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Cisjordanie: l’armée affirme avoir tué plus de 50 “terroristes” depuis le 14 janvier

Israël a mené dimanche une vaste opération militaire dans le nord de la Cisjordanie occupée, marquée par la destruction de nombreux bâtiments, selon l’armée, qui a affirmé avoir tué plus de 50 “terroristes” dans ce territoire depuis le 14 janvier.Appuyées par des bulldozers, des drones et des véhicules blindés, les forces israéliennes avaient lancé une …

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Aux Grammy Awards, l’heure de la consécration pour Beyoncé ?

Beyoncé va-t-elle enfin être récompensée à sa juste valeur aux Grammy Awards ? La question est sur toutes les lèvres dimanche à Los Angeles, où le gratin de la musique américaine se réunit pour décerner ces prestigieux prix.”Queen B” n’a jamais remporté le gramophone du meilleur album de l’année ou celui du meilleur enregistrement, les deux récompenses majeures de la soirée. Et ce malgré des dizaines de trophées dans les catégories mineures, qui ont fait d’elle l’artiste la plus titrée de l’histoire des Grammys.La 67e cérémonie pourrait mettre fin à ce paradoxe, grâce à “Cowboy Carter”, son album country adulé par la critique et le public pour lequel Beyoncé a annoncé dimanche, quelques heures avant la cérémonie, une tournée.Cet opus, où la chanteuse de Houston explore ses racines texanes, lui permet de partir en pole position, avec 11 nominations.Mais pour le meilleur album, elle devra se défaire d’une rude concurrence, face notamment à Taylor Swift, qui lui avait déjà brûlé la politesse en 2010 et a raflé la récompense reine l’an dernier.En cas de nouvelle victoire, cette fois avec son opus “The Tortured Poets Department”, elle remporterait le prix ultime pour la cinquième fois, améliorant son propre record.Il faudra aussi compter avec Billie Eilish, qui a récolté sept nominations pour son album “Hit Me Hard and Soft”, et la Britannique Charli XCX (huit nominations). Sans oublier des étoiles montantes de la pop comme Sabrina Carpenter et Chappell Roan (six nominations chacune), qui partent favorites pour être élues révélation de l’année.- Procès en conservatisme -La cérémonie devrait être plus sombre que d’habitude. Car Los Angeles est encore sous le choc des violents incendies, qui ont fait près d’une trentaine de morts et détruit des milliers de bâtiments le mois dernier.Maintenus en signe de résilience, les Grammy Awards doivent permettre de récolter des fonds pour les milliers de personnes qui ont perdu leur maison ou ne peuvent plus vivre chez elles dans les zones sinistrées. A eux deux, le concert FireAid tenu jeudi soir et le gala Musicares, organisé samedi en hommage au groupe The Grateful Dead, ont déjà permis d’accumuler neuf millions de dollars.Une nouvelle défaite de Beyoncé alimenterait les critiques envers le procès en conservatisme fait aux Grammy Awards, accusés de snober les artistes noirs.”Je pense qu’il serait bon que les Grammys montrent un peu plus d’engagement en dehors de la sphère de la pop blanche”, estime auprès de l’AFP Lauron Kehrer, musicologue de la Western Michigan University.Récompenser “Cowboy Carter” serait tout un symbole: l’album rend hommage aux racines afro-américaines de la country, genre habituellement dominé par des hommes blancs souvent adeptes de discours conservateurs.- Les Beatles affrontent Kendrick Lamar -Exclu de la course au meilleur album, le rappeur Kendrick Lamar fera néanmoins partie des stars de la soirée, avec sept nominations, notamment pour son titre “Not Like Us” dans la catégorie chanson de l’année.Ce tube où il attaque son grand rival, Drake, sera notamment en compétition contre “Texas Hold’Em” de Beyoncé, “Birds of a Feather” de Billie Eilish et “Now and Then”, un nouveau morceau des Beatles ressuscité grâce à l’intelligence artificielle.La cérémonie sera présentée par l’humoriste Trevor Noah. Elle laisse en général la part belle au spectacle, car la plupart des 94 catégories sont récompensées avant la soirée elle-même.La chanteuse Shakira est notamment attendue sur scène, de même que Billie Eilish, Sabrina Carpenter et Chappell Roan.Dans les nombreuses catégories qui seront décidées avant la cérémonie officielle, il faut noter aussi la présence du groupe de metal français Gojira.Leur interprétation fracassante de “Mea Culpa (Ah! Ça ira!)”, aux côtés d’une Marie-Antoinette décapitée pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, fait partie des prétendants pour la prestation metal de l’année. Ils concourent avec la chanteuse lyrique Marina Viotti et le compositeur Victor Le Masne, qui étaient aussi de la partie.La chanteuse de jazz française Cyrille Aimée sera aussi en lice avec son album “A fleur de peau” dans la catégorie meilleur album de pop vocale traditionnelle.

