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“La fierté de toute une nation”: ultime hommage au dernier otage de Gaza

Dans l’enceinte d’un stade, des centaines de personnes rendent hommage au policier Ran Gvili avant ses funérailles. Israël enterre mercredi son dernier otage détenu à Gaza, tournant une page traumatisante de son histoire.”J’espérais que tu rentres sur tes deux jambes, et cela m’a donné de la force”, a lancé sa mère Talik Gvili, devant le cercueil recouvert du drapeau israélien, lors d’une cérémonie à Meitar, sa ville natale. “Pendant deux ans et quatre mois, nous n’avons cessé de parler de toi et tu es devenu l’enfant de tous”.”Aujourd’hui, mon frère, ce héros, est rentré à la maison (…) tu es la fierté de toute une nation”, a ajouté son autre fils, Omri Gvili.Présent aux côtés de la famille, le président israélien Isaac Herzog a “demandé pardon de ne pas avoir été là pour lui”.Sur l’estrade, le portrait de Ran Gvili, mort à 24 ans, s’affiche en grand. Et dans un grand silence seulement rompu par des sanglots étouffés, une foule réunie sous un ciel gris: des familles, dont beaucoup d’enfants. Certains portent le ruban jaune, symbole des otages.”On aurait voulu qu’il revienne d’une autre façon”, dit à l’AFP Reout Gavrieli, 44 ans. “Mais je suis quand même heureuse qu’il soit rentré à la maison, qu’il trouve enfin le repos et qu’on referme ce chapitre”.Connu pour son rôle dans la série à succès Fauda, l’artiste Idan Amedi a chanté son titre “Nigmar” (c’est terminé) à la fin de la cérémonie. Selon les médias, il a participé, en tant que réserviste, aux recherches pour retrouver Ran Gvili. – Convoi militaire -Le corps de ce policier, tué lors de l’attaque sanglante du Hamas contre Israël du 7 octobre 2023, puis emmené à Gaza, a été rapatrié lundi en Israël, au lendemain de fouilles de l’armée israélienne dans un cimetière du nord du territoire palestinien.  Le Hamas avait dit avoir donné des informations sur l’emplacement du corps, en gage de bonne volonté et de son “engagement” en faveur du cessez-le-feu, en cours depuis le 10 octobre dernier.Dans la matinée, le cercueil de Ran Gvili a quitté la base militaire de Shoura (centre d’Israël), salué par une rangée de policiers, avant de prendre la direction de Meitar, dans le sud du pays.Le long de la route, des centaines d’Israéliens sont venus rendre un dernier hommage. Lors de l’attaque du 7-Octobre, qui a déclenché la guerre à Gaza, 251 personnes, dont 44 mortes, avaient été enlevées pour servir d’otages. Sur les 207 otages pris vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité.Ran Gvili avait été tué en défendant le kibboutz Aloumim. – “Prix exorbitant” -Dans un discours pour ces funérailles nationales, en présence aussi d’anciens otages, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu a également salué un “héros d’Israël”. Seule sa dépouille n’avait jusque-là pas été rendue à Israël dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur à Gaza sous pression américaine. “Nous pouvons enfin dire: il n’y a plus d’otages à Gaza”, avait réagi le Forum des familles, qui a mené pendant deux ans le combat pour le retour des captifs.  Cet épilogue devrait permettre l’avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien. “Nous sommes déterminés à compléter nos missions: désarmer le Hamas et démilitariser Gaza, et nous y arriverons. Que nos ennemis sachent que quiconque lève la main sur Israël paiera un prix exorbitant”, a insisté M. Netanyahu, lors de la cérémonie.Dans le petit territoire palestinien où les deux parties s’accusent mutuellement de violer quotidiennement la trêve, la situation humanitaire reste dramatique pour les quelque 2,2 millions d’habitants. La deuxième étape du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l’ONU en novembre, prévoit, outre le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l’armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.

