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En Argentine, la rue se remobilise contre les excès verbaux de Milei sur la diversité

Des propos virulents et des velléités de légiférer sur la diversité: le président ultralibéral argentin Javier Milei fait face samedi à sa première manifestation d’importance depuis des mois, initiée par les milieux féministes et LGBT+, ainsi que les syndicats, pour qui l’exécutif a “franchi un seuil”.La “Marche de la fierté antifasciste et antiraciste”, qui devrait se dupliquer dans des villes de province, reliera à Buenos Aires le Parlement à la Place de Mai, siège de la présidence, avec une participation vraisemblablement conséquente.Pour cette sorte de “Marche des Fiertés bis” (la grande marche annuelle a eu lieu en novembre), des syndicats proches de l’opposition de gauche et des retraités – grands perdants de l’austérité prônée par Milei – se sont joints à l’appel des mouvements féministes et de défense des droits humains.Le déclencheur est le discours du président Milei il y a dix jours à Davos. Montant le volume dans sa “bataille culturelle”, il s’en était pris longuement au “virus woke”, au “féminisme radical” et à “l’idéologie de genre” dont la “version extrême” est une “maltraitance d’enfants”.- Un Milei “enhardi” -Le président et son porte-parole se sont défendus, se disant attaqués pour des choses qu'”il n’a jamais dites”. Et, une fois de plus, se présentant en “libéraux, à l’ADN respectueux sans restriction du projet de vie d’autrui”. Mais pas avec “l’argent de l’Etat”, pas au prix d”un “business derrière une cause noble”, à l’image selon eux des emplois au ministère de la Femme, ou à l’INADI, l’Institut contre la discrimination, tous deux supprimés.A Davos, “je pense que le président a clairement franchi un seuil, enhardi par la victoire de (Donald) Trump (à la présidentielle américaine), se radicalisant comme pour se montrer le +meilleur élève+ de l’Empire”, analyse pour l’AFP Luci Cavallero, une sociologue et féministe, au coeur de la mobilisation de samedi.”Mais en réalité c’est une politique systématique qui date d’avant et s’articule avec le discursif”, estime-t-elle, énumérant le définancement de programmes sociaux, tels que l’aide aux questions d’identité, à la violence de genre ou la prévention de grossesses adolescentes. Ainsi que la dissolution de l’INADI, qui a été absorbé par le ministère de la Justice.Dans la foulée de Davos, certains projets du gouvernement, comme celui de supprimer le concept pénal de féminicide au nom de “l’égalité”, ou d’une loi anti-quotas (trans), ont fini par ulcérer à gauche. Et à susciter une gêne dans la droite “classique”. Quand bien même ces projets ont un avenir hypothétique, étant donné l’arithmétique parlementaire très défavorable aux libertariens de Milei.- “L’antagonisme permanent” -Du coup, buzz ou menace réelle? Des sorties comme à Davos “ne devraient pas nous surprendre”, tempère le politologue Gustavo Marangoni. “Depuis le début, bien avant qu’il soit candidat, quiconque a suivi le +film Milei+” sait que son “intention permanente est de jouer l’antagonisme”, le “eux contre nous”, “construire un rival, fut-il imaginaire”. Et l’année électorale 2025 – avec en octobre des législatives de mi-mandat – verra encore plus de ce narratif strident, binaire, prédit M. Marangoni. Alors que Milei tentera d’élargir sa base électorale – famélique au Parlement – en caricaturant l’adversaire et en demandant à ceux qui le suivent plus ou moins: “voyez ceux d’en face; alors, de quel côté vous êtes?”. Mais pour une opposition encore traumatisée par sa défaite fin 2023, les occasions de remobilisation comme samedi se font rares, face à un président surfant sur de bons résultats macro-économiques: inflation réduite de moitié en un an, premier excédent budgétaire en 14 ans, balance commerciale record depuis 15 ans. Nonobstant récession et pauvreté en hausse.L’exécutif a gardé un mauvais souvenir des marches massives et tendues d’avril pour la défense de l’Université, quand il avait été contraint à une marche arrière partielle. Mais il n’avait pas tremblé en septembre, ni en octobre, face à des mobilisations (moindres) pour les salaires des enseignants, ou les retraites. C’est “très bien qu’ils marchent (samedi), s’ils pensent que cela peut apporter à leurs libertés…”, a commenté cette semaine la présidence, guère émue.

