AFP World

En Turquie, le pape appelle à l’unité entre chrétiens de toutes confessions

Le pape Léon XIV a appelé vendredi en Turquie à l’unité et la fraternité entre chrétiens de différentes confessions lors de la célébration des 1.700 ans du Concile œcuménique de Nicée, un évènement fondateur pour le christianisme.Au deuxième jour de sa visite dans le pays à large majorité musulmane, le pape américain s’est rendu à …

En Turquie, le pape appelle à l’unité entre chrétiens de toutes confessions Read More »

L’ex-président philippin Duterte reste en détention provisoire à La Haye

La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé en appel vendredi son rejet d’une demande de libération pour raisons médicales de l’ancien président philippin Rodrigo Duterte, accusé de crimes contre l’humanité lors de sa “guerre contre la drogue”.La cour de La Haye avait déjà estimé en octobre que M. Duterte présentait un risque de fuite et pourrait …

L’ex-président philippin Duterte reste en détention provisoire à La Haye Read More »

Les forces israéliennes tuent 13 personnes lors d’une opération en Syrie, selon Damas

Les forces israéliennes ont tué vendredi 13 personnes lors d’une opération dans le sud de la Syrie, selon Damas, l’armée israélienne affirmant viser un groupe islamiste.Il s’agit de l’opération israélienne la plus meurtrière depuis la chute il y a près d’un an du président Bachar al-Assad, renversé par une coalition islamiste.L’armée israélienne a fait état …

Les forces israéliennes tuent 13 personnes lors d’une opération en Syrie, selon Damas Read More »

Trump veut empêcher toute immigration “du tiers-monde” après la mort d’une garde nationale

Le président américain Donald Trump a promis d’empêcher “l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde”, après la mort d’une garde nationale, touchée tout comme un autre militaire par des tirs attribués à un ressortissant afghan.La soldate, Sarah Beckstrom, “vient de nous quitter”, a déclaré jeudi le président américain à la télévision, après cette …

Trump veut empêcher toute immigration “du tiers-monde” après la mort d’une garde nationale Read More »

En Turquie, le pape appelle à l’unité entre chrétiens de toutes confessions

Le pape Léon XIV a appelé vendredi en Turquie à l’unité et la fraternité entre chrétiens de différentes confessions lors de la célébration des 1.700 ans du Concile œcuménique de Nicée, un évènement fondateur pour le christianisme.Au deuxième jour de sa visite dans le pays à large majorité musulmane, le pape américain s’est rendu à Iznik, l’ancienne Nicée, au sud d’Istanbul, pour une grande prière sur les vestiges d’une basilique immergée du IVe siècle, en présence de dignitaires religieux, orthodoxes et protestants.Côte à côte, sur les rives du lac d’Iznik, ces derniers ont récité le Credo de Nicée, un texte toujours utilisé par des millions de chrétiens de différentes confessions dans le monde, qui avait été rédigé lors du même Concile en l’an 325, ayant réuni 300 évêques de l’Empire romain.Lors d’une cérémonie riche en symboles, Léon XIV a insisté sur “la recherche de la fraternité”. “Nous sommes tous invités à surmonter le scandale des divisions qui malheureusement existent encore, et à nourrir le désir de l’unité”, a-t-il lancé en anglais.Divisés depuis le grand schisme de 1054 entre les Églises d’Orient et d’Occident, catholiques et orthodoxes maintiennent un dialogue et des célébrations communes (œcuméniques), malgré des divergences doctrinales.La cérémonie, marquée par des prières en plusieurs langues, des chants polyphoniques et byzantins a capella, était présidée par le patriarche de Constantinople Bartholomée Ier, figure majeure du monde orthodoxe.En présence de représentants de nombreuses Églises (copte, grecque, arménienne, syriaque, anglicane), ce dernier a invité à “suivre le chemin de l’unité chrétienne qui nous est tracé”, malgré les “divisions” des siècles passés.- “Rejeter le fanatisme” -Dans une époque où “le monde est troublé et divisé par les conflits et les antagonismes”, la venue de Léon XIV “est particulièrement importante et significative”, avait déclaré plus tôt à l’AFP le patriarche de Constantinople, qui exerce une primauté honorifique et historique sur les autres patriarches du monde orthodoxe.Les catholiques reconnaissent l’autorité universelle du pape comme chef de l’Église, tandis que les orthodoxes, plus fragmentés que jamais, sont organisés en Églises autocéphales.En 2018, le puissant patriarcat de Moscou, dirigé par Kirill, soutien du président russe Vladimir Poutine, avait rompu avec le patriarcat de Constantinople après que celui-ci avait reconnu une Église indépendante en Ukraine.Moscou, qui ne figure pas parmi les quatre patriarcats anciens invités à Iznik, redoute que le Vatican renforce le rôle de Constantinople comme interlocuteur privilégié et fragilise son influence.Dans sa déclaration, le pape a également appelé à “rejeter avec force” l'”utilisation de la religion pour justifier la guerre et la violence, comme toute forme de fondamentalisme et de fanatisme”, sans jamais citer ouvertement aucun responsable d’aucune religion.Le patriarche Kirill a soutenu l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, qu’il a qualifiée de “guerre sainte”.- Accueil chaleureux -Vendredi matin, Léon XIV a été accueilli avec ferveur par les chants et les applaudissements des quelques centaines de fidèles réunis à la cathédrale du Saint-Esprit d’Istanbul, dont beaucoup s’étaient levés à l’aube pour l’apercevoir.Cette visite est “une bénédiction pour nous”, a confié à l’AFP Ali Günüru, Stambouliote de 35 ans, l’un des quelque 100.000 chrétiens du pays de 86 millions d’habitants (0,1% environ).”Le monde a besoin de paix, partout. Nous avons de graves problèmes, surtout dans notre région, dans notre pays: les étrangers, les réfugiés (…) Je crois que le pape aura le pouvoir de les aider et qu’il fera tout son possible. C’est mon plus grand souhait”, a-t-il ajouté.Visiblement ému par l’accueil, le pape de 70 ans a encouragé les prêtres, religieux et fidèles en assurant que la “logique de la petitesse est la véritable force de l’Église”, dans un pays où les chrétiens luttent toujours contre un sentiment d’exclusion.Arrivé jeudi en Turquie pour son premier voyage à l’étranger, le pape a été reçu par le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan à Ankara, où il a appelé la Turquie à jouer un rôle de “stabilisateur” dans un contexte mondial “fortement conflictuel”.Après Paul VI (1967), Jean-Paul II (1979), Benoît XVI (2006) et François (2014), Léon est le cinquième pape à se rendre en Turquie.Samedi, le pape se rendra à la mosquée bleue, l’une des icônes d’Istanbul construite au 17e siècle, sur le site de l’ancien palais des empereurs byzantins, avant de présider une grande messe devant 4.000 fidèles.De dimanche à mardi, il poursuivra son voyage avec une visite très attendue au Liban.

Le gouvernement et ArcelorMittal s’opposent de concert au projet de nationalisation

