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Trump lance son offensive commerciale contre le Canada, le Mexique et la Chine, qui promettent de répliquer

La guerre commerciale est lancée: Donald Trump a imposé samedi 25% de droits de douane sur les produits provenant du Canada et du Mexique, et 10% supplémentaires à ceux déjà existants sur les produits chinois, les trois pays visés promettant aussitôt une riposte.Le président américain a mis à exécution sa menace de s’en prendre aux …

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Trump lance son offensive commerciale contre le Canada, le Mexique et la Chine, qui promettent de répliquer

La guerre commerciale est lancée: Donald Trump a imposé samedi 25% de droits de douane sur les produits provenant du Canada et du Mexique, et 10% supplémentaires à ceux déjà existants sur les produits chinois, les trois pays visés promettant aussitôt une riposte.Le président américain a mis à exécution sa menace de s’en prendre aux trois principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, qui représentent au total plus de 40% des importations du pays.Il affirme vouloir ainsi forcer les trois pays à agir pour diminuer le trafic de fentanyl et les arrivées de migrants illégaux aux Etats-Unis.Les réactions mexicaine, canadienne et chinoise ne se sont pas faites attendre.Sur un ton cinglant, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a annoncé que des droits de douane seraient imposés en représailles sur les produits américains, sans donner de détails.De son côté, le Canada va imposer des droits de douane de 25% sur des produits américains pour un total de 155 milliards de dollars canadiens” (102 milliards d’euros), a annoncé le Premier ministre démissionnaire Justin Trudeau.Dès mardi, ces droits de douane seront appliqués sur 30 milliards de dollars d’un vaste éventail de produits allant du bourbon aux appareils ménagers en passant par les fruits et les plastiques.”Si le président Trump veut inaugurer un nouvel âge d’or pour les États-Unis, la meilleure voie est de s’associer avec le Canada, et non de nous punir”, a déclaré M. Trudeau lors d’une conférence de presse au ton très dramatique. La Chine, quant à elle, prendra des mesures “correspondantes pour protéger résolument” les “droits et intérêts” chinois, a réagi le ministère chinois du Commerce dans un communiqué. “Les guerres commerciales n’ont pas de vainqueur”, a jugé le ministère chinois des Affaires étrangères.Pékin va par ailleurs déposer plainte contre Washington auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).De son côté, le ministre des Finances japonais Kastunobu Kato s’est dit “profondément préoccupé par la façon dont ces droits de douanes pourraient affecter l’économie mondiale”.- “Calomnie” -Les mesures américaines entreront en vigueur au plus tôt mardi, selon un premier décret présidentiel que l’AFP a pu consulter. Les hydrocarbures du Canada seront toutefois taxés à seulement 10%.Donald Trump a expliqué sur son réseau Truth Social s’appuyer sur une loi de 1977 qui permet au président de réglementer le commerce en cas de situation d’urgence nationale. En cause, selon lui, “la menace majeure que représentent les migrants illégaux et les drogues mortelles qui tuent nos concitoyens, notamment le fentanyl”.Selon lui, la Chine exporte vers le Mexique des principes actifs permettant la fabrication par les cartels mexicains du fentanyl, ensuite vendu de l’autre côté de la frontière.”Les droits de douane annoncés sont nécessaires pour forcer la Chine, le Mexique et le Canada à rendre des comptes à la suite de leurs promesses de faire cesser le flux de drogues toxiques aux Etats-Unis”, a expliqué la Maison Blanche sur son compte X.Concernant le Mexique, ils resteront en place jusqu’à ce que le pays “coopère avec les Etats-Unis pour lutter contre le trafic de drogue”.La Maison Blanche a affirmé, sans preuve, que les cartels avaient “fait alliance avec le gouvernement mexicain”. Une accusation qualifiée de “calomnie” par Claudia Sheinbaum.Quant au Canada, la présidence américaine a estimé que “la production de fentanyl y progresse”.- “Signal clair” -Du fait de l’accord de libre-échange entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique, les entreprises ne paient théoriquement pas de droits de douane si elles appliquent les règles prévues par cet accord. Celles qui font le choix de ne pas suivre ces directives et se voient appliquer un droit généralement compris entre 5% et 6%.Au Mexique, Mme Sheinbaum a rencontré dans la journée des chefs d’entreprise, son ministre de l’Économie Marcelo Ebrard et plusieurs ministres.”Nous savions pour les droits de douane, mais il est sans précédent de voir le gouvernement américain faisant officiellement le lien entre le gouvernement mexicain et les narcotrafiquants”, a déclaré à l’AFP l’ancien ambassadeur mexicain Agustin Gutierrez Canet.”Ce paragraphe est extrêmement dur et inquiétant, c’est l’élément le plus grave au-delà de l’aspect économique. Trump est coutumier de ce type de rhétorique pour mettre la pression mais personne ne devrait agir à la légère de la sorte”, a-t-il ajouté.Pour Wendy Cutler, vice-présidente de l’Institut de politique publique Asia Society, les taxes “sont un signal clair que tous nos amis, voisins et partenaires sous traité de libre-échange, sont dans la ligne de mire”.Vendredi, Donald Trump a laissé entendre que l’Union européenne pourrait être bientôt concernée, estimant qu’elle avait “très mal traité” les Etats-Unis.aue-tib-sem-els/roc/cco