RDC: à Goma, les déplacés commencent à rentrer chez eux

La forêt de bâches blanches a laissé place à un désert. L’immense camp de déplacés de Kanyaruchinya, situé en périphérie de Goma dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), s’est presque entièrement vidé après la prise de la ville par le M23 et l’armée rwandaise.Auparavant, une centaine de milliers de déplacés s’y entassaient dans des conditions d’hygiène et de sécurité effroyables, comme dans toute la périphérie de Goma.Cette ville d’un million d’habitants, capitale de la province du Nord-Kivu, a vu sa population quasi doubler au gré des vagues de violences endeuillant l’est de la RDC depuis plus de trente ans.Mais dimanche, il ne reste rien ou presque de la ville de plastique qui s’étendait là depuis des années, au pied du volcan Nyiragongo, jouxtant la frontière rwandaise.A perte de vue, s’étendent désormais des petits carrés de caillasse noire délimitant des habitations disparues, jonchés de détritus laissés par les anciens occupants.Au bord de la route, un convoi de camions bondés embarque les retardataires. “J’étais une déplacée qui était venue sans rien. Et aujourd’hui je rentre telle que je suis venue”, déplore Denise Zaninga, assise à l’arrière de la benne.Sa destination est encore incertaine: “Je pars, mais ne sais pas où je vais habiter”, confie-t-elle.La ligne de front toute proche, qui séparait les positions de l’armée congolaise et celles du groupe armé antigouvernemental M23 et des troupes rwandaises, a disparu depuis que ces derniers ont conquis la ville, au prix de combats meurtriers.Les territoires voisins sont désormais accessibles par la route qui file vers le nord à travers la plaine, jalonnée de postes militaires abandonnés par leurs occupants et de blindés transformés en tas de rouille carbonisés.”La vie du camp est une vie de souffrance, une vie de faim”, raconte Christine Bwiza, une autre déplacée.Mais pas de scène de liesse pour ces déplacés enfin autorisés à rentrer chez eux. “Là où nous allons, nos maisons sont détruites, nos enfants sont perdus à cause de la guerre, et nous rentrons avec la faim au ventre”, s’inquiète-t-elle.A ses côtés, Aline Irafasha se dit “heureuse de partir” malgré un avenir incertain. “La faim va nous tuer là où nous allons, mais il vaut mieux souffrir chez nous à la maison”. Ces déplacées disent avoir vendu leurs bâches pour quelques centaines de francs congolais (moins d’un dollar). Le trajet en camion coûte 10.000 francs congolais (environ 3 dollars), selon elles. Mais le chauffeur, lui, affirme que le M23 a loué le véhicule et payé le transport. “J’aurais bien voulu rester ici car je recevais quelques nourritures à manger”, assure Denise Zaninga.- pressions -Or, l’arrivée du M23 n’a pas laissé le choix aux habitants du camp de Kanyaruchinya. Le groupe armé a fait du retour des déplacés l’un de ses mantras.Certains habitants du camp disent avoir subi des pressions pour partir. Mais la plupart assurent qu’ils ont préféré rentrer d’eux-mêmes, avant d’être forcés à le faire.Un camion s’ébranle vers une destination inconnue, ses passagers bringuebalant à l’arrière.Cet exode satisfait des habitants originels des lieux. Leurs maisons de planches se dressent désormais seules au milieu des gravats. Au pied de l’une d’entre elles, Elizabeth Base Sembimbi découpe des pommes de terre d’un air blasé.”Ici nous avions des champs”, dit-elle d’une voix morose, en montrant le champ de ruines face à elles, “mais nous avons dû arrêter de récolter à cause des vols”.Elle se dit prête à reprendre les travaux champêtres. Quant aux espaces laissés libres, sa famille espère y rebâtir des maisons en dur, après quatre années d’occupation de sa parcelle par les tentes. Au bord de la route, des hommes en armes, visiblement des soldats rwandais, patrouillent à pied et inspectent les échoppes. Leur présence inquiète. Un habitant raconte qu’à la nuit tombée, les nouveaux maîtres des lieux forcent les portes des maisons pour y chercher des armes et obligent des jeunes des environs à porter de l’eau et de la nourriture sur de grandes distances, sans les rémunérer.”Les gens commencent à avoir peur. Nous ne pouvons rien dire, nous nous taisons, et nous observons”, dit-il.