En Argentine, la rue se remobilise contre les excès verbaux de Milei sur la diversité

Des propos virulents et des velléités de légiférer sur la diversité: le président ultralibéral argentin Javier Milei fait face samedi à sa première manifestation d’importance depuis des mois, initiée par les milieux féministes et LGBT+, ainsi que les syndicats, pour qui l’exécutif a “franchi un seuil”.La “Marche de la fierté antifasciste et antiraciste”, qui devrait …

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Le Canada et le Mexique, premières victimes des droits de douane de Trump

Le Canada et le Mexique, et dans une moindre mesure la Chine, vont devenir samedi les toutes premières victimes de l’arme des droits de douane brandie par Donald Trump, qui espère imposer ses volonté en forçant ainsi la main à ses partenaires commerciaux.Le président américain devrait signer dans la journée un décret ouvrant la voie à l’imposition de 25% de droits de douane sur les produits canadiens et mexicains, et 10% sur les produits en provenance de Chine, au-delà de ceux déjà existants, et qui pourraient commencer à s’appliquer dès le 18 février, a-t-il déclaré vendredi devant des journalistes.Et “rien” ne viendra empêcher leur application, a-t-il insisté.Restent quelques détails à préciser: concerneront-ils l’ensemble des produits en provenance de ces trois pays ou seront-ils ciblés sur certaines catégories particulières?Vendredi, M. Trump a cité plusieurs produits, des semi-conducteurs à l’acier en passant par le gaz et le pétrole, comme étant parmi ceux concernés par les futurs droits de douane, sans pour autant préciser si la liste était exhaustive.”Je vais sans doute baisser les droits de douane” sur le pétrole canadien, essentiel pour l’industrie pétrolière américaine, a toutefois ajouté le président: “Nous pensons les limiter à 10%”.Donald Trump a justifié ces mesures en accusant les trois pays de jouer un rôle dans la crise du fentanyl, un puissant opioïde qui fait des ravages aux Etats-Unis depuis plusieurs années.Selon lui, la Chine exporte vers le Mexique des principes actifs permettant ensuite la fabrication du fentanyl par les cartels mexicains, qui le font passer via la frontière.- “Recul du PIB américain” -Le Premier ministre canadien démissionnaire Justin Trudeau a répondu que son pays était “prêt à une réponse immédiate”. De son côté, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a assuré avoir “avancé sur différents sujets” avec l’administration Trump et que “des accords sont trouvés tous les jours”. Mais, faute d’accord sur les droits de douane, “nous avons un plan A, B et C”, a-t-elle assuré sans apporter de détails.Pour les deux pays voisins des Etats-Unis, des droits de douane touchant l’ensemble des leurs exportations pourraient avoir un effet particulièrement violent sur l’économie.Pour un pays comme le Mexique, pour qui les Etats-Unis représentent près de 85% de ses exportations, selon l’Institut national de la statistique (INEGI), le choc pourrait être particulièrement rude, avec un recul de 3,6% de son PIB, a estimé Wendong Zhang, professeur à l’Université Cornell.Mais l’économie américaine elle-même serait touchée, à un moment où, portée par la consommation, elle tourne à plein régime, avec une croissance de 2,8% de son PIB enregistrée en 2024.Selon Gregory Daco, chef économiste pour le cabinet EY, les droits de douane prévus pourraient “entraîner un recul de 1,5% du PIB américain en 2025 et 2,1% en 2026 par rapport à nos prévisions initiales, du fait d’un ralentissement de la consommation et des investissements”, sans même parler des effets de potentielles représailles.- Et l’UE? “Absolument” -Ils pourraient également entraîner une hausse de 0,7 point de pourcentage de l’inflation sur le premier trimestre de l’année, estime-t-il, à un moment où cette dernière est en phase de réaccélération, avant de voir les effets s’atténuer.D’autant que les Etats-Unis importent principalement des deux pays voisins une longue série de produits agricoles, des avocats aux tomates en passant par les oeufs ou la volaille, aux prix déjà en hausse.L’impact pourrait également être réel sur les automobiles, alors que le Canada et le Mexique représentent 22% des véhicules vendus dans le pays, selon S&P Global Mobility.Plus encore, des droits de douane sur le pétrole canadien et mexicain pourraient “avoir de gigantesques implications sur l’ensemble du Midwest”, dont les installations de raffinage ont été optimisées pour le pétrole de ces deux pays et non celui produit aux Etats-Unis, aux caractéristiques différentes, estime dans une note le centre de réflexion Atlantic Council.Une hausse des droits de douane sur le pétrole canadien “entraînerait une hausse des prix de l’énergie dans le Midwest”, soulignent-t-ils.Et cela ne pourrait être que le début, car Donald Trump prépare déjà la phase suivante de sa guerre commerciale: “Est-ce que je vais imposer des droits de douane à l’Union européenne? Vous voulez la vraie réponse ou la réponse diplomatique? Absolument. L’UE nous a très mal traités”.