Espagne: 25.000 manifestants à Valence pour dénoncer la gestion des inondations

Scandant “Mazon, démission !”, près de 25.000 personnes sont descendues à nouveau samedi dans les rues de Valence pour protester contre la gestion des inondations meurtrières qui ont endeuillé le sud-est de l’Espagne il y a trois mois.Rassemblés dans la capitale de la région la plus touchée par les inondations du 29 octobre, qui ont …

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Espagne: 25.000 manifestants à Valence pour dénoncer la gestion des inondations

Scandant “Mazon, démission !”, près de 25.000 personnes sont descendues à nouveau samedi dans les rues de Valence pour protester contre la gestion des inondations meurtrières qui ont endeuillé le sud-est de l’Espagne il y a trois mois.Rassemblés dans la capitale de la région la plus touchée par les inondations du 29 octobre, qui ont fait 232 morts et trois disparus, près de 25.000 manifestants, selon la Délégation du gouvernement espagnol (préfecture), ont exigé le départ du président conservateur (Parti populaire) de la région de Valence, Carlos Mazon.Cette quatrième manifestation depuis les inondations a attiré moins de monde que les précédentes, celles du 9 et 30 novembre ayant réuni respectivement 130.000 et 100.000 personnes. Ils étaient environ 80.000 le 29 décembre.Les sinistrés reprochent à l’exécutif régional de ne pas avoir prévenu les habitants suffisamment à l’avance du danger des pluies torrentielles, malgré une alerte donnée très tôt le matin par l’agence météorologique nationale. Ils reprochent aussi aux autorités d’avoir tardé à déployer les secours et, aujourd’hui, la lenteur des aides. “Énormément de gens ont perdu des proches, leurs maisons, et ils ne voient pas de solution à court terme”, constate Alberto Alonso, électricien de 34 ans.Le gouvernement central a promis de débloquer 16,6 milliards d’euros pour aider les localités touchées, les victimes et les entreprises.Carlos Mazon et le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez s’accusent mutuellement de la mauvaise gestion de la catastrophe.

