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Gaza: scènes de liesse autour de prisonniers palestiniens libérés

Plusieurs bus et véhicules sont arrivés samedi après-midi à Khan Younès au milieu d’une foule en liesse venue accueillir 150 prisonniers palestiniens libérés par Israël dans le cadre de l’accord de trêve avec le Hamas.Devant l’hôpital européen de cette ville du sud de la bande de Gazan largement détruite par la guerre, plus d’une centaine …

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En Chine, un village touristique met en scène la nostalgie paysanne

Un paysan guide un buffle dans la brume, suivi d’une femme en chapeau de paille… devant 50 smartphones: en Chine, des villageois simulent un quotidien rural révolu, pour attirer touristes avides de souvenirs et d’ambiance photogénique.Cette représentation d’une vie campagnarde idéalisée, où animaux et paysans jouent des rôles soigneusement orchestrés, est ponctuée par le vrombissement des drones et les exclamations des visiteurs.Grâce aux photos et vidéos virales publiées sur les réseaux sociaux, le canton de Xiapu, région aux allures de carte postale située dans la province côtière du Fujian (est), a acquis une notoriété nationale.Au point d’attirer de nombreux touristes, prêts à dépenser jusqu’à 300 yuans (40 euros) pour se faire photographier avec les habitants dans ce décor de Chine rurale fantasmée, depuis longtemps remplacée par l’urbanisation et le développement industriel.Venue en vacances depuis la région du Guangxi (sud-ouest), Liang Liuling, 72 ans, se remémore, face à ce paysage, sa jeunesse. Comme des millions de jeunes gens de sa génération, elle a été contrainte de travailler durement dans des régions rurales reculées durant la Révolution culturelle, lancée en 1966 par le dirigeant de l’époque, Mao Tsé-toung. “Quand on nous a envoyé à la campagne, on utilisait des buffles pour labourer”, raconte-t-elle. “Maintenant, ce sont devenus en quelque sorte des accessoires de théâtre pour nous, les vieux”, sourit Mme Liang. “Les voir ici, c’est tout simplement merveilleux.”- Fausse brume -En 1980, seulement 20% de la population chinoise vivait en ville. Aujourd’hui, c’est environ deux-tiers, conséquence du développement rapide du pays.Ce changement soudain des modes de vie alimente une tendance à la nostalgie pour des temps qui étaient économiquement plus difficiles, mais aussi perçus comme plus simples.Une recherche sur Xiapu, qui compte 480.000 habitants, génère des centaines de milliers de publications sur Douyin, la version chinoise de TikTok, ou encore sur le réseau social Xiaohongshu – connu sous le nom de RedNote à l’international.De nombreux utilisateurs y publient des photographies travaillées et proposent leur conseils pour réussir les meilleures prises de vue.Pour parfaire l’ambiance, des villageois brûlent même des végétaux afin de produire une fausse brume qui magnifie l’ambiance des photos.Mais toute cette mise en scène ne semble pas tarir l’enthousiasme des centaines de visiteurs quotidiens qui arrivent en autocar.”On a vu cet endroit pittoresque sur internet et on a changé notre programme à la dernière minute pour venir”, déclare Huang Jumei, une guide touristique, à la tête d’un groupe de seniors qui “aurait bien eu envie de rester davantage”.”Cela ravive des souvenirs d’enfance pour beaucoup d’entre nous qui venons de familles paysannes”, explique-t-elle à l’AFP.- “Plus relax” -Les visiteurs doivent négocier un prix avec le propriétaire des buffles, Chen Weizuo, avant qu’il ne les autorise à prendre des photos de lui et de ses animaux.L’homme de 62 ans propose également des costumes traditionnels à la location.Ancien agriculteur, il a emprunté il y a environ 10 ans le buffle d’un villageois et commencé à faire payer des touristes, d’abord uniquement des locaux, pour des photos.Des groupes plus nombreux ont ensuite commencé à arriver, puis il a importé son propre bovin du Vietnam, car “personne en Chine ne vend plus de buffles”.Il dit être heureux de ne plus devoir travailler dans les champs. “Maintenant, je passe mes journées sous les arbres. L’été, il fait frais, et quand les clients viennent, je discute et je plaisante avec eux”, explique-t-il. “C’est beaucoup plus relax.”