RDC: à Goma, les déplacés commencent à rentrer chez eux

La forêt de bâches blanches a laissé place à un désert. L’immense camp de déplacés de Kanyaruchinya, situé en périphérie de Goma dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), s’est presque entièrement vidé après la prise de la ville par le M23 et l’armée rwandaise.Auparavant, une centaine de milliers de déplacés s’y entassaient dans des conditions d’hygiène et de sécurité effroyables, comme dans toute la périphérie de Goma.Cette ville d’un million d’habitants, capitale de la province du Nord-Kivu, a vu sa population quasi doubler au gré des vagues de violences endeuillant l’est de la RDC depuis plus de trente ans.Mais dimanche, il ne reste rien ou presque de la ville de plastique qui s’étendait là depuis des années, au pied du volcan Nyiragongo, jouxtant la frontière rwandaise.A perte de vue, s’étendent désormais des petits carrés de caillasse noire délimitant des habitations disparues, jonchés de détritus laissés par les anciens occupants.Au bord de la route, un convoi de camions bondés embarque les retardataires. “J’étais une déplacée qui était venue sans rien. Et aujourd’hui je rentre telle que je suis venue”, déplore Denise Zaninga, assise à l’arrière de la benne.Sa destination est encore incertaine: “Je pars, mais ne sais pas où je vais habiter”, confie-t-elle.La ligne de front toute proche, qui séparait les positions de l’armée congolaise et celles du groupe armé antigouvernemental M23 et des troupes rwandaises, a disparu depuis que ces derniers ont conquis la ville, au prix de combats meurtriers.Les territoires voisins sont désormais accessibles par la route qui file vers le nord à travers la plaine, jalonnée de postes militaires abandonnés par leurs occupants et de blindés transformés en tas de rouille carbonisés.”La vie du camp est une vie de souffrance, une vie de faim”, raconte Christine Bwiza, une autre déplacée.Mais pas de scène de liesse pour ces déplacés enfin autorisés à rentrer chez eux. “Là où nous allons, nos maisons sont détruites, nos enfants sont perdus à cause de la guerre, et nous rentrons avec la faim au ventre”, s’inquiète-t-elle.A ses côtés, Aline Irafasha se dit “heureuse de partir” malgré un avenir incertain. “La faim va nous tuer là où nous allons, mais il vaut mieux souffrir chez nous à la maison”. Ces déplacées disent avoir vendu leurs bâches pour quelques centaines de francs congolais (moins d’un dollar). Le trajet en camion coûte 10.000 francs congolais (environ 3 dollars), selon elles. Mais le chauffeur, lui, affirme que le M23 a loué le véhicule et payé le transport. “J’aurais bien voulu rester ici car je recevais quelques nourritures à manger”, assure Denise Zaninga.- pressions -Or, l’arrivée du M23 n’a pas laissé le choix aux habitants du camp de Kanyaruchinya. Le groupe armé a fait du retour des déplacés l’un de ses mantras.Certains habitants du camp disent avoir subi des pressions pour partir. Mais la plupart assurent qu’ils ont préféré rentrer d’eux-mêmes, avant d’être forcés à le faire.Un camion s’ébranle vers une destination inconnue, ses passagers bringuebalant à l’arrière.Cet exode satisfait des habitants originels des lieux. Leurs maisons de planches se dressent désormais seules au milieu des gravats. Au pied de l’une d’entre elles, Elizabeth Base Sembimbi découpe des pommes de terre d’un air blasé.”Ici nous avions des champs”, dit-elle d’une voix morose, en montrant le champ de ruines face à elles, “mais nous avons dû arrêter de récolter à cause des vols”.Elle se dit prête à reprendre les travaux champêtres. Quant aux espaces laissés libres, sa famille espère y rebâtir des maisons en dur, après quatre années d’occupation de sa parcelle par les tentes. Au bord de la route, des hommes en armes, visiblement des soldats rwandais, patrouillent à pied et inspectent les échoppes. Leur présence inquiète. Un habitant raconte qu’à la nuit tombée, les nouveaux maîtres des lieux forcent les portes des maisons pour y chercher des armes et obligent des jeunes des environs à porter de l’eau et de la nourriture sur de grandes distances, sans les rémunérer.”Les gens commencent à avoir peur. Nous ne pouvons rien dire, nous nous taisons, et nous observons”, dit-il.

RDC: à Goma, les déplacés commencent à rentrer chez eux

La forêt de bâches blanches a laissé place à un désert. L’immense camp de déplacés de Kanyaruchinya, situé en périphérie de Goma dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), s’est presque entièrement vidé après la prise de la ville par le M23 et l’armée rwandaise.Auparavant, une centaine de milliers de déplacés s’y entassaient …

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Le président syrien salue “une réelle volonté” de Ryad de soutenir son pays

Le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, a salué dimanche la “réelle volonté” de Ryad de soutenir son pays, à l’occasion de sa visite en Arabie saoudite durant laquelle il a rencontré le prince héritier et dirigeant de facto du royaume.Il s’agit de la première visite à l’étranger du dirigeant syrien et ex-commandant rebelle depuis qu’il a pris le pouvoir à Damas après qu’une coalition de groupes armés islamistes sunnites ont renversé Bachar al-Assad le 8 décembre.Plus tôt dimanche, la télévision d’Etat saoudienne Al-Ekhbariya avait diffusé l’arrivée de M. Chareh et de son ministre des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, accueillis à Ryad par des responsables saoudiens à leur descente d’avion.Selon l’agence officielle saoudienne SPA, M. Chareh a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane.La “longue réunion” a été l’occasion de constater la “réelle volonté” de Ryad de “soutenir la Syrie dans la construction de son avenir”, s’est réjouit le dirigeant syrien dans un communiqué publié par la présidence.”Nous avons discuté de vastes projets pour l’avenir, dans les domaines de l’énergie, la technologie, l’éducation et la santé, pour arriver ensemble à un véritable partenariat visant à préserver la paix et la stabilité dans toute la région, et améliorer la réalité économique du peuple syrien”, selon la même source.Le ministère saoudien des Affaires étrangères a confirmé dans un communiqué que les deux hommes avaient discuté des “moyens de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays frères”.M. Chareh a été nommé mercredi président par intérim pour la période de transition en Syrie, lors d’une réunion à huis clos du “Commandement général des opérations militaires”.- Financer la reconstruction -Les autorités syriennes comptent sur les riches pays du Golfe pour financer la reconstruction et aider au redressement de l’économie en Syrie, asphyxiée par les sanctions internationales et ravagée par près de 14 années de guerre civile.Poids lourd du monde arabe, l’Arabie saoudite, monarchie sunnite, a félicité jeudi Ahmad al-Chareh pour sa nomination et lui a souhaité “succès et réussite”.Ahmad al-Chareh avait déclaré fin décembre à la chaîne saoudienne al-Arabiya que le royaume jouerait “certainement un rôle important” dans l’avenir de la Syrie, évoquant “une grande opportunité d’investissements”.Il avait révélé qu’il était né en Arabie saoudite, où travaillait son père et qu’il y avait passé les sept premières années de sa vie.Pour Rabha Seif Allam, du Centre d’études politiques et stratégiques d’al-Ahram au Caire, Ryad “joue un rôle clé dans la réintégration de la nouvelle Syrie au sein du monde arabe et sur la scène internationale”.La première économie du monde arabe, assure-t-elle, “tire un bénéfice direct de la stabilisation de la Syrie post-Assad”, expliquant que “l’Iran est désormais écarté du paysage syrien, affaiblissant son influence régionale et que le trafic de drogue en provenance de Syrie vers les Etats du Golfe, qui représentait un facteur de déstabilisation, appartient désormais au passé”.L’Iran était un des principaux soutiens de Bachar al-Assad.- “Service stratégique” -“En éloignant Téhéran de la Syrie”, M. Chareh “a rendu un service stratégique à l’Arabie saoudite”, conclut-elle.Si l’Arabie saoudite et l’Iran ont mis fin en 2023 à une brouille de sept ans, les deux puissances restent en désaccord sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment la guerre au Yémen, où l’Iran soutient les rebelles houthis tandis que l’Arabie saoudite dirige une coalition appuyant les forces gouvernementales.Les monarchies du Golfe accusent également Téhéran d’ingérence dans les affaires arabes.Jeudi, Damas avait reçu la visite de l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, qui a dit espérer un gouvernement “représentant toutes les composantes” de la société syrienne afin de “consolider la stabilité et avancer dans les projets de reconstruction et de développement”.Selon Damas, les deux pays ont également discuté d’un “cadre global pour l’engagement bilatéral en matière de reconstruction”. Depuis la chute de Bachar al-Assad, Damas a accueilli plusieurs délégations diplomatiques de haut rang, arabes et occidentales, venues rencontrer les nouvelles autorités syriennes.kam-tgg-sar-ht/anr