La Serbie manifeste et commémore les trois mois de l’accident de Novi Sad

Les étudiants serbes qui défilent sans relâche contre la corruption appellent à manifester samedi à Novi Sad, là où est né l’immense mouvement de contestation qui secoue la Serbie depuis un effondrement meurtrier survenu il y a trois mois jour pour jour.Des manifestations ont lieu presque chaque jour depuis la mort de 15 personnes dans la chute de l’auvent en béton de la gare de Novi Sad, qui venait d’être rénovée. L’accident a ravivé une colère sourde en Serbie contre la corruption et le manque présumé de contrôle des grands projets de construction, et a contraint le Premier ministre à la démission.Les premiers manifestants sont arrivés vendredi soir, à pied depuis Belgrade, à une centaine de kilomètres. Leur marche a été saluée par des applaudissement et des signes de soutien dans plusieurs villages, selon les témoignages publiés par dizaines sur les réseaux sociaux.Samedi, les trois principaux ponts de Novi Sad, qui enjambent le Danube, devraient être bloqués pendant au moins 3 heures par les manifestants, et l’un d’eux pendant 24h. – Universités en première ligne -Les étudiants ont pris la tête du mouvement de contestation, l’un des plus grands que la Serbie ait connus ces dernières années.Le départ du Premier ministre, Milos Vucevic, annoncé mardi matin, n’a pas convaincu les étudiants de débloquer les universités qu’ils occupent depuis des semaines. Ils estiment que cela ne répond pas à leurs revendications : une hausse de 20% du budget de l’Enseignement supérieur, la publication de tous les documents relatifs à la rénovation de la gare, l’arrestation des personnes soupçonnées d’avoir agressé des étudiants et des professeurs depuis le début des manifestations, l’abandon des poursuites contre les étudiants arrêtés.Pour les autorités, le sujet est clos : elles estiment y avoir répondu. Le président Aleksandar Vucic, qui oscille entre appels au dialogue et accusations d’ingérences étrangères, a gracié mercredi 13 personnes arrêtées depuis le début du mouvement, et affirmé que de nouveaux documents relatifs aux travaux de la gare allaient être publiés.Des dizaines d’enquêtes ont été ouvertes contre des personnes soupçonnées d’avoir attaqué des manifestants, et le ministre des Finances Sinisa Mali a annoncé jeudi que les frais d’inscription à l’université allaient être divisés par deux.”Si vous regardez les quatre revendications (des étudiants), il est désormais clair qu’elles ont toutes été satisfaites”, a écrit sur Instagram M. Mali, que la rumeur voit déjà Premier ministre.”Mais c’est devenu un mouvement plus large”, explique Bojan Klacar directeur exécutif du Centre pour des élections libres et la Démocratie. “Je ne suis pas certain que le simple fait de répondre à ces demandes satisfasse les manifestants”. Pour M. Klacar, qui s’attend à ce que la manifestation de samedi soit “massive”, elle ne saurait être à elle seule un point de bascule. La bascule “n’arrivera que si le mouvement de protestation s’étend à des groupes capables de paralyser les institutions. Là, nous assistons à une paralysie des universités et de certaines écoles. Mais le véritable tournant ne se produira que si les manifestations s’étendent à d’autres domaines susceptibles de perturber gravement le fonctionnement de l’Etat. Et je ne suis pas sûr que cela se produise après Novi Sad”.- Elections -Les étudiants, qui ont surpris le pays par leur organisation, les assemblées dans lesquelles ils décident des actions à mener aux manifestations qu’ils encadrent avec un service d’ordre, se tiennent à distance des partis d’opposition, martelant qu’ils ne veulent pas que leur mouvement devienne politique.L’opposition, elle, tente de trouver sa place, et appelle à la formation d’un gouvernement de transition chargé d’organiser des élections libres.Mais face à des manifestations qui ne faiblissent pas, le président pourrait se décider à abattre l’une de ses dernières cartes : convoquer de nouvelles élections sans passer par un gouvernement de transition. Mardi, il s’est donné “dix jours” pour décider. Entre temps, il doit se rendre dans différentes villes pour y rencontrer les citoyens. Samedi, il devrait être dans le sud, à des centaines de kilomètres de Novi Sad.  

