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A Gaza, le Hamas libère trois nouveaux otages israéliens

Après 484 jours de détention à Gaza, trois otages israéliens ont été libérés samedi, y compris le père des deux derniers enfants captifs dans le territoire palestinien, dans le cadre d’un nouvel échange contre des détenus palestiniens.L’Israélien Yarden Bibas, le Franco-Israélien Ofer Kalderon et l’Israélo-Américain Keith Siegel sont retournés en Israël après avoir été remis …

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La Serbie manifeste et commémore les trois mois de l’accident meurtrier de Novi Sad

Des milliers d’étudiants ont commencé à rassembler samedi à Novi Sad, en Serbie, pour marquer les trois mois de l’effondrement meurtrier du toit d’une gare de la ville, qui a déclenché un mouvement national de contestation contre les autorités.Les protestataires se préparent à bloquer les trois principaux ponts qui enjambent le Danube, dans la deuxième ville du pays, à partir de 15H00 (14H00 GMT), pendant au moins trois heures et l’un d’eux pendant 24 heures.Des manifestations ont lieu presque chaque jour depuis la mort de 15 personnes dans la chute de l’auvent en béton de la gare de Novi Sad, qui venait d’être rénovée.L’accident a ravivé une colère sourde en Serbie contre la corruption et le manque présumé de contrôle des grands projets de construction, et a contraint le Premier ministre à la démission.- Universités en première ligne -Les étudiants ont pris la tête du mouvement de contestation, l’un des plus grands que la Serbie ait connus ces dernières années.Le départ du Premier ministre, Milos Vucevic, annoncé mardi, n’a pas convaincu les étudiants de débloquer les universités qu’ils occupent depuis des semaines.Ils estiment que cela ne répond pas à leurs revendications: une hausse de 20% du budget de l’Enseignement supérieur, la publication de tous les documents relatifs à la rénovation de la gare, l’arrestation des personnes soupçonnées d’avoir agressé des étudiants et des professeurs depuis le début des manifestations, l’abandon des poursuites contre les étudiants arrêtés.Pour les autorités, le sujet est clos: elles estiment y avoir répondu. Le président Aleksandar Vucic, qui oscille entre appels au dialogue et accusations d’ingérences étrangères, a gracié mercredi 13 personnes arrêtées depuis le début du mouvement, et affirmé que de nouveaux documents relatifs aux travaux de la gare allaient être publiés.Des dizaines d’enquêtes ont été ouvertes contre des personnes soupçonnées d’avoir attaqué des manifestants, et le ministre des Finances, Sinisa Mali, a annoncé jeudi que les frais d’inscription à l’université allaient être divisés par deux.”Si vous regardez les quatre revendications (des étudiants), il est désormais clair qu’elles ont toutes été satisfaites”, a écrit sur Instagram M. Mali, que la rumeur voit déjà Premier ministre.”Mais c’est devenu un mouvement plus large”, explique Bojan Klacar, directeur exécutif du Centre pour des élections libres et la démocratie. “Je ne suis pas certain que le simple fait de répondre à ces demandes satisfasse les manifestants.” Pour M. Klacar, qui s’attend à ce que la manifestation de samedi soit “massive”, elle ne saurait être à elle seule un point de bascule. La bascule “n’arrivera que si le mouvement de protestation s’étend à des groupes capables de paralyser les institutions. Là, nous assistons à une paralysie des universités et de certaines écoles. Mais le véritable tournant ne se produira que si les manifestations s’étendent à d’autres domaines susceptibles de perturber gravement le fonctionnement de l’Etat. Et je ne suis pas sûr que cela se produise après Novi Sad”.- Elections -Les étudiants qui ont surpris le pays par leur organisation — des assemblées dans lesquelles ils décident des actions à mener aux manifestations qu’ils encadrent avec un service d’ordre– se tiennent à distance des partis d’opposition, martelant qu’ils ne veulent pas que leur mouvement devienne politique.L’opposition, elle, tente de trouver sa place, et appelle à la formation d’un gouvernement de transition chargé d’organiser des élections libres.Mais face à des manifestations qui ne faiblissent pas, le président pourrait choisir d’abattre l’une de ses dernières cartes: convoquer de nouvelles élections sans passer par un gouvernement de transition. Mardi, il s’est donné “dix jours” pour décider.Entre-temps, il doit se rendre dans différentes villes pour y rencontrer les citoyens. Samedi, il devrait être dans le Sud, à des centaines de kilomètres de Novi Sad.  

La Serbie manifeste et commémore les trois mois de l’accident meurtrier de Novi Sad

Des milliers d’étudiants ont commencé à rassembler samedi à Novi Sad, en Serbie, pour marquer les trois mois de l’effondrement meurtrier du toit d’une gare de la ville, qui a déclenché un mouvement national de contestation contre les autorités.Les protestataires se préparent à bloquer les trois principaux ponts qui enjambent le Danube, dans la deuxième …

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La Serbie manifeste et commémore les trois mois de l’accident meurtrier de Novi Sad

Des milliers d’étudiants ont commencé à rassembler samedi à Novi Sad, en Serbie, pour marquer les trois mois de l’effondrement meurtrier du toit d’une gare de la ville, qui a déclenché un mouvement national de contestation contre les autorités.Les protestataires se préparent à bloquer les trois principaux ponts qui enjambent le Danube, dans la deuxième ville du pays, à partir de 15H00 (14H00 GMT), pendant au moins trois heures et l’un d’eux pendant 24 heures.Des manifestations ont lieu presque chaque jour depuis la mort de 15 personnes dans la chute de l’auvent en béton de la gare de Novi Sad, qui venait d’être rénovée.L’accident a ravivé une colère sourde en Serbie contre la corruption et le manque présumé de contrôle des grands projets de construction, et a contraint le Premier ministre à la démission.- Universités en première ligne -Les étudiants ont pris la tête du mouvement de contestation, l’un des plus grands que la Serbie ait connus ces dernières années.Le départ du Premier ministre, Milos Vucevic, annoncé mardi, n’a pas convaincu les étudiants de débloquer les universités qu’ils occupent depuis des semaines.Ils estiment que cela ne répond pas à leurs revendications: une hausse de 20% du budget de l’Enseignement supérieur, la publication de tous les documents relatifs à la rénovation de la gare, l’arrestation des personnes soupçonnées d’avoir agressé des étudiants et des professeurs depuis le début des manifestations, l’abandon des poursuites contre les étudiants arrêtés.Pour les autorités, le sujet est clos: elles estiment y avoir répondu. Le président Aleksandar Vucic, qui oscille entre appels au dialogue et accusations d’ingérences étrangères, a gracié mercredi 13 personnes arrêtées depuis le début du mouvement, et affirmé que de nouveaux documents relatifs aux travaux de la gare allaient être publiés.Des dizaines d’enquêtes ont été ouvertes contre des personnes soupçonnées d’avoir attaqué des manifestants, et le ministre des Finances, Sinisa Mali, a annoncé jeudi que les frais d’inscription à l’université allaient être divisés par deux.”Si vous regardez les quatre revendications (des étudiants), il est désormais clair qu’elles ont toutes été satisfaites”, a écrit sur Instagram M. Mali, que la rumeur voit déjà Premier ministre.”Mais c’est devenu un mouvement plus large”, explique Bojan Klacar, directeur exécutif du Centre pour des élections libres et la démocratie. “Je ne suis pas certain que le simple fait de répondre à ces demandes satisfasse les manifestants.” Pour M. Klacar, qui s’attend à ce que la manifestation de samedi soit “massive”, elle ne saurait être à elle seule un point de bascule. La bascule “n’arrivera que si le mouvement de protestation s’étend à des groupes capables de paralyser les institutions. Là, nous assistons à une paralysie des universités et de certaines écoles. Mais le véritable tournant ne se produira que si les manifestations s’étendent à d’autres domaines susceptibles de perturber gravement le fonctionnement de l’Etat. Et je ne suis pas sûr que cela se produise après Novi Sad”.- Elections -Les étudiants qui ont surpris le pays par leur organisation — des assemblées dans lesquelles ils décident des actions à mener aux manifestations qu’ils encadrent avec un service d’ordre– se tiennent à distance des partis d’opposition, martelant qu’ils ne veulent pas que leur mouvement devienne politique.L’opposition, elle, tente de trouver sa place, et appelle à la formation d’un gouvernement de transition chargé d’organiser des élections libres.Mais face à des manifestations qui ne faiblissent pas, le président pourrait choisir d’abattre l’une de ses dernières cartes: convoquer de nouvelles élections sans passer par un gouvernement de transition. Mardi, il s’est donné “dix jours” pour décider.Entre-temps, il doit se rendre dans différentes villes pour y rencontrer les citoyens. Samedi, il devrait être dans le Sud, à des centaines de kilomètres de Novi Sad.  

