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Serbie: Les manifestants se rassemblent en masse trois mois après l’accident à la gare de Novi Sad

Des dizaines de milliers d’étudiants et de citoyens serbes, qui manifestent depuis des mois contre la corruption, sont réunis samedi à Novi Sad, là où est né l’immense mouvement de contestation qui secoue la Serbie depuis un effondrement meurtrier survenu dans cette ville il y a trois mois jour pour jour.Les manifestants sont arrivés à Novi Sad, 2e ville de Serbie, à pied, à vélo ou en voiture. Drapeaux à la main, scandant des slogans contre la corruption, ils ont bloqué les trois principaux ponts qui enjambent le Danube à partir de 15H00 (14H00 GMT),avant de converger en début de soirée vers le principal pont de la ville où ils vont passer la nuit. “Je pense que le changement viendra grâce à cette génération, parce qu’elle a apporté son énergie, quelque chose dont notre société manquait cruellement. Je ne pense pas que Novi Sad ait déjà vu un tel mouvement, et je suis certain que la Gen Z [nés entre la fin des années 1990 et celle des années 2000, ndlr] apportera le changement”, s’enthousiasme Nedeljka Mijanovic, étudiant en droit.Les étudiants ont pris la tête des manifestations qui ont lieu presque chaque jour depuis la mort de 15 personnes dans la chute le 1er novembre de l’auvent en béton de la gare de Novi Sad, qui venait d’être rénovée.L’accident a ravivé une colère sourde en Serbie contre la corruption et l’absence soupçonnée de contrôle des grands projets de construction, et a contraint le Premier ministre à la démission.”Il n’y a pas de retour en arrière, pas de peur, et nous ne lâcherons rien”, expliquait à l’AFP Jelena Vuksanovic, étudiante en philosophie à Novi Sad en convergeant avec les autres manifestants vers le centre-ville.Une partie du cortège est composé d’étudiants qui ont quitté Belgrade pour marcher vers Novi Sad, un trajet de 80 kilomètres au cours duquel ils ont été salués par des habitants des villes et villages traversés.”On ne voit cela qu’une fois dans sa vie”, saluait ému jeudi soir au passage des étudiant Dalibor Mitrovic, 45 ans.- Revendications -La démission du Premier ministre Milos Vucevic, annoncée mardi, n’a pas convaincu les étudiants de débloquer les universités qu’ils occupent depuis des semaines.Ils estiment que cela ne répond pas à leurs revendications: une hausse de 20% du budget de l’Enseignement supérieur, la publication de tous les documents relatifs à la rénovation de la gare, l’arrestation des personnes soupçonnées d’avoir agressé des étudiants et des professeurs depuis le début des manifestations, l’abandon des poursuites contre les étudiants arrêtés.Le président Aleksandar Vucic, qui oscille entre appels au dialogue et accusations d’ingérences étrangères, a gracié mercredi 13 personnes arrêtées depuis le début du mouvement, et affirmé que de nouveaux documents relatifs aux travaux de la gare allaient être publiés.Des dizaines d’enquêtes ont été ouvertes contre des personnes soupçonnées d’avoir attaqué des manifestants, et le ministre des Finances, Sinisa Mali, a annoncé jeudi que les frais d’inscription à l’université allaient être divisés par deux.”Si vous regardez les quatre revendications (des étudiants), il est clair qu’elles ont toutes été satisfaites”, a estimé sur Instagram M. Mali, que la rumeur voit déjà Premier ministre.”Mais c’est devenu un mouvement plus large”, explique Bojan Klacar, directeur exécutif du Centre pour des élections libres et la démocratie, qui ne s’attend pas à ce que ces mesures satisfassent les manifestants.- Elections -Selon lui cependant, la bascule “n’arrivera que si le mouvement de protestation s’étend à des groupes capables de paralyser les institutions. Là, nous assistons à une paralysie des universités et de certaines écoles. Mais le véritable tournant ne se produira que si les manifestations s’étendent à d’autres domaines susceptibles de perturber gravement le fonctionnement de l’Etat”.Les étudiants, qui ont surpris le pays par leur organisation, se tiennent à distance des partis d’opposition, martelant qu’ils ne veulent pas que leur mouvement devienne politique.L’opposition,elle, tente de trouver sa place, et appelle à la formation d’un gouvernement de transition chargé d’organiser des élections libres.Face aux manifestations qui ne faiblissent pas, le président pourrait choisir de convoquer de nouvelles élections sans passer par un gouvernement de transition. Mardi, il s’est donné “dix jours” pour décider.

