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OpenAI (ChatGPT) cherche à lever 40 milliards de dollars (presse)

OpenAI est en pourparlers pour lever jusqu’à 40 milliards de dollars dans le cadre d’un tour de table qui valoriserait le champion américain de l’intelligence artificielle (IA) et créateur de ChatGPT à 340 milliards de dollars, d’après un article du Wall Street Journal (WSJ) jeudi.Le quotidien américain avait déjà rapporté, tout comme le Financial Times, …

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Pas de survivant dans la catastrophe aérienne à Washington, Trump met en cause la diversité

Le président américain Donald Trump a mis en cause jeudi ses prédécesseurs démocrates et les programmes faisant la promotion de la diversité dans la catastrophe aérienne qui s’est produite au-dessus de Washington et a fait 67 morts.”Malheureusement, il n’y a pas de survivant”, a-t-il indiqué lors d’un point presse, après avoir observé une minute de silence pour les victimes.Soixante-quatre personnes voyageaient dans l’avion de ligne entré en collision avec un hélicoptère de l’armée américaine, avec trois militaires à bord, mercredi soir au-dessus du fleuve Potomac.”Ce fut une nuit sombre et atroce dans la capitale et dans l’histoire de notre pays”, s’est d’abord désolé Donald Trump, promettant une enquête approfondie pour établir les causes de l’accident.Mais il s’en est très vite pris aux anciens présidents démocrates Joe Biden et Barack Obama, qu’il a accusés d’avoir affaibli les exigences en matière de sécurité aérienne.”J’ai donné la priorité à la sécurité. Obama et Biden et les démocrates ont mis la politique en premier”, a-t-il attaqué, s’en prenant aux programmes qui promeuvent la diversité au sein de l’administration américaine, et de l’agence fédérale de l’aviation (FAA) plus spécifiquement.”Ils ont même donné une directive : +Trop blanc+. Or nous voulons des gens compétents”, a lancé le président républicain.- “Abject” -Ancien ministre des Transports sous la présidence de Joe Biden, Pete Buttigieg, a qualifié cette mise en cause d'”abjecte”. “Alors que les familles sont en deuil, M. Trump devrait diriger, et non mentir”, l’a-t-il exhorté.Pressé de questions pour savoir s’il mettait directement en cause les contrôleurs aériens et les politiques de diversité pour expliquer la catastrophe, Donald Trump a reconnu “ne pas savoir” encore mais ajouté que “ça a pu être” le cas.Il a cependant estimé que l’hélicoptère militaire avait une trajectoire “incroyablement mauvaise”.Avec un bilan de 67 morts, il s’agit de la pire catastrophe aérienne aux Etats-Unis