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Catastrophe aérienne de Washington: les boîtes noires retrouvées, Trump met en cause la diversité

Les deux boîtes noires de l’avion qui s’est écrasé à Washington, tuant 67 personnes, ont été retrouvées jeudi soir par les enquêteurs, qui cherchent à comprendre les causes d’une catastrophe liée selon Donald Trump aux programmes promouvant la diversité au sein de la fonction publique américaine.L’enregistreur vocal du cockpit et l’enregistreur des données de vol de l’appareil, un petit avion de ligne rentré mercredi soir en collision avec un hélicoptère de l’armée, ont été récupérés par les enquêteurs depuis les eaux glaciales du fleuve Potomac.Ces deux boîtes noires sont désormais analysées par l’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB), chargée de déterminer les origines de cet accident aérien sans survivant, le plus grave aux Etats-Unis depuis plus de 20 ans.Les responsables du NTSB ont insisté jeudi sur le fait qu’ils ne disposaient de “pas d’assez d’éléments” à ce stade pour établir ou exclure des causes, indiquant qu’ils comptent publier un rapport préliminaire “dans les 30 jours”.Mais Donald Trump, après avoir observé une minute de silence et regretté une “nuit sombre et atroce”, a porté jeudi ce drame sur le terrain politique.- “Abjecte” -“J’ai donné la priorité à la sécurité. Obama et Biden et les démocrates ont mis la politique en premier”, a-t-il attaqué depuis le podium de la Maison Blanche, accusant ses prédécesseurs d’avoir affaibli les exigences en matière de sécurité aérienne.Il a aussi ciblé les programmes qui promeuvent la diversité au sein de l’administration américaine, et plus spécifiquement du régulateur américain de l’aviation, la FAA.”Ils ont même donné une directive: +Trop blanc+. Or nous voulons des gens compétents”, a lancé le président républicain, qui a aussi promis une enquête approfondie pour établir les causes de l’accident.Ancien ministre des Transports sous la présidence de Joe Biden, le démocrate Pete Buttigieg a qualifié cette mise en cause d'”abjecte”. “Alors que les familles sont en deuil, M. Trump devrait diriger, et non mentir”, l’a-t-il exhorté.Pressé de questions pour savoir s’il mettait directement en cause les contrôleurs aériens et les politiques de diversité pour expliquer la catastrophe, Donald Trump a reconnu “ne pas savoir” encore mais ajouté que “ça a pu être” le cas.Pour appuyer encore son propos, il a signé un nouveau décret dans l’après-midi pour renforcer encore la chasse à ces programmes qu’il qualifie de “discrimination honteuse”.- “Mauvaises décisions” -Avec un bilan de 67 morts, il s’agit de la pire catastrophe aérienne aux Etats-Unis depuis qu’un avion de ligne s’était écrasé peu après son décollage à New York en novembre 2001.Après quelques heures mercredi soir à chercher, sans succès, des survivants, les secouristes sont désormais occupés à retrouver les cadavres dans la zone du crash dans le fleuve Potomac, près de l’aéroport Ronald-Reagan. Vingt-huit corps avaient été extraits jeudi matin, selon les pompiers, 40 en fin de journée selon les médias américains.Parmi les victimes, plusieurs membres de la communauté de patinage artistique étaient présents, dont le couple russe Evgenia Shishkova et Vadim Naumov, champions du monde en 1994. L’avion venait de Wichita, au Kansas, dans le centre du pays, où se déroulaient des championnats nationaux.Deux ressortissants chinois se trouvaient aussi à bord, a indiqué Pékin sans préciser leur identité. La Chine a présenté ses condoléances et appelé Washington à déterminer “rapidement les causes de l’accident”, selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères cité par le média d’Etat CCTV.Pour le président Donald Trump, cette collision aurait “dû être évitée”. L’hélicoptère “suivait une trajectoire incroyablement mauvaise”, a-t-il déclaré, ajoutant: “il y a eu une convergence de mauvaises décisions qui ont été prises”.L’équipage de l’hélicoptère était “relativement expérimenté”, a fait savoir son ministre de la Défense Pete Hegseth.Washington est sans cesse survolée par des avions et hélicoptères à très basse altitude.Une bande sonore des échanges dans la tour de contrôle permet d’entendre les contrôleurs demander plusieurs fois au pilote de l’hélicoptère s’il avait vu sur l’avion d’American Airlines, puis lui ordonner de “passer derrière” ce dernier.”J’ai juste vu une boule de feu, et puis il a disparu”, s’exclame ensuite un contrôleur, après que la communication avec l’hélicoptère a été coupée.bur-aue-lb-es-ube/jnd/rr