Serbie: Les manifestants se rassemblent en masse trois mois après l’accident à la gare de Novi Sad

Des dizaines de milliers d’étudiants et de citoyens serbes, qui manifestent depuis des mois contre la corruption, sont réunis samedi à Novi Sad, là où est né l’immense mouvement de contestation qui secoue la Serbie depuis un effondrement meurtrier survenu dans cette ville il y a trois mois jour pour jour.Les manifestants sont arrivés à Novi Sad, 2e ville de Serbie, à pied, à vélo ou en voiture. Drapeaux à la main, scandant des slogans contre la corruption, ils ont bloqué les trois principaux ponts qui enjambent le Danube à partir de 15H00 (14H00 GMT),avant de converger en début de soirée vers le principal pont de la ville où ils vont passer la nuit. “Je pense que le changement viendra grâce à cette génération, parce qu’elle a apporté son énergie, quelque chose dont notre société manquait cruellement. Je ne pense pas que Novi Sad ait déjà vu un tel mouvement, et je suis certain que la Gen Z [nés entre la fin des années 1990 et celle des années 2000, ndlr] apportera le changement”, s’enthousiasme Nedeljka Mijanovic, étudiant en droit.Les étudiants ont pris la tête des manifestations qui ont lieu presque chaque jour depuis la mort de 15 personnes dans la chute le 1er novembre de l’auvent en béton de la gare de Novi Sad, qui venait d’être rénovée.L’accident a ravivé une colère sourde en Serbie contre la corruption et l’absence soupçonnée de contrôle des grands projets de construction, et a contraint le Premier ministre à la démission.”Il n’y a pas de retour en arrière, pas de peur, et nous ne lâcherons rien”, expliquait à l’AFP Jelena Vuksanovic, étudiante en philosophie à Novi Sad en convergeant avec les autres manifestants vers le centre-ville.Une partie du cortège est composé d’étudiants qui ont quitté Belgrade pour marcher vers Novi Sad, un trajet de 80 kilomètres au cours duquel ils ont été salués par des habitants des villes et villages traversés.”On ne voit cela qu’une fois dans sa vie”, saluait ému jeudi soir au passage des étudiant Dalibor Mitrovic, 45 ans.- Revendications -La démission du Premier ministre Milos Vucevic, annoncée mardi, n’a pas convaincu les étudiants de débloquer les universités qu’ils occupent depuis des semaines.Ils estiment que cela ne répond pas à leurs revendications: une hausse de 20% du budget de l’Enseignement supérieur, la publication de tous les documents relatifs à la rénovation de la gare, l’arrestation des personnes soupçonnées d’avoir agressé des étudiants et des professeurs depuis le début des manifestations, l’abandon des poursuites contre les étudiants arrêtés.Le président Aleksandar Vucic, qui oscille entre appels au dialogue et accusations d’ingérences étrangères, a gracié mercredi 13 personnes arrêtées depuis le début du mouvement, et affirmé que de nouveaux documents relatifs aux travaux de la gare allaient être publiés.Des dizaines d’enquêtes ont été ouvertes contre des personnes soupçonnées d’avoir attaqué des manifestants, et le ministre des Finances, Sinisa Mali, a annoncé jeudi que les frais d’inscription à l’université allaient être divisés par deux.”Si vous regardez les quatre revendications (des étudiants), il est clair qu’elles ont toutes été satisfaites”, a estimé sur Instagram M. Mali, que la rumeur voit déjà Premier ministre.”Mais c’est devenu un mouvement plus large”, explique Bojan Klacar, directeur exécutif du Centre pour des élections libres et la démocratie, qui ne s’attend pas à ce que ces mesures satisfassent les manifestants.- Elections -Selon lui cependant, la bascule “n’arrivera que si le mouvement de protestation s’étend à des groupes capables de paralyser les institutions. Là, nous assistons à une paralysie des universités et de certaines écoles. Mais le véritable tournant ne se produira que si les manifestations s’étendent à d’autres domaines susceptibles de perturber gravement le fonctionnement de l’Etat”.Les étudiants, qui ont surpris le pays par leur organisation, se tiennent à distance des partis d’opposition, martelant qu’ils ne veulent pas que leur mouvement devienne politique.L’opposition,elle, tente de trouver sa place, et appelle à la formation d’un gouvernement de transition chargé d’organiser des élections libres.Face aux manifestations qui ne faiblissent pas, le président pourrait choisir de convoquer de nouvelles élections sans passer par un gouvernement de transition. Mardi, il s’est donné “dix jours” pour décider.

Serbie: Les manifestants se rassemblent en masse trois mois après l’accident à la gare de Novi Sad

Des dizaines de milliers d’étudiants et de citoyens serbes, qui manifestent depuis des mois contre la corruption, sont réunis samedi à Novi Sad, là où est né l’immense mouvement de contestation qui secoue la Serbie depuis un effondrement meurtrier survenu dans cette ville il y a trois mois jour pour jour.Les manifestants sont arrivés à …

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L1: Dembélé et Paris roulent sur Brest

Le Paris SG a pris un net ascendant psychologique sur Brest avant leur barrage en Ligue des Champions, en allant battre les Bretons (5-2) grâce à un nouveau triplé d’Ousmane Dembélé, samedi lors de la 20e journée de Ligue 1.Avec ce succès qui efface le demi faux-pas contre Reims (1-1), Paris reprend provisoirement 13 longueurs d’avance sur Marseille, qui reçoit Lyon dimanche.Après sa défaite logique mais frustrante par son ampleur (3-0) contre le Real Madrid mercredi, Brest, installé dans le ventre mou du championnat (8e), est resté “en mode Ligue des Champions”, face à son futur double adversaire en barrage d’accession en huitièmes de finale de la C1 (11 et 19 février).Les efforts bretons ont cette fois été récompensés par deux fort jolis buts, par Romain Del Castillo (50) et Ludovic Ajorque (71). Mais le triplé de l’intenable Dembélé (29, 57, 62) puis le doublé de son remplaçant Gonçalo Ramos (89, 90+7) sont venus illustrer ce qui sépare les Brestois des Parisiens, bien aidés par la prestation de leur gardien Gianluigi Donnarumma pour obtenir un écart de score flatteur.Mais l’atout-maître parisien du moment, c’est Dembélé, dans une forme étincelante: il avait déjà trouvé trois fois le chemin des filets à Stuttgart (4-1), mercredi, pour assurer à Paris un avenir européen.Totalement oublié par Abdoulaye Ndiaye, l’international français a d’abord profité d’un excellent appel de Bradley Barcola pour  conclure facilement dans le but vide (0-1, 29). Il a ensuite bien suivi pour reprendre une tentative de Khvicha Kvaratskhelia repoussée par Bizot et redonner l’avantage à Paris (1-2, 57).Et cinq minutes plus tard, sur une passe lumineuse de Lee Kangin, il a marqué de près et en force au deuxième poteau, avant d’aller se reposer sur le banc (1-3, 62).- Gonçalo Ramos finit le travail -Si on ajoute les actions de Barcola qui a trouvé le poteau (19e), avant de rater le cadre (54e), ou de Khvicha Kvaratskhelia sur un centre d’Achraf Hakimi (13e), les Parisiens auraient pu connaître un déplacement plus tranquille.Mais ils ont été sacrément secoués en fin de match par des Brestois qui n’ont jamais abdiqué. Et sans Donnarumma, ils auraient peut-être plus tremblé pour ramener les trois points.Dès la 9e, le portier italien, a intercepté un centre d’Abdallah Sima pour Ludovic Ajorque, avant que le même Ajorque ne rate le cadre (18e). Sa parade la plus spectaculaire, l’Italien l’a offerte de la main gauche sur une frappe rasante appuyée de Romain Faivre (31e). Il a encore été irréprochable devant Kenny Lala (45+2), Ajorque (51e) et Faivre (78e). Tout heureux de voir une tête décroisée de Mahdi Camara frôler son poteau sur corner (76), il s’est toutefois incliné deux fois, sur une frappe enroulée du gauche de Del Castillo (1-1, 50e) ou sur un sublime enchaînement crochet intérieur du gauche, frappe enroulée du droit en lucarne d’Ajorque (2-3, 71e).Le doublé de Gonçalo Ramos en toute fin de match, après une chevauchée superbe de Désiré Doué (2-4, 89e) et sur une action individuelle pleine de réussite (2-5, 90+7) ont donné de l’ampleur à ce succès qui confirme aussi bien les qualités offensives que les fragilités défensives parisiennes.

La Russie lance des frappes meurtrières sur l’Ukraine et accentue la pression sur une ville stratégique

La Russie a tiré des dizaines de missiles et de drones sur l’Ukraine tuant 12 personnes, a déclaré Kiev samedi, tandis que Moscou affirme que ses forces progressaient vers la ville stratégique de Toretsk.”La nuit dernière, la Russie a attaqué nos villes avec différents types d’armes: des missiles, des drones, des bombes aériennes”, a dénoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Telegram.”Chacune de ces attaques terroristes montre que nous avons besoin de plus d’aide pour nous défendre face à la terreur russe”, a-t-il poursuivi, appelant les “partenaires” de Kiev à agir.Selon M. Zelensky, des dommages ont été signalés dans six régions: celles de Zaporijjia, Odessa, Soumy, Kharkiv, Khmelnytsky et Kiev.A la mi-journée, l’armée de l’air ukrainienne a affirmé que Moscou avait lancé 42 missiles et 123 drones sur le pays, l’une des attaques les plus importantes depuis des semaines. Plusieurs missiles ont été abattus par les défenses antiaériennes, a ajouté cette source, sans préciser leur nombre. Par ailleurs, 56 drones ennemis ont été détruits et 61 autres n’ont pas atteint leur cible, toujours selon l’armée.Au moins 12 personnes sont mortes dans ces frappes dans le centre et l’est de l’Ukraine dans la nuit de vendredi à samedi et tôt samedi matin, selon les autorités. Huit d’entre elles, dont un enfant, ont été tuées dans une frappe de missile sur un immeuble résidentiel dans la ville centrale de Poltava, ont indiqué les services d’urgence. Les autorités ont déclaré trois jours de deuil.Un photographe de l’AFP a vu sur place des pompiers fouillant les ruines fumantes du bâtiment et plusieurs victimes dans des sacs mortuaires.A Kharkiv, grande ville du nord-est, la chute sur une zone résidentielle d’un drone russe abattu a également tué une femme et fait quatre blessés, a annoncé Oleg Synegoubov, le gouverneur de la région.Trois policiers ont par ailleurs été tués dans une frappe aérienne russe à Iounakivska, dans la région de Soumy (nord-est), a annoncé l’administration militaire régionale.Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir frappé pendant la nuit des infrastructures énergétiques “assurant le fonctionnement d’entreprises du complexe militaro-industriel” de l’Ukraine.- Progression russe dans l’Est -Alors que le pays subit constamment les frappes russes meurtrières, les troupes ukrainiennes sont en grande difficulté dans la région de Donetsk, où l’armée russe progresse constamment, petit à petit, malgré de lourdes pertes humaines et matérielles.Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a déclaré que des unités “du groupement Centre” avaient conquis la localité de Krymské (Krymskoïe en russe) située dans la banlieue nord-est de Toretsk.Le groupe d’analystes ukrainiens DeepState indique que les forces russes sont présentes dans le centre de Toretsk et Tchassiv Iar, deux villes disputées depuis des mois.Alors que l’invasion russe va entrer en février dans sa quatrième année, l’armée russe avance également dans la région de Kharkiv (nord-est) et se rapproche de l’importante ville de Koupiansk.La perspective de négociations entre Moscou et Kiev est de plus en plus souvent évoquée depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, perçu comme un potentiel tournant dans la guerre.Le président américain s’est montré critique des sommes dépensées par les Etats-Unis pour aider l’Ukraine, mais il a aussi adopté un ton sévère avec Moscou, qu’il a menacé de sanctions supplémentaires ces dernières semaines.  – Un recruteur ukrainien abattu -L’armée de Kiev, qui manque de soldats et d’équipements, peine à recruter de nouvelles troupes face notamment aux réticences de la population, épuisée après trois ans de combats très meurtriers.Samedi, un soldat a été tué dans la ville de Pyriatyn, dans la région de Poltava, alors qu’il accompagnait un groupe d’hommes mobilisés, ont indiqué les services de recrutement militaire locaux.Selon cette source, le soldat a été attaqué par un homme cagoulé qui l’a abattu avec un fusil avant de fuir avec l’un des mobilisés. Les deux hommes ont ensuite été arrêtés, toujours d’après cette source.Par ailleurs, une explosion dans un bureau de recrutement militaire dans la ville de Rivné, dans le nord-ouest de l’Ukraine, a tué samedi une personne et fait six blessés, a indiqué la police ukrainienne, sans expliquer pour l’heure l’origine de la déflagration.Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont également annoncé samedi l’arrestation de cinq personnes accusées d’animer un groupe, “Le front des travailleurs d’Ukraine”, qui sous couvert “d’idées néo-communistes”, véhiculait “les narratifs du Kremlin” et s’opposait à la mobilisation, d’après le SBU.   

La Russie lance des frappes meurtrières sur l’Ukraine et accentue la pression sur une ville stratégique

La Russie a tiré des dizaines de missiles et de drones sur l’Ukraine tuant 12 personnes, a déclaré Kiev samedi, tandis que Moscou affirme que ses forces progressaient vers la ville stratégique de Toretsk.”La nuit dernière, la Russie a attaqué nos villes avec différents types d’armes: des missiles, des drones, des bombes aériennes”, a dénoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Telegram.”Chacune de ces attaques terroristes montre que nous avons besoin de plus d’aide pour nous défendre face à la terreur russe”, a-t-il poursuivi, appelant les “partenaires” de Kiev à agir.Selon M. Zelensky, des dommages ont été signalés dans six régions: celles de Zaporijjia, Odessa, Soumy, Kharkiv, Khmelnytsky et Kiev.A la mi-journée, l’armée de l’air ukrainienne a affirmé que Moscou avait lancé 42 missiles et 123 drones sur le pays, l’une des attaques les plus importantes depuis des semaines. Plusieurs missiles ont été abattus par les défenses antiaériennes, a ajouté cette source, sans préciser leur nombre. Par ailleurs, 56 drones ennemis ont été détruits et 61 autres n’ont pas atteint leur cible, toujours selon l’armée.Au moins 12 personnes sont mortes dans ces frappes dans le centre et l’est de l’Ukraine dans la nuit de vendredi à samedi et tôt samedi matin, selon les autorités. Huit d’entre elles, dont un enfant, ont été tuées dans une frappe de missile sur un immeuble résidentiel dans la ville centrale de Poltava, ont indiqué les services d’urgence. Les autorités ont déclaré trois jours de deuil.Un photographe de l’AFP a vu sur place des pompiers fouillant les ruines fumantes du bâtiment et plusieurs victimes dans des sacs mortuaires.A Kharkiv, grande ville du nord-est, la chute sur une zone résidentielle d’un drone russe abattu a également tué une femme et fait quatre blessés, a annoncé Oleg Synegoubov, le gouverneur de la région.Trois policiers ont par ailleurs été tués dans une frappe aérienne russe à Iounakivska, dans la région de Soumy (nord-est), a annoncé l’administration militaire régionale.Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir frappé pendant la nuit des infrastructures énergétiques “assurant le fonctionnement d’entreprises du complexe militaro-industriel” de l’Ukraine.- Progression russe dans l’Est -Alors que le pays subit constamment les frappes russes meurtrières, les troupes ukrainiennes sont en grande difficulté dans la région de Donetsk, où l’armée russe progresse constamment, petit à petit, malgré de lourdes pertes humaines et matérielles.Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a déclaré que des unités “du groupement Centre” avaient conquis la localité de Krymské (Krymskoïe en russe) située dans la banlieue nord-est de Toretsk.Le groupe d’analystes ukrainiens DeepState indique que les forces russes sont présentes dans le centre de Toretsk et Tchassiv Iar, deux villes disputées depuis des mois.Alors que l’invasion russe va entrer en février dans sa quatrième année, l’armée russe avance également dans la région de Kharkiv (nord-est) et se rapproche de l’importante ville de Koupiansk.La perspective de négociations entre Moscou et Kiev est de plus en plus souvent évoquée depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, perçu comme un potentiel tournant dans la guerre.Le président américain s’est montré critique des sommes dépensées par les Etats-Unis pour aider l’Ukraine, mais il a aussi adopté un ton sévère avec Moscou, qu’il a menacé de sanctions supplémentaires ces dernières semaines.  – Un recruteur ukrainien abattu -L’armée de Kiev, qui manque de soldats et d’équipements, peine à recruter de nouvelles troupes face notamment aux réticences de la population, épuisée après trois ans de combats très meurtriers.Samedi, un soldat a été tué dans la ville de Pyriatyn, dans la région de Poltava, alors qu’il accompagnait un groupe d’hommes mobilisés, ont indiqué les services de recrutement militaire locaux.Selon cette source, le soldat a été attaqué par un homme cagoulé qui l’a abattu avec un fusil avant de fuir avec l’un des mobilisés. Les deux hommes ont ensuite été arrêtés, toujours d’après cette source.Par ailleurs, une explosion dans un bureau de recrutement militaire dans la ville de Rivné, dans le nord-ouest de l’Ukraine, a tué samedi une personne et fait six blessés, a indiqué la police ukrainienne, sans expliquer pour l’heure l’origine de la déflagration.Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont également annoncé samedi l’arrestation de cinq personnes accusées d’animer un groupe, “Le front des travailleurs d’Ukraine”, qui sous couvert “d’idées néo-communistes”, véhiculait “les narratifs du Kremlin” et s’opposait à la mobilisation, d’après le SBU.   

La Russie lance des frappes meurtrières sur l’Ukraine et accentue la pression sur une ville stratégique

La Russie a tiré des dizaines de missiles et de drones sur l’Ukraine tuant 12 personnes, a déclaré Kiev samedi, tandis que Moscou affirme que ses forces progressaient vers la ville stratégique de Toretsk.”La nuit dernière, la Russie a attaqué nos villes avec différents types d’armes: des missiles, des drones, des bombes aériennes”, a dénoncé …

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A Gaza, des scènes de liesse autour de prisonniers palestiniens libérés

Plusieurs bus et véhicules sont arrivés samedi après-midi à Khan Younès au milieu d’une foule en liesse venue accueillir 150 prisonniers palestiniens libérés par Israël dans le cadre de l’accord de trêve avec le Hamas.Devant l’hôpital européen de cette ville du sud de la bande de Gaza largement détruite par la guerre, plus d’une centaine de personnes, des hommes pour la plupart, dont certains portaient des armes, ont crié de joie alors que les bus progressaient lentement au milieu de l’effervescence ambiante.Dans les étroites impostes coulissantes des bus, des hommes portant le pull en molleton gris des services pénitentiaires israéliens se sont bousculés pour tenter de passer la tête au dehors.Parfois trois paires de bras ont réussi à se glisser dans l’embrasure pour saluer la foule frénétiquement.Emu, un homme s’est saisi d’un micro tendu par la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera pour exprimer sa joie d’être sorti de prison et le temps qu’il devait rattraper, malgré les pertes humaines de la guerre qui a duré plus de 15 mois.Un autre a tendu les bras pour attraper un petit enfant qu’on lui tendait. Et un autre encore, les yeux humides, a embrassé la paume de sa main avant de la poser sur celle, de l’autre côté de la vitre du bus, d’une personne venue l’accueillir.L’immense majorité de ces ex-prisonniers, 111 sur 150, ont été arrêtés après le début de la guerre, déclenchée par l’attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023, a confirmé un responsable du Hamas à l’AFP, sous couvert d’anonymat.Il a estimé qu’il s’agissait “d’un nouveau jour de victoire” puisqu’un “nouveau groupe de nos héros” avait retrouvé “la liberté en dépit de ce que voulait l’occupation”.Ces Palestiniens ont été libérés en échange de trois otages israéliens retenus dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023. Il s’agit du quatrième échange depuis le début de la trêve, le 19 janvier, entre Israël et le Hamas.- “Victoire” -“Les détenus ont été torturés et humiliés par l’occupation tout au long de leur emprisonnement, leur arrestation était injuste, ils n’avaient aucun lien avec les opérations contre l’occupation”, a affirmé de son côté Rabie al-Kharoubi, venu accueillir les ex-prisonniers.”J’ai vu le choc dans leurs yeux lorsqu’ils ont vu Rafah (sud) et Khan Younès, détruits, avec des piles de décombres et des rues complètement en ruine”, a ajouté le Palestinien de 40 ans.Certains des ex-détenus qui regardaient par les fenêtres des bus semblaient visiblement sous le choc, un jeune homme pleurant abondamment, les mains sur la tête, sans détacher son regard du paysage, selon des images de l’AFP.Quand finalement les Palestiniens sont sortis du bus, la foule les a acclamés à nouveau et tapés dans la main à mesure qu’ils avançaient au milieu de la cohue afin de se rendre à l’hôpital pour des tests médicaux réalisés par la Croix-Rouge.C’est “un sentiment indescriptible, maintenant je suis en famille”, a confié un ex-prisonnier souhaitant garder l’anonymat. “Et malgré toute la destruction que Gaza a subie, les gens sont sortis pour célébrer, et ça c’est une victoire.”Un prisonnier plus jeune que les autres semblait ébloui par le soleil éclatant, clignant des yeux. Certains paraissaient gênés par l’agitation, mais la plupart criaient de joie en se prenant la tête entre les mains.En face, le public était nerveux. Des regards cherchaient fébrilement à reconnaître un proche attendu parfois depuis des années.Les habitants de Gaza “ont été patients, inébranlables”, a souligné Imran Al Khatib, qui a été détenu pendant “27 ans et demi”.”Ils continuent de soutenir la résistance”, a-t-il assuré, appelant à “la libération de tous les prisonniers”.

A Gaza, des scènes de liesse autour de prisonniers palestiniens libérés

Plusieurs bus et véhicules sont arrivés samedi après-midi à Khan Younès au milieu d’une foule en liesse venue accueillir 150 prisonniers palestiniens libérés par Israël dans le cadre de l’accord de trêve avec le Hamas.Devant l’hôpital européen de cette ville du sud de la bande de Gaza largement détruite par la guerre, plus d’une centaine de personnes, des hommes pour la plupart, dont certains portaient des armes, ont crié de joie alors que les bus progressaient lentement au milieu de l’effervescence ambiante.Dans les étroites impostes coulissantes des bus, des hommes portant le pull en molleton gris des services pénitentiaires israéliens se sont bousculés pour tenter de passer la tête au dehors.Parfois trois paires de bras ont réussi à se glisser dans l’embrasure pour saluer la foule frénétiquement.Emu, un homme s’est saisi d’un micro tendu par la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera pour exprimer sa joie d’être sorti de prison et le temps qu’il devait rattraper, malgré les pertes humaines de la guerre qui a duré plus de 15 mois.Un autre a tendu les bras pour attraper un petit enfant qu’on lui tendait. Et un autre encore, les yeux humides, a embrassé la paume de sa main avant de la poser sur celle, de l’autre côté de la vitre du bus, d’une personne venue l’accueillir.L’immense majorité de ces ex-prisonniers, 111 sur 150, ont été arrêtés après le début de la guerre, déclenchée par l’attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023, a confirmé un responsable du Hamas à l’AFP, sous couvert d’anonymat.Il a estimé qu’il s’agissait “d’un nouveau jour de victoire” puisqu’un “nouveau groupe de nos héros” avait retrouvé “la liberté en dépit de ce que voulait l’occupation”.Ces Palestiniens ont été libérés en échange de trois otages israéliens retenus dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023. Il s’agit du quatrième échange depuis le début de la trêve, le 19 janvier, entre Israël et le Hamas.- “Victoire” -“Les détenus ont été torturés et humiliés par l’occupation tout au long de leur emprisonnement, leur arrestation était injuste, ils n’avaient aucun lien avec les opérations contre l’occupation”, a affirmé de son côté Rabie al-Kharoubi, venu accueillir les ex-prisonniers.”J’ai vu le choc dans leurs yeux lorsqu’ils ont vu Rafah (sud) et Khan Younès, détruits, avec des piles de décombres et des rues complètement en ruine”, a ajouté le Palestinien de 40 ans.Certains des ex-détenus qui regardaient par les fenêtres des bus semblaient visiblement sous le choc, un jeune homme pleurant abondamment, les mains sur la tête, sans détacher son regard du paysage, selon des images de l’AFP.Quand finalement les Palestiniens sont sortis du bus, la foule les a acclamés à nouveau et tapés dans la main à mesure qu’ils avançaient au milieu de la cohue afin de se rendre à l’hôpital pour des tests médicaux réalisés par la Croix-Rouge.C’est “un sentiment indescriptible, maintenant je suis en famille”, a confié un ex-prisonnier souhaitant garder l’anonymat. “Et malgré toute la destruction que Gaza a subie, les gens sont sortis pour célébrer, et ça c’est une victoire.”Un prisonnier plus jeune que les autres semblait ébloui par le soleil éclatant, clignant des yeux. Certains paraissaient gênés par l’agitation, mais la plupart criaient de joie en se prenant la tête entre les mains.En face, le public était nerveux. Des regards cherchaient fébrilement à reconnaître un proche attendu parfois depuis des années.Les habitants de Gaza “ont été patients, inébranlables”, a souligné Imran Al Khatib, qui a été détenu pendant “27 ans et demi”.”Ils continuent de soutenir la résistance”, a-t-il assuré, appelant à “la libération de tous les prisonniers”.