Au Festival de la BD d’Angoulême, succès public, tempête en coulisses

Des rues bondées, des expos prises d’assaut… Le festival de la BD d’Angoulême a fait le plein cette semaine tout en étant agité, en coulisses, par une virulente mise en cause de son management et de sa stratégie, “mercantile” selon ses détracteurs.Avant même le début de cette 52e édition, refermée dimanche, le coup de semonce est venu d’un article de l’Humanité magazine accusant le festival international de la bande dessinée (FIBD) de “dérives”, notamment avec une hausse de 25% des tarifs pour le public, et d’avoir licencié en 2024 une salariée peu après sa plainte pour viol.Le FIBD, dont l’organisation est confiée depuis 2007 à la société 9e Art+, a aussitôt défendu sa stratégie de “toucher le plus grand nombre” et assuré n’avoir jamais “failli dans ses obligations” vis-à-vis de son ex-employée.Mais l’incendie s’est vite propagé dans le microcosme. “Ca secoue beaucoup de gens dans le festival comme chez les auteurs”, confie une source interne.  Sur les réseaux, des auteurs de BD ont publié des dessins peu amènes pour le président de 9e Art+, Franck Bondoux, après un premier message posté par Florence Cestac, grand prix d’Angoulême en 2000.”C’est l’histoire du viol qui m’a poussée à faire ça, j’ai trouvé ça immonde”, dit-elle à l’AFP, confiant par ailleurs son impression d’un festival qui “perd son âme”.Sur leurs stands à Angoulême, les éditeurs indépendants ont, eux, affiché des messages de soutien “On te croit” à l’ex-salariée, qui vient de saisir les prud’hommes pour contester son licenciement, selon son avocat Arié Alimi.- Moyen de pression -Plusieurs intervenants ont aussi interpellé le festival lors de la remise des Fauves 2025 samedi soir, qui a notamment sacré “Deux filles nues” de Luz.L’affaire a ému jusqu’au ministère de la Culture qui a indiqué à l’AFP être “particulièrement interpellé” par cette affaire et être plus généralement inquiet des “dysfonctionnements” au sein du FIBD. Cette semaine, les grands éditeurs ont également exprimé leur “profonde préoccupation” s’agissant d’un festival crucial et qui a essuyé des pertes en 2024.Leur syndicat national a appelé “instamment” au lancement d’un “appel d’offres en bonne et due forme” alors qu’approche une échéance majeure pour le renouvellement de la convention liant l’association FIBD Angoulême, fondatrice du festival, à 9e Art+.Reconduite tacitement en 2017, elle le sera à nouveau en 2027 si elle n’est pas dénoncée d’ici à mai.Cette convention de droit privé ne peut formellement être dénoncée que par l’association FIBD Angoulême, dont la présidente Delphine Groux a indiqué en décembre qu’elle n’agirait pas “sous la pression”. Sollicitée par l’AFP, l’association n’a pas donné suite.Les regards se tournent aussi vers les pouvoirs publics qui fournissent près de la moitié des 6,3 millions de budget du festival.Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, premier contributeur public (550.000 euros de subventions directes, 500.000 autres en équipements), appelle à “sortir par le haut” pour ne pas abîmer “le succès culturel, économique, social” du festival. – “Comme un village gaulois” -“On va regarder les garanties qui sont à demander”, affirme à l’AFP l’élu socialiste. Mais il souligne les “efforts de transparence” du festival depuis un rapport de la Chambre régionale de la Cour des comptes de 2021 qui avait pointé une “organisation complexe” sans relever d’irrégularités.Elu d’opposition à Angoulême, Raphaël Manzanas n’est pas convaincu. “C’est encore opaque”, dit-il à l’AFP, pointant notamment les échanges comptables entre 9e Art+ et une autre société détenue par M. Bondoux.Les marges de manoeuvre sont réduites, reconnaît néanmoins l’élu. “On peut jouer le bras de fer et menacer de ne pas voter la subvention (500.000 euros, ndlr) mais on serait accusés de nuire à un festival très important pour notre ville”, explique-t-il.Sollicité par l’AFP, M. Bondoux n’a pas répondu mais le directeur artistique adjoint du festival, Fausto Fasulo, juge “hallucinante” l’idée d’une dérive mercantiliste.”Quelqu’un est-il capable de nous regarder droit dans les yeux et de nous dire que la programmation de cette année est au service du grand capital?”, lance-t-il, déplorant que le festival serve “trop souvent de catalyseur” des tensions récurrentes dans l’édition.De fait, le festival d’Angoulême est loin d’en être à sa première crise. “Ici, c’est comme un village gaulois”, résume une habituée des lieux. “Il y a toujours beaucoup de mécontents”.

Les Argentins manifestent en masse contre Milei pour défendre la diversité

Les Argentins ont manifesté par milliers samedi, la plus forte mobilisation depuis des mois, en défense de la diversité et contre le président ultralibéral Javier Milei, rejetant de récentes déclarations ou postures de l’exécutif sur le féminisme, l’homosexualité ou les questions de genre.A Buenos Aires, un long cortège avec des touches bigarrées, drapeaux ou maquillages …

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Les Argentins manifestent en masse contre Milei pour défendre la diversité

