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Ukraine: Moscou revendique une nouvelle avancée, huit morts dans des frappes

L’armée russe a affirmé samedi s’être emparée d’un village ukrainien tout proche de la ville de Toretsk, au cœur des combats dans la région orientale de Donetsk, tandis des frappes nocturnes ont fait au moins huit morts en Ukraine.Les troupes de Kiev sont en grande difficulté dans la région de Donetsk, où l’armée russe progresse constamment, petit à petit, malgré de lourdes pertes humaines et matérielles.Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a déclaré que des unités “du groupement Centre” avaient conquis la localité de Krymské (Krymskoïe en russe) située dans la banlieue nord-est de Toretsk.Mardi, le groupement de forces ukrainiennes Khortytsia, qui se bat dans la zone, avait rapporté que “des combats intenses” se poursuivaient dans les zones urbaines de Toretsk et Tchassiv Iar.Le groupe d’analystes ukrainiens DeepState indiquent que les forces russes sont présentes dans le centre de ces deux villes disputées depuis des mois.Alors que l’invasion russe va entrer en février dans sa quatrième année, l’armée russe avance également dans la région de Kharkiv (nord-est) et se rapproche de l’importante ville de Koupiansk.La perspective de négociations entre Moscou et Kiev est de plus en plus souvent évoquée alors que le retour de Donald Trump à la Maison Blanche est perçu comme un potentiel tournant dans la guerre.Le président américain s’est montré critique des sommes dépensées par les Etats-Unis pour aider l’Ukraine, mais il a aussi adopté un ton sévère avec Moscou, qu’il a menacé de sanctions supplémentaires ces dernières semaines.L’armée de Kiev, qui manque de soldats et d’équipements, peine à recruter de nouvelles troupes face notamment aux réticences de la population, épuisée après trois ans de combats très meurtriers.Samedi, un soldat a été tué dans la ville de Pyriatyn, dans la région de Poltava, alors qu’il accompagnait un groupe d’hommes mobilisés, ont indiqué les services de recrutement militaire locaux.Selon cette source, le soldat a été attaqué dans une station-service par un homme portant une cagoule qui l’a abattu avec un fusil de chasse avant de fuir avec l’un des conscrits.Les deux hommes ont ensuite été arrêtés, toujours selon cette source.- Bombardements mortels -Parallèlement, l’Ukraine a été frappée pendant la nuit par une nouvelle vague de bombardements qui a fait au moins huit morts, selon les autorités locales.”La nuit dernière, la Russie a attaqué nos villes avec différents types d’armes: des missiles, des drones, des bombes aériennes”, a dénoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Telegram.”Chacune de ces attaques terroristes montre que nous avons besoin de plus d’aide pour nous défendre face à la terreur russe”, a-t-il poursuivi, appelant les “partenaires” de Kiev à agir.Selon M. Zelensky, des dommages ont été signalés dans six régions: celles de Zaporijjia, Odessa, Soumy, Kharkiv, Khmelnytsky et Kiev.Dans un message sur Telegram, les secours ukrainiens ont annoncé qu’une “frappe de missile sur un immeuble résidentiel” dans la ville de Poltava (centre) avait fait, selon un bilan actualisé, au moins quatre morts et 13 blessés dont trois enfants.Ils ont publié des images montrant des pompiers fouiller les ruines fumantes du bâtiment.A Kharkiv, grande ville du nord-est, la chute sur une zone résidentielle d’un drone russe abattu par la défense antiaérienne a également tué une femme et fait quatre blessés, a annoncé sur Telegram Oleg Synegoubov, le gouverneur de la région.Trois policiers ont par ailleurs été tués dans une frappe aérienne russe à Iounakivska, près de la frontière russe dans la région de Soumy (nord-est), a annoncé l’administration militaire régionale.Dans la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, des frappes russes distinctes ont tué deux personnes et fait quatre blessés, a indiqué samedi la police.Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a déclaré avoir frappé pendant la nuit des infrastructures gazières et énergétiques “assurant le fonctionnement d’entreprises du complexe militaro-industriel” de l’Ukraine.Cette attaque intervient quelques jours après le lancement par Kiev, dans la nuit de mardi à mercredi, de l’une de ses plus importantes attaques de drones contre le territoire russe, tuant un enfant et sa mère et incendiant une raffinerie.