La Serbie manifeste et commémore les trois mois de l’accident de Novi Sad

Les étudiants serbes qui défilent sans relâche contre la corruption appellent à manifester samedi à Novi Sad, là où est né l’immense mouvement de contestation qui secoue la Serbie depuis un effondrement meurtrier survenu il y a trois mois jour pour jour.Des manifestations ont lieu presque chaque jour depuis la mort de 15 personnes dans …

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Les étudiants serbes qui défilent sans relâche contre la corruption appellent à manifester samedi à Novi Sad, là où est né l’immense mouvement de contestation qui secoue la Serbie depuis un effondrement meurtrier survenu il y a trois mois jour pour jour.Des manifestations ont lieu presque chaque jour depuis la mort de 15 personnes dans la chute de l’auvent en béton de la gare de Novi Sad, qui venait d’être rénovée. L’accident a ravivé une colère sourde en Serbie contre la corruption et le manque présumé de contrôle des grands projets de construction, et a contraint le Premier ministre à la démission.Les premiers manifestants sont arrivés vendredi soir, à pied depuis Belgrade, à une centaine de kilomètres. Leur marche a été saluée par des applaudissement et des signes de soutien dans plusieurs villages, selon les témoignages publiés par dizaines sur les réseaux sociaux.Samedi, les trois principaux ponts de Novi Sad, qui enjambent le Danube, devraient être bloqués pendant au moins 3 heures par les manifestants, et l’un d’eux pendant 24h. – Universités en première ligne -Les étudiants ont pris la tête du mouvement de contestation, l’un des plus grands que la Serbie ait connus ces dernières années.Le départ du Premier ministre, Milos Vucevic, annoncé mardi matin, n’a pas convaincu les étudiants de débloquer les universités qu’ils occupent depuis des semaines. Ils estiment que cela ne répond pas à leurs revendications : une hausse de 20% du budget de l’Enseignement supérieur, la publication de tous les documents relatifs à la rénovation de la gare, l’arrestation des personnes soupçonnées d’avoir agressé des étudiants et des professeurs depuis le début des manifestations, l’abandon des poursuites contre les étudiants arrêtés.Pour les autorités, le sujet est clos : elles estiment y avoir répondu. Le président Aleksandar Vucic, qui oscille entre appels au dialogue et accusations d’ingérences étrangères, a gracié mercredi 13 personnes arrêtées depuis le début du mouvement, et affirmé que de nouveaux documents relatifs aux travaux de la gare allaient être publiés.Des dizaines d’enquêtes ont été ouvertes contre des personnes soupçonnées d’avoir attaqué des manifestants, et le ministre des Finances Sinisa Mali a annoncé jeudi que les frais d’inscription à l’université allaient être divisés par deux.”Si vous regardez les quatre revendications (des étudiants), il est désormais clair qu’elles ont toutes été satisfaites”, a écrit sur Instagram M. Mali, que la rumeur voit déjà Premier ministre.”Mais c’est devenu un mouvement plus large”, explique Bojan Klacar directeur exécutif du Centre pour des élections libres et la Démocratie. “Je ne suis pas certain que le simple fait de répondre à ces demandes satisfasse les manifestants”. Pour M. Klacar, qui s’attend à ce que la manifestation de samedi soit “massive”, elle ne saurait être à elle seule un point de bascule. La bascule “n’arrivera que si le mouvement de protestation s’étend à des groupes capables de paralyser les institutions. Là, nous assistons à une paralysie des universités et de certaines écoles. Mais le véritable tournant ne se produira que si les manifestations s’étendent à d’autres domaines susceptibles de perturber gravement le fonctionnement de l’Etat. Et je ne suis pas sûr que cela se produise après Novi Sad”.- Elections -Les étudiants, qui ont surpris le pays par leur organisation, les assemblées dans lesquelles ils décident des actions à mener aux manifestations qu’ils encadrent avec un service d’ordre, se tiennent à distance des partis d’opposition, martelant qu’ils ne veulent pas que leur mouvement devienne politique.L’opposition, elle, tente de trouver sa place, et appelle à la formation d’un gouvernement de transition chargé d’organiser des élections libres.Mais face à des manifestations qui ne faiblissent pas, le président pourrait se décider à abattre l’une de ses dernières cartes : convoquer de nouvelles élections sans passer par un gouvernement de transition. Mardi, il s’est donné “dix jours” pour décider. Entre temps, il doit se rendre dans différentes villes pour y rencontrer les citoyens. Samedi, il devrait être dans le sud, à des centaines de kilomètres de Novi Sad.  