Des dizaines de migrants quittent l’Albanie pour l’Italie après une décision judicaire

Des dizaines de migrants ont quitté samedi l’Albanie pour l’Italie, après que la justice italienne a porté la veille un nouveau coup dur au projet de délocalisation de la Première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni. Un bateau italien transportant 43 migrants a quitté samedi le port albanais de Shëngjin, juste après midi, a constaté une journaliste …

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Ukraine: Moscou revendique une nouvelle avancée, onze morts dans des frappes

L’armée russe a affirmé samedi s’être emparée d’un village ukrainien tout proche de la ville de Toretsk, au coeur des combats dans la région orientale de Donetsk, tandis des frappes nocturnes massives ont fait au moins onze morts en Ukraine.Les troupes de Kiev sont en grande difficulté dans la région de Donetsk, où l’armée russe …

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Trois otages israéliens libérés contre plus de 180 détenus palestiniens

Des combattants cagoulés et armés du Hamas ont libéré samedi trois otages israéliens après 484 jours de captivité à Gaza, contre plus de 180 prisonniers palestiniens, le quatrième échange depuis le début de la trêve dans le territoire palestinien.L’Israélien Yarden Bibas, père des deux derniers enfants captifs dans la bande de Gaza, le Franco-Israélien Ofer Kalderon et l’Israélo-Américain Keith Siegel sont retournés en Israël après avoir été remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).En contrepartie, Israël a relâché 182 détenus palestiniens et un autre égyptien, selon le Club des prisonniers palestiniens: 150 ont été transférés à bord de bus dans la bande de Gaza, 25 en Cisjordanie occupée et huit dont l’Egyptien ont été expulsés en Egypte.Déployés en nombre, des combattants du mouvement islamiste palestinien Hamas ont organisé dans la bande de Gaza les cérémonies de libération rapidement, sans encombre et en l’absence de foules de Palestiniens.Jeudi, la libération d’une jeune femme otage a viré au chaos à Khan Younès, lorsque les combattants qui l’accompagnaient et la protégeaient ont dû se frayer un passage au coeur d’une foule exaltée.- Mise en scène -L’échange de samedi est le quatrième depuis le début de la trêve le 19 janvier entre Israël et le Hamas, après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023.A Khan Younès, Ofer Kalderon, 54 ans, a été libéré avant Yarden Bibas, 35 ans. Encadrés de combattants en armes et cagoulés, ils sont montés successivement sur une estrade installée au milieu des ruines.Même mise en scène à Gaza-ville (nord), où Keith Siegel, casquette sur la tête et démarche mal assurée, a été libéré.Comme à chaque opération, le Hamas leur a remis des “certificats” de libération et leur a demandé de saluer les caméras, avant de les remettre au CICR.Les ex-otages ont été ensuite remis à l’armée israélienne puis transportés par hélicoptère dans des hôpitaux en Israël.