Ukraine: Moscou revendique une nouvelle avancée, huit morts dans des frappes

L’armée russe a affirmé samedi s’être emparée d’un village ukrainien tout proche de la ville de Toretsk, au cœur des combats dans la région orientale de Donetsk, tandis des frappes nocturnes ont fait au moins huit morts en Ukraine.Les troupes de Kiev sont en grande difficulté dans la région de Donetsk, où l’armée russe progresse …

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Ukraine: Moscou revendique une nouvelle avancée, huit morts dans des frappes

L’armée russe a affirmé samedi s’être emparée d’un village ukrainien tout proche de la ville de Toretsk, au cœur des combats dans la région orientale de Donetsk, tandis des frappes nocturnes ont fait au moins huit morts en Ukraine.Les troupes de Kiev sont en grande difficulté dans la région de Donetsk, où l’armée russe progresse constamment, petit à petit, malgré de lourdes pertes humaines et matérielles.Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a déclaré que des unités “du groupement Centre” avaient conquis la localité de Krymské (Krymskoïe en russe) située dans la banlieue nord-est de Toretsk.Mardi, le groupement de forces ukrainiennes Khortytsia, qui se bat dans la zone, avait rapporté que “des combats intenses” se poursuivaient dans les zones urbaines de Toretsk et Tchassiv Iar.Le groupe d’analystes ukrainiens DeepState indiquent que les forces russes sont présentes dans le centre de ces deux villes disputées depuis des mois.Alors que l’invasion russe va entrer en février dans sa quatrième année, l’armée russe avance également dans la région de Kharkiv (nord-est) et se rapproche de l’importante ville de Koupiansk.La perspective de négociations entre Moscou et Kiev est de plus en plus souvent évoquée alors que le retour de Donald Trump à la Maison Blanche est perçu comme un potentiel tournant dans la guerre.Le président américain s’est montré critique des sommes dépensées par les Etats-Unis pour aider l’Ukraine, mais il a aussi adopté un ton sévère avec Moscou, qu’il a menacé de sanctions supplémentaires ces dernières semaines.L’armée de Kiev, qui manque de soldats et d’équipements, peine à recruter de nouvelles troupes face notamment aux réticences de la population, épuisée après trois ans de combats très meurtriers.Samedi, un soldat a été tué dans la ville de Pyriatyn, dans la région de Poltava, alors qu’il accompagnait un groupe d’hommes mobilisés, ont indiqué les services de recrutement militaire locaux.Selon cette source, le soldat a été attaqué dans une station-service par un homme portant une cagoule qui l’a abattu avec un fusil de chasse avant de fuir avec l’un des conscrits.Les deux hommes ont ensuite été arrêtés, toujours selon cette source.- Bombardements mortels -Parallèlement, l’Ukraine a été frappée pendant la nuit par une nouvelle vague de bombardements qui a fait au moins huit morts, selon les autorités locales.”La nuit dernière, la Russie a attaqué nos villes avec différents types d’armes: des missiles, des drones, des bombes aériennes”, a dénoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Telegram.”Chacune de ces attaques terroristes montre que nous avons besoin de plus d’aide pour nous défendre face à la terreur russe”, a-t-il poursuivi, appelant les “partenaires” de Kiev à agir.Selon M. Zelensky, des dommages ont été signalés dans six régions: celles de Zaporijjia, Odessa, Soumy, Kharkiv, Khmelnytsky et Kiev.Dans un message sur Telegram, les secours ukrainiens ont annoncé qu’une “frappe de missile sur un immeuble résidentiel” dans la ville de Poltava (centre) avait fait, selon un bilan actualisé, au moins quatre morts et 13 blessés dont trois enfants.Ils ont publié des images montrant des pompiers fouiller les ruines fumantes du bâtiment.A Kharkiv, grande ville du nord-est, la chute sur une zone résidentielle d’un drone russe abattu par la défense antiaérienne a également tué une femme et fait quatre blessés, a annoncé sur Telegram Oleg Synegoubov, le gouverneur de la région.Trois policiers ont par ailleurs été tués dans une frappe aérienne russe à Iounakivska, près de la frontière russe dans la région de Soumy (nord-est), a annoncé l’administration militaire régionale.Dans la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, des frappes russes distinctes ont tué deux personnes et fait quatre blessés, a indiqué samedi la police.Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a déclaré avoir frappé pendant la nuit des infrastructures gazières et énergétiques “assurant le fonctionnement d’entreprises du complexe militaro-industriel” de l’Ukraine.Cette attaque intervient quelques jours après le lancement par Kiev, dans la nuit de mardi à mercredi, de l’une de ses plus importantes attaques de drones contre le territoire russe, tuant un enfant et sa mère et incendiant une raffinerie.

