AFP World
Trump promet d’être “gentil” avant de déclencher une nouvelle vague protectionniste
Donald Trump, qui aime à souffler le chaud et le froid, a promis lundi qu’il serait “très gentil” avec les partenaires commerciaux des Etats-Unis, lesquels retiennent leur souffle face à la perspective d’une rafale de nouveaux droits de douane américains.”Nous allons être très gentils”, a assuré le président américain depuis la Maison Blanche, tout en promettant que son initiative permettrait une “renaissance” de l’Amérique.Les autres pays “ont profité de nous, et nous allons être très sympas, en comparaison de ce qu’ils nous ont fait” a encore dit Donald Trump, en assurant que les droits de douane américains seraient “plus bas”, et dans certains cas “nettement plus bas” que ceux imposés par d’autres Etats.Il semble donc relativiser sa grande menace de droits de douane strictement “réciproques”, qui verraient les Etats-Unis taxer toute marchandise importée de la même manière que le pays dont elle provient taxe les produits américains.Cette nouvelle batterie de taxes douanières, qui vient après des droits de douane sur l’acier et l’aluminium notamment, doit être révélée mercredi, même si le président américain a évoqué une possible annonce dès mardi soir.Susceptible de changer les règles du jeu commercial, de raviver l’inflation et d’amoindrir la croissance, l’initiative rend les investisseurs fébriles. Les Bourses asiatiques et européennes ont terminé en nette baisse lundi (-4,04% à Tokyo, -3% à Séoul, -1,58% à Paris, -1,33% à Francfort). A Wall Street, l’indice américain de référence S&P 500 a brièvement atteint son plus bas depuis septembre avant de terminer la séance dans le vert.Suspendus à cette échéance, les pays subissant régulièrement les foudres de Donald Trump fourbissent leurs armes. La Chine et le Canada ont commencé à répondre par des nouveaux droits de douane aux surtaxes les visant, et l’Union européenne a promis de faire de même.Les coups de canif de Washington dans le cours de la mondialisation poussent aussi les Etats à réaliser des rapprochements stratégiques afin de peser face à la première puissance mondiale.Pendant le week-end, Pékin, Tokyo et Séoul ont ainsi annoncé vouloir “accélérer” leurs négociations en vue d’un accord de libre-échange.- Savoir “le plus tôt possible” -Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a déjà augmenté les droits de douane sur certains produits entrant aux Etats-Unis. Il a visé ceux qui viennent de Chine, une partie de ceux en provenance des voisins mexicain et canadien, de même que l’acier et l’aluminium, quelle que soit leur origine.L’imprévisible milliardaire a aussi fait marche arrière sur certaines de ses menaces les plus spectaculaires.Dès jeudi, à 04H01 GMT, Washington prévoit également d’imposer 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l’étranger, ainsi que les pièces détachées entrant dans la composition des véhicules assemblés aux Etats-Unis.Les prix vont augmenter et déprimer la demande, prévoit l’agence Fitch.Elle a dégradé lundi son estimation du nombre de voitures neuves qui seront vendues en 2025 aux Etats-Unis, à 16 millions d’unités (-300.000 par rapport à sa dernière projection). Le fait que les Etats-Unis importent plus qu’ils n’exportent est une obsession pour Donald  Trump. C’est la démonstration, selon lui, que les autres pays abusent de l’accès au marché américain, sans faire preuve de la même ouverture chez eux.Il compte aussi sur les rentrées de taxes douanières pour résorber le déficit budgétaire.Le républicain, protectionniste convaincu, considère que les barrières ne sont pas seulement douanières, comme en Chine ou en Inde, mais aussi réglementaires. Il vise aussi la fiscalité intérieure des Etats européens, en jugeant trop élevé le niveau des TVA locales.Il serait “mieux” d’y voir clair “le plus tôt possible” sur la politique commerciale des Etats-Unis, a déclaré lundi la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Kristalina Georgieva lors d’un événement en ligne organisé par l’agence Reuters. “Car nos recherches montrent que plus le temps passe, plus il risque d’y avoir un impact négatif sur la croissance.”
