AFP World

Crash d’un avion sanitaire à Philadelphie, après la catastrophe aérienne de Washington

Un avion sanitaire avec six Mexicains à son bord s’est écrasé vendredi à Philadelphie, provoquant des incendies dans cette ville de l’est des Etats-Unis, deux jours après une collision entre un avion de ligne et un hélicoptère qui a tué 67 personnes à Washington.Des images vidéo ont montré le biréacteur descendant à pic vers une zone résidentielle et une énorme boule de feu au moment de l’impact.Selon l’Administration fédérale de l’aviation (FAA), l’appareil était un Learjet 55 – un avion d’affaires américano-français – qui avait décollé de l’aéroport de Northeast Philadelphia à destination de Branson, dans le Missouri. L’accident s’est produit peu après 18H00 (23H00 GMT).Les six victimes sont des Mexicains, a indiqué le ministère mexicain des Affaires étrangères.Le jet transportait une petite fille qui avait “reçu un traitement médical lui ayant sauvé la vie” et devait rentrer au Mexique, a expliqué à NBC Shai Gold, le propriétaire de l’entreprise d’aviation impliquée, Jet Rescue Air Ambulance.Les autres personnes à bord étaient sa mère, un pilote, un copilote, un médecin et un infirmier, a-t-il ajouté.”La patiente avait été soignée à l’hôpital Shriners Children’s de Philadelphie et était transportée vers son pays d’origine, le Mexique”, a confirmé à l’AFP Mel Bower, porte-parole de l’établissement.”Tellement triste de voir l’avion s’écraser à Philadelphie, en Pennsylvanie. Encore des âmes innocentes perdues”, a déploré le président Donald Trump, sur son réseau Truth Social.- Restes humains -Le crash a mis le feu à de nombreux bâtiments et véhicules dans les environs du Roosevelt Mall, un centre commercial du nord-est de Philadelphie.Plusieurs témoins ont déclaré aux chaînes de télévision locales avoir vu des restes humains dans les décombres ou à proximité.Mike Driscoll, conseiller municipal de Philadelphie, a dit craindre que des personnes au sol aient aussi été tuées.”Cela n’a pas l’air bon. C’est une situation triste”, a-t-il déclaré à CNN.Cet accident survient alors que les Etats-Unis sont encore choqués par la pire catastrophe aérienne dans le pays depuis 2001: 67 personnes sont mortes mercredi, lorsqu’un hélicoptère militaire a percuté un avion de ligne en plein vol au-dessus de l’aéroport Ronald-Reagan de Washington.Les sauveteurs n’ont pour l’instant repêché que 41 corps dans les eaux glacées du fleuve Potomac et les recherches se poursuivent.- Trump polémique -La boîte noire de l’hélicoptère a été retrouvée, ont annoncé vendredi soir les autorités. Les deux enregistreurs de vol du Bombardier avaient eux déjà été repêchés jeudi soir.Leur exploitation par l’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB), qui mène l’enquête, va être scrutée de près. Car Donald Trump a polémiqué immédiatement après la catastrophe, en l’attribuant aux politiques de diversité défendues par la gauche.Elles seraient selon lui à l’origine de cet accident, car elles empêcheraient d’embaucher du personnel “compétent”.Des spéculations condamnées par les démocrates, mais aussi par certains pilotes comme Chesley Sullenberger, célèbre aux Etats-Unis pour avoir fait atterrir en catastrophe un avion endommagé sur le fleuve Hudson à New York en 2009.Il s’est dit vendredi “dégoûté” mais “pas surpris” par les propos du président républicain.Outre sa politisation du drame, Donald Trump est également prompt à tirer des conclusions sur la manière dont il s’est produit.”L’hélicoptère Blackhawk volait beaucoup trop haut”, a-t-il asséné vendredi matin sur son réseau Truth Social. “Ce n’est pas très compliqué à comprendre, non ?”Les enquêteurs du NTSB espèrent publier un rapport préliminaire sous 30 jours, et l’enquête complète pourrait prendre un an.- “Etablir les faits” -L’agence “est un organisme indépendant” du gouvernement, a rappelé vendredi soir Todd Inman, l’un des responsables du NTSB. “Notre travail consiste à établir les faits, mais surtout à faire en sorte qu’une telle tragédie ne se reproduise pas, quoi que qui que ce soit puisse dire”, a-t-il insisté.L’altitude de l’hélicoptère militaire compte parmi les nombreuses questions de l’enquête. D’autres interrogations entourent la tour de contrôle de l’aéroport Ronald-Reagan, qui était en sous-effectifs mercredi soir. Selon les médias américains, un seul contrôleur, au lieu de deux, assurait le trafic aérien.D’après le New York Times, la congestion autour de cet aéroport, régulièrement survolé par des hélicoptères et des avions à basse altitude, avait déjà engendré ces dernières années des mises en garde de la part de pilotes de ligne.Parmi les victimes de la catastrophe, on compte plusieurs membres de la communauté du patinage artistique, dont le couple russe Evgenia Shishkova et Vadim Naumov, champions du monde en 1994.Deux ressortissants chinois se trouvaient aussi à bord, de même qu’un policier philippin.