Chauffeur coincé dans un gouffre au Japon: une rampe a été construite

Les secouristes japonais ont achevé samedi la construction d’une pente pour atteindre un chauffeur de camion coincé dans un trou, ont indiqué des responsables, quatre jours après que son véhicule a été englouti par la cavité de 40 mètres de large.Les sauveteurs ont mené à bien cette opération alors que le trou – qui a désormais la longueur d’une piscine olympique – s’agrandit depuis son ouverture mardi dans la ville de Yashio, à la périphérie de Tokyo.”Nous venons d’achever les travaux sur la rampe”, a déclaré à la presse le gouverneur de la région de Saitama, Motohiro Ono.Les secouristes vont utiliser cette rampe de 30 mètres pour envoyer de l’équipement lourd dans le gouffre.”Nous allons nettoyer les débris et secourir le conducteur aussi vite que possible”, a déclaré M. Ono.La terre et les débris qui recouvre la cabine du conducteur de 74 ans empêchent toute communication avec lui depuis mardi midi.Les fuites d’eau souterraine dans le gouffre ont été en grande partie stoppées samedi, a affirmé la chaîne publique NHK.Selon le média, l’érosion des parois du gouffre empêche les secours d’y rester longtemps.Le trou faisait à l’origine environ 5 mètres de diamètres mais il s’est agrandi en fusionnant avec une autre cavité.De lourds morceaux d’asphalte sont tombés à l’intérieur, rendant difficile pour les secouristes et les engins lourds de s’approcher.Afin d’éviter que les fuites d’eaux usées n’entravent le sauvetage, il a été demandé aux 1,2 million de personnes vivant dans la zone de limiter les douches et les lessives.Selon les médias locaux, environ 2.600 cas d’effondrement de routes en 2022 ont été causés par des canalisations d’égout. La plupart étaient de petite taille, avec une profondeur de 50 centimètres ou moins.En 2016, un gouffre géant d’environ 30 mètres de large et 15 mètres de profondeur est apparu dans une rue très fréquentée de la ville de Fukuoka, provoqué par la construction d’un métro à proximité.Personne n’avait été blessé et la rue avait rouvert après une semaine de travaux sans relâche.