depuis qu’un avion de ligne de la compagnie American Airlines s’était écrasé peu après son décollage de l’aéroport John F. Kennedy à New York en novembre 2001.Des équipes de plongeurs, appuyées par des navires de secours, retirent jeudi des corps des eaux glacées du fleuve Potomac. Des débris des deux appareils en émergent.”Nous en sommes maintenant au stade où nous passons d’une opération de sauvetage à une opération de récupération” des corps, avait annoncé tôt jeudi matin le chef des pompiers de la ville de Washington, John Donnelly, en précisant que 28 corps avaient été récupérés jusque-là.- “Absolument” évitable -La collision aurait “absolument” pu être évitée, a estimé à son tour jeudi Sean Duffy, le nouveau ministre des Transports, dont la nomination vient juste d’être confirmée par le Sénat américain.L’équipage de l’hélicoptère était “relativement expérimenté” et effectuait “un vol de nuit d’entraînement de routine”, a dit le nouveau ministre de la Défense, Pete Hegseth, sur le réseau social X. Il était équipé de lunettes de vision nocturne, a-t-il précisé.Une bande sonore des échanges dans la tour de contrôle permet d’entendre les contrôleurs demander plusieurs fois au pilote de l’hélicoptère s’il avait vu sur l’avion, puis lui ordonner de “passer derrière” ce dernier.”J’ai juste vu une boule de feu, et puis il a disparu”, s’exclame ensuite un contrôleur, après que la communication avec l’hélicoptère a été coupée.Plusieurs personnes du milieu du patinage artistique américain se trouvaient à bord de l’avion, ont rapporté jeudi les médias américains, tandis que Moscou a confirmé la présence à bord de ressortissants du pays, parmi lesquels un couple d’anciens patineurs. Il s’agit des champions du monde 1994 Evgenia Shishkova et Vadim Naumov, devenus entraîneurs, selon des agences russes.- “Boule de feu” -Washington est sans cesse survolée par des avions et hélicoptères à très basse altitude, avec son aéroport Ronald-Reagan au bord du Potomac, le fleuve qui sépare la ville de l’Etat voisin de Virginie.Le patron d’American Airlines Robert Isom a exprimé son “profond chagrin”.L’avion venait de Wichita, au Kansas, et devait atterrir à Washington à 21H00 mercredi (02H00 GMT jeudi). Les Championnats des Etats-Unis de patinage artistique venaient de s’y achever dimanche.Tout près de la zone de la collision de mercredi soir, le 13 janvier 1982, un Boeing 737-222 d’Air Florida avait percuté un pont enjambant le Potomac pendant une tempête de neige et s’y était abîmé. L’accident avait fait 78 morts, dont quatre automobilistes qui se trouvaient sur le pont.bur-aue-lb-es/cyb/ph

