lula a souligné les menaces pesant selon lui sur la démocratie.”La démocratie sera la grande vaincue si on permet à l’extrême droite de progresser dans le monde entier, comme c’est le cas, si on permet aux +fake news+ de l’emporter (et) si on permet au mensonge de l’emporter sur la vérité”, a-t-il averti.Son gouvernement a subi récemment une défaite cuisante face à une déferlante de désinformation sur les réseaux sociaux à propos de mesures économiques. La vague d’infox a été exploitée par l’opposition emmenée par le camp de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro, battu par Lula en 2022.

Lula: si Trump taxe les produits brésiliens, il y aura “réciprocité”

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a averti jeudi que si le président américain Donald Trump augmentait les taxes sur les produits brésiliens, il y aurait “réciprocité” de la part du Brésil, tout en dénonçant le retrait américain de l’accord de Paris.Les Etats-Unis sont le deuxième partenaire commercial du Brésil, et le géant …

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Les choix contestés de Trump pour le FBI et le renseignement auditionnés au Sénat

Désignés par Donald Trump pour devenir respectivement chef du FBI et directrice nationale du renseignement, Kash Patel et Tulsi Gabbard sont auditionnés jeudi séparément au Sénat, où ils devraient subir les questions brûlantes de l’opposition démocrate, vent debout contre leur nomination.Le choix du président Donald Trump pour diriger la police fédérale, le FBI, était attendu au tournant par les démocrates de la commission judiciaire du Sénat qui souhaitent le questionner sur des prises de position contestées, notamment sa défense des émeutiers du Capitole.Ancien procureur fédéral de 44 ans, Kash Patel est un soutien farouche et particulièrement vocal de Donald Trump.Dans ses propos liminaires devant la commission, il a affirmé que sa priorité à la tête du FBI serait de “s’attaquer à la criminalité violente”, et de restaurer la confiance du public dans l’agence.- QAnon -Parmi les critiques souvent soulevées, sa défense de la mouvance complotiste d’extrême droite QAnon. Il a notamment dit par le passé que ce mouvement, fondé sur l’idée selon laquelle Donald Trump mènerait une guerre secrète contre un réseau mondial de pédophiles adorateurs de Satan, avait “beaucoup de bons côtés”.Jeudi, il a déclaré rejeter “les théories du complot sans fondement de QAnon”.Originaire de New York, Kash Patel est le fils d’immigrants indiens et a travaillé à divers postes importants dans la première administration Trump (2017-2021), notamment comme directeur pour le contreterrorisme. En 2023, il avait assuré que s’il était amené à prendre la direction du FBI, les agences de police “s’en prendraient” aux journalistes ainsi qu’aux responsables du gouvernement.Selon des médias américains, au moins une vingtaine d’anciens responsables des forces de l’ordre d’obédience républicaine ont écrit à des sénateurs pour leur demander de ne pas confirmer Kash Patel, qui n’a “ni l’expérience ni le caractère” nécessaires.- “Loyauté” -Le sénateur démocrate Dick Durbin a affirmé jeudi qu’avec Kash Patel, Donald Trump avait trouvé quelqu’un de “loyal” avant tout.”La loyauté de M. Patel comprend la promotion de théories du complot et des menaces envers les ennemis du président Trump”, a-t-il déclaré.La commission qui l’interroge jeudi est toutefois dominée par les républicains et devrait recommander l’approbation de sa nomination, avant le vote de confirmation devant l’ensemble des 100 sénateurs.Une recommandation qui n’est pas gagnée d’avance en revanche pour Tulsi Gabbard, désignée directrice nationale du renseignement.Cette ancienne élue démocrate de 43 ans fait face au scepticisme des élus de l’opposition mais aussi de certains sénateurs républicains.Il lui est notamment reproché d’avoir rencontré le dirigeant syrien Bachar al-Assad en 2017 ou de reprendre à son compte les arguments du Kremlin pour justifier la guerre en Ukraine, mais aussi son soutien passé au lanceur d’alerte Edward Snowden, à l’origine de révélations dommageables pour les services de renseignement américains.Des services que cette ancienne lieutenant-colonelle serait donc chargée de diriger en occupant ce poste stratégique qui conseille le président américain sur des questions de sécurité nationale.- “Traître” -Interrogée à plusieurs reprises jeudi par les sénateurs démocrates et républicains sur la question de savoir si Edward Snowden était un “traître” pour avoir fait fuiter ces informations en tant que contractuel de l’Agence de sécurité nationale (NSA), Tulsi Gabbard a refusé à chaque fois de répondre directement.Le sénateur démocrate Mark Warner a exprimé son inquiétude que sa nomination puisse nuire à la “confiance” entre les Etats-Unis et leurs alliés et limiter ainsi le partage d’informations sensibles.”Il me semble que vous ayez, de manière répétée, justifié les pires actes de nos adversaires et que vous ayez souvent, au lieu de cela, tenu pour responsables les Etats-Unis et ces alliés”, a-t-il déclaré.Son appartenance à un mouvement religieux basé à Hawaï, qualifié de secte par certains observateurs, suscite également de nombreuses questions.Si un seul sénateur républicain de la commission sur le renseignement rejoint les démocrates en s’opposant à sa confirmation, sa nomination n’obtiendrait pas de recommandation.Donald Trump pourrait alors choisir de retirer cette nomination, afin de ne pas prendre le risque de la voir rejetée lors du vote au Sénat. Un rejet qui représenterait un important camouflet pour le président américain.

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