Richard Linklater et “Nouvelle Vague” en tête des nominations pour les César

“Nouvelle Vague” de l’Américain Richard Linklater, déclaration d’amour au mouvement qui révolutionna le cinéma à la fin des années 1950, fait la course en tête des nominations aux César annoncées mercredi, devant “Dossier 137” de Dominik Moll ou “L’Attachement”  de Carine Tardieu.Tourné en noir et blanc et en français, ce film est nommé dix fois, notamment pour meilleur film et meilleure réalisation, et fait revivre plusieurs figures mythiques du cinéma français comme Jean-Luc Godard, François Truffaut ou Jean-Paul Belmondo.Richard Linklater, figure du cinéma indépendant américain (“Boyhood”, la trilogie “Before”), y suit les premiers pas du réalisateur sur le tournage d'”A bout de souffle”, chef-d’oeuvre du 7e art tourné en 1959 en vingt jours et avec une ébauche de script. Pour son premier rôle au cinéma, Guillaume Marbeck, qui joue le jeune Godard, est nommé pour le César du meilleur espoir masculin.Trois autres films suivent avec huit nominations et abordent la cérémonie du 26 février à l’Olympia en position de force.”C’est une année à suspense. Cette promotion 2026 est un peu particulière, sans énormes succès et en même temps beaucoup de choses très solides, notamment en art et essai”, a réagi auprès de l’AFP le producteur Patrick Sobelman, co-président de l’Académie des César.”L’Attachement”, de Carine Tardieu, permet notamment à Valeria Bruni-Tedeschi et Pio Marmaï d’être tous les deux nommés pour le César de la meilleure actrice et du meilleur acteur.- Un film, trois seconds rôles -Dominik Moll et son “Dossier 137”, sur une enquête de la police des polices sur une bavure policière en marge d’une manifestation de “gilets jaunes”, est également plébiscité par les professionnels (meilleur réalisation et meilleur film notamment), tout comme “L’Inconnu de la Grande Arche”, de Stéphane Demoustier.Ce film sur le destin méconnu de l’architecte danois qui conçut ce bâtiment emblématique du quartier d’affaires de La Défense dans les années 1980 décroche de nombreuses nominations dans les catégories d’interprétation.Claes Bang, acteur danois qui interprète le rôle de Johan Otto von Spreckelsen, l’architecte consumé par le chantier pharaonique de l’Arche, est nommé pour le César du meilleur acteur.Trois autres acteurs du film le sont pour celui du meilleur second rôle: Swann Arlaud, qui incarne l’architecte français Paul Andreu, Xavier Dolan en conseiller culture du président de la République, et Michel Fau en François Mitterrand monarque bâtisseur.Sensation au dernier festival de Cannes, “La Petite dernière” de la réalisatrice Hafsia Herzi récolte six nominations, dont celle de meilleure espoir pour sa jeune actrice Nadia Melliti, qui campe une musulmane déchirée entre sa foi et l’éveil de son désir pour les femmes. Ce tout premier rôle lui a valu le prix d’interprétation féminine sur la Croisette.- Dubosc nommé -Palme d’or lors du dernier festival de Cannes, nommé à l’Oscar du meilleur film étranger et du meilleur scénario original, “Un simple accident” de l’Iranien Jafar Panahi ne récolte que deux nominations, dont une pour meilleur film.Acteur très populaire mais jamais nommé jusqu’à présent, Franck Dubosc aura l’occasion d’être distingué pour la première fois aux César, grâce à son film “Un ours dans le Jura”, pour lequel il est nommé dans la catégorie du meilleur scénario original.Le film est un des plus gros succès français de l’année dernière avec plus de 1,4 million d’entrées. “Ce n’est pas une comédie attendue et les votants l’ont bien repéré”, a salué Patrick Sobelman. Le film d’animation “Arco” de Ugo Bienvenu, sélectionné aux Oscar dans la catégorie meilleur film d’animation, récolte quatre nominations, tout comme deux autres premiers films: “Nino” de Pauline Loquès et “Partir un jour” d’Amélie Bonnin.En revanche, deux grosses productions françaises de l’année sont mal loties. “Chien 51” de Cédric Jimenez est nommé deux fois dans des catégories techniques, et “13 jours et 13 nuits”, sur l’évacuation de l’ambassade de France à Kaboul en 2021 lors de la prise de pouvoir des Talibans, ne récolte qu’une seule nomination.La 51e cérémonie des César devait se tenir le 27 février, avec Camille Cottin en présidente et Benjamin Lavernhe à la présentation, mais a été avancée d’un jour en raison du concert caritatif des Enfoirés programmé le même soir. L’acteur américain Jim Carrey sera lui distingué par un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

Corée du Sud: l’ex-première dame Kim Keon Hee condamnée à 20 mois de prison pour corruption

Un tribunal sud-coréen a condamné mercredi l’ex-première dame du pays, Kim Keon Hee, à 20 mois de prison pour corruption, après l’incarcération de son mari pour des actes liés à sa déclaration de la loi martiale en 2024.”La prévenue est condamnée à un an et huit mois d’emprisonnement” pour ce premier chef, a déclaré le …

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L’ONG Care alerte sur dix “crises humanitaires oubliées” en 2025, l’Afrique surreprésentée

Conflit en Centrafrique, pire sécheresse en 100 ans en Namibie ou isolement de la Corée du Nord: l’ONG Care alerte mercredi sur les dix “crises humanitaires oubliées” en 2025, très majoritairement en Afrique, touchant environ 43 millions de personnes, dans un rapport publié un an après l’annonce du gel de l’aide par Washington.Pour déterminer les …