- “Dans la peur” -Le cas de la famille Bibas angoisse particulièrement Israël. Yarden Bibas avait été enlevé à son domicile du kibboutz Nir Oz lors de l’attaque du 7-Octobre lancée à partir de la bande de Gaza voisine.Le même jour, sa femme Shiri et leurs deux enfants Kfir et Ariel ont été aussi kidnappés. En 2023, le Hamas a annoncé leur mort dans un raid israélien à Gaza mais Israël n’a jamais confirmé leur décès.”Yarden est rentré, mais pas sa femme Shiri ni ses enfants Ariel et Kfir”, âgés de 8 mois et demi et 4 ans lors du rapt, a dit le médiateur israélien chargé des otages, Gal Hirsch. La famille Bibas “vit dans la peur (…). Nous continuons d’exiger des médiateurs des informations sur leur état de santé”.Une vidéo diffusée par l’armée israélienne a plus tard montré Yarden Bibas éclatant en sanglots en retrouvant sa soeur et son père.- Prochain échange le 8 février? -A son arrivée à l’hôpital Sheba de Tel-Aviv, M. Kalderon a été accueilli avec les larmes et les rires par ses quatre enfants. Il avait été enlevé avec son fils Erez, 12 ans, et sa fille Sahar, 16 ans, libérés lors d’une première trêve en 2023.”On a attendu ce moment pendant très longtemps (…)”, a déclaré Shemi Kalderon, oncle d’Ofer Kalderon.Le prochain échange d’otages et de prisonniers doit avoir lieu samedi 8 février selon des sources du Hamas.- “Meilleur sentiment” -Dans une atmosphère lourde d’émotion, des centaines de personnes se sont rassemblées à Tel-Aviv, pour suivre sur un écran géant les libérations. Certaines pleurent, d’autres rient.”Les voir en vie est le meilleur sentiment qui soit, même si nous restons inquiets”, a déclaré Eve Anne, une habitante de Tel-Aviv. Quinze otages – dix Israéliens et cinq Thaïlandais – et 400 prisonniers palestiniens avaient déjà retrouvé la liberté depuis le 19 janvier.Durant les six semaines de la première phase de l’accord de trêve, 33 otages israéliens au total, dont huit décédés, doivent être remis à Israël contre environ 1.900 prisonniers palestiniens.- Evacuation de malades -Après l’échange, 50 malades ont été évacués en Egypte via le passage de Rafah (sud de Gaza), ouvert pour la première fois depuis qu’Israël en a pris le contrôle en mai 2024, selon le ministère de la Santé du Hamas.Selon les termes de l’accord de trêve, les négociations doivent reprendre lundi pour discuter des modalités de la deuxième phase qui vise à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre.Cette reprise, si elle a lieu, coïncidera avec une rencontre le mardi 4 février du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avec le président Donald Trump à la Maison Blanche.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages annoncés comme morts.Sur 251 personnes enlevées, 76 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes selon l’armée.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.487 morts à Gaza en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.burs/tp/vl