Catastrophe aérienne de Washington: les boîtes noires retrouvées, Trump met en cause la diversité

Les deux boîtes noires de l’avion qui s’est écrasé à Washington, tuant 67 personnes, ont été retrouvées jeudi soir par les enquêteurs, qui cherchent à comprendre les causes d’une catastrophe liée selon Donald Trump aux programmes promouvant la diversité au sein de la fonction publique américaine.L’enregistreur vocal du cockpit et l’enregistreur des données de vol de l’appareil, un petit avion de ligne rentré mercredi soir en collision avec un hélicoptère de l’armée, ont été récupérés par les enquêteurs depuis les eaux glaciales du fleuve Potomac.Ces deux boîtes noires sont désormais analysées par l’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB), chargée de déterminer les origines de cet accident aérien sans survivant, le plus grave aux Etats-Unis depuis plus de 20 ans.Les responsables du NTSB ont insisté jeudi sur le fait qu’ils ne disposaient de “pas d’assez d’éléments” à ce stade pour établir ou exclure des causes, indiquant qu’ils comptent publier un rapport préliminaire “dans les 30 jours”.Mais Donald Trump, après avoir observé une minute de silence et regretté une “nuit sombre et atroce”, a porté jeudi ce drame sur le terrain politique.- “Abjecte” -“J’ai donné la priorité à la sécurité. Obama et Biden et les démocrates ont mis la politique en premier”, a-t-il attaqué depuis le podium de la Maison Blanche, accusant ses prédécesseurs d’avoir affaibli les exigences en matière de sécurité aérienne.Il a aussi ciblé les programmes qui promeuvent la diversité au sein de l’administration américaine, et plus spécifiquement du régulateur américain de l’aviation, la FAA.”Ils ont même donné une directive: +Trop blanc+. Or nous voulons des gens compétents”, a lancé le président républicain, qui a aussi promis une enquête approfondie pour établir les causes de l’accident.Ancien ministre des Transports sous la présidence de Joe Biden, le démocrate Pete Buttigieg a qualifié cette mise en cause d'”abjecte”. “Alors que les familles sont en deuil, M. Trump devrait diriger, et non mentir”, l’a-t-il exhorté.Pressé de questions pour savoir s’il mettait directement en cause les contrôleurs aériens et les politiques de diversité pour expliquer la catastrophe, Donald Trump a reconnu “ne pas savoir” encore mais ajouté que “ça a pu être” le cas.Pour appuyer encore son propos, il a signé un nouveau décret dans l’après-midi pour renforcer encore la chasse à ces programmes qu’il qualifie de “discrimination honteuse”.- “Mauvaises décisions” -Avec un bilan de 67 morts, il s’agit de la pire catastrophe aérienne aux Etats-Unis depuis qu’un avion de ligne s’était écrasé peu après son décollage à New York en novembre 2001.Après quelques heures mercredi soir à chercher, sans succès, des survivants, les secouristes sont désormais occupés à retrouver les cadavres dans la zone du crash dans le fleuve Potomac, près de l’aéroport Ronald-Reagan. Vingt-huit corps avaient été extraits jeudi matin, selon les pompiers, 40 en fin de journée selon les médias américains.Parmi les victimes, plusieurs membres de la communauté de patinage artistique étaient présents, dont le couple russe Evgenia Shishkova et Vadim Naumov, champions du monde en 1994. L’avion venait de Wichita, au Kansas, dans le centre du pays, où se déroulaient des championnats nationaux.Deux ressortissants chinois se trouvaient aussi à bord, a indiqué Pékin sans préciser leur identité. La Chine a présenté ses condoléances et appelé Washington à déterminer “rapidement les causes de l’accident”, selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères cité par le média d’Etat CCTV.Pour le président Donald Trump, cette collision aurait “dû être évitée”. L’hélicoptère “suivait une trajectoire incroyablement mauvaise”, a-t-il déclaré, ajoutant: “il y a eu une convergence de mauvaises décisions qui ont été prises”.L’équipage de l’hélicoptère était “relativement expérimenté”, a fait savoir son ministre de la Défense Pete Hegseth.Washington est sans cesse survolée par des avions et hélicoptères à très basse altitude.Une bande sonore des échanges dans la tour de contrôle permet d’entendre les contrôleurs demander plusieurs fois au pilote de l’hélicoptère s’il avait vu sur l’avion d’American Airlines, puis lui ordonner de “passer derrière” ce dernier.”J’ai juste vu une boule de feu, et puis il a disparu”, s’exclame ensuite un contrôleur, après que la communication avec l’hélicoptère a été coupée.bur-aue-lb-es-ube/jnd/rr