Le gouvernement et ArcelorMittal ont réaffirmé vendredi leur opposition ferme à toute nationalisation des actifs français de l’aciériste, au lendemain de l’adoption en première lecture à l’Assemblée nationale d’une proposition de loi LFI en ce sens, qui risque fort d’être retoquée par le Sénat.Nationaliser le sidérurgiste ArcelorMittal France serait “une réponse populiste à un problème structurel”, a déploré le ministre de l’Economie Roland Lescure.”La France a besoin d’un cap industriel clair, pas d’une prétendue formule magique que serait la nationalisation”, a-t-il écrit dans un message publié sur le réseau Bluesky.L’Assemblée nationale a adopté jeudi en première lecture une proposition de loi LFI visant à nationaliser ArcelorMittal France, qui a annoncé en avril des mesures de réorganisation qui entraîneront des suppressions d’emplois, évaluées à 260 à ce stade.”C’est un vote historique, c’est une victoire qui a été arrachée grâce à la mobilisation des travailleurs et des travailleuses et de toute la CGT”, a réagi la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet après de l’AFP, appelant le gouvernement à “respecter le vote qu’il y a eu au Parlement”.Le texte a été adopté avec le soutien de la gauche (insoumis, socialistes, écologistes et communistes), tandis que le RN s’est abstenu et que le camp gouvernemental a voté contre. Son avenir est toutefois hautement incertain, car il lui sera difficile d’être adopté au Sénat, dominé par la droite et le centre.”Le véritable enjeu, ce n’est pas de nationaliser Arcelor, c’est de se battre contre les importations massives d’acier chinois, c’est un débat au niveau européen”, a relevé vendredi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, opposé comme l’ensemble du gouvernement à une nationalisation chiffrée à trois milliards d’euros, sur fond de disette budgétaire.Le ministre de l’Industrie Sébastien Martin a estimé auprès de l’AFP que “ce vote crée l’illusion d’une protection, mais il ne résout ni la chute de la demande européenne, ni la concurrence mondiale faussée, ni les coûts de production qui pèsent sur la filière”.Ce que prévoit le texte, “ce n’est pas de nationaliser le groupe ArcelorMittal, c’est de n’en nationaliser qu’une partie”, a renchéri Pascal Deshayes, délégué syndical central CFE-CGC pour ArcelorMittal France, qui estime qu’on va ainsi “nationaliser des dettes”, l’Europe étant “l’enfant malade du groupe”.”L’avenir de la sidérurgie française ne se joue pas dans les postures. Il se joue dans des décisions courageuses : protéger l’acier européen à Bruxelles, investir, alléger les impôts de production, sécuriser les sites, lutter contre la concurrence déloyale”, a ajouté Sébastien Martin. – “Les leviers sont européens” -Le plan acier de la Commission européenne prévoit de diviser par deux environ les quotas d’acier étranger pouvant être importés dans l’UE sans droits de douane, tout en doublant les droits de douane pour les importations dépassant ces quotas, à hauteur de 50% contre 25% précédemment.En dépit de ces mesures de protection annoncées, les Insoumis voient dans une nationalisation “l’unique solution” pour sauver la filière et ses 15.000 emplois directs, lutter contrer le plan social et relancer la décarbonation des hauts-fourneaux.Les socialistes, défendent davantage une “mise sous tutelle” qu’une nationalisation, mais ont voté pour le texte.ArcelorMittal a estimé vendredi matin qu’une nationalisation “ne permettrait en aucun cas de résoudre les problèmes rencontrés par l’industrie de l’acier en France et en Europe”, appelant à “agir sur les facteurs structurels de compétitivité”, et soulignant que “les leviers sont européens”.”Le marché européen de l’acier est inondé d’importations massives à bas prix, qui ont un effet dévastateur pour les producteurs européens. L’Europe doit (…) appliquer au plus vite les mesures de défense commerciale annoncées en octobre, ainsi qu’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières efficace”, plaide le groupe dans un communiqué.ArcelorMittal, deuxième sidérurgiste mondial, emploie plus de 7.000 salariés dans son pôle du nord de la France qui compte sept usines. Le groupe emploie 15.000 personnes au total en France.Le groupe a fait le “choix stratégique assumé de privilégier la distribution” de liquidités “aux actionnaires, au détriment de l’anticipation” et de l’investissement, estimait le cabinet d’expertise Secafi mandaté par le comité social et économique central (CSEC), dans un rapport contesté par l’entreprise.bur-cda-bj-jul-ngu/ved/apz/

Évadés de Dijon: l’un des deux fugitifs arrêté, le plus dangereux toujours en fuite