Les Argentins ont manifesté par milliers samedi, la plus forte mobilisation depuis des mois, en défense de la diversité et contre le président ultralibéral Javier Milei, rejetant de récentes déclarations ou postures de l’exécutif sur le féminisme, l’homosexualité ou les questions de genre.A Buenos Aires, un long cortège avec des touches bigarrées, drapeaux ou maquillages arc-en-ciel évoquant une “Marche des Fiertés bis” (la marche annuelle a eu lieu en novembre) a défilé de la place du Parlement à la place de Mai, siège de la présidence situé à deux kilomètres. La place était quasi remplie en fin d’après-midi.Selon des images de médias argentins, la marche de Buenos Aires se répliquait dans une dizaine de villes, très suivie par exemple à Mar del Plata, vaste station balnéaire à 250 km de la capitale, au pic de la saison estivale.”Pas un pas en arrière”, “Plus jamais cachés, ni en prison”, “Résistance trans”, “ON au discours de haine”, clamaient quelques banderoles et pancartes de la marche de Buenos Aires, initiée par des mouvements féministes, LGBT+ et de défense des droits humains.Des syndicats, tels l’ATE (fonction publique) et la CGT (principale centrale), se sont joints au mouvement, ainsi que des politiciens d’opposition, issus des radicaux (centre-droit) ou du péronisme de centre-gauche. Conduisant l’exécutif à railler la mobilisation comme foncièrement “politique”.- Un “seuil franchi” ? -Dans la manifestation, étaient aussi présents des retraités, grands perdants de la politique d’austérité de M. Milei, et des artistes, comme les très populaires chanteuses Lali Esposito et Maria Becerra.Le déclencheur est un discours de Javier Milei il y a 10 jours au Forum économique de Davos (Suisse), où dans l’esprit de sa “bataille culturelle” il s’était lancé dans une longue diatribe contre le “virus woke”, le “féminisme radical” et “l’idéologie de genre” dont la “version extrême” est une “maltraitance d’enfants”.Les propos ont suscité des réactions indignées dans l’opposition et la presse, et un malaise jusque dans la droite “classique”, alliée occasionnelle du président libertarien, qui revendique une forte affinité avec le président américain Donald Trump.L’exécutif s’est défendu, se disant victime “d’interprétation malveillante” et réaffirmant son strict respect, en tant que “libéraux”, du projet de vie d’autrui. Mais les jours suivants, un ministre a évoqué un projet de supprimer le concept pénal de féminicide – au nom de “l’égalité” -, remettant de l’huile sur le feu.”C’est des horreurs, ce qu’a dit le président. Ce n’est pas possible que quelqu’un à un poste aussi important dise des choses pareilles en public. Je me suis sentie attaquée”, a déclaré à l’AFP Alicia Gonzalez, homosexuelle de 18 ans, qui manifestait samedi avec sa mère et ses frères.A Davos, “le président a clairement franchi un seuil, enhardi par la victoire de Trump, se radicalisant comme pour se montrer le +meilleur élève+ de l’Empire”, a jugé Luci Cavallero, sociologue et féministe, au coeur de la mobilisation.- Milei “doit regretter” -“En réalité, c’est une politique systématique qui date d’avant et s’articule avec le discursif”, estime-t-elle, énumérant le définancement de programmes sociaux comme l’aide aux questions d’identité, à la violence de genre ou aux grossesses adolescentes. Ou la suppression de l’Institut contre la discrimination (INADI), absorbé par le ministère de la Justice.Mais le politologue Gustavo Marangoni considère que des saillies comme celle de Davos “ne devraient pas nous surprendre”. “Quiconque a suivi le +film Milei+” sait que son “intention permanente est de jouer l’antagonisme”, le “eux contre nous”, “construire un rival, fut-il imaginaire”.  Provocations qui, selon lui vont s’accentuer en 2025, année de législatives de mi-mandat (octobre), alors que M. Milei va tenter de polariser davantage.La mobilisation, selon les journalistes de l’AFP, est la plus importante hostile à l’exécutif depuis des mois. Assurément depuis celles de septembre-octobre pour la défense des retraités et des salaires enseignants, voire celle, massive, d’avril pour la défense de l’université.Pour le quotidien La Nacion (conservateur), Javier Milei a fait “une erreur”  à Davos, en s’étendant sur un agenda social (wokisme, féminisme), au lieu de vanter ses succès contre l’inflation. Car au final il a “ravivé un climat de protestations de rue”.”Je crois que Milei pense ce qu’il dit, mais quand il a vu la réaction, il s’est rendu compte qu’il est allé trop loin, et là il doit le regretter”, méditait samedi Raffaela, 19 ans, venue de 150 km pour sa première manifestation.