Crues: levée de la vigilance rouge, des ministres, dont Retailleau, à Redon

La vigilance rouge crues a été levée samedi dans les trois départements de l’Ouest concernés, où la décrue se poursuit, y compris à Redon (Ille-et-Vilaine), sous les eaux depuis quatre jours et où se rendent trois ministres, dont Bruno Retailleau.”Ça a bien baissé quand même. J’ai été voir sur le canal et le port, ça baisse dur. Pas autant sur la Vilaine”, observe Henri, interrogé par l’AFP dans le centre-ville de Redon, sous un ciel dégagé samedi matin.”Un anticyclone s’installe sur une majeure partie du pays, pour ce week-end favorisant les décrues”, indique Vigicrues dans son dernier bulletin.Le pic de la Vilaine étant passé, les départements de l’Ille-et-Vilaine, du Morbihan et de la Loire-Atlantique sont redescendus en vigilance orange samedi matin.Ils ont rejoint la Somme, l’Oise, le Val-d’Oise, l’Eure et la Sarthe toujours en vigilance orange pour crues. Ces huit départements sont maintenus en vigilance orange par Météo-France dans son bulletin de 10H.”Même si la tendance est à l’amélioration presque partout, les niveaux restent élevés sur les cours d’eau placés en vigilance orange et le retour à des conditions non débordantes devrait prendre plusieurs jours, les dynamiques étant très lentes”, prévient Vigicrues.Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, et la ministre déléguée chargée de la Ruralité, Françoise Gatel, se rendent à Redon samedi dans la matinée. Depuis le début de cette crue exceptionnelle, de nombreux badauds viennent prendre des photos et filmer les flots boueux, comme Emilie, 30 ans, qui trouve la situation “assez impressionnante”.   “Y a pas mal de touristes qui viennent voir la crue mais ils ne consomment pas…”, se lamentent trois commerçants, qui discutent entre eux.Dans le port, des pompes sont activées pour faire baisser le niveau de l’eau plus rapidement et la traversée des ponts est toujours contrôlée par les gendarmes, a constaté un journaliste de l’AFP sur place.- Pompes supplémentaires -Environ 150 habitants restaient évacués à Redon et des pompes supplémentaires ont été installées, notamment au niveau du canal. D’autres le seront rapidement sur le quai du port, indique la mairie, qui a déjà débuté le nettoyage de certaines rues.Vendredi, à Saint-Nicolas-de-Redon, commune limitrophe de Redon, la zone commerciale était totalement sous l’eau, selon un autre journaliste de l’AFP.Les pompes à essence, le magasin Leclerc et d’autres enseignes étaient entièrement inondés, et des gendarmes en bateau surveillaient les environs pour éviter tout pillage.La mairie de Redon a annoncé la mise en place d’une cellule d’écoute et de soutien psychologique.Une cagnotte solidaire a également été mise en place en partenariat avec la Croix-Rouge pour “soutenir toutes les personnes sinistrées de Redon Agglomération”.Depuis le début de cet épisode de crues, qui a également touché plus en amont certains quartiers de Rennes le week-end dernier, quelque 1.108 personnes ont été évacuées en Ille-et-Vilaine, dont 150 à Redon et 370 à Saint-Nicolas-de-Redon, selon les autorités locales.Aucune victime n’est à déplorer sur l’ensemble du département, a souligné vendredi soir la préfecture d’Ille-et-Vilaine. 400 foyers étaient privés d’électricité, selon un chiffre d’Enedis, cité par la préfecture. “69 routes en Ille-et-Vilaine, notamment dans le secteur de Redon”, étaient coupées et déviées et la circulation des trains restait “interrompue entre Rennes et Redon dans les deux sens de circulation”, toujours selon la préfecture.En Loire-Atlantique, treize routes départementales restent fermées samedi matin, selon la préfecture, en précisant que 190 foyers étaient concernés par des coupures d’électricité. 

A Gaza, des libérations d’otages huilées et sans encombre

Après le chaos de la libération d’otages jeudi devant une foule survoltée, le mouvement islamiste palestinien Hamas a remis trois nouveaux captifs israéliens samedi dans des cérémonies huilées à Gaza. Mais sans renoncer au spectacle. Dans le nord de la bande de Gaza, un podium désormais familier est dressé, gardé avec autorité par des hommes cagoulés, …

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A Gaza, des libérations d’otages huilées et sans encombre