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Corée du Sud: l’ex-première dame Kim Keon Hee condamnée à 20 mois de prison pour corruption

Un tribunal sud-coréen a condamné mercredi l’ex-première dame du pays, Kim Keon Hee, à 20 mois de prison pour corruption, après l’incarcération de son mari pour des actes liés à sa déclaration de la loi martiale en 2024.”La prévenue est condamnée à un an et huit mois d’emprisonnement” pour ce premier chef, a déclaré le juge Woo In-sung, du tribunal du district central de Séoul.Selon lui, la proximité de Kim avec le président lui avait conféré une “influence considérable” dont elle avait profité. “La position de chacun ne doit jamais devenir un moyen de poursuivre un gain privé”, a-t-il déclaré.Mme Kim, a-t-il ajouté, a “abusé de sa position pour obtenir un gain personnel”.Le parquet avait requis contre Mme Kim 15 ans de prison pour corruption et fraudes, mais l’ex-première dame a été acquittée des chefs de manipulation boursière et de violation des lois de financement de campagne électorale.Mme Kim était présente au tribunal lors de la lecture du jugement, vêtue d’un tailleur noir, d’un masque blanc et de lunettes.Elle a ensuite publié un communiqué et a présenté ses excuses pour “l’inquiétude” qu’elle a causée: “j’accepte humblement la sévère critique du tribunal et n’en minimise pas la portée”.Ses avocats ont indiqué à l’AFP qu’il n’était pas encore décidé si l’ancienne première dame ferait appel.Les scandales entourant Mme Kim, 53 ans, ont fortement marqué la présidence de son mari, le conservateur Yoon Suk Yeol, destitué après sa désastreuse tentative d’imposer la loi martiale fin 2024 et qui attend en prison l’issue de ses nombreux procès, dont l’un pourrait se terminer par une condamnation à mort.Kim Keon Hee, également incarcérée, était accusée de manipulation de cours, d’ingérences électorales, d’avoir accepté des cadeaux somptueux de l’Eglise de l’Unification, plus connue sous le nom de secte Moon, et pour environ 170.000 euros de pots-de-vin de la part d’entrepreneurs et de politiciens.Lors de leurs réquisitions en décembre, les procureurs avaient affirmé que Mme Kim s’était “placée au-dessus des lois”, avait commis des “abus de pouvoir” et avait collaboré avec la secte pour porter atteinte “au principe constitutionnel de séparation de la religion et de l’Etat”.Mercredi, ils ont qualifié la décision de “difficile à accepter” et annoncé qu’ils feraient appel.L’ex-première dame clame son innocence et juge les accusations des procureurs “profondément injustes”, même si elle s’est également excusée d’avoir “causé des problèmes bien qu’étant une personne sans importance”.”Quand je réfléchis à mon rôle et aux responsabilités qui m’ont été confiées, il me semble évident que j’ai commis de nombreuses erreurs”, a-t-elle reconnu à la fin de son procès.Elle fait face à deux autres procès pour corruption et violations de la loi sur les partis politiques, en lien avec des accusations selon lesquelles elle aurait organisé l’inscription de plus de 2.400 fidèles de l’Eglise de l’Unification au sein du Parti du pouvoir au peuple, formation conservatrice de M. Yoon.- Sac à main de luxe -Amoureuse autoproclamée des animaux, Kim Keon Hee s’est fait connaître à l’international pour son combat en faveur de l’interdiction de la viande de chien en Corée du Sud. Mais ses frasques ont souvent éclipsé les actions politiques de son mari.En 2023, elle s’était fait piéger par un pasteur qui, équipé d’une caméra cachée, l’avait filmée en train de recevoir de sa part un sac à main Dior d’une valeur de plus de 1.800 euros.Ce scandale avait plongé son mari dans l’embarras, et contribué à la cuisante défaite du parti au pouvoir lors des législatives d’avril 2024. M. Yoon avait opposé son veto à trois tentatives du Parlement de lancer une enquête contre sa femme, la dernière d’entre elles en novembre 2024, une semaine avant la tentative ratée du président de décréter la loi martiale.L’épilogue du procès de Kim Keon Hee intervient une semaine après la condamnation à 23 ans de prison, huit de plus que ce qu’avait requis le procureur, de l’ex-Premier ministre de M. Yoon, Han Duck-soo, pour complicité dans l’affaire de la loi martiale.L’enquête sur les agissements de Mme Kim a également abouti à l’arrestation de Han Hak-ja, la cheffe de l’Eglise de l’Unification, qui revendique des millions d’adeptes dans le monde et possède un immense empire économique.La justice sud-coréenne a également condamné mercredi le député d’opposition Kweon Seong-dong, allié de M. Yoon, à deux ans de prison pour avoir reçu des pots-de-vin de la secte.Le même jour, Yun Young-ho, un ancien responsable de l’Eglise de l’Unification, a par ailleurs été condamné à 14 mois de prison pour avoir offert des cadeaux à Mme Kim, et versé des fonds illégaux à un parlementaire.