A un mois du vote au Canada, les candidats promettent de réduire la dépendance aux États-Unis
A quatre semaines des législatives au Canada, les deux principaux candidats ont promis lundi de bâtir une économie indépendante des États-Unis pour faire face aux menaces de Donald Trump, principal enjeu de la campagne.Le président américain, ses déclarations et la menace qu’il fait peser sur l’économie et la souveraineté canadienne sont en effet au cÅ“ur de toutes les discussions actuelles.En campagne dans la région de Toronto, Mark Carney a estimé lundi que puisque “le président Trump essaie de restructurer fondamentalement l’économie américaine”, le Canada devra “réinventer” la sienne.”Nous devons construire une nouvelle économie, plus résiliente et qui pourra réussir dans ce qui sera un monde radicalement différent” et “qui pourra prospérer sans tenir compte de ce qui se passe aux États-Unis”.Le nouveau Premier ministre, qui a remplacé Justin Trudeau mi-mars, a donné un nouvel élan au Parti libéral, lequel semblait promis à une défaite électorale historique il y a quelques semaines encore.Dans les sondages récents, les libéraux devancent dorénavant les conservateurs de Pierre Poilievre, qui, selon les experts, a du mal à adapter son message au nouveau contexte. Il lui faut tordre le cou à l’idée qu’il serait proche, de par son style et idéologiquement, du président américain.Cet homme politique de carrière, âgé de 45 ans, a mis l’accent sur des réductions d’impôts, l’amélioration de l’accès au logement et le développement des ressources naturelles pour faire pièce aux pressions américaines.”Il est temps de faire du Canada une forteresse économique”, a-t-il déclaré lundi en déplacement au Nouveau-Brunswick, province de l’est.”Avec Donald Trump menaçant notre pays, nous avons besoin de grands projets. Nous devons être capables de faire passer nos ressources à travers le Canada, en contournant l’Amérique, pour pouvoir commercer davantage entre nous et vendre nos ressources au monde”.Son discours sur le pouvoir d’achat continue à porter chez de nombreux électeurs, comme Paul Sonier, habitant de Sarnia, sur les Grands lacs à la frontière américaine. Pour lui, les libéraux au pouvoir depuis 10 ans sont responsables de la montée des prix. “C’est de pire en pire. Donc il est temps d’avoir du changement” sur le plan politique, explique-t-il à l’AFP.- “Dirigeant fort” -Dans le contexte actuel, Mark Carney, 60 ans, compte sur son expérience pour convaincre les électeurs. Ce novice en politique, qui n’a jamais été élu, a dirigé la banque centrale du Canada pendant la crise financière de 2008-09 et celle d’Angleterre en plein Brexit.Julie Grignon, originaire du Québec, est justement rassurée par ce CV, même si elle rappelle que c’est un inconnu. “J’ai confiance dans ses compétences, mais je ne sais pas comment il va représenter le Canada”, explique-t-elle à l’AFP. “Nous ne savons rien de sa personnalité”.La semaine passée, Mark Carney a dû interrompre sa campagne après l’annonce par Donald Trump de son intention d’imposer des droits de douane de 25% sur les importations de voitures. Une mesure qui viendrait s’ajouter aux tarifs douaniers déjà appliqués par Washington sur l’acier et l’aluminium.Dans la foulée, les deux hommes ont eu un appel qualifié d'”extrêmement constructif” par le président américain. Un changement de ton de sa part, qui n’est pas passé inaperçu au nord de la frontière.”Le président Trump veut voir les libéraux rester au pouvoir. Nous savons pourquoi: car avec eux, le Canada est faible et ils laisseront nos investissements s’enfuir vers les Etats-Unis”, attaque son adversaire conservateur.Dans ce contexte, les autres partis, notamment le Nouveau parti démocratique (NPD) de Jagmeet Singh et le Bloc Québécois de Yves-François Blanchet, sont à la peine dans les sondages, la crise nationale semblant pousser les électeurs vers les deux grandes formations politiques.”C’est vraiment une période exceptionnelle”, juge Geneviève Tellier, professeure de sciences politiques à Ottawa, qui estime que “le Canada est à la recherche d’un sauveur”.Les Canadiens se tournent vers Mark Carney, car “ils veulent de la sécurité et une figure rassurante en temps de crise”, renchérit Daniel Beland, professeur de sciences politiques à l’université McGill de Montréal.
A un mois du vote au Canada, les candidats promettent de réduire la dépendance aux États-Unis
A quatre semaines des législatives au Canada, les deux principaux candidats ont promis lundi de bâtir une économie indépendante des États-Unis pour faire face aux menaces de Donald Trump, principal enjeu de la campagne.Le président américain, ses déclarations et la menace qu’il fait peser sur l’économie et la souveraineté canadienne sont en effet au cÅ“ur …
Procès RN: Le Pen dénonce une “décision politique” mais y croit encore pour 2027
Marine Le Pen a fustigé lundi une “décision politique” et un “jour funeste pour notre démocratie”, après sa condamnation à une inéligibilité immédiate pour cinq ans, et réaffirmé ses ambitions pour la présidentielle de 2027 en demandant une audience en appel rapide.”Des juges ont mis en place des pratiques que l’on croyait réservées aux régimes autoritaires”, a tancé sur le plateau de TF1 la cheffe de file du RN, quelques heures après le coup de tonnerre de la décision du tribunal de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens.La peine d’inéligibilité “apparaît nécessaire”, a justifié la présidente du tribunal, soulignant la “gravité des faits”, “leur nature systématique”, “leur durée”, le “montant des fonds détournés” mais aussi “la qualité d’élu” des personnes condamnées.Marine Le Pen, qui a également écopé d’une peine d’emprisonnement de quatre ans dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique (elle n’ira pas en prison), a répliqué en dénonçant une “décision politique” et un “état de droit violé”. Elle a confirmé son intention de faire appel, demandant que “la justice se hâte”, pour assurer une audience et une décision à temps pour la prochaine présidentielle.”Je ne vais pas me laisser éliminer ainsi”, a affirmé la patronne des députés RN, écartant pour le moment l’idée de passer le témoin à Jordan Bardella. Le président du RN est “un atout formidable (…) j’espère que nous n’aurons pas à user de cet atout plus tôt qu’il n’est nécessaire”, a-t-elle répondu.”Il y a un petit chemin. Il est certes étroit, mais il existe”, a-t-elle assuré.Quant à Jordan Bardella, il a estimé que “c’est la démocratