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Fin du quatrième échange otages-prisonniers entre Israël et le Hamas palestinien

Des combattants du Hamas ont libéré samedi trois otages israéliens après 484 jours de captivité dans la bande de Gaza, contre plus de 180 prisonniers détenus par Israël, le quatrième échange depuis le début de la trêve dans le territoire palestinien ravagé par la guerre.L’Israélien Yarden Bibas, père des deux derniers enfants captifs dans la …

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Fin du quatrième échange otages-prisonniers entre Israël et le Hamas palestinien

Des combattants du Hamas ont libéré samedi trois otages israéliens après 484 jours de captivité dans la bande de Gaza, contre plus de 180 prisonniers détenus par Israël, le quatrième échange depuis le début de la trêve dans le territoire palestinien ravagé par la guerre.L’Israélien Yarden Bibas, père des deux derniers enfants captifs dans la bande de Gaza, le Franco-Israélien Ofer Kalderon et l’Israélo-Américain Keith Siegel sont arrivés en Israël après avoir été remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).En contrepartie, Israël a relâché 182 Palestiniens et un Egyptien, selon le Club des prisonniers palestiniens: 150 ont été transférés à bord de bus dans la bande de Gaza, 25 en Cisjordanie occupée et huit, dont l’Egyptien, ont été expulsés en Egypte.Déployés en nombre, des membres du mouvement islamiste palestinien Hamas ont organisé à Gaza des cérémonies de libération dans le calme, après que plusieurs otages ont été libérés jeudi dans le chaos.- Prochain échange le 8 février? -L’échange de samedi est le quatrième depuis le début de la trêve le 19 janvier entre Israël et le Hamas, après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023.A Khan Younès, Ofer Kalderon, 54 ans, a été libéré avant Yarden Bibas, 35 ans. Encadrés de combattants armés et cagoulés, ils sont montés successivement sur une estrade au milieu des ruines. Même mise en scène à Gaza-ville (nord), où Keith Siegel, 65 ans, casquette sur la tête et démarche mal assurée, a été relâché.Comme à chaque opération, le Hamas leur a demandé de saluer les caméras, avant de les remettre au CICR.Ils ont été ensuite remis à l’armée israélienne puis transportés par hélicoptère dans des hôpitaux en Israël, où ils subissent des examens médicaux, selon le ministère israélien de la Santé.Dans une atmosphère lourde d’émotion, des centaines de personnes ont suivi à Tel-Aviv les libérations sur un écran géant.Le cas de la famille Bibas angoisse particulièrement Israël. Yarden Bibas avait été enlevé à son domicile du kibboutz Nir Oz lors de l’attaque du 7-Octobre. Le même jour, sa femme Shiri et leurs deux enfants Kfir et Ariel, âgés alors respectivement de huit mois et demi et quatre ans, ont été aussi kidnappés.En 2023, le Hamas a annoncé leur mort dans un raid israélien à Gaza mais Israël n’a jamais confirmé leur décès. Le médiateur israélien chargé des otages, Gal Hirsch, a exigé des médiateurs “des informations sur leur état de santé”.A son arrivée à l’hôpital Sheba, près de Tel-Aviv, M. Kalderon a été accueilli avec émotion par ses quatre enfants et ses coéquipiers cyclistes.Il avait été enlevé avec son fils Erez, 12 ans, et sa fille Sahar, 16 ans, libérés lors d’une première trêve fin novembre 2023.”On a attendu ce moment pendant très longtemps”, a déclaré Shemi Kalderon, oncle d’Ofer Kalderon.Keith Siegel a lui été accueilli par les chants de ses filles. Il avait été enlevé à son domicile du kibboutz Kfar Aza, avec son épouse Aviva qui a été libérée lors de la première trêve.Le prochain échange d’otages et de prisonniers doit avoir lieu samedi 8 février, selon des sources du Hamas.Quinze otages – dix Israéliens et cinq Thaïlandais – et 400 prisonniers palestiniens avaient déjà retrouvé la liberté depuis le 19 janvier.Durant les six semaines de la première phase de l’accord de trêve, 33 otages israéliens au total, dont huit décédés, doivent être remis à Israël contre environ 1.900 prisonniers palestiniens.- “Brutalité” -Dans la bande de Gaza, plusieurs bus et véhicules sont arrivés à Khan Younès au milieu d’une foule en liesse venue accueillir les 150 ex-prisonniers. Devant l’hôpital européen de cette ville largement détruite par la guerre, plus d’une centaine de personnes ont crié de joie alors que les bus progressaient lentement au milieu de l’effervescence ambiante.Rabie al-Kharoubi, 40 ans, est venu assister à leur arrivée: “J’ai vu le choc dans leurs yeux lorsqu’ils ont vu Rafah (sud) et Khan Younès, détruits, avec des piles de décombres et des rues complètement en ruine”, dit-il.Même scène à Ramallah, en Cisjordanie occupée, où 25 ex-détenus ont été accueillis en héros.”C’est difficile à décrire avec des mots”, confie Ata Abdelghani, 55 ans, libéré après 23 ans dans les prisons israéliennes, où la situation était “difficile” et “tragique”, selon lui.Dans ce contexte, le Hamas a dénoncé la “brutalité” à laquelle les prisonniers ont été exposés dans les geôles israéliennes.Après l’échange, 50 malades ont été évacués en Egypte via le passage de Rafah, ouvert pour la première fois depuis qu’Israël en a pris le contrôle en mai 2024, selon le ministère de la Santé du Hamas.D’après les termes de l’accord de trêve, les négociations doivent reprendre lundi pour discuter des modalités de la deuxième phase qui vise à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre.Cette reprise, si elle a lieu, coïncidera avec une rencontre le mardi 4 février entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président Donald Trump à la Maison Blanche.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages annoncés comme morts.Sur 251 personnes enlevées, 76 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes selon l’armée.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.487 morts à Gaza en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.burs-tp-anr/vl

Fin du quatrième échange otages-prisonniers entre Israël et le Hamas palestinien

Des combattants du Hamas ont libéré samedi trois otages israéliens après 484 jours de captivité dans la bande de Gaza, contre plus de 180 prisonniers détenus par Israël, le quatrième échange depuis le début de la trêve dans le territoire palestinien ravagé par la guerre.L’Israélien Yarden Bibas, père des deux derniers enfants captifs dans la bande de Gaza, le Franco-Israélien Ofer Kalderon et l’Israélo-Américain Keith Siegel sont arrivés en Israël après avoir été remis au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).En contrepartie, Israël a relâché 182 Palestiniens et un Egyptien, selon le Club des prisonniers palestiniens: 150 ont été transférés à bord de bus dans la bande de Gaza, 25 en Cisjordanie occupée et huit, dont l’Egyptien, ont été expulsés en Egypte.Déployés en nombre, des membres du mouvement islamiste palestinien Hamas ont organisé à Gaza des cérémonies de libération dans le calme, après que plusieurs otages ont été libérés jeudi dans le chaos.- Prochain échange le 8 février? -L’échange de samedi est le quatrième depuis le début de la trêve le 19 janvier entre Israël et le Hamas, après 15 mois de guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023.A Khan Younès, Ofer Kalderon, 54 ans, a été libéré avant Yarden Bibas, 35 ans. Encadrés de combattants armés et cagoulés, ils sont montés successivement sur une estrade au milieu des ruines. Même mise en scène à Gaza-ville (nord), où Keith Siegel, 65 ans, casquette sur la tête et démarche mal assurée, a été relâché.Comme à chaque opération, le Hamas leur a demandé de saluer les caméras, avant de les remettre au CICR.Ils ont été ensuite remis à l’armée israélienne puis transportés par hélicoptère dans des hôpitaux en Israël, où ils subissent des examens médicaux, selon le ministère israélien de la Santé.Dans une atmosphère lourde d’émotion, des centaines de personnes ont suivi à Tel-Aviv les libérations sur un écran géant.Le cas de la famille Bibas angoisse particulièrement Israël. Yarden Bibas avait été enlevé à son domicile du kibboutz Nir Oz lors de l’attaque du 7-Octobre. Le même jour, sa femme Shiri et leurs deux enfants Kfir et Ariel, âgés alors respectivement de huit mois et demi et quatre ans, ont été aussi kidnappés.En 2023, le Hamas a annoncé leur mort dans un raid israélien à Gaza mais Israël n’a jamais confirmé leur décès. Le médiateur israélien chargé des otages, Gal Hirsch, a exigé des médiateurs “des informations sur leur état de santé”.A son arrivée à l’hôpital Sheba, près de Tel-Aviv, M. Kalderon a été accueilli avec émotion par ses quatre enfants et ses coéquipiers cyclistes.Il avait été enlevé avec son fils Erez, 12 ans, et sa fille Sahar, 16 ans, libérés lors d’une première trêve fin novembre 2023.”On a attendu ce moment pendant très longtemps”, a déclaré Shemi Kalderon, oncle d’Ofer Kalderon.Keith Siegel a lui été accueilli par les chants de ses filles. Il avait été enlevé à son domicile du kibboutz Kfar Aza, avec son épouse Aviva qui a été libérée lors de la première trêve.Le prochain échange d’otages et de prisonniers doit avoir lieu samedi 8 février, selon des sources du Hamas.Quinze otages – dix Israéliens et cinq Thaïlandais – et 400 prisonniers palestiniens avaient déjà retrouvé la liberté depuis le 19 janvier.Durant les six semaines de la première phase de l’accord de trêve, 33 otages israéliens au total, dont huit décédés, doivent être remis à Israël contre environ 1.900 prisonniers palestiniens.- “Brutalité” -Dans la bande de Gaza, plusieurs bus et véhicules sont arrivés à Khan Younès au milieu d’une foule en liesse venue accueillir les 150 ex-prisonniers. Devant l’hôpital européen de cette ville largement détruite par la guerre, plus d’une centaine de personnes ont crié de joie alors que les bus progressaient lentement au milieu de l’effervescence ambiante.Rabie al-Kharoubi, 40 ans, est venu assister à leur arrivée: “J’ai vu le choc dans leurs yeux lorsqu’ils ont vu Rafah (sud) et Khan Younès, détruits, avec des piles de décombres et des rues complètement en ruine”, dit-il.Même scène à Ramallah, en Cisjordanie occupée, où 25 ex-détenus ont été accueillis en héros.”C’est difficile à décrire avec des mots”, confie Ata Abdelghani, 55 ans, libéré après 23 ans dans les prisons israéliennes, où la situation était “difficile” et “tragique”, selon lui.Dans ce contexte, le Hamas a dénoncé la “brutalité” à laquelle les prisonniers ont été exposés dans les geôles israéliennes.Après l’échange, 50 malades ont été évacués en Egypte via le passage de Rafah, ouvert pour la première fois depuis qu’Israël en a pris le contrôle en mai 2024, selon le ministère de la Santé du Hamas.D’après les termes de l’accord de trêve, les négociations doivent reprendre lundi pour discuter des modalités de la deuxième phase qui vise à la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre.Cette reprise, si elle a lieu, coïncidera avec une rencontre le mardi 4 février entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président Donald Trump à la Maison Blanche.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles et incluant les otages annoncés comme morts.Sur 251 personnes enlevées, 76 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes selon l’armée.L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 47.487 morts à Gaza en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.burs-tp-anr/vl

Des dizaines de milliers de manifestants en Serbie en mémoire des victimes de la gare de Novi Sad

Des dizaines de  milliers d’étudiants manifestent samedi à Novi Sad, en Serbie, pour marquer les trois mois de l’effondrement meurtrier du toit d’une gare de la ville, qui a déclenché un mouvement national de contestation contre les autorités.Les protestataires bloquent les trois principaux ponts qui enjambent le Danube, dans la deuxième ville du pays, depuis …

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Des dizaines de migrants quittent l’Albanie pour l’Italie après une décision judicaire

Au lendemain du revers judiciaire infligé au projet de la Première ministre italienne d’externaliser le traitement de l’immigration dans un pays tiers, une quarantaine de migrants a embarqué depuis l’Albanie. Direction l’Italie.Un bateau italien transportant 43 migrants a ainsi quitté samedi le port albanais de Shëngjin, juste après midi, a constaté une journaliste de l’AFP.Les …

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Des dizaines de migrants quittent l’Albanie pour l’Italie après une décision judicaire

Au lendemain du revers judiciaire infligé au projet de la Première ministre italienne d’externaliser le traitement de l’immigration dans un pays tiers, une quarantaine de migrants a embarqué depuis l’Albanie. Direction l’Italie.Un bateau italien transportant 43 migrants a ainsi quitté samedi le port albanais de Shëngjin, juste après midi, a constaté une journaliste de l’AFP.Les migrants faisaient partie d’un groupe de 49 personnes interceptées par les autorités italiennes alors qu’elles tentaient de traverser la Méditerranée, avant d’être conduites en Albanie où elles sont arrivées mardi. Plusieurs d’entre eux ont été renvoyés le jour même, tandis que des dizaines sont restés sur place.La plupart sont originaires du Bangladesh, mais le groupe compte également six Égyptiens, un Ivoirien et un Gambien, selon les associations de défense des droits de l’homme qui suivent l’affaire. Vendredi soir, la Cour d’appel de Rome a renvoyé l’affaire devant la Cour européenne de justice (CJUE), refusant ainsi d’approuver la détention d’un groupe de migrants dans des centres gérés par le pays en Albanie et portant un nouveau coup dur au projet de délocalisation de la Première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni.Une source du ministère l’Intérieur italien a réagi en déclarant que le gouvernement ne se laisserait pas détourner d’une initiative qui a été discutée lors d’une réunion des ministres de l’UE cette semaine. “Le gouvernement ira donc de l’avant”, a-t-elle ajouté.Les pays scandinaves, Danemark en tête, poussent ouvertement à la création rapide de ces hubs, aux côtés de la Pologne, de l’Autriche, des Pays-Bas et donc de l’Italie.Un vœu exprimé par d’autres pays européens, qui plaident toutefois pour que ces centres ne soient pas installés à leurs frontières, de crainte de subir des flux de migrants cherchant à entrer à nouveau dans l’UE.La France est, elle, pour l’instant plutôt en retrait des discussions, préférant juger sur pièce tant le sujet est épineux, notamment aux yeux d’une partie de la société civile.Dans ce contexte, le projet de Mme Meloni de confier le traitement des demandes d’immigration à un pays tiers et d’accélérer le rapatriement des demandeurs d’asile déboutés est suivi de près par d’autres pays européens.Pour Elly Schlein, chef du Parti démocratique (PD), parti d’opposition de centre-gauche, ces derniers développements montre que le programme est un “échec retentissant”.- Prochaine audience en février -Le plan, fortement critiqué par les groupes de défense des droits et les partis d’opposition en Italie, s’est en effet heurté à des obstacles répétés et la CJUE examine des questions juridiques soulevées par plusieurs tribunaux italiens. En novembre 2023, Mme Meloni a signé un accord avec son homologue albanais Edi Rama, afin d’ouvrir deux centres gérés par l’Italie en Albanie, de l’autre côté de l’Adriatique. Les centres sont devenus opérationnels en octobre, mais les juges ont rejeté la détention des deux premiers groupes d’hommes qui y avaient été transférés et qui ont donc été renvoyés dans la péninsule. L’Italie a établi une liste de pays dits “sûrs” et les demandes d’asile de personnes originaires de ces pays sont traitées de façon accélérée. Mais les juges qui ont bloqué le premier transfert de migrants ont invoqué une décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) selon laquelle les pays de l’UE ne peuvent décréter l’ensemble d’un pays sûr alors même que certaines régions de ce même pays ne le sont pas.Le gouvernement de Mme Meloni avait réagi en adoptant une loi réduisant la liste des pays sûrs à 19 pays (au lieu de 22), assurant que toutes les zones de ces pays étaient sûres.Mais les juges ont ensuite fait libérer un deuxième groupe de demandeurs d’asile transférés, en estimant qu’ils souhaitaient obtenir des éclaircissements de la part de la CJUE qui devrait tenir une première audience en février, selon les médias italiens.

L’ex-président de l’Allemagne et ancien directeur du FMI Horst Koehler est mort

L’ancien président de l’Allemagne et ancien directeur général du Fonds monétaire international Horst Koehler est décédé samedi à l’âge de 81 ans. Le chrétien-démocrate économiste de formation “est décédé tôt ce matin à Berlin (…) après une courte et grave maladie, entouré de sa famille”, a indiqué la présidence allemande.”Avec Horst Köhler, nous perdons une personne très appréciée et extrêmement populaire, qui a accompli de grandes choses – pour notre pays et dans le monde”, a écrit le président fédéral du pays Frank-Walter Steinmeier dans une lettre de condoléances adressée à la veuve de M. Koehler.Angela Merkel, qui fut chancelière de 2005 à 2021, a salué l’attitude “joyeuse, optimiste et intrépide” de Koehler. “Il a rendu des services exceptionnels à l’Allemagne”, a-t-elle déclaré dans un communiqué.Le chancelier social-démocrate allemand Olaf Scholz a de son côté salué la mémoire d’un “homme politique engagé qui tout au long de sa vie a oeuvré en faveur d’un monde plus juste”, sur X.  Horst Koehler a été président de l’Allemagne de 2004 à 2010, une fonction essentiellement honorifique dans ce pays, après avoir été directeur général du FMI de 2000 à 2004 et président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) de 1998 à 2000. L’ONU avait annoncé en 2019 sa démission “pour raison de santé” de ses fonctions d’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, qu’il occupait depuis 2017.A ce poste, M. Kohler avait essayé de relancer la recherche d’une solution pour l’ancienne colonie espagnole contrôlée majoritairement par le Maroc mais revendiquée par les indépendantistes du Front Polisario.Après six ans d’interruption de dialogue, il avait réussi à faire reprendre langue aux parties concernées, notamment en réunissant en Suisse à deux reprises -en décembre puis en mars- le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie. En 2004 Horst Kohler était devenu le premier président allemand à n’avoir pas fait carrière en politique mais à être issu du monde de l’économie.”Horst qui?” avait alors surnommé le tabloïd Bild cet homme plus familier des chefs d’Etat et des organisations internationales que des Allemands pour lesquels il restait alors largement inconnu. Horst Kohler a toutefois été élu en 2004 par une assemblée de grands électeurs où l’opposition au chancelier social-démocrate Gerhard Schroeder était majoritaire.- Accent sur l’Afrique – Pour être élu président cet homme discret avait démissionné de son poste de directeur général du FMI, où son plus gros dossier a été la gestion de la crise financière en Argentine.Elu pour un second mandat de président fédéral en 2009 il avait créé la surprise en démissionnant l’année suivante après avoir semblé justifier l’intervention militaire allemande en Afghanistan par la défense d’intérêts économiques. Ces propos avaient fait scandale dans un pays majoritairement pacifiste.Entre temps il a toutefois acquis une stature politique dans son pays en dénonçant par exemple les salaires des grands patrons ou le “monstre” constitué selon lui par les marchés financiers. Sur la scène internationale, il a mis l’accent sur le partenariat avec l’Afrique.Cet homme grand et sportif affichait modestie et ton personnel lors de ses rencontres publiques.L’ancien secrétaire d’Etat aux Finances sous le chancelier conservateur Helmut Kohl a également joué un rôle clé dans l’unification monétaire de l’Allemagne le 1er juillet 1990, quand la RDA a adopté le Mark-ouest.Il a également eu un rôle important dans les négociations sur l’aspect financier du retrait des troupes soviétiques de la RDA et s’était imposé dans les sommets économiques internationaux comme le “sherpa” d’Helmut Kohl.Il avait également préparé l’introduction de l’euro dans un pays qui voyait d’un très mauvais oeil la disparition du sacro-saint Deutsche Mark. Il a aussi participé à l’élaboration du Pacte de stabilité et de croissance européen.M. Köhler est né en 1943 de parents allemands originaires de Bessarabie roumaine qu’ils ont dû quitter pour se réfugier en Pologne occupée, après que la Roumanie a dû céder ses territoires orientaux à l’Union soviétique. Fuyant l’Armée rouge à la fin de la guerre, la famille s’était installée en Allemagne de l’Est, avant de fuir à nouveau à l’Ouest en 1953.

L’ex-président de l’Allemagne et ancien directeur du FMI Horst Koehler est mort

L’ancien président de l’Allemagne et ancien directeur général du Fonds monétaire international Horst Koehler est décédé samedi à l’âge de 81 ans. Le chrétien-démocrate économiste de formation “est décédé tôt ce matin à Berlin (…) après une courte et grave maladie, entouré de sa famille”, a indiqué la présidence allemande.”Avec Horst Köhler, nous perdons une personne …

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Ukraine: onze morts dans des frappes, Moscou dit avancer dans l’Est

Des bombardements massifs russes ont fait au moins onze morts en Ukraine dans la nuit de vendredi à samedi, ont indiqué les autorités ukrainiennes, l’armée russe affirmant parallèlement poursuivre sa progression dans l’est du pays.Face à ce déluge de feu qui s’abat régulièrement sur l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe à grande échelle, en …

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