“Le bonheur n’existe pas”: quatre ans après le coup, la misère des Birmans en Thaïlande

Quatre ans après le coup d’Etat de la junte, la Birmanie reste déchirée par un conflit civil sanglant, qui a poussé de nombreux jeunes à fuir en Thaïlande, où ils survivent dans la précarité et la peur.L’AFP a rencontré trois migrants de Mahachai, un quartier de Samut Sakhon surnommé la “petite Birmanie” de la banlieue …

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“Le bonheur n’existe pas”: quatre ans après le coup, la misère des Birmans en Thaïlande

Quatre ans après le coup d’Etat de la junte, la Birmanie reste déchirée par un conflit civil sanglant, qui a poussé de nombreux jeunes à fuir en Thaïlande, où ils survivent dans la précarité et la peur.L’AFP a rencontré trois migrants de Mahachai, un quartier de Samut Sakhon surnommé la “petite Birmanie” de la banlieue ouest de Bangkok.Ils ont accepté de partager leur histoire, sous la condition de l’anonymat, pour leur sécurité et celle de leurs familles restées en Birmanie.- Ma Phyu: “J’ai perdu tous mes rêves” -“Après le putsch, j’ai perdu tous mes rêves”, souffle Ma Phyu, 28 ans, qui suivait des cours dans une université de Rangoun pour devenir enseignante.Après le putsch du 1er février 2021, la junte a orchestré par la force la répression des mouvements dissidents, notamment portés par les jeunes générations qui ont grandi durant la décennie d’expérimentation démocratique avec Aung San Suu Kyi.Comme des milliers d’autres, Ma Phyu a préféré partir, à contre-cœur, que de risquer sa vie dans le pays, où le conflit s’est étendu à toutes les régions.La Thaïlande abrite la plus grande diaspora birmane au monde, avec 2,3 millions de travailleurs enregistrés, auxquels il faut ajouter 1,8 million de personnes en situation irrégulière, selon l’Organisation mondiale pour les migrations (OIM).Le royaume confine les migrants aux métiers ingrats, dans la construction, l’agriculture, ou l’agroalimentaire, pour un salaire souvent inférieur au niveau minimum, qui se situe autour de 350 bahts (10 euros) par jour à Bangkok, a relevé l’OIM.Ma Phyu est assignée aux tâches liées au broyage dans une usine de conserve de poissons, où elle effectue des rotations de 17h30 à 03h00 du matin, six jours sur sept. Ses supérieurs la réprimandent quand elle ne comprend pas les ordres en thaï, qu’elle ne parle pas, décrit-elle.”Je ne peux pas supporter l’odeur du poisson. Je ressens du dégoût au travail, et c’est pareil à la maison. Rien ne change, je ne veux plus vivre”, poursuit-elle.Son mari l’a rejointe en 2024 dans leur logement d’une pièce à Mahachai.”Mon ancienne vie était remplie de joie. S’il n’y avait pas eu le coup, j’aurai eu une bonne vie.”