Nouvelles libérations d’otages israéliens à Gaza en échange de détenus palestiniens

Trois otages israéliens et cinq Thaïlandais ont été libérés jeudi à Gaza en échange de 110 prisonniers palestiniens détenus par Israël, un processus marqué par des scènes de chaos lors de la libération de captifs dans le territoire palestinien.Cet échange est le troisième dans le cadre de l’accord de trêve entre le Hamas et Israël conclu via les médiateurs internationaux et entré en vigueur le 19 janvier après plus de 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza.Libérés après près de 16 mois de captivité, les otages avaient été enlevés lors de l’attaque d’une violence et d’une ampleur sans précédent menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza voisine.Retardée de quelques heures, la libération des détenus palestiniens a débuté après que le gouvernement israélien a annoncé avoir reçu la “garantie” que les prochaines libérations d’otages captifs à Gaza se feraient “en toute sécurité”.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait suspendu leur libération en dénonçant des “scènes choquantes” lors de la libération à Khan Younès (sud) d’Arbel Yehud, une civile de 29 ans, et de Gadi Moses, un agriculteur de 80 ans, des Germano-Israéliens enlevés au kibboutz Nir Oz dans le sud d’Israël.Leur élargissement s’est déroulé au milieu d’une foule survoltée, avec un important déploiement de combattants cagoulés et armés du Hamas et du Jihad islamique.Des images ont montré le regard effrayé d’Arbel Yehud, escortée pendant de longues minutes dans la foule de Palestiniens par une escouade de combattants, avant d’être remise au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).- Sécurité et dignité -L’armée a diffusé une vidéo montrant Gadi Moses retrouvant les membres de sa famille, notamment sa fille en larmes. “Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour reconstruire Nir Oz”, y déclare-t-il.Le CICR a réclamé “une amélioration” de la sécurité et de la dignité lors des opérations de libération d’otages après les scènes de chaos.La première libération de jeudi, celle d’Agam Berger, une soldate israélienne de 20 ans capturée alors qu’elle faisait son service militaire près de Gaza, s’est déroulée dans le calme.Mettant en scène sa libération dans les ruines du camp de réfugiés de Jabalia (nord), des combattants en armes du Hamas, bandeau vert autour du crâne, ont exhibé sur un podium la jeune femme.Le visage fermé, elle a été contrainte de saluer la foule, après avoir reçu un “certificat” de libération de ses geôliers avant d’être remise elle aussi au CICR.- “Il n’y a pas de mots” -Au même moment, à Tel-Aviv, des manifestants se sont rassemblés sur la “Place des otages” pour célébrer ces libérations, hurlant, pleurant et s’embrassant.Les cinq Thaïlandais ont été libérés hors du cadre de l’accord de trêve.Les huit ex-otages sont traités dans quatre hôpitaux distincts, selon les autorités.En échange, Israël a confirmé avoir libéré 110 prisonniers palestiniens.Parmi eux, figure Zakaria al-Zoubeidi, responsable d’attentats anti-israéliens et ex-leader local de la branche armée du Fatah, arrivé dans un bus emmenant d’autres prisonniers libérés, à Ramallah en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Là il a été acclamé et porté par la foule.D’autres prisonniers libérés ont été transférés à Gaza ou à Jérusalem-Est.”Il n’y a pas de mots pour décrire notre joie, j’en tremble”, déclare Maha Al-Barai, soeur d’un prisonnier libéré à Khan Younès.- Prochaines libérations samedi -Une nouvelle libération d’otages, celle de trois hommes, est prévue samedi, selon Israël.Les 19 et 25 janvier, sept otages israéliennes ont été libérées, contre 290 Palestiniens, dans le cadre de la première phase de l’accord de cessez-le-feu.Durant cette phase de six semaines, 33 otages doivent être libérés en échange d’environ 1.900 Palestiniens. Ce premier groupe comprendra huit dépouilles d’otages selon Israël.La trêve a permis un afflux de l’aide internationale dans la bande de Gaza assiégée par Israël et en proie à une catastrophe humanitaire.- Négociations la semaine prochaine? -L’accord de cessez-le-feu  prévoit la reprise des négociations au 16e jour de son entrée en vigueur, soit le 3 février, pour discuter des modalités de la deuxième phase, visant à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre.La dernière étape portera sur la reconstruction de Gaza et la restitution des corps des derniers otages morts.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur 251 personnes enlevées, 79 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes selon l’armée.M. Netanyahu a, après l’attaque, proclamé son intention d’anéantir le Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.460 morts à Gaza en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Jeudi, la branche armée du Hamas a confirmé la mort de son chef, Mohammed Deif, qu’Israël a affirmé avoir tué en juillet 2024 près de Khan Younès. 