Les Argentins manifestent en masse contre Milei pour défendre la diversité

Les Argentins ont manifesté par milliers samedi, la plus forte mobilisation depuis des mois, en défense de la diversité et contre le président ultralibéral Javier Milei, rejetant de récentes déclarations ou postures de l’exécutif sur le féminisme, l’homosexualité ou les questions de genre.A Buenos Aires, un long cortège avec des touches bigarrées, drapeaux ou maquillages arc-en-ciel évoquant une “Marche des Fiertés bis” (la marche annuelle a eu lieu en novembre) a défilé de la place du Parlement à la place de Mai, siège de la présidence situé à deux kilomètres. La place était quasi remplie en fin d’après-midi.Selon des images de médias argentins, la marche de Buenos Aires se répliquait dans une dizaine de villes, très suivie par exemple à Mar del Plata, vaste station balnéaire à 250 km de la capitale, au pic de la saison estivale.”Pas un pas en arrière”, “Plus jamais cachés, ni en prison”, “Résistance trans”, “ON au discours de haine”, clamaient quelques banderoles et pancartes de la marche de Buenos Aires, initiée par des mouvements féministes, LGBT+ et de défense des droits humains.Des syndicats, tels l’ATE (fonction publique) et la CGT (principale centrale), se sont joints au mouvement, ainsi que des politiciens d’opposition, issus des radicaux (centre-droit) ou du péronisme de centre-gauche. Conduisant l’exécutif à railler la mobilisation comme foncièrement “politique”.- Un “seuil franchi” ? -Dans la manifestation, étaient aussi présents des retraités, grands perdants de la politique d’austérité de M. Milei, et des artistes, comme les très populaires chanteuses Lali Esposito et Maria Becerra.Le déclencheur est un discours de Javier Milei il y a 10 jours au Forum économique de Davos (Suisse), où dans l’esprit de sa “bataille culturelle” il s’était lancé dans une longue diatribe contre le “virus woke”, le “féminisme radical” et “l’idéologie de genre” dont la “version extrême” est une “maltraitance d’enfants”.Les propos ont suscité des réactions indignées dans l’opposition et la presse, et un malaise jusque dans la droite “classique”, alliée occasionnelle du président libertarien, qui revendique une forte affinité avec le président américain Donald Trump.L’exécutif s’est défendu, se disant victime “d’interprétation malveillante” et réaffirmant son strict respect, en tant que “libéraux”, du projet de vie d’autrui. Mais les jours suivants, un ministre a évoqué un projet de supprimer le concept pénal de féminicide – au nom de “l’égalité” -, remettant de l’huile sur le feu.”C’est des horreurs, ce qu’a dit le président. Ce n’est pas possible que quelqu’un à un poste aussi important dise des choses pareilles en public. Je me suis sentie attaquée”, a déclaré à l’AFP Alicia Gonzalez, homosexuelle de 18 ans, qui manifestait samedi avec sa mère et ses frères.A Davos, “le président a clairement franchi un seuil, enhardi par la victoire de Trump, se radicalisant comme pour se montrer le +meilleur élève+ de l’Empire”, a jugé Luci Cavallero, sociologue et féministe, au coeur de la mobilisation.- Milei “doit regretter” -“En réalité, c’est une politique systématique qui date d’avant et s’articule avec le discursif”, estime-t-elle, énumérant le définancement de programmes sociaux comme l’aide aux questions d’identité, à la violence de genre ou aux grossesses adolescentes. Ou la suppression de l’Institut contre la discrimination (INADI), absorbé par le ministère de la Justice.Mais le politologue Gustavo Marangoni considère que des saillies comme celle de Davos “ne devraient pas nous surprendre”. “Quiconque a suivi le +film Milei+” sait que son “intention permanente est de jouer l’antagonisme”, le “eux contre nous”, “construire un rival, fut-il imaginaire”.  Provocations qui, selon lui vont s’accentuer en 2025, année de législatives de mi-mandat (octobre), alors que M. Milei va tenter de polariser davantage.La mobilisation, selon les journalistes de l’AFP, est la plus importante hostile à l’exécutif depuis des mois. Assurément depuis celles de septembre-octobre pour la défense des retraités et des salaires enseignants, voire celle, massive, d’avril pour la défense de l’université.Pour le quotidien La Nacion (conservateur), Javier Milei a fait “une erreur”  à Davos, en s’étendant sur un agenda social (wokisme, féminisme), au lieu de vanter ses succès contre l’inflation. Car au final il a “ravivé un climat de protestations de rue”.”Je crois que Milei pense ce qu’il dit, mais quand il a vu la réaction, il s’est rendu compte qu’il est allé trop loin, et là il doit le regretter”, méditait samedi Raffaela, 19 ans, venue de 150 km pour sa première manifestation.