- Lwin Lwin: “Le bonheur n’existe pas” -Dans une pièce sombre d’un bâtiment décrépi, Lwin Lwin apprend le japonais avec cinq autres Birmans.La jeune femme de 21 ans, originaire de Tanintharyi (sud), a quitté la Birmanie avant de terminer le lycée. Elle espère apprendre une nouvelle langue pour échapper à la vie thaïlandaise qu’elle n’a pas choisie.”Le coup a chamboulé mon existence. Je pensais que j’allais finir l’école, aller à l’université et travailler pour le gouvernement”, explique-t-elle.Aujourd’hui, “le bonheur n’existe pas. Il n’y a rien à faire, sauf être triste.”Comme Ma Phyu, elle travaille dans une usine de conserves de poisson de Samut Sakhon, et vit dans un dortoir surpeuplé avec d’autres migrants.”Que je sois triste ou heureuse, je dois travailler”, explique Lwin Lwin.”Quand mon supérieur me crie dessus au travail, j’ai juste envie de partir. Mais je sais que je ne peux pas rentrer dans mon pays.”-  Thura: “Traumatisé jusqu’à la mort” -Thura, 25 ans, fait partie des milliers de Birmans qui ont fui après que la junte a annoncé, en février 2024, la mise en place d’un service militaire obligatoire.Il a préféré l’exil en Thaïlande, que de combattre dans les rangs d’un régime auquel il ne croit pas, quitte à abandonner son rêve de gérer un jour son propre garage.”Au début, je voulais rejoindre les forces de défense du peuple (qui combattent la junte, ndlr). Mais j’ai des frères et sœurs, et j’ai choisi de travailler”, explique-t-il.Quelque 975 millions de dollars ont été transférés depuis la Thaïlande vers la Birmanie en 2022, selon l’OIM. Cet argent sert de bouée de sauvetage pour de nombreuses familles restées au pays, où la guerre a démembré l’économie.Il ne quitte pas la pièce qu’il habite avec une sœur dans l’attente de sa régularisation et de son titre de séjour. S’il travaillait au noir, il craint d’être arrêté et renvoyé en Birmanie.”On sera traumatisés par le coup d’Etat jusqu’à notre mort”, explique-t-il.”S’il n’y avait pas eu de coup d’Etat, les jeunes partageraient leurs repas en famille. Aujourd’hui, on vit séparés de nos familles depuis de longues années. J’ai de la peine pour nous-même.”

Fin d’une campagne rude dans un monde agricole fragilisé

Les élections aux chambres d’agriculture s’achèvent vendredi à minuit, à l’issue d’une campagne dure, dans une France rurale fragilisée par des crises successives: ce scrutin dessinera pour les six prochaines années le nouveau rapport de force entre les syndicats agricoles.Quelque 2,2 millions d’électeurs, dont près de 400.000 chefs d’exploitation mais aussi des retraités, salariés ou propriétaires fonciers, ont jusqu’à minuit pour élire leurs représentants – par voie électronique ou postale – partout en France, à l’exception de Mayotte où le vote a été reporté après le cyclone Chido.Les résultats ne sont pas attendus avant le 6 février. C’est à cette date que les préfectures, qui sont chargées de l’organisation électorale, commenceront le dépouillement, pour permettre aux bulletins acheminés par voie postale d’arriver.Le ministère de l’Agriculture “communiquera des résultats électoraux consolidés”, “une fois l’ensemble des résultats départementaux proclamés”, soit pas avant le “7 voire le 8 février”, a-t-il indiqué à l’AFP. Le principal enjeu sera de voir si l’hégémonie de l’alliance FNSEA-Jeunes Agriculteurs, aujourd’hui à la tête de 97 chambres sur 101, est ébranlée et à quel point, par la Coordination rurale (CR) et la Confédération paysanne, respectivement deuxième et troisième syndicats agricoles.Alors que le mode de scrutin favorise la liste arrivée en tête – et donc actuellement l’alliance FNSEA-JA – la grande inconnue de cette élection sera le taux de participation. Moins d’un agriculteur sur deux avait voté en 2019.Dans la dernière ligne droite de la campagne, les syndicats ont tous dénoncé des “dysfonctionnements” voire des “irrégularités” pouvant entacher la sincérité du scrutin: kits électoraux jamais arrivés, professions de foi manquantes… Tous ont fait des constats d’huissiers qui donneront lieu à des contestations une fois le vote clos.Profondément divisés, les syndicats agricoles sont d’accord sur un point: cette campagne est la “plus dure” qu’ils aient connue. “Dégueulasse”, “violente”, “sale” sont les adjectifs qui reviennent le plus souvent.Mais ils ont aussi rempli des granges et des salles de fêtes, et espèrent tous un sursaut du vote paysan, malgré la fatigue après un été difficile pour les céréaliers comme les éleveurs.- “Apéros-campagne” -En dépit des promesses du gouvernement de sanctuariser quelque 400 millions d’allègements fiscaux dans le futur budget et de l’examen prochain de la très attendue loi d’orientation agricole, demeure une rage parfois trimbalée depuis un an, des autoroutes bloquées en Haute-Garonne jusqu’à Paris: contre l’accord de libre-échange du Mercosur et la “paperasse”, ils réclament un peu de “considération” pour “ceux qui nourrissent” la France.Cette rage-là va s’exprimer contre les sortants, espère la Coordination rurale, qui se voit emporter “10 à 15 chambres”, notamment en Charente, Dordogne ou Gers, en plus des trois qu’elle détient déjà en Nouvelle-Aquitaine (Lot-et-Garonne, Vienne et Haute-Vienne).Enchaînant les “apéros-campagne”, les responsables de la CR ont œuvré à susciter un vote dégagiste contre la FNSEA, désignée dès le premier jour comme l’ennemi. La présidente de la CR Véronique Le Floc’h, éleveuse dans le Finistère, l’accuse d’une “catastrophique cogestion avec l’Etat” et de pérenniser un système “agricide” qui fait disparaître les petites fermes au profit d’un agrobusiness mondialisé.Un discours “populiste” qui cache mal “une absence totale de programme”, a taclé à plusieurs reprises le patron de la FNSEA Arnaud Rousseau, grand céréalier et par ailleurs président du géant des huiles Avril, porteur d’une vision résolument libérale. En dépit d’attaques personnelles, allant jusqu’aux menaces de mort, il se voulait confiant mardi en clôturant sa tournée de France. Ces deux syndicats adversaires s’accordent tout de même pour réclamer un accès accru à des “moyens de production” – pesticides, eau… – quand la Confédération paysanne plaide pour un retour massif à la terre de “paysans nombreux” dans le cadre d’une “réelle transition agro-écologique”.La Confédération, qui assure “accompagner un tiers des installations” de nouveaux agriculteurs chaque année mais ne dirige que la chambre de Mayotte, espère notamment ravir l’Ariège et la Loire-Atlantique.Acteurs clés, les chambres d’agriculture sont des établissements publics qui conseillent et offrent des prestations aux exploitants (pour l’installation, la gestion de leur ferme ou la conformité avec la PAC) tout en représentant les intérêts agricoles auprès des pouvoirs publics.

Pas de survivant dans la catastrophe aérienne à Washington, Trump met en cause la diversité

Le président américain Donald Trump a mis en cause jeudi ses prédécesseurs démocrates et les programmes promouvant la diversité de recrutement des fonctionnaires dans la catastrophe aérienne qui a fait 67 morts au-dessus de Washington.”Malheureusement, il n’y a pas de survivant”, a-t-il indiqué lors d’un point presse, après avoir observé une minute de silence pour les victimes.Soixante-quatre personnes voyageaient dans l’avion de ligne entré en collision avec un hélicoptère de l’armée américaine, avec trois militaires à bord, mercredi soir au-dessus du fleuve Potomac.”Ce fut une nuit sombre et atroce dans la capitale et dans l’histoire de notre pays”, s’est d’abord désolé Donald Trump, promettant une enquête approfondie pour établir les causes de l’accident.Mais il s’en est très vite pris aux anciens présidents démocrates Joe Biden et Barack Obama, qu’il a accusés d’avoir affaibli les exigences en matière de sécurité aérienne.”J’ai donné la priorité à la sécurité. Obama et Biden et les démocrates ont mis la politique en premier”, a-t-il attaqué, en ciblant les programmes qui promeuvent la diversité au sein de l’administration américaine, et plus spécifiquement du régulateur américain de l’aviation, la FAA.”Ils ont même donné une directive: +Trop blanc+. Or nous voulons des gens compétents”, a lancé le président républicain.- “Abject” -Ancien ministre des Transports sous la présidence de Joe Biden, le démocrate Pete Buttigieg a qualifié cette mise en cause d'”abjecte”. “Alors que les familles sont en deuil, M. Trump devrait diriger, et non mentir”, l’a-t-il exhorté.Pressé de questions pour savoir s’il mettait directement en cause les contrôleurs aériens et les politiques de diversité pour expliquer la catastrophe, Donald Trump a reconnu “ne pas savoir” encore mais ajouté que “ça a pu être” le cas. Il a en outre estimé que l’hélicoptère militaire avait une trajectoire “incroyablement mauvaise”.Pour appuyer encore son propos, il a signé un nouveau décret dans l’après-midi pour renforcer encore la chasse à ces programmes qu’il qualifie de “discrimination honteuse”.Chargés de déterminer les causes de l’accident, les enquêteurs de l’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB) ont insisté sur le fait qu’ils ne disposaient “pas d’assez d’éléments” à ce stade pour en établir ou en exclure.L’enregistreur vocal du cockpit et l’enregistreur des données de vol — les fameuses boîtes noires, clés pour l’enquête — ont été récupérés de l’avion de ligne et sont désormais dans le laboratoire du NTSB pour analyse, a fait savoir l’agence. Les enquêteurs comptent publier un rapport préliminaire “dans les 30 jours”.Avec un bilan de 67 morts, il s’agit de la pire catastrophe aérienne aux Etats-Unis depuis qu’un avion de ligne s’était écrasé peu après son décollage à New York en novembre 2001.Des équipes de plongeurs travaillent à retirer des corps des eaux glacées du fleuve Potomac. 28 avaient été extraits jeudi matin, selon les pompiers.- “Absolument” évitable -En écho à Donald Trump dès mercredi soir, le nouveau ministre des Transports Sean Duffy a estimé que la collision aurait “absolument” pu être évitée.L’équipage de l’hélicoptère était “relativement expérimenté” et effectuait “un vol de nuit d’entraînement de routine”, selon le nouveau ministre de la Défense Pete Hegseth.Une bande sonore des échanges dans la tour de contrôle permet d’entendre les contrôleurs demander plusieurs fois au pilote de l’hélicoptère s’il avait vu sur l’avion, puis lui ordonner de “passer derrière” ce dernier.”J’ai juste vu une boule de feu, et puis il a disparu”, s’exclame ensuite un contrôleur, après que la communication avec l’hélicoptère a été coupée.Parmi les victimes, plusieurs membres de la communauté de patinage artistique étaient présents, dont le couple russe Evgenia Shishkova et Vadim Naumov, champions du monde en 1994. L’avion venait de Wichita, au Kansas, dans le centre du pays, où se déroulaient des championnats nationaux.Deux ressortissants chinois se trouvaient aussi à bord, a rapporté vendredi l’agence officielle Chine nouvelle, citant l’ambassade de Chine aux Etats-Unis.Washington est sans cesse survolée par des avions et hélicoptères à très basse altitude, avec son aéroport Ronald-Reagan situé sur une rive du Potomac.Tout près de la zone de la collision de mercredi soir, un Boeing d’Air Florida avait percuté en janvier 1982 un pont pendant une tempête de neige, tuant 78 personnes.bur-aue-lb-es/ube/ph

Pas de survivant dans la catastrophe aérienne à Washington, Trump met en cause la diversité

Le président américain Donald Trump a mis en cause jeudi ses prédécesseurs démocrates et les programmes promouvant la diversité de recrutement des fonctionnaires dans la catastrophe aérienne qui a fait 67 morts au-dessus de Washington.”Malheureusement, il n’y a pas de survivant”, a-t-il indiqué lors d’un point presse, après avoir observé une minute de silence pour …

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