Quatrième échange samedi entre otages israéliens à Gaza et prisonniers palestiniens

Israël et le Hamas doivent procéder samedi au quatrième échange entre otages israéliens et prisonniers palestiniens depuis le début de la trêve le 19 janvier à Gaza, avec la libération attendue du père des deux derniers enfants captifs dans le territoire palestinien, un cas qui bouleverse Israël. Yarden Bibas doit être libéré, mais son épouse et leurs deux enfants ne sont pas revenus de Gaza et leur sort est très incertain. Ofer Kalderon, un Franco-Israélien et Keith Siegel, un Israélo-Américain, doivent aussi recouvrer la liberté.En contrepartie, Israël doit faire sortir de ses prisons 183 détenus palestiniens, selon le Club des prisonniers palestiniens, une ONG de Cisjordanie occupée.Quinze otages – dix Israéliens et cinq Thaïlandais – et 400 prisonniers palestiniens ont déjà retrouvé la liberté depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu entre le le Hamas et Israël, après plus de 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza.Les otages avaient été enlevés le 7 octobre 2023 lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien, qui a déclenché la guerre.Durant les six semaines de la première phase de la trêve, 33 otages israéliens au total, dont huit décédés, doivent être remis à Israël contre environ 1.900 prisonniers palestiniens.Le sort de la famille Bibas angoisse le pays. En 2023, le Hamas avait annoncé la mort dans une frappe israélienne de Shiri Bibas, et de leurs deux fils – Kfir, 2 ans aujourd’hui, et Ariel, 5 ans – mais les autorités israéliennes n’ont jamais confirmé leur décès. – “Jours extrêmement complexes” -“Hamas, où sont les bébés Bibas?”, a interpellé vendredi le ministère israélien des Affaires étrangères sur X.  “Notre Yarden est censé revenir demain (…) mais Shiri et les enfants ne sont toujours pas rentrés”, a déclaré leur famille sur Instagram, faisant part d'”émotions tellement mélangées” face “à des jours extrêmement complexes”. Le précédent échange, jeudi à Gaza, s’est tenu dans des conditions qui ont provoqué la colère en Israël, éclaboussant même le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Deux jeunes Israéliennes et un octogénaire, ainsi que cinq Thaïlandais, sont alors rentrés en Israël après deux libérations distinctes organisées par le Hamas à Jabalia (nord) et par le Jihad islamique à Khan Younès (sud). La seconde a viré au chaos.Les otages ont dû affronter un long passage au coeur d’une foule hostile et exaltée, sous la protection de combattants cagoulés et armés. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé des “scènes choquantes” et exigé la “garantie” que les prochaines libérations se feraient “en toute sécurité”.Dans une rare intervention publique, le CICR a souligné que “les détails et la logistique étaient déterminés par les parties elles-mêmes” et réclamé “une amélioration” de la sécurité et de la dignité des otages lors des libérations.- Evacuation des blessés -Après l’échange, le point de passage entre Rafah, dans l’extrême-sud de Gaza, et l’Egypte, doit par ailleurs rouvrir conformément à l’accord de trêve, pour la première fois depuis qu’Israël en a pris le contrôle en mai 2024.Cela permettra l’évacuation de malades et blessés, ont indiqué à l’AFP une source du Hamas et une autre proche des négociations. L’Union européenne a déployé vendredi sa mission d’assistance sur place. L’Organisation mondiale de la santé s’attend à ce qu’une cinquantaine de patients soient évacués dans la seule journée de samedi.Aux termes de l’accord, les négociations doivent reprendre lundi pour discuter des modalités de la deuxième phase. Celle-ci vise à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre, à laquelle certains membres du gouvernement israélien s’opposent.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages annoncés comme morts.Sur 251 personnes enlevées, 79 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes selon l’armée.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.460 morts à Gaza en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.burs-dla/cab/gmo