Nouvelles libérations d’otages israéliens à Gaza en échange de détenus palestiniens

Trois otages israéliens et cinq Thaïlandais ont été libérés jeudi à Gaza en échange de 110 prisonniers palestiniens détenus par Israël, un processus marqué par des scènes de chaos lors de la libération de captifs dans le territoire palestinien.Cet échange est le troisième dans le cadre de l’accord de trêve entre le Hamas et Israël …

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Nouvelles libérations d’otages israéliens à Gaza en échange de détenus palestiniens

Trois otages israéliens et cinq Thaïlandais ont été libérés jeudi à Gaza en échange de 110 prisonniers palestiniens détenus par Israël, un processus marqué par des scènes de chaos lors de la libération de captifs dans le territoire palestinien.Cet échange est le troisième dans le cadre de l’accord de trêve entre le Hamas et Israël conclu via les médiateurs internationaux et entré en vigueur le 19 janvier après plus de 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza.Libérés après près de 16 mois de captivité, les otages avaient été enlevés lors de l’attaque d’une violence et d’une ampleur sans précédent menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza voisine.Retardée de quelques heures, la libération des détenus palestiniens a débuté après que le gouvernement israélien a annoncé avoir reçu la “garantie” que les prochaines libérations d’otages captifs à Gaza se feraient “en toute sécurité”.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait suspendu leur libération en dénonçant des “scènes choquantes” lors de la libération à Khan Younès (sud) d’Arbel Yehud, une civile de 29 ans, et de Gadi Moses, un agriculteur de 80 ans, des Germano-Israéliens enlevés au kibboutz Nir Oz dans le sud d’Israël.Leur élargissement s’est déroulé au milieu d’une foule survoltée, avec un important déploiement de combattants cagoulés et armés du Hamas et du Jihad islamique.Des images ont montré le regard effrayé d’Arbel Yehud, escortée pendant de longues minutes dans la foule de Palestiniens par une escouade de combattants, avant d’être remise au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).- Sécurité et dignité -L’armée a diffusé une vidéo montrant Gadi Moses retrouvant les membres de sa famille, notamment sa fille en larmes. “Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour reconstruire Nir Oz”, y déclare-t-il.Le CICR a réclamé “une amélioration” de la sécurité et de la dignité lors des opérations de libération d’otages après les scènes de chaos.La première libération de jeudi, celle d’Agam Berger, une soldate israélienne de 20 ans capturée alors qu’elle faisait son service militaire près de Gaza, s’est déroulée dans le calme.Mettant en scène sa libération dans les ruines du camp de réfugiés de Jabalia (nord), des combattants en armes du Hamas, bandeau vert autour du crâne, ont exhibé sur un podium la jeune femme.Le visage fermé, elle a été contrainte de saluer la foule, après avoir reçu un “certificat” de libération de ses geôliers avant d’être remise elle aussi au CICR.- “Il n’y a pas de mots” -Au même moment, à Tel-Aviv, des manifestants se sont rassemblés sur la “Place des otages” pour célébrer ces libérations, hurlant, pleurant et s’embrassant.Les cinq Thaïlandais ont été libérés hors du cadre de l’accord de trêve.Les huit ex-otages sont traités dans quatre hôpitaux distincts, selon les autorités.En échange, Israël a confirmé avoir libéré 110 prisonniers palestiniens.Parmi eux, figure Zakaria al-Zoubeidi, responsable d’attentats anti-israéliens et ex-leader local de la branche armée du Fatah, arrivé dans un bus emmenant d’autres prisonniers libérés, à Ramallah en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Là il a été acclamé et porté par la foule.D’autres prisonniers libérés ont été transférés à Gaza ou à Jérusalem-Est.”Il n’y a pas de mots pour décrire notre joie, j’en tremble”, déclare Maha Al-Barai, soeur d’un prisonnier libéré à Khan Younès.- Prochaines libérations samedi -Une nouvelle libération d’otages, celle de trois hommes, est prévue samedi, selon Israël.Les 19 et 25 janvier, sept otages israéliennes ont été libérées, contre 290 Palestiniens, dans le cadre de la première phase de l’accord de cessez-le-feu.Durant cette phase de six semaines, 33 otages doivent être libérés en échange d’environ 1.900 Palestiniens. Ce premier groupe comprendra huit dépouilles d’otages selon Israël.La trêve a permis un afflux de l’aide internationale dans la bande de Gaza assiégée par Israël et en proie à une catastrophe humanitaire.- Négociations la semaine prochaine? -L’accord de cessez-le-feu  prévoit la reprise des négociations au 16e jour de son entrée en vigueur, soit le 3 février, pour discuter des modalités de la deuxième phase, visant à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre.La dernière étape portera sur la reconstruction de Gaza et la restitution des corps des derniers otages morts.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Sur 251 personnes enlevées, 79 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes selon l’armée.M. Netanyahu a, après l’attaque, proclamé son intention d’anéantir le Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.460 morts à Gaza en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Jeudi, la branche armée du Hamas a confirmé la mort de son chef, Mohammed Deif, qu’Israël a affirmé avoir tué en juillet 2024 près de Khan Younès. 

RDC: le M23 progresse dans l’est après Goma, l’ONU “très inquiète”