Après le chaos de la libération d’otages jeudi devant une foule survoltée, le mouvement islamiste palestinien Hamas a remis trois nouveaux captifs israéliens samedi dans des cérémonies huilées à Gaza. Mais sans renoncer au spectacle. Dans le nord de la bande de Gaza, un podium désormais familier est dressé, gardé avec autorité par des hommes cagoulés, armés de lance-roquettes ou de fusils mitrailleurs.Une scène déjà vue lors des libérations précédentes, sauf que la foule est éparse. Pas question de laisser badauds et sympathisants gâcher la fête, ni perturber le tempo.Le cadre, lui, est quelque peu surréaliste. La mer Méditerranée, lumineuse, est en arrière plan, à deux pas du port de Gaza-ville.Des entrailles de la cité détruite doit apparaître l’Israélo-Américain Keith Siegel, 65 ans. La cérémonie tarde un peu mais un porte-parole des brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas, se veut rassurant.”Nous attendons que l’unité fantôme, qui assure l’arrivée du prisonnier israélien Keith Siegel ici sur cette plateforme, le remette conformément à l’accord”, dit-il dans haut-parleur. Quelle est cette étrange “unité fantôme” ? Elle apparait dans la propagande pour la première fois. Une heure trente plus tard, le voilà enfin, casquette vissée sur la tête, la démarche mal assurée, sans doute épuisé.Lorsqu’il salue les caméras, obéissant aux ordres, apparaît au dessus de sa tête un slogan écrit en anglais, sur une toile tendue : “Le sionisme nazi ne gagnera pas.” – L’hommage à Deif -Plus tôt dans la matinée, c’est à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, qu’un plus modeste podium a été dressé.Il est décoré lui aussi d’une toile affichant les photos de trois cadres des brigades Al-Qassam. Parmi eux, son ancien chef Mohammed Deif, tué par Israël en juillet dernier, et dont la mort n’a été admise par le mouvement qu’il y a trois jours.Quand l’Israélien Yarden Bibas apparaît, barbe taillée, anorak rouge et noir, il a le visage sombre. En Israël, nul ne sait ce qu’il est advenu de son épouse et de leurs deux fils, qui avaient huit mois et quatre ans lors de leur enlèvement. Mais tout le monde redoute de l’apprendre: le Hamas avait annoncé leur mort dans une frappe israélienne fin 2023. Israël n’a jamais confirmé.Un combattant du Hamas intime à M. Bibas l’ordre de saluer, d’un geste de la main: une figure imposée pour les caméras des médias et celles du mouvement, qui dispose de son propre service de communication. Les images tourneront dans le monde entier.Agé de 35 ans, l’otage s’exécute, aussi sobrement que possible. Pas de sourire. Puis, son “diplôme” de libération dans les mains, il se dirige vers la voiture du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui l’attend. Aucune foule n’applaudit. Le décorum est bien là, mais tout est sous contrôle. Le tout n’a duré qu’une poignée de minutes.Le Franco-Israélien Ofer Kalderon l’a précédé, encadré en silence par trois combattants cagoulés, le front ceint du bandeau vert du Hamas et le fusil mitrailleur dans les mains.  Son geste du bras est plus franc, mais semble défiant. Ou porteur de colère. Barbe de trois jours, les trais tirés, il porte des vêtements kaki, sans signes distinctifs, dont il se débarrassera dès sa prise en charge par l’armée israélienne.Lui aussi a été remis au CICR, dont deux délégués sont montés sur le podium signer le certificat de libération. Avant même que le retour des trois hommes en territoire israélien ne soit officialisé, dans le cadre du quatrième échange d’otages contre des prisonniers palestiniens prévu par l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, le Forum des familles d’otages décrit “un rayon de lumière au milieu des ténèbres”. 