Quatrième échange samedi entre otages israéliens à Gaza et prisonniers palestiniens

Israël et le Hamas doivent procéder samedi au quatrième échange entre otages israéliens et prisonniers palestiniens depuis le début de la trêve le 19 janvier à Gaza, avec la libération attendue du père des deux derniers enfants captifs dans le territoire palestinien, un cas qui bouleverse Israël. Yarden Bibas doit être libéré, mais son épouse et …

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Israël et le Hamas doivent procéder samedi au quatrième échange entre otages israéliens et prisonniers palestiniens depuis le début de la trêve le 19 janvier à Gaza, avec la libération attendue du père des deux derniers enfants captifs dans le territoire palestinien, un cas qui bouleverse Israël. Yarden Bibas doit être libéré, mais son épouse et leurs deux enfants ne sont pas revenus de Gaza et leur sort est très incertain. Ofer Kalderon, un Franco-Israélien et Keith Siegel, un Israélo-Américain, doivent aussi recouvrer la liberté.En contrepartie, Israël doit faire sortir de ses prisons 183 détenus palestiniens, selon le Club des prisonniers palestiniens, une ONG de Cisjordanie occupée.Quinze otages – dix Israéliens et cinq Thaïlandais – et 400 prisonniers palestiniens ont déjà retrouvé la liberté depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu entre le le Hamas et Israël, après plus de 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza.Les otages avaient été enlevés le 7 octobre 2023 lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien, qui a déclenché la guerre.Durant les six semaines de la première phase de la trêve, 33 otages israéliens au total, dont huit décédés, doivent être remis à Israël contre environ 1.900 prisonniers palestiniens.Le sort de la famille Bibas angoisse le pays. En 2023, le Hamas avait annoncé la mort dans une frappe israélienne de Shiri Bibas, et de leurs deux fils – Kfir, 2 ans aujourd’hui, et Ariel, 5 ans – mais les autorités israéliennes n’ont jamais confirmé leur décès. – “Jours extrêmement complexes” -“Hamas, où sont les bébés Bibas?”, a interpellé vendredi le ministère israélien des Affaires étrangères sur X.  “Notre Yarden est censé revenir demain (…) mais Shiri et les enfants ne sont toujours pas rentrés”, a déclaré leur famille sur Instagram, faisant part d'”émotions tellement mélangées” face “à des jours extrêmement complexes”. Le précédent échange, jeudi à Gaza, s’est tenu dans des conditions qui ont provoqué la colère en Israël, éclaboussant même le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Deux jeunes Israéliennes et un octogénaire, ainsi que cinq Thaïlandais, sont alors rentrés en Israël après deux libérations distinctes organisées par le Hamas à Jabalia (nord) et par le Jihad islamique à Khan Younès (sud). La seconde a viré au chaos.Les otages ont dû affronter un long passage au coeur d’une foule hostile et exaltée, sous la protection de combattants cagoulés et armés. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé des “scènes choquantes” et exigé la “garantie” que les prochaines libérations se feraient “en toute sécurité”.Dans une rare intervention publique, le CICR a souligné que “les détails et la logistique étaient déterminés par les parties elles-mêmes” et réclamé “une amélioration” de la sécurité et de la dignité des otages lors des libérations.- Evacuation des blessés -Après l’échange, le point de passage entre Rafah, dans l’extrême-sud de Gaza, et l’Egypte, doit par ailleurs rouvrir conformément à l’accord de trêve, pour la première fois depuis qu’Israël en a pris le contrôle en mai 2024.Cela permettra l’évacuation de malades et blessés, ont indiqué à l’AFP une source du Hamas et une autre proche des négociations. L’Union européenne a déployé vendredi sa mission d’assistance sur place. L’Organisation mondiale de la santé s’attend à ce qu’une cinquantaine de patients soient évacués dans la seule journée de samedi.Aux termes de l’accord, les négociations doivent reprendre lundi pour discuter des modalités de la deuxième phase. Celle-ci vise à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre, à laquelle certains membres du gouvernement israélien s’opposent.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages annoncés comme morts.Sur 251 personnes enlevées, 79 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes selon l’armée.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.460 morts à Gaza en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.burs-dla/cab/gmo