Le groupe armé antigouvernemental M23, qui a pris avec l’armée rwandaise le contrôle de la grande ville congolaise de Goma et déclaré vouloir “marcher” sur Kinshasa, a progressé jeudi dans l’est de la République démocratique du Congo, l’ONU se disant “très inquiète”.  Goma, capitale de la province du Nord-Kivu coincée entre le lac Kivu et la frontière rwandaise, est tombée ces derniers jours après une offensive de seulement quelques semaines, lancée après l’échec mi-décembre d’une médiation RDC-Rwanda sous l’égide de l’Angola.Mercredi et jeudi, le M23 et les troupes rwandaises ont progressé dans la province voisine du Sud-Kivu, vers la cité minière de Nyabibwe, à une centaine de kilomètres de Bukavu, selon des sources locales et humanitaires à l’AFP.Après Goma, Bukavu, capitale provinciale du Sud-Kivu, pourrait à son tour être menacée. “Nous sommes très inquiets concernant la situation au Sud-Kivu, qui reste très volatile, avec des informations crédibles de l’avancée rapide du M23 vers la ville de Bukavu”, a déclaré dans la soirée Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU.Face à l’aggravation de la situation sécuritaire dans la région, le président congolais Félix Tshisekedi a toutefois refusé de s’avouer vaincu, assurant lors d’une adresse à la nation mercredi qu’une “riposte vigoureuse” est en cours.”Nous sommes à Goma pour y rester”, a déclaré jeudi Corneille Nangaa, chef de la plateforme politico-militaire dont fait partie le M23, lors d’une conférence de presse à Goma. Et “nous allons continuer la marche de libération jusqu’à Kinshasa”.- “Tout a été pillé” -Alors que les combats ont quasi complètement cessé à Goma, la ville pansait ses plaies jeudi, entre chaussées crevées par des impacts de mortiers et vitrines défoncées par les pillages, ont constaté des journalistes de l’AFP.La situation humanitaire reste critique et internet, l’eau courante et l’électricité sont toujours coupés.”Il n’y a plus rien à manger, tout a été pillé”, s’inquiète Bosco, un habitant qui refuse de donner son nom. “Nous avons besoin d’assistance urgemment”.Les affrontements ont fait plus de 100 morts et près d’un millier de blessés, selon les hôpitaux. Ils ont aussi aggravé une crise humanitaire chronique dans la région où, selon l’ONU, plus de 500.000 personnes ont été déplacées depuis début janvier.L’offensive éclair sur Goma, cité de plus d’un million d’habitants et presque autant de déplacés, a suscité de nombreux appels (ONU, États-Unis, Chine, UE, Angola, France…) à la fin des combats et au retrait des troupes rwandaises. La Belgique a demandé à l’Union européenne d’envisager des sanctions contre le Rwanda. Londres a menacé jeudi “d’un réexamen de toute l’aide britannique au Rwanda”.M. Tshisekedi a pourtant condamné “le silence” et “l’inaction” de la communauté internationale face à “la barbarie du régime de Kigali”, mettant en garde contre “une escalade aux conséquences imprévisibles” dans la région des Grands Lacs.Il s’est entretenu jeudi avec le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, en visite à Kinshasa. Ce dernier s’est ensuite rendu à Kigali, où il doit rencontrer vendredi le président Paul Kagame pour demander “le retrait des troupes rwandaises” de l’est de la RDC, selon ses services.- Force de paix en sursis? -Jusqu’à présent, les initiatives diplomatiques pour tenter de régler le conflit qui dure depuis plus de trois ans n’ont rien donné.La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui a des soldats déployés dans la région, a annoncé la tenue d’un sommet extraordinaire vendredi à Harare, au Zimbabwe. Selon le média sud-africain Daily Maverick, elle pourrait y annoncer un retrait de la SAMIDRC, sa force déployée depuis fin 2023 en RDC.La SAMIDRC comprend notamment 2.900 soldats sud-africains, ainsi que des militaires malawites et tanzaniens. Pretoria fournit également des soldats à l’autre force de maintien de la paix déployée en appui à Kinshasa, celle de l’ONU (Monusco).Les deux forces ont payé un lourd tribut aux affrontements de cette dernière semaine: 17 de leurs soldats, dont 13 Sud-Africains, ont été tués.Paul Kagame a mis la pression jeudi sur la SAMIDRC, estimant qu’elle n’est “pas une force de maintien de la paix” et n’a “pas sa place dans cette situation”. Il a également prévenu qu’il n’avait pas peur d’une “confrontation” avec Pretoria.L’est de la RDC est déchiré depuis des décennies par les violences de multiples groupes armés, exacerbées après le génocide de 1994 au Rwanda.Kinshasa accuse Kigali de vouloir y piller les nombreuses richesses naturelles, dont le tantale et l’étain utilisés dans les batteries et les équipements électroniques, ou l’or.Le Rwanda dément, et dit vouloir y éradiquer certains groupes armés qui menacent selon lui sa sécurité en permanence, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), créées par d’anciens responsables hutu du génocide des Tutsi au Rwanda.burx-cld/emd/mba

RDC: le M23 progresse dans l’est après Goma, l’ONU “très inquiète”