Crash d’un avion sanitaire à Philadelphie, après la catastrophe aérienne de Washington

Un avion sanitaire avec six Mexicains à son bord s’est écrasé vendredi à Philadelphie, provoquant des incendies dans cette ville de l’est des Etats-Unis, deux jours après une collision entre un avion de ligne et un hélicoptère qui a tué 67 personnes à Washington.Des images vidéo ont montré le biréacteur descendant à pic vers une …

Crash d’un avion sanitaire à Philadelphie, après la catastrophe aérienne de Washington Read More »

Crash d’un avion sanitaire à Philadelphie, après la catastrophe aérienne de Washington

Un avion sanitaire avec six Mexicains à son bord s’est écrasé vendredi à Philadelphie, provoquant des incendies dans cette ville de l’est des Etats-Unis, deux jours après une collision entre un avion de ligne et un hélicoptère qui a tué 67 personnes à Washington.Des images vidéo ont montré le biréacteur descendant à pic vers une zone résidentielle et une énorme boule de feu au moment de l’impact.Selon l’Administration fédérale de l’aviation (FAA), l’appareil était un Learjet 55 – un avion d’affaires américano-français – qui avait décollé de l’aéroport de Northeast Philadelphia à destination de Branson, dans le Missouri. L’accident s’est produit peu après 18H00 (23H00 GMT).Les six victimes sont des Mexicains, a indiqué le ministère mexicain des Affaires étrangères.Le jet transportait une petite fille qui avait “reçu un traitement médical lui ayant sauvé la vie” et devait rentrer au Mexique, a expliqué à NBC Shai Gold, le propriétaire de l’entreprise d’aviation impliquée, Jet Rescue Air Ambulance.Les autres personnes à bord étaient sa mère, un pilote, un copilote, un médecin et un infirmier, a-t-il ajouté.”La patiente avait été soignée à l’hôpital Shriners Children’s de Philadelphie et était transportée vers son pays d’origine, le Mexique”, a confirmé à l’AFP Mel Bower, porte-parole de l’établissement.”Tellement triste de voir l’avion s’écraser à Philadelphie, en Pennsylvanie. Encore des âmes innocentes perdues”, a déploré le président Donald Trump, sur son réseau Truth Social.- Restes humains -Le crash a mis le feu à de nombreux bâtiments et véhicules dans les environs du Roosevelt Mall, un centre commercial du nord-est de Philadelphie.Plusieurs témoins ont déclaré aux chaînes de télévision locales avoir vu des restes humains dans les décombres ou à proximité.Mike Driscoll, conseiller municipal de Philadelphie, a dit craindre que des personnes au sol aient aussi été tuées.”Cela n’a pas l’air bon. C’est une situation triste”, a-t-il déclaré à CNN.Cet accident survient alors que les Etats-Unis sont encore choqués par la pire catastrophe aérienne dans le pays depuis 2001: 67 personnes sont mortes mercredi, lorsqu’un hélicoptère militaire a percuté un avion de ligne en plein vol au-dessus de l’aéroport Ronald-Reagan de Washington.Les sauveteurs n’ont pour l’instant repêché que 41 corps dans les eaux glacées du fleuve Potomac et les recherches se poursuivent.- Trump polémique -La boîte noire de l’hélicoptère a été retrouvée, ont annoncé vendredi soir les autorités. Les deux enregistreurs de vol du Bombardier avaient eux déjà été repêchés jeudi soir.Leur exploitation par l’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB), qui mène l’enquête, va être scrutée de près. Car Donald Trump a polémiqué immédiatement après la catastrophe, en l’attribuant aux politiques de diversité défendues par la gauche.Elles seraient selon lui à l’origine de cet accident, car elles empêcheraient d’embaucher du personnel “compétent”.Des spéculations condamnées par les démocrates, mais aussi par certains pilotes comme Chesley Sullenberger, célèbre aux Etats-Unis pour avoir fait atterrir en catastrophe un avion endommagé sur le fleuve Hudson à New York en 2009.Il s’est dit vendredi “dégoûté” mais “pas surpris” par les propos du président républicain.Outre sa politisation du drame, Donald Trump est également prompt à tirer des conclusions sur la manière dont il s’est produit.”L’hélicoptère Blackhawk volait beaucoup trop haut”, a-t-il asséné vendredi matin sur son réseau Truth Social. “Ce n’est pas très compliqué à comprendre, non ?”Les enquêteurs du NTSB espèrent publier un rapport préliminaire sous 30 jours, et l’enquête complète pourrait prendre un an.- “Etablir les faits” -L’agence “est un organisme indépendant” du gouvernement, a rappelé vendredi soir Todd Inman, l’un des responsables du NTSB. “Notre travail consiste à établir les faits, mais surtout à faire en sorte qu’une telle tragédie ne se reproduise pas, quoi que qui que ce soit puisse dire”, a-t-il insisté.L’altitude de l’hélicoptère militaire compte parmi les nombreuses questions de l’enquête. D’autres interrogations entourent la tour de contrôle de l’aéroport Ronald-Reagan, qui était en sous-effectifs mercredi soir. Selon les médias américains, un seul contrôleur, au lieu de deux, assurait le trafic aérien.D’après le New York Times, la congestion autour de cet aéroport, régulièrement survolé par des hélicoptères et des avions à basse altitude, avait déjà engendré ces dernières années des mises en garde de la part de pilotes de ligne.Parmi les victimes de la catastrophe, on compte plusieurs membres de la communauté du patinage artistique, dont le couple russe Evgenia Shishkova et Vadim Naumov, champions du monde en 1994.Deux ressortissants chinois se trouvaient aussi à bord, de même qu’un policier philippin.

Belgique: accord de gouvernement conclu après sept mois de négociations

Sept mois et demi après les élections législatives en Belgique, un accord de gouvernement a été conclu vendredi autour du chef des conservateurs flamands, Bart De Wever, à qui devrait rapidement revenir le poste de Premier ministre.L’accord a été arraché après une dernière session marathon de près de soixante heures de discussions quasi ininterrompues entre cinq présidents de parti, à l’Ecole royale militaire à Bruxelles.Bart De Wever, pilote de cette négociation ardue depuis l’été dernier, avait lui-même fixé l’échéance du 31 janvier pour aboutir à un accord, prévenant qu’il risquait de renoncer définitivement à sa mission en cas d’échec.In extremis, il a été reçu peu après 22H00 (21H00 GMT) par le roi Philippe, à qui il a fait part de l’accord intervenu entre les cinq partenaires, selon le Palais royal.Celui qui est maire d’Anvers depuis 2013 pourrait prêter serment comme Premier ministre devant le souverain dès lundi selon les médias belges, devenant le premier indépendantiste flamand à diriger un gouvernement en Belgique.Son parti, l’Alliance néoflamande (N-VA), a été une seule fois associé au gouvernement, entre 2014 et 2018.Cette fois, la N-VA va partager le pouvoir avec les partis francophones MR et Engagés (libéral et centriste), ainsi qu’avec les chrétiens-démocrates flamands (CD&V) et les socialistes flamands de Vooruit, seul partenaire de gauche.Ensemble, ces cinq formations représentent 81 des 150 députés de la nouvelle Chambre élue le 9 juin dernier.C’est “le jour de vérité”, titrait vendredi le quotidien francophone Le Soir, tandis que De Standaard, côté flamand, relevait en Une que le président de Vooruit, Conner Rousseau, était confronté à un moment critique et aux “décisions les plus difficiles” de sa carrière.Les socialistes flamands occupaient la position la plus inconfortable dans cette négociation, confrontés à un programme de réformes socio-économiques très critiquées par les syndicats et la gauche francophone rejetée dans l’opposition.Le syndicat chrétien ACV-CSC a comparé les réformes envisagées par Bart De Wever et ses partenaires de centre droit à un “catalogue des horreurs”, contenant, entre autres, “durcissement de l’accès à la pension, de la politique migratoire, dégradation des conditions de travail”.- “Récompenser le travail” -Dès l’annonce de l’accord de coalition, les écologistes ont dénoncé “un gouvernement Titanic ignorant les enjeux climatiques”.”Les négociateurs ont-ils écouté les changements de cap exigés massivement par les citoyens ces derniers jours?”, a réagi de son côté sur X le président du PS (francophone) Paul Magnette.Une référence à la forte mobilisation des syndicats dans la rue depuis la mi-janvier, notamment contre la réforme envisagée des régimes spéciaux de retraite.Une des réformes phares de la future coalition sera la limitation à deux ans des allocations chômage. La N-VA et son principal partenaire francophone le Mouvement réformateur (MR, libéral) n’ont cessé de répéter vouloir “récompenser le travail” pour financer l’économie.En revanche, Bart De Wever a réussi à amadouer les socialistes flamands en renonçant à réformer le système d’indexation des salaires sur l’inflation, selon les éléments de l’accord ayant fuité vendredi soir.De son côté le président du MR Georges-Louis Bouchez, qui s’était dit fermement opposé à toute augmentation de la pression fiscale, a dû lâcher du lest en acceptant l’instauration d’une taxe de 10% sur les plus-values boursières.L’accord de gouvernement doit encore être validé par les cinq partis, qui réuniront leurs états-majors ce week-end.Comme Premier ministre, M. De Wever, 54 ans, va remplacer Alexander De Croo arrivé à ce poste en octobre 2020.Ce libéral flamand, dont le parti a été l’un des perdants des élections de juin, est depuis près de huit mois à la tête d’un gouvernement démissionnaire. Une période dite d'”affaires courantes” qui n’a pas atteint le record de 2010-2011, quand la Belgique avait vécu 541 jours dans cette situation.

Belgique: accord de gouvernement conclu après sept mois de négociations

Sept mois et demi après les élections législatives en Belgique, un accord de gouvernement a été conclu vendredi autour du chef des conservateurs flamands, Bart De Wever, à qui devrait rapidement revenir le poste de Premier ministre.L’accord a été arraché après une dernière session marathon de près de soixante heures de discussions quasi ininterrompues entre …

Belgique: accord de gouvernement conclu après sept mois de négociations Read More »