Trois otages israéliens libérés contre plus de 180 détenus palestiniens

Des combattants cagoulés et armés du Hamas ont libéré samedi trois otages israéliens après 484 jours de captivité à Gaza, contre plus de 180 prisonniers palestiniens, le quatrième échange depuis le début de la trêve dans le territoire palestinien.L’Israélien Yarden Bibas, père des deux derniers enfants captifs dans la bande de Gaza, le Franco-Israélien Ofer Kalderon et l’Israélo-Américain Keith Siegel sont retournés en Israël après avoir été remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).En contrepartie, Israël a relâché 182 détenus palestiniens et un autre égyptien, selon le Club des prisonniers palestiniens: 150 ont été transférés à bord de bus dans la bande de Gaza, 25 en Cisjordanie occupée et huit dont l’Egyptien ont été expulsés en Egypte.Déployés en nombre, des combattants du mouvement islamiste palestinien Hamas ont organisé dans la bande de Gaza les cérémonies de libération rapidement, sans encombre et en l’absence de foules de Palestiniens.Jeudi, la libération d’une jeune femme otage a viré au chaos à Khan Younès, lorsque les combattants qui l’accompagnaient et la protégeaient ont dû se frayer un passage au coeur d’une foule exaltée.- Mise en scène -L’échange de samedi est le quatrième depuis le début de la trêve le 19 janvier entre Israël et le Hamas, après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023.A Khan Younès, Ofer Kalderon, 54 ans, a été libéré avant Yarden Bibas, 35 ans. Encadrés de combattants en armes et cagoulés, ils sont montés successivement sur une estrade installée au milieu des ruines.Même mise en scène à Gaza-ville (nord), où Keith Siegel, casquette sur la tête et démarche mal assurée, a été libéré.Comme à chaque opération, le Hamas leur a remis des “certificats” de libération et leur a demandé de saluer les caméras, avant de les remettre au CICR.Les ex-otages ont été ensuite remis à l’armée israélienne puis transportés par hélicoptère dans des hôpitaux en Israël.- “Dans la peur” -Le cas de la famille Bibas angoisse particulièrement Israël. Yarden Bibas avait été enlevé à son domicile du kibboutz Nir Oz lors de l’attaque du 7-Octobre lancée à partir de la bande de Gaza voisine.Le même jour, sa femme Shiri et leurs deux enfants Kfir et Ariel ont été aussi kidnappés. En 2023, le Hamas a annoncé leur mort dans un raid israélien à Gaza mais Israël n’a jamais confirmé leur décès.”Yarden est rentré, mais pas sa femme Shiri ni ses enfants Ariel et Kfir”, âgés de 8 mois et demi et 4 ans lors du rapt, a dit le médiateur israélien chargé des otages, Gal Hirsch. La famille Bibas “vit dans la peur (…). Nous continuons d’exiger des médiateurs des informations sur leur état de santé”.Une vidéo diffusée par l’armée israélienne a plus tard montré Yarden Bibas éclatant en sanglots en retrouvant sa soeur et son père.- Prochain échange le 8 février? -A son arrivée à l’hôpital Sheba de Tel-Aviv, M. Kalderon a été accueilli avec les larmes et les rires par ses quatre enfants. Il avait été enlevé avec son fils Erez, 12 ans, et sa fille Sahar, 16 ans, libérés lors d’une première trêve en 2023.”On a attendu ce moment pendant très longtemps (…)”, a déclaré Shemi Kalderon, oncle d’Ofer Kalderon.Le prochain échange d’otages et de prisonniers doit avoir lieu samedi 8 février selon des sources du Hamas.- “Meilleur sentiment” -Dans une atmosphère lourde d’émotion, des centaines de personnes se sont rassemblées à Tel-Aviv, pour suivre sur un écran géant les libérations. Certaines pleurent, d’autres rient.”Les voir en vie est le meilleur sentiment qui soit, même si nous restons inquiets”, a déclaré Eve Anne, une habitante de Tel-Aviv. Quinze otages – dix Israéliens et cinq Thaïlandais – et 400 prisonniers palestiniens avaient déjà retrouvé la liberté depuis le 19 janvier.Durant les six semaines de la première phase de l’accord de trêve, 33 otages israéliens au total, dont huit décédés, doivent être remis à Israël contre environ 1.900 prisonniers palestiniens.- Evacuation de malades -Après l’échange, 50 malades ont été évacués en Egypte via le passage de Rafah (sud de Gaza), ouvert pour la première fois depuis qu’Israël en a pris le contrôle en mai 2024, selon le ministère de la Santé du Hamas.Selon les termes de l’accord de trêve, les négociations doivent reprendre lundi pour discuter des modalités de la deuxième phase qui vise à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre.Cette reprise, si elle a lieu, coïncidera avec une rencontre le mardi 4 février du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avec le président Donald Trump à la Maison Blanche.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages annoncés comme morts.Sur 251 personnes enlevées, 76 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes selon l’armée.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.487 morts à Gaza en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.burs/tp/vl

Trois otages israéliens libérés contre plus de 180 détenus palestiniens

Des combattants cagoulés et armés du Hamas ont libéré samedi trois otages israéliens après 484 jours de captivité à Gaza, contre plus de 180 prisonniers palestiniens, le quatrième échange depuis le début de la trêve dans le territoire palestinien.L’Israélien Yarden Bibas, père des deux derniers enfants captifs dans la bande de Gaza, le Franco-Israélien Ofer …

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Trois otages israéliens libérés lors du 4e échange contre des détenus palestiniens