Le groupe armé antigouvernemental M23, qui a pris avec l’armée rwandaise le contrôle de la grande ville congolaise de Goma et déclaré vouloir “marcher” sur Kinshasa, a progressé jeudi dans l’est de la République démocratique du Congo, l’ONU se disant “très inquiète”.  Goma, capitale de la province du Nord-Kivu coincée entre le lac Kivu et la frontière rwandaise, est tombée ces derniers jours après une offensive de seulement quelques semaines, lancée après l’échec mi-décembre d’une médiation RDC-Rwanda sous l’égide de l’Angola.Mercredi et jeudi, le M23 et les troupes rwandaises ont progressé dans la province voisine du Sud-Kivu, vers la cité minière de Nyabibwe, à une centaine de kilomètres de Bukavu, selon des sources locales et humanitaires à l’AFP.Après Goma, Bukavu, capitale provinciale du Sud-Kivu, pourrait à son tour être menacée. “Nous sommes très inquiets concernant la situation au Sud-Kivu, qui reste très volatile, avec des informations crédibles de l’avancée rapide du M23 vers la ville de Bukavu”, a déclaré dans la soirée Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU.Face à l’aggravation de la situation sécuritaire dans la région, le président congolais Félix Tshisekedi a toutefois refusé de s’avouer vaincu, assurant lors d’une adresse à la nation mercredi qu’une “riposte vigoureuse” est en cours.”Nous sommes à Goma pour y rester”, a déclaré jeudi Corneille Nangaa, chef de la plateforme politico-militaire dont fait partie le M23, lors d’une conférence de presse à Goma. Et “nous allons continuer la marche de libération jusqu’à Kinshasa”.- “Tout a été pillé” -Alors que les combats ont quasi complètement cessé à Goma, la ville pansait ses plaies jeudi, entre chaussées crevées par des impacts de mortiers et vitrines défoncées par les pillages, ont constaté des journalistes de l’AFP.La situation humanitaire reste critique et internet, l’eau courante et l’électricité sont toujours coupés.”Il n’y a plus rien à manger, tout a été pillé”, s’inquiète Bosco, un habitant qui refuse de donner son nom. “Nous avons besoin d’assistance urgemment”.Les affrontements ont fait plus de 100 morts et près d’un millier de blessés, selon les hôpitaux. Ils ont aussi aggravé une crise humanitaire chronique dans la région où, selon l’ONU, plus de 500.000 personnes ont été déplacées depuis début janvier.L’offensive éclair sur Goma, cité de plus d’un million d’habitants et presque autant de déplacés, a suscité de nombreux appels (ONU, États-Unis, Chine, UE, Angola, France…) à la fin des combats et au retrait des troupes rwandaises. La Belgique a demandé à l’Union européenne d’envisager des sanctions contre le Rwanda. Londres a menacé jeudi “d’un réexamen de toute l’aide britannique au Rwanda”.M. Tshisekedi a pourtant condamné “le silence” et “l’inaction” de la communauté internationale face à “la barbarie du régime de Kigali”, mettant en garde contre “une escalade aux conséquences imprévisibles” dans la région des Grands Lacs.Il s’est entretenu jeudi avec le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, en visite à Kinshasa. Ce dernier s’est ensuite rendu à Kigali, où il doit rencontrer vendredi le président Paul Kagame pour demander “le retrait des troupes rwandaises” de l’est de la RDC, selon ses services.- Force de paix en sursis? -Jusqu’à présent, les initiatives diplomatiques pour tenter de régler le conflit qui dure depuis plus de trois ans n’ont rien donné.La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui a des soldats déployés dans la région, a annoncé la tenue d’un sommet extraordinaire vendredi à Harare, au Zimbabwe. Selon le média sud-africain Daily Maverick, elle pourrait y annoncer un retrait de la SAMIDRC, sa force déployée depuis fin 2023 en RDC.La SAMIDRC comprend notamment 2.900 soldats sud-africains, ainsi que des militaires malawites et tanzaniens. Pretoria fournit également des soldats à l’autre force de maintien de la paix déployée en appui à Kinshasa, celle de l’ONU (Monusco).Les deux forces ont payé un lourd tribut aux affrontements de cette dernière semaine: 17 de leurs soldats, dont 13 Sud-Africains, ont été tués.Paul Kagame a mis la pression jeudi sur la SAMIDRC, estimant qu’elle n’est “pas une force de maintien de la paix” et n’a “pas sa place dans cette situation”. Il a également prévenu qu’il n’avait pas peur d’une “confrontation” avec Pretoria.L’est de la RDC est déchiré depuis des décennies par les violences de multiples groupes armés, exacerbées après le génocide de 1994 au Rwanda.Kinshasa accuse Kigali de vouloir y piller les nombreuses richesses naturelles, dont le tantale et l’étain utilisés dans les batteries et les équipements électroniques, ou l’or.Le Rwanda dément, et dit vouloir y éradiquer certains groupes armés qui menacent selon lui sa sécurité en permanence, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), créées par d’anciens responsables hutu du génocide des Tutsi au Rwanda.burx-cld/emd/mba

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