Le président syrien salue “une réelle volonté” de Ryad de soutenir son pays

Le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, a salué dimanche la “réelle volonté” de Ryad de soutenir son pays, à l’occasion de sa visite en Arabie saoudite durant laquelle il a rencontré le prince héritier et dirigeant de facto du royaume.Il s’agit de la première visite à l’étranger du dirigeant syrien et ex-commandant rebelle depuis qu’il a pris le pouvoir à Damas après qu’une coalition de groupes armés islamistes sunnites ont renversé Bachar al-Assad le 8 décembre.Plus tôt dimanche, la télévision d’Etat saoudienne Al-Ekhbariya avait diffusé l’arrivée de M. Chareh et de son ministre des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, accueillis à Ryad par des responsables saoudiens à leur descente d’avion.Selon l’agence officielle saoudienne SPA, M. Chareh a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane.La “longue réunion” a été l’occasion de constater la “réelle volonté” de Ryad de “soutenir la Syrie dans la construction de son avenir”, s’est réjouit le dirigeant syrien dans un communiqué publié par la présidence.”Nous avons discuté de vastes projets pour l’avenir, dans les domaines de l’énergie, la technologie, l’éducation et la santé, pour arriver ensemble à un véritable partenariat visant à préserver la paix et la stabilité dans toute la région, et améliorer la réalité économique du peuple syrien”, selon la même source.Le ministère saoudien des Affaires étrangères a confirmé dans un communiqué que les deux hommes avaient discuté des “moyens de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays frères”.M. Chareh a été nommé mercredi président par intérim pour la période de transition en Syrie, lors d’une réunion à huis clos du “Commandement général des opérations militaires”.- Financer la reconstruction -Les autorités syriennes comptent sur les riches pays du Golfe pour financer la reconstruction et aider au redressement de l’économie en Syrie, asphyxiée par les sanctions internationales et ravagée par près de 14 années de guerre civile.Poids lourd du monde arabe, l’Arabie saoudite, monarchie sunnite, a félicité jeudi Ahmad al-Chareh pour sa nomination et lui a souhaité “succès et réussite”.Ahmad al-Chareh avait déclaré fin décembre à la chaîne saoudienne al-Arabiya que le royaume jouerait “certainement un rôle important” dans l’avenir de la Syrie, évoquant “une grande opportunité d’investissements”.Il avait révélé qu’il était né en Arabie saoudite, où travaillait son père et qu’il y avait passé les sept premières années de sa vie.Pour Rabha Seif Allam, du Centre d’études politiques et stratégiques d’al-Ahram au Caire, Ryad “joue un rôle clé dans la réintégration de la nouvelle Syrie au sein du monde arabe et sur la scène internationale”.La première économie du monde arabe, assure-t-elle, “tire un bénéfice direct de la stabilisation de la Syrie post-Assad”, expliquant que “l’Iran est désormais écarté du paysage syrien, affaiblissant son influence régionale et que le trafic de drogue en provenance de Syrie vers les Etats du Golfe, qui représentait un facteur de déstabilisation, appartient désormais au passé”.L’Iran était un des principaux soutiens de Bachar al-Assad.- “Service stratégique” -“En éloignant Téhéran de la Syrie”, M. Chareh “a rendu un service stratégique à l’Arabie saoudite”, conclut-elle.Si l’Arabie saoudite et l’Iran ont mis fin en 2023 à une brouille de sept ans, les deux puissances restent en désaccord sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment la guerre au Yémen, où l’Iran soutient les rebelles houthis tandis que l’Arabie saoudite dirige une coalition appuyant les forces gouvernementales.Les monarchies du Golfe accusent également Téhéran d’ingérence dans les affaires arabes.Jeudi, Damas avait reçu la visite de l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, qui a dit espérer un gouvernement “représentant toutes les composantes” de la société syrienne afin de “consolider la stabilité et avancer dans les projets de reconstruction et de développement”.Selon Damas, les deux pays ont également discuté d’un “cadre global pour l’engagement bilatéral en matière de reconstruction”. Depuis la chute de Bachar al-Assad, Damas a accueilli plusieurs délégations diplomatiques de haut rang, arabes et occidentales, venues rencontrer les nouvelles autorités syriennes.kam-tgg-sar-ht/anr

Le président syrien salue “une réelle volonté” de Ryad de soutenir son pays

Le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, a salué dimanche la “réelle volonté” de Ryad de soutenir son pays, à l’occasion de sa visite en Arabie saoudite durant laquelle il a rencontré le prince héritier et dirigeant de facto du royaume.Il s’agit de la première visite à l’étranger du dirigeant syrien et ex-commandant rebelle depuis …

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L1: Contre Lyon, l’OM veut chasser l’ombre d’un doute

Quoi de mieux pour remettre la machine en route qu’un succès contre le vieux rival lyonnais ? Alors qu’il traverse un début d’année 2025 mitigé, Marseille espère se relancer dimanche avec la réception de l’OL, désormais aux mains de Paulo Fonseca.”Pour être à très haut niveau, il faut être fort dans les moments difficiles”, a déclaré vendredi l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi avant de se reprendre, comme s’il regrettait de s’être lui aussi laissé polluer par un peu de négativisme: “Mais le moment que l’on traverse n’est pas si difficile. On est toujours deuxièmes et il faut réagir avec équilibre.” Alors où en est vraiment l’OM ? L’équipe de De Zerbi est en effet toujours 2e, avec une petite marge sur ses poursuivants, trois points sur Monaco, quatre sur Nice et Lens, cinq sur Lille et jusqu’à sept sur Lyon, son adversaire de dimanche.Mais l’impression laissée depuis quelques matches est mitigée et parasitée par des agacements récurrents contre l’arbitrage ou le traitement réservé aux dirigeants du club, comme cette semaine après la lourde sanction infligée au directeur du football Medhi Benatia (trois mois de suspension ferme plus trois avec sursis).Surtout, les résultats sont moins flambants, avec l’élimination aux tirs au but en Coupe de France contre Lille, un match nul à domicile face à Strasbourg (1-1) puis une défaite sans discussion dimanche dernier à Nice (2-0).”Je mets Nice d’un coté et Lille et Strasbourg de l’autre. Ces deux matches, on méritait de les gagner, on a créé du jeu. A Nice, on a mal joué du début à la fin. On n’a pas fait ce qu’on faisait auparavant”, a tranché De Zerbi vendredi.- “Garder la tête froide” -“Sur les derniers matches, c’est un peu moins abouti dans le jeu et à Nice, on n’a pas montré notre vrai visage”, a de son côté estimé Adrien Rabiot.”Mais il faut comprendre qu’il y a des hauts et des bas dans une saison et que ce qu’on fait jusqu’ici, c’est très bien. On sait qu’a Marseille, dès qu’il y a un ou deux résultats un peu moins bons, ça peut vaciller. Mais il faut garder la tête froide et reprendre notre marche en avant”, a ajouté le milieu de terrain des Bleus.Pour se relancer, les Marseillais comptent donc sur la venue de l’OL, équipe un peu insaisissable, qui ne perd pas souvent mais ne sait plus gagner (cinq matches nuls d’affilée toutes compétitions confondues) et qui vient de changer de coach, le très apprécié Pierre Sage laissant sa place à Paulo Fonseca.”C’est un match important pour la rivalité, pour le classement et pour réagir à la défaite de Nice. On avait su repartir après les défaites contre Strasbourg ou Auxerre, on doit encore le faire dimanche”, a résumé De Zerbi.”Ils viennent de changer d’entraîneur et on ne sait pas exactement dans quel système ils vont jouer. Mais nous, on doit se concentrer sur nous et sur ce qu’on a bien fait dans les gros matches”, a de son côté noté Rabiot, qui venait d’arriver à l’OM lorsque Marseille s’est imposé 3-2 à Lyon lors d’un match aller au scenario fou.”J’étais dans ma chambre d’hôtel, mais même là on a senti la joie et l’enthousiasme du peuple marseillais”, a-t-il raconté. Dimanche, il sera sur la pelouse et il aura autour de lui plus de 65.000 spectateurs qui pousseront tous pour l’OM.