Sa cavale n’aura duré que 24 heures: un des deux détenus évadés “à l’ancienne”, avec une scie à métaux, de la prison de Dijon jeudi, a été arrêté vendredi matin en Saône-et-Loire en train de prendre un café dans le bar d’un village, alors que l’autre évadé, “potentiellement dangereux”, reste en fuite.Le détenu retrouvé est “très probablement” le plus vieux des deux, âgé de 32 ans, “sous réserve de la vérification formelle de son identité”, a précisé dans un communiqué le procureur à Dijon, Olivier Caracotch. De sources proches du dossier, on précise que le fugitif était en train de siroter un café au bar-tabac-pmu de Bey, un village proche de Chalon-sur-Saône, quand les policiers d’élite de la BRI (brigade de recherche et d’intervention) l’ont arrêté, sans qu’il offre de résistance.Il risque un maximum de 10 ans de prison pour “évasion en bande organisée”.L’autre détenu évadé, âgé de 19 ans et considéré comme “potentiellement dangereux”, est toujours en fuite.”Près d’une centaine de fonctionnaires de police” restent mobilisés, selon le parquet de Dijon, “pour parvenir à l’interpellation de la seconde personne”, a ajouté le procureur.Déjà condamné à une dizaine de reprises pour des violences aggravées et enlèvement notamment, il était en détention provisoire après avoir été mis en examen pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs.Ce détenu est “dans le registre de la criminalité organisée” et soupçonné d’avoir participé à “un règlement de comptes sur fond de narcotrafic” à Montbéliard, après avoir été recruté pour exécuter un “contrat criminel”, avait détaillé jeudi à l’AFP Paul-Edouard Lallois, procureur de la République à Montbéliard (Doubs), où est instruit son dossier.Le détenu retrouvé vendredi en Saône-et-Loire était également en détention provisoire pour “des menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe”, selon le parquet de Dijon.Les deux prisonniers se sont évadés “à l’ancienne”, selon les syndicats pénitentiaires, en sciant les barreaux de leurs cellules avec de simples lames de scie à métaux. “L’hypothèse la plus probable” est que ces lames ont été livrées par drone, selon M. Caracotch, qui a rappelé que, il y a peu, le tribunal de Dijon avait condamné un individu pour des livraisons par drone dans cette prison, “notamment de lames de scie”.- “Un choc de sécurité” -Après avoir scié les barreaux de leurs cellules situées au rez-de-chaussée, les détenus ont utilisé des draps pour couvrir les fils de lames de rasoir habillant le premier mur d’enceinte et ainsi l’escalader pour arriver dans la cour de la prison. Ils n’avaient plus alors qu’à sortir “par le porche du site pénitentiaire”, selon M. Caracotch.Ce porche s’ouvre le matin pour laisser entrer le personnel, ont indiqué plusieurs sources proches du dossier.Vétuste, la maison d’arrêt de Dijon, située près du centre-ville, n’est pas couverte de filets antidrones.”Notre organisation n’a eu de cesse de dénoncer l’absence de dispositifs antidrones”, a souligné le syndicat Ufap-Unsa Justice, évoquant des “balets incessants” au-dessus de la maison d’arrêt de Dijon.L’établissement, qui date de 1853, fait partie du plan “zéro portable” récemment annoncé par le ministre de la Justice Gérald Darmanin et qui vise, pour un coût de 29 millions d’euros, à rendre six prisons “complètement étanches” aux mobiles.L’UFAP salue la “volonté d’améliorer la sécurité” de ce plan mais le “retard” est tellement important qu’il s’agit plus d’un “cataplasme sur une jambe de bois”, selon le syndicat.Dans un message sur X, Gérald Darmanin a promis “un vrai choc de sécurité dans nos prisons” après ces “évasions inacceptables de Dijon”.”Je me battrai pour avoir encore des moyens supplémentaires pour la sécurité des agents et des Français”, a-t-il assuré, listant les mesures déjà en cours, notamment la création de “1.000 nouveaux agents pénitentiaires l’année prochaine” qui “combleront en partie le manque important d’agents dans nos prisons”.

Trump veut empêcher toute immigration “du tiers-monde” après la mort d’une garde nationale