Belgique: accord de gouvernement conclu après sept mois de négociations

Sept mois et demi après les élections législatives en Belgique, un accord de gouvernement a été conclu vendredi autour du chef des conservateurs flamands, Bart De Wever, à qui devrait rapidement revenir le poste de Premier ministre.L’accord a été arraché après une dernière session marathon de près de soixante heures de discussions quasi ininterrompues entre cinq présidents de parti, à l’Ecole royale militaire à Bruxelles.Bart De Wever, pilote de cette négociation ardue depuis l’été dernier, avait lui-même fixé l’échéance du 31 janvier pour aboutir à un accord, prévenant qu’il risquait de renoncer définitivement à sa mission en cas d’échec.In extremis, il a été reçu peu après 22H00 (21H00 GMT) par le roi Philippe, à qui il a fait part de l’accord intervenu entre les cinq partenaires, selon le Palais royal.Celui qui est maire d’Anvers depuis 2013 pourrait prêter serment comme Premier ministre devant le souverain dès lundi selon les médias belges, devenant le premier indépendantiste flamand à diriger un gouvernement en Belgique.Son parti, l’Alliance néoflamande (N-VA), a été une seule fois associé au gouvernement, entre 2014 et 2018.Cette fois, la N-VA va partager le pouvoir avec les partis francophones MR et Engagés (libéral et centriste), ainsi qu’avec les chrétiens-démocrates flamands (CD&V) et les socialistes flamands de Vooruit, seul partenaire de gauche.Ensemble, ces cinq formations représentent 81 des 150 députés de la nouvelle Chambre élue le 9 juin dernier.C’est “le jour de vérité”, titrait vendredi le quotidien francophone Le Soir, tandis que De Standaard, côté flamand, relevait en Une que le président de Vooruit, Conner Rousseau, était confronté à un moment critique et aux “décisions les plus difficiles” de sa carrière.Les socialistes flamands occupaient la position la plus inconfortable dans cette négociation, confrontés à un programme de réformes socio-économiques très critiquées par les syndicats et la gauche francophone rejetée dans l’opposition.Le syndicat chrétien ACV-CSC a comparé les réformes envisagées par Bart De Wever et ses partenaires de centre droit à un “catalogue des horreurs”, contenant, entre autres, “durcissement de l’accès à la pension, de la politique migratoire, dégradation des conditions de travail”.- “Récompenser le travail” -Dès l’annonce de l’accord de coalition, les écologistes ont dénoncé “un gouvernement Titanic ignorant les enjeux climatiques”.”Les négociateurs ont-ils écouté les changements de cap exigés massivement par les citoyens ces derniers jours?”, a réagi de son côté sur X le président du PS (francophone) Paul Magnette.Une référence à la forte mobilisation des syndicats dans la rue depuis la mi-janvier, notamment contre la réforme envisagée des régimes spéciaux de retraite.Une des réformes phares de la future coalition sera la limitation à deux ans des allocations chômage. La N-VA et son principal partenaire francophone le Mouvement réformateur (MR, libéral) n’ont cessé de répéter vouloir “récompenser le travail” pour financer l’économie.En revanche, Bart De Wever a réussi à amadouer les socialistes flamands en renonçant à réformer le système d’indexation des salaires sur l’inflation, selon les éléments de l’accord ayant fuité vendredi soir.De son côté le président du MR Georges-Louis Bouchez, qui s’était dit fermement opposé à toute augmentation de la pression fiscale, a dû lâcher du lest en acceptant l’instauration d’une taxe de 10% sur les plus-values boursières.L’accord de gouvernement doit encore être validé par les cinq partis, qui réuniront leurs états-majors ce week-end.Comme Premier ministre, M. De Wever, 54 ans, va remplacer Alexander De Croo arrivé à ce poste en octobre 2020.Ce libéral flamand, dont le parti a été l’un des perdants des élections de juin, est depuis près de huit mois à la tête d’un gouvernement démissionnaire. Une période dite d'”affaires courantes” qui n’a pas atteint le record de 2010-2011, quand la Belgique avait vécu 541 jours dans cette situation.