Des combattants cagoulés et armés du Hamas ont libéré samedi trois otages israéliens après 484 jours de captivité à Gaza, lors du quatrième échange contre des prisonniers palestiniens depuis le début de la trêve dans le territoire palestinien.L’Israélien Yarden Bibas, père des deux derniers enfants captifs dans la bande de Gaza, le Franco-Israélien Ofer Kalderon et l’Israélo-Américain Keith Siegel sont retournés en Israël après avoir été remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).En contrepartie, Israël devait relâcher 183 détenus palestiniens, selon le Club des prisonniers palestiniens. Un bus transportant des prisonniers est arrivé à Ramallah en Cisjordanie occupée, accueilli par des centaines d’habitants. Trois autres bus sont arrivés à Gaza.Déployés en nombre, des combattants du mouvement islamiste palestinien Hamas ont organisé les cérémonies de libération dans la bande de Gaza qui se sont déroulées rapidement, sans encombre, et en l’absence de foules de Palestiniens.Jeudi, la libération d’une jeune femme otage a viré au chaos à Khan Younès, où elle a dû affronter un passage au coeur d’une foule hostile et exaltée, sous la protection de combattants.- Mise en scène -L’échange de samedi est le quatrième depuis le début de la trêve le 19 janvier entre Israël et le Hamas, après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza.A Khan Younès, Ofer Kalderon, 54 ans, a été libéré avant Yarden Bibas, 35 ans. Encadrés de combattants en armes et cagoulés, ils sont montés successivement sur une estrade installée au milieu des ruinesMême mise en scène à Gaza-ville (nord), où Keith Siegel, casquette vissée sur la tête et démarche mal assurée, a été libéré.Comme à chaque opération, le Hamas leur a remis des “certificats” de libération et leur a demandé de saluer les caméras, avant de les remettre au CICR.Les ex-otages ont été ensuite remis à l’armée israélienne puis transportés par hélicoptère dans des hôpitaux en Israël.- “Dans la peur” -Le cas de la famille Bibas angoisse particulièrement Israël.Yarden Bibas avait été enlevé à son domicile du kibboutz Nir Oz lors de l’attaque menée le 7 octobre 2023 par le Hamas dans le sud d’Israël, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza voisine.Le même jour, sa femme Shiri et leurs deux enfants Kfir et Ariel ont été aussi kidnappés. En 2023, le Hamas a annoncé leur mort dans un raid israélien à Gaza mais Israël n’a jamais confirmé leur décès.”Yarden est rentré, mais pas sa femme Shiri ni ses enfants Ariel et Kfir”, âgés de 8 mois et demi et 4 ans lors du rapt, a dit le médiateur israélien chargé des otages, Gal Hirsch. La famille Bibas “vit dans la peur (…). Nous continuons d’exiger des médiateurs des informations sur leur état de santé”.Une vidéo diffusée par l’armée israélienne a plus tard montré Yarden Bibas éclatant en sanglots en retrouvant sa soeur et son père dans une salle d’accueil.- Prochain échange le 8 février? -A son arrivée à l’hôpital Sheba de Tel-Aviv, M. Kalderon a été accueilli avec les larmes et les rires par ses quatre enfants. L’ex-otage avait été enlevé avec son fils Erez, 12 ans, et sa fille Sahar, 16 ans, libérés lors d’une première trêve en 2023.”On a attendu ce moment pendant très longtemps (…)”, a déclaré Shemi Kalderon, oncle d’Ofer Kalderon.Le prochain échange d’otages et de prisonniers doit avoir lieu samedi 8 février selon des sources du Hamas.- “Meilleur sentiment” -Dans une atmosphère lourde d’émotion, des centaines de personnes se sont rassemblées à Tel-Aviv, pour suivre sur un écran géant les libérations. Certaines pleurent, d’autres rient.”Les voir en vie est le meilleur sentiment qui soit, même si nous restons inquiets”, a déclaré Eve Anne, une habitante de Tel-Aviv. Quinze otages – dix Israéliens et cinq Thaïlandais – et 400 prisonniers palestiniens avaient déjà retrouvé la liberté depuis le 19 janvier.Durant les six semaines de la première phase de l’accord de trêve, 33 otages israéliens au total, dont huit décédés, doivent être remis à Israël contre environ 1.900 prisonniers palestiniens.- Evacuation de blessés -Après l’échange, 50 malades ont été évacués samedi en Egypte via le passage de Rafah (sud de Gaza), rouvert conformément à l’accord de trêve, selon le ministère de la Santé du Hamas.C’est la première fois que ce passage est ouvert depuis qu’Israël en a pris le contrôle en mai 2024.Selon les termes de l’accord, les négociations doivent reprendre lundi pour discuter des modalités de la deuxième phase qui vise à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre.Cette reprise, si elle a lieu, coïncidera avec une rencontre le mardi 4 février du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avec le président Donald Trump à la Maison Blanche.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages annoncés comme morts.Sur 251 personnes enlevées, 76 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes selon l’armée.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.460 morts à Gaza en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.burs/tp/ila