Le président américain Donald Trump a promis d’empêcher “l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde”, après la mort d’une garde nationale, touchée tout comme un autre militaire par des tirs attribués à un ressortissant afghan.La soldate, Sarah Beckstrom, “vient de nous quitter”, a déclaré jeudi le président américain à la télévision, après cette attaque attribuée à un Afghan de 29 ans, arrivé aux Etats-Unis en 2021 après avoir servi aux côtés de l’armée américaine en Afghanistan. L’autre militaire “lutte pour sa vie” à l’hôpital.Dès mercredi soir, le milliardaire républicain avait annoncé un durcissement de sa politique anti-immigration. Le directeur des services d’immigration, Joseph Edlow, a annoncé le “réexamen complet et rigoureux de chaque carte verte délivrée à tout ressortissant étranger provenant de pays jugés préoccupants”.Ce permis, accordant le titre de résident permanent aux Etats-Unis, sera réexaminé pour les immigrés originaires d’Afghanistan, mais aussi de 18 autres pays dont le Venezuela, Haïti et l’Iran.Selon des données officielles, plus de 1,6 million d’étrangers détenteurs de la carte verte, soit 12% des résidents permanents, sont originaires d’un de ces 19 pays. L’Afghanistan en compte plus de 116.000.Plus largement, Donald Trump a annoncé sur les réseaux vouloir “suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde, afin de permettre au système américain de se rétablir complètement”.- “Civilisation occidentale” -Les autorisations d’entrée sur le territoire délivrées à des “millions” de personnes par son prédécesseur Joe Biden pourraient être remises en cause, a-t-il menacé.Il a également promis que son gouvernement allait “chasser toute personne qui n’est pas un atout pour les Etats-Unis (…), mettre fin aux bénéfices et subventions fédéraux pour les non-citoyens (…), dénaturaliser les migrants qui nuisent à la tranquillité nationale, et expulser tout ressortissant étranger qui constitue un fardeau public, un risque pour la sécurité ou qui n’est pas compatible avec la civilisation occidentale”.Le suspect de l’attaque, Rahmanullah Lakanwal, était toujours hospitalisé vendredi. Selon le directeur de la CIA John Ratcliffe, il a travaillé avec l’armée américaine en Afghanistan. “Nous enquêtons pleinement sur cet aspect de son passé”, a déclaré le directeur du FBI, Kash Patel.Des médias américains affirmaient vendredi qu’il avait rejoint les “unités zéro” des services afghans, en charge de missions commandos contre les Talibans, Al-Qaïda ou le groupe Etat islamique (EI). Des unités opérant hors de la chaîne de commandement habituelle, et qui “étaient en grande partie recrutées, formées, équipées et supervisées par la CIA”, selon l’organisation Human Rights Watch. Un diplomate les avait surnommées les “escadrons de la mort”.Le New York Times cite de son côté un ami d’enfance du suspect, affirmant qu’il avait été psychologiquement très affecté par ses missions dans ces unités. Son mobile restait inconnu vendredi. Mais il a traversé le pays en voiture depuis l’Etat de Washington (Nord-Ouest), pour se rendre dans la capitale fédérale (Est).  Là, il a mené une attaque “ciblée” contre des militaires, ouvrant le feu sur deux d’entre eux âgés d’une vingtaine d’années, avec un revolver Smith & Wesson, “sans provocation, comme dans une embuscade”. Il a ensuite été neutralisé.Ces derniers mois, Donald Trump a fait polémique en envoyant des membres de ce corps de réserve de l’armée dans plusieurs villes démocrates, contre l’avis des autorités locales, invoquant la lutte contre la criminalité et l’immigration illégale.- “Acte isolé” -Le suspect était arrivé aux Etats-Unis un mois après le retrait précipité des forces américaines d’Afghanistan pendant la présidence du démocrate Joe Biden, en août 2021, dans le cadre d’une opération d’exfiltration des Afghans ayant collaboré avec les Américains.De hauts-responsables américains ont affirmé qu’il n’avait pas fait l’objet d’un examen minutieux à son arrivée et avait bénéficié de politiques d’accueil laxistes.Les autorités ont suspendu le traitement des demandes d’immigration des ressortissants afghans.AfghanEvac, organisation chargée d’aider des Afghans à s’établir aux Etats-Unis, a assuré qu’ils étaient soumis à des vérifications de sécurité “parmi les plus approfondies”.”L’acte violent et isolé de cet individu ne doit pas servir d’excuse pour définir ou rabaisser toute une communauté”, a mis en garde son président, Shawn VanDiver.Selon le département d’Etat, plus de 190.000 Afghans sont arrivés aux Etats-Unis depuis la prise de pouvoir des talibans.