Minneapolis attend la désescalade, l’administration Trump tente l’apaisement

Minneapolis attend mercredi la “petite désescalade” promise par Donald Trump, dont un conseiller a évoqué des manquements de la part des policiers fédéraux de l’immigration après la mort tragique par balles d’un infirmier, qui continue de bouleverser les Etats-Unis.La ville de quelque 400.000 habitants reste sous le choc du décès d’Alex Pretti, 37 ans, dans un affrontement avec la police aux fontières américaines (CBP), après celui de Renee Good le 7 janvier, sous les balles de la police de l’immigration (ICE). Et la situation reste hautement inflammable. Mardi soir, la députée démocrate d’origine somalienne, Ilhan Omar, a été agressée lors d’une réunion publique.Un individu s’est précipité vers l’élue en brandissant une seringue, remplie d’un liquide nauséabond non identifié, avant d’être maîtrisé par le service d’ordre. Indemne, cette figure de la gauche américaine, une des cibles favorites des attaques verbales de Donald Trump, a poursuivi son discours.”Nous devons une fois pour toutes abolir” la police de l’immigration, a-t-elle martelé, réclamant la démission de la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem.La gauche américaine s’oppose au vaste déploiement à Minneapolis d’agents fédéraux venus arrêter des sans-papiers en grand nombre pour honorer la promesse de Donald Trump de multiplier les expulsions.Elle dénonce plus globalement ses objectifs en la matière, selon elle contraires aux grands principes de la démocratie américaine.Un homme de 34 ans, suspecté de trafic d’être humain, a été blessé après un échange de tirs avec les agents de la CBP en Arizona, Etat américain frontalier du Mexique, selon les autorités locales. Son état était grave mais stable.- “Assassin en puissance” -Mardi, le très influent et radical conseiller de Donald Trump a infléchi le discours officiel. “Nous examinons les raisons pour lesquelles l’équipe de la (…) CBP pourrait ne pas avoir suivi le protocole”, a déclaré Stephen Miller, après avoir ce week-end décrit Alex Pretti comme un “assassin en puissance.”La Maison Blanche a ensuite semblé rétropédaler, en précisant que le responsable faisait référence à des “directives générales” destinées aux agents d’immigration opérant dans l’Etat, plutôt qu’à la mort de Pretti précisément.Des vidéos analysées par l’AFP et d’autres médias mettent à mal la thèse de certains membres du gouvernement selon laquelle l’infirmier, qui portait légalement une arme, constituait une menace pour les forces de l’ordre.- “Il a un flingue!” -Deux policiers ont tiré sur la victime, cinq secondes après qu’un agent a lancé “il a un flingue!”, affirme un rapport préliminaire du ministère de la Sécurité intérieure transmis au Congrès et dont ont fait état mardi plusieurs médias américains.Il est “dingue que des personnes tentent de faire comme si assassiner des civils était quelque chose d’acceptable”, a pour sa part réagi le basketteur français Victor Wembanyama, nouvelle star de la NBA.C’est désormais Tom Homan, émissaire de Donald Trump, qui est aux manettes de l’opération antimigrants et a rencontré des responsables locaux démocrates. “Même si nous ne sommes pas d’accord sur tout, ces réunions constituent un point de départ productif”, a déclaré sur X celui qui a remplacé le chef de la police aux frontières, Greg Bovino.”Bovino est très bon, mais c’est un type plutôt excentrique” a déclaré Donald Trump sur la chaîne Fox News. “Dans certains cas, c’est une bonne chose. Peut-être que ça ne l’était pas ici”, a-t-il déclaré, avant d’affirmer, sans preuves, que les manifestations au Minnesota avaient été infiltrées par des “insurgés rémunérés”.Bien qu’il ait lâché du lest face à des critiques nourries, y compris dans son camp, Donald Trump n’entend pas revoir sa politique en matière d’immigration. Et a indiqué que sa ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, restait en place.Dans le Minnesota, une juge a promis lundi une décision rapide concernant la demande du procureur général de l’Etat d’y suspendre l’opération.La justice a aussi bloqué l’expulsion de Liam Conejo Ramos, 5 ans, et de son père d’origine équatorienne, arrêtés la semaine dernière. Une photo montrant le garçonnet apeuré, coiffé d’un bonnet bleu aux oreilles de lapin, le sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir, est devenue virale.Un agent fédéral a par ailleurs été refoulé alors qu’il tentait de pénétrer dans le consulat d’Equateur à Minneapolis, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères du pays dont le président, Daniel Noboa est allié de Donald Trump.