Crash d’un jet privé à Philadelphie, après la catastrophe aérienne de Washington

Un jet privé avec six personnes à son bord s’est écrasé vendredi soir à Philadelphie, provoquant des incendies dans cette ville de l’Est des Etats-Unis, deux jours après une collision entre un avion de ligne et un hélicoptère qui a tué 67 personnes à Washington.”Tellement triste de voir l’avion s’écraser à Philadelphie, en Pennsylvanie. Encore des âmes innocentes perdues”, a déploré le président Donald Trump, sur son réseau Truth Social.Le Learjet 55 s’est écrasé en début de soirée, dans un quartier où il a provoqué une forte explosion, mettant le feu à de nombreux bâtiments et véhicules.Les autorités sont “très nerveuses” et redoutent qu’il y ait “des victimes au sol”, a confié sur CNN Mike Driscoll, un conseiller municipal de Philadelphie.L’appareil servait d’ambulance aérienne et venait de décoller à destination de Springfield-Branson, dans le Missouri. Il transportait une petite fille qui avait “reçu un traitement médical lui ayant sauvé la vie” et devait rentrer au Mexique, a expliqué à NBC Shai Gold, le propriétaire de l’entreprise d’aviation impliquée.Les autres personnes à bord étaient sa mère, un pilote, un copilote, un médecin et un secouriste, a-t-il ajouté, en précisant ne s’attendre à aucun survivant.Cet accident survient alors que les Etats-Unis sont encore choqués par la pire catastrophe aérienne dans le pays depuis 2001: 67 personnes sont mortes mercredi, lorsqu’un hélicoptère militaire a percuté un avion de ligne en plein vol au-dessus de l’aéroport Ronald-Reagan de Washington.Les sauveteurs n’ont pour l’instant repêché que 41 corps dans les eaux glacées du fleuve Potomac et les recherches se poursuivent.- Trump polémique -La boîte noire de l’hélicoptère a été retrouvée, ont annoncé vendredi soir les autorités. Les deux enregistreurs de vol du Bombardier avaient eux déjà été repêchés jeudi soir.Leur exploitation par l’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB), qui mène l’enquête, va être scrutée de près. Car Donald Trump a polémiqué immédiatement après la catastrophe, en l’attribuant aux politiques de diversité défendues par la gauche.Elles seraient selon lui à l’origine de cet accident, car elles empêcheraient d’embaucher des personnels “compétents”.Des spéculations condamnées par les démocrates, mais aussi par certains pilotes comme Chesley Sullenberger, célèbre aux Etats-Unis pour avoir fait atterrir en catastrophe un avion endommagé sur le fleuve Hudson à New York en 2009.Il s’est dit vendredi “dégoûté” mais “pas surpris” par les propos du président républicain.Outre sa politisation du drame, Donald Trump est également prompt à tirer des conclusions sur la manière dont il s’est produit.”L’hélicoptère Blackhawk volait beaucoup trop haut”, a-t-il asséné vendredi matin sur son réseau Truth Social. “Ce n’est pas très compliqué à comprendre, non ?”Les enquêteurs du NTSB espèrent publier un rapport préliminaire sous 30 jours, et l’enquête complète pourrait prendre un an.- “Etablir les faits” -L’agence “est un organisme indépendant” du gouvernement, a rappelé vendredi soir Todd Inman, l’un des responsables du NTSB. “Notre travail consiste à établir les faits, mais surtout à faire en sorte qu’une telle tragédie ne se reproduise pas, quoi que qui que ce soit puisse dire”, a-t-il insisté.L’altitude de l’hélicoptère militaire compte parmi les nombreuses questions de l’enquête. D’autres interrogations entourent la tour de contrôle de l’aéroport Ronald-Reagan, qui était en sous-effectifs mercredi soir. Selon les médias américains, un seul contrôleur, au lieu de deux, assurait le trafic aérien.D’après le New York Times, la congestion autour de cet aéroport, régulièrement survolé par des hélicoptères et des avions à basse altitude, avait déjà engendré ces dernières années des mises en garde de la part de pilotes de ligne.Parmi les victimes de la catastrophe, on compte plusieurs membres de la communauté de patinage artistique, dont le couple russe Evgenia Shishkova et Vadim Naumov, champions du monde en 1994.Deux ressortissants chinois se trouvaient aussi à bord, de même qu’un policier philippin.

Crash d’un jet privé à Philadelphie, après la catastrophe aérienne de Washington

Un jet privé avec six personnes à son bord s’est écrasé vendredi soir à Philadelphie, provoquant des incendies dans cette ville de l’Est des Etats-Unis, deux jours après une collision entre un avion de ligne et un hélicoptère qui a tué 67 personnes à Washington.”Tellement triste de voir l’avion s’écraser à Philadelphie, en Pennsylvanie. Encore des âmes innocentes perdues”, a déploré le président Donald Trump, sur son réseau Truth Social.Le Learjet 55 s’est écrasé en début de soirée, dans un quartier où il a provoqué une forte explosion, mettant le feu à de nombreux bâtiments et véhicules.Les autorités sont “très nerveuses” et redoutent qu’il y ait “des victimes au sol”, a confié sur CNN Mike Driscoll, un conseiller municipal de Philadelphie.L’appareil servait d’ambulance aérienne et venait de décoller à destination de Springfield-Branson, dans le Missouri. Il transportait une petite fille qui avait “reçu un traitement médical lui ayant sauvé la vie” et devait rentrer au Mexique, a expliqué à NBC Shai Gold, le propriétaire de l’entreprise d’aviation impliquée.Les autres personnes à bord étaient sa mère, un pilote, un copilote, un médecin et un secouriste, a-t-il ajouté, en précisant ne s’attendre à aucun survivant.Cet accident survient alors que les Etats-Unis sont encore choqués par la pire catastrophe aérienne dans le pays depuis 2001: 67 personnes sont mortes mercredi, lorsqu’un hélicoptère militaire a percuté un avion de ligne en plein vol au-dessus de l’aéroport Ronald-Reagan de Washington.Les sauveteurs n’ont pour l’instant repêché que 41 corps dans les eaux glacées du fleuve Potomac et les recherches se poursuivent.- Trump polémique -La boîte noire de l’hélicoptère a été retrouvée, ont annoncé vendredi soir les autorités. Les deux enregistreurs de vol du Bombardier avaient eux déjà été repêchés jeudi soir.Leur exploitation par l’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB), qui mène l’enquête, va être scrutée de près. Car Donald Trump a polémiqué immédiatement après la catastrophe, en l’attribuant aux politiques de diversité défendues par la gauche.Elles seraient selon lui à l’origine de cet accident, car elles empêcheraient d’embaucher des personnels “compétents”.Des spéculations condamnées par les démocrates, mais aussi par certains pilotes comme Chesley Sullenberger, célèbre aux Etats-Unis pour avoir fait atterrir en catastrophe un avion endommagé sur le fleuve Hudson à New York en 2009.Il s’est dit vendredi “dégoûté” mais “pas surpris” par les propos du président républicain.Outre sa politisation du drame, Donald Trump est également prompt à tirer des conclusions sur la manière dont il s’est produit.”L’hélicoptère Blackhawk volait beaucoup trop haut”, a-t-il asséné vendredi matin sur son réseau Truth Social. “Ce n’est pas très compliqué à comprendre, non ?”Les enquêteurs du NTSB espèrent publier un rapport préliminaire sous 30 jours, et l’enquête complète pourrait prendre un an.- “Etablir les faits” -L’agence “est un organisme indépendant” du gouvernement, a rappelé vendredi soir Todd Inman, l’un des responsables du NTSB. “Notre travail consiste à établir les faits, mais surtout à faire en sorte qu’une telle tragédie ne se reproduise pas, quoi que qui que ce soit puisse dire”, a-t-il insisté.L’altitude de l’hélicoptère militaire compte parmi les nombreuses questions de l’enquête. D’autres interrogations entourent la tour de contrôle de l’aéroport Ronald-Reagan, qui était en sous-effectifs mercredi soir. Selon les médias américains, un seul contrôleur, au lieu de deux, assurait le trafic aérien.D’après le New York Times, la congestion autour de cet aéroport, régulièrement survolé par des hélicoptères et des avions à basse altitude, avait déjà engendré ces dernières années des mises en garde de la part de pilotes de ligne.Parmi les victimes de la catastrophe, on compte plusieurs membres de la communauté de patinage artistique, dont le couple russe Evgenia Shishkova et Vadim Naumov, champions du monde en 1994.Deux ressortissants chinois se trouvaient aussi à bord, de même qu’un policier philippin.

Crash d’un jet privé à Philadelphie, après la catastrophe aérienne de Washington

Un jet privé avec six personnes à son bord s’est écrasé vendredi soir à Philadelphie, provoquant des incendies dans cette ville de l’Est des Etats-Unis, deux jours après une collision entre un avion de ligne et un hélicoptère qui a tué 67 personnes à Washington.”Tellement triste de voir l’avion s’écraser à Philadelphie, en Pennsylvanie. Encore …

Crash d’un jet privé à Philadelphie, après la catastrophe aérienne de Washington Read More »