Présidentielle au Honduras: “survivre” à la pauvreté et la violence

Bertha est angoissée à l’idée que son petit-fils soit expulsé des Etats-Unis car elle survit grâce à l’argent qu’il lui envoie. Eliseo a laissé derrière lui son passé de tueur à gages et aide désormais à réhabiliter des membres de gangs dans une église.Leurs vies reflètent les deux fléaux qui frappent le Honduras: la violence …

Présidentielle au Honduras: “survivre” à la pauvreté et la violence Read More »

Rougeole: la vaccination reste en-deçà des niveaux pré-Covid, alerte l’OMS

La vaccination contre la rougeole progresse dans le monde, mais demeure en-deçà des niveaux précédant la pandémie du Covid-19, alerte l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pointant l’obstacle de la désinformation face aux vaccins mais surtout les difficultés d’accès aux plus vulnérables.La couverture mondiale de la première dose a atteint 84% en 2024, en hausse par rapport aux 83% de 2023 et aux 71% de 2000, mais celle-ci reste inférieure aux 86% atteints avant le Covid-19, a annoncé l’organisation vendredi dans un nouveau rapport. Aussi, rien qu’en 2024, “20,6 millions d’enfants n’ont pas reçu leur première dose, dont plus de la moitié en Afrique”, alerte l’OMS. Or la rougeole, très contagieuse, nécessite une couverture vaccinale d’au moins 95% avec deux doses pour couper sa transmission. “C’est une maladie grave qui peut être mortelle ; les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli sont les plus exposés aux complications graves et aux décès”, a rappelé devant la presse Kate O’Brien, directrice du département immunisation et vaccins à l’OMS.La couverture vaccinale de la deuxième dose s’est quant à elle considérablement améliorée depuis 2000, passant de 17% à 76% en 2024. Mais les lacunes persistantes “en matière d’immunité ont alimenté une recrudescence des épidémies, 59 pays ayant connu des flambées importantes ou perturbatrices l’an dernier – un chiffre record depuis 2003”, mentionne l’OMS. Et “le fait que 25% des foyers se déclarent dans des pays considérés comme exempts de rougeole est très alarmant”, a constaté devant la presse Diana Chang Blanc, chef d’unité du Programme essentiel sur la vaccination de l’OMS.De nombreux pays des Amériques ont connu des épidémies en 2025. Le Canada a récemment perdu son statut de pays exempt de rougeole, souligne l’OMS, et des experts estiment que les Etats-Unis – où sévit la pire épidémie depuis plus de 30 ans – pourraient suivre. “Chaque cas que nous constatons aujourd’hui (…) nous rappelle ce qui se produit lorsque la couverture vaccinale diminue et lorsque les systèmes de santé ne parviennent pas à atteindre chaque enfant”, a souligné Mme O’Brian.- “Hésitation vaccinale” -Parmi les causes identifiées, l’organisation mentionne les effets persistants du “recul cumulatif de la couverture vaccinale pendant la pandémie de Covid-19”, qui a perturbé les services de santé. “L’hésitation vaccinale” constitue un autre facteur, a admis Mme Chang Blanc, observant que la désinformation “influe sur la confiance et la demande de services de vaccination”. Mais le problème principal demeure la difficulté d’atteindre certaines populations. “Il s’agit d’un accès pour les populations qui en ont le plus besoin, celles qui cumulent les difficultés, et de les intégrer au système de santé”, a-t-elle souligné.Ainsi, pour combler ces lacunes, l’OMS recommande de “renforcer les systèmes de soins de santé primaires et de routine, d’adapter les stratégies et les méthodes innovantes pour atteindre les populations les plus difficiles à atteindre, et de mener des campagnes de vaccination” de masse là où la vaccination de routine est insuffisante. L’organisation conseille aussi aux autorités sanitaires de renforcer les “capacités de réaction rapide aux épidémies”, d’accroître l’engagement politique et l’appropriation locale, le tout avec l’appui d'”un financement durable”. “Un monde sans rougeole ni rubéole n’est possible que si chaque enfant, partout, dans chaque pays et même dans les régions les plus reculées, est immunisé”, a rappelé Mme Chang Blanc.En 2024, l’organisation estime à 11 millions le nombre de personnes infectées par la rougeole dans le monde, soit près de 800.000 de plus qu’avant la pandémie de 2019, mais les progrès sont globalement significatifs si l’on compare ces chiffres aux quelque 38 millions de cas répertoriés en 2000. Quant au nombre de décès en 2024 (95.000), il est l’un des plus bas enregistrés depuis 2000. La plupart ont concerné des enfants de moins de cinq ans, et 80% des décès sont survenus en Afrique et dans la région de la Méditerranée orientale.