Marco Rubio au Panama pour discuter des revendications de Trump sur le canal

Le nouveau chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est arrivé samedi au Panama où il compte défendre les intérêts des Etats-Unis et en premier lieu les revendications de Donald Trump sur le canal de Panama.Priorité absolue de la Maison Blanche, l’immigration sera au cœur de la tournée entamée par le secrétaire d’Etat américain, qui …

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Marco Rubio au Panama pour discuter des revendications de Trump sur le canal

Le nouveau chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est arrivé samedi au Panama où il compte défendre les intérêts des Etats-Unis et en premier lieu les revendications de Donald Trump sur le canal de Panama.Priorité absolue de la Maison Blanche, l’immigration sera au cœur de la tournée entamée par le secrétaire d’Etat américain, qui après le Panama se rendra ensuite au Salvador, au Guatemala, au Costa Rica et en République dominicaine.Sa visite a aussi commencé le jour même où le président américain a imposé des droits de douane contre le Mexique, le Canada et la Chine, s’attirant une réponse cinglante de Mexico qu’il a accusé de liens avec le narcotrafic.Mais le principal sujet sur la table de sa première étape est le tollé provoqué dès le jour de son investiture, le 20 janvier, par Donald Trump, qui a dit vouloir “reprendre” le contrôle du canal de Panama, un carrefour maritime stratégique pour le commerce mondial.Cette voie navigable entre l’Atlantique et le Pacifique construite par les Etats-Unis et inaugurée en 1914 a été transférée au Panama en 1999.Il en a remis une couche vendredi. “Ils ont déjà proposé de faire beaucoup de choses mais nous pensons qu’il est approprié que nous le reprenions”, a-t-il dit à la presse.M. Trump, qui se plaint d’une concurrence déloyale à propos du transit des navires américains, a souligné que le Panama enlevait les panneaux en chinois pour dissimuler le fait qu’il avait “totalement violé l’accord” sur le canal.- Sujets “communs” -Pendant sa visite, Marco Rubio va se rendre le long de l’axe stratégique et être reçu dimanche par le président José Raul Mulino, a indiqué un haut responsable américain.Le autorités panaméennes ont déjà prévenu: il n’y a rien à négocier.”En ce qui concerne le canal, c’est impossible, je ne peux pas négocier, et encore moins ouvrir un processus de négociation sur le canal, c’est scellé, le canal appartient au Panama”, a déclaré jeudi José Raul Mulino.Il a cependant affirmé qu’il existait des sujets “communs” comme la crise migratoire, la lutte contre le narcotrafic, le crime organisé et le blanchiment d’argent qui peuvent être abordés avec les Etats-Unis.”Je pense que le président a été très clair sur sa volonté d’administrer à nouveau le canal. Il est évident que les Panaméens ne sont pas très favorables à cette idée”, a déclaré Marco Rubio sur la radio SiriusXM jeudi, en parlant d’une “menace directe” de la Chine pour les Etats-Unis.”Si, lors d’un conflit, le gouvernement chinois leur dit de fermer le canal de Panama, ils y seront obligés. C’est une menace directe”, a-t-il insisté.- “Nouvelle ère” -Reste à voir comment Marco Rubio mettra en œuvre la promesse de Donald Trump.Le choix de l’Amérique centrale pour son premier déplacement ne doit rien au hasard pour ce fils d’immigrés cubains.”Qu’il s’agisse des migrations, de la sécurité ou du commerce, aucune autre région du monde n’a autant d’impact sur la vie quotidienne des Américains que le continent américain”, a fait valoir vendredi à des journalistes Mauricio Claver-Carone, chargé de l’Amérique latine au département d’Etat. Mauricio Claver-Carone.Donald Trump dénonce régulièrement une “invasion” de migrants venant notamment de ces pays.Maureen Meyer, du Washington Office on Latin America, une organisation américaine qui promeut les droits humains dans la région, souligne que “chacun de ces pays à un intérêt personnel à avoir une bonne relation avec l’administration Trump”.La Colombie peut en témoigner. Le président Trump a brandi dimanche dernier l’arme douanière contre Bogota pour avoir refoulé des migrants expulsés par les Etats-Unis, obtenant finalement gain de cause.