A Gaza, le Hamas libère trois nouveaux otages israéliens

Après 484 jours de détention à Gaza, trois otages israéliens ont été libérés samedi, y compris le père des deux derniers enfants captifs dans le territoire palestinien, dans le cadre d’un nouvel échange contre des détenus palestiniens.L’Israélien Yarden Bibas, le Franco-Israélien Ofer Kalderon et l’Israélo-Américain Keith Siegel sont retournés en Israël après avoir été remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) par des combattants armés et cagoulés du mouvement islamiste palestinien Hamas déployés en nombre.En contrepartie, Israël doit relâcher de ses prisons 183 détenus palestiniens, selon le Club des prisonniers palestiniens. Un bus transportant des détenus a quitté la prison israélienne d’Ofer en Cisjordanie occupée en fin de matinée.Dans la bande de Gaza, des dizaines de combattants du Hamas étaient présents aux cérémonies de libération des trois otages, qui se sont déroulées rapidement, sans encombre, et en l’absence de foules de Palestiniens.Jeudi, la libération d’une jeune femme otage a viré au chaos à Khan Younès (sud), où elle a dû affronter un long passage au coeur d’une foule hostile et exaltée, sous la protection de combattants armés.L’échange de samedi est le quatrième depuis le début de la trêve le 19 janvier entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza.- Craintes pour la famille Bibas  -Le cas de la famille Bibas angoisse Israël, le sort de l’épouse de l’otage libéré et de leurs deux fils étant très incertain.Tous trois avaient été enlevés le 7 octobre 2023 et emmenés à Gaza lors de l’attaque menée par le Hamas dans le sud d’Israël voisin, qui a déclenché la guerre.En 2023, le Hamas avait annoncé la mort dans une frappe israélienne à Gaza de Shiri Bibas, de Kfir, 2 ans aujourd’hui, et d’Ariel, 5 ans. Mais Israël n’a jamais confirmé leur décès.A Khan Younès, Yarden Bibas, 35 ans, et Ofer Kalderon, 54 ans, qui portaient des survêtements, sont montés à tour de rôle sur une estrade installée au milieu des ruines, entourés d’hommes armés et cagoulés.Comme à chaque opération, le Hamas leur a remis des “certificats” de libération et leur a demandé de saluer les personnes présentes, avant de les remettre au CICR.Même mise en scène à Gaza-ville (nord), où Keith Siegel a été libéré. Là, des combattants du Hamas en armes ont arboré des portraits des dirigeants du mouvement tués par Israël, dont celui de Mohammed Deif, accusé par Israël d’être l’un des cerveaux de l’attaque du 7-Octobre.- “Pendant très longtemps” -“On a attendu ce moment pendant très longtemps, j’espère que c’est le signe de la renaissance du peuple d’Israël, pas juste d’Ofer, pas seulement des otages mais du peuple d’Israël”, a déclaré à l’AFPTV Shemi Kalderon, oncle paternel d’Ofer Kalderon bouleversé d’émotion après avoir vu à la télévision la remise de son neveu au CICR.M. Kalderon avait été enlevé avec son fils Erez, 12 ans, et sa fille Sahar, 16 ans, libérés lors d’une première trêve en 2023.Le président français Emmanuel Macron a dit partager “le soulagement et la joie immenses” des proches d’Ofer Kalderon, libéré “après un enfer inimaginable”.- “Un rayon de lumière” -La libération des trois otages est “un rayon de lumière au milieu des ténèbres”, s’est réjoui le Forum des familles d’otages.Au milieu d’une mer de drapeaux israéliens et dans une atmosphère lourde d’émotion, des centaines de personnes se sont rassemblées sur la “Place des otages” à Tel-Aviv, pour suivre en direct les libérations à Gaza. Certaines pleurent, prient ou s’enlacent à la vue des otages libérés.Quinze otages – dix Israéliens et cinq Thaïlandais – et 400 prisonniers palestiniens ont déjà retrouvé la liberté depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu.Durant les six semaines de la première phase de la trêve, 33 otages israéliens au total, dont huit décédés, doivent être remis à Israël contre environ 1.900 prisonniers palestiniens.- Evacuation des blessés -Après l’échange, le point de passage de Rafah entre Gaza et l’Egypte, doit rouvrir conformément à l’accord de trêve, pour la première fois depuis qu’Israël en a pris le contrôle en mai 2024.Cela permettra l’évacuation de malades et de blessés, selon des sources du Hamas et proches des négociations. L’Organisation mondiale de la santé s’attend à ce qu’une cinquantaine de patients soient évacués samedi.Aux termes de l’accord, les négociations doivent reprendre lundi pour discuter des modalités de la deuxième phase. Celle-ci vise à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre, à laquelle certains membres du gouvernement israélien s’opposent.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages annoncés comme morts.Sur 251 personnes enlevées, 76 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes selon l’armée.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.460 morts à Gaza en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.burs/tp/ila

A Gaza, le Hamas libère trois nouveaux otages israéliens

Après 484 jours de détention à Gaza, trois otages israéliens ont été libérés samedi, y compris le père des deux derniers enfants captifs dans le territoire palestinien, dans le cadre d’un nouvel échange contre des détenus palestiniens.L’Israélien Yarden Bibas, le Franco-Israélien Ofer Kalderon et l’Israélo-Américain Keith Siegel sont retournés en Israël après avoir été remis …

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