Laver les bouteilles et les réutiliser plutôt que les casser pour les recycler

Une petite coopérative engagée vient de réussir, avec des moyens limités, à ouvrir près de Toulouse une usine de lavage de bouteilles en verre qui permet leur réemploi, un procédé plus respectueux de l’environnement et moins consommateur d’énergie que le recyclage.”Au lieu de casser une bouteille pour la faire fondre dans des fours très énergivores, on la lave. Cela permet d’économiser 80% de CO2″, résume Jodie Martin, 34 ans, directrice de Consign’Up, la voix couverte par le bruit de l’énorme laveuse achetée d’occasion en Italie.Les cinq autres personnes qui travaillent pour la coopérative, dont quatre femmes de moins de 30 ans, s’affairent dans le froid du hangar, à Portet-sur-Garonne, casques anti-bruit aux oreilles, autour des machines ou tapis roulants transportant les bouteilles en file indienne.Deux d’entre elles poussent des caisses grillagées à roulettes contenant des centaines de bouteilles sales récupérées par les magasins partenaires après avoir été consignées à 30 centimes l’unité, une pratique autrefois répandue en France, qui a disparu dans les années 80.Introduites manuellement dans la laveuse de plus de 6,5 mètres de long et 2,5 mètres de haut, ces bouteilles y “sont trempées dans un bain à 80°, désinfectées, puis rincées trois fois”, détaille en souriant Charlotte Rabinovitch, 26 ans, responsable technique de la coopérative.- Trente utilisations -Après un séchage automatique, l’œil humain est mis à contribution: “Devant ce tableau lumineux, on va scruter chaque bouteille pour s’assurer qu’il n’y a pas de résidu, d’étiquette ou d’ébrèchement”, explique Jodie Martin, blouse blanche et charlotte réglementaire sur la tête.Enfin, les bouteilles sont mises en palette et recouvertes d’un tissu en plastique que Charlotte Rabinovitch, ingénieure agronome de formation, scelle au chalumeau.Ce procédé permet de réutiliser un contenant jusqu’à 30 fois, alors que la fabrication de bouteilles en verre recyclé nécessite une température de plus de 1.000° pendant plusieurs heures et l’ajout de matières premières vierges, souligne Jodie Martin.Des études de l’Agence de la transition écologique (Ademe), dont notamment une datant de 2023, font aussi ressortir l’intérêt écologique de la réutilisation des contenants en verre.C’est également le cas de celle, souvent citée par les professionnels du secteur, réalisée en 2009 en Alsace, selon laquelle le réemploi peut permettre d’économiser 76% d’énergie et produire 79% de gaz à effet de serre en moins.Cependant, observe Jodie Martin, le recyclage est davantage aidé que le réemploi.Ainsi, la coopérative doit augmenter rapidement son activité pour atteindre son seuil de rentabilité. Elle espère passer des 500.000 bouteilles de vin, bière ou jus de fruits qu’elle compte laver en 2025 à plus d’un million en 2026.- Besoin de soutien -Dans ce contexte, poursuit Jodie Martin, les éco-organismes, comme Citeo, qui perçoivent des contributions des entreprises pour organiser le traitement des déchets et limiter leur volume “commencent à nous soutenir, mais on a besoin que ce soutien se développe”.Depuis 2023, Citeo consacre annuellement 5% des contributions perçues au développement du réemploi, selon l’éco-organisme.D’une manière générale, pour le réemploi des emballages en France, “on est sur une trajectoire qui monte, mais pas à la hauteur des objectifs. Il faut encore progresser”, explique à l’AFP Véronique Mathevon, chargée de l’économie circulaire à l’Ademe Occitanie.”En 2023, tout emballage confondu, l’objectif de réemploi était de 5% au niveau national, mais on était plutôt à 2,5%”, note-t-elle, précisant que le réemploi du verre, bien que plus important que celui d’autres matières, reste loin derrière le recyclage.”On attend un peu plus de mobilisation du gouvernement”, résume Cloé David, 24 ans, responsable de la logistique, alors qu’elle apporte une palette à des livreurs. Également ingénieure agronome de formation, elle tient beaucoup aux “valeurs” de la coopérative: “Plus que la rentabilité, on cherche à avoir un projet qui ait du sens”.”Partager ces valeurs nous a permis de créer une cohésion d’équipe vraiment très forte”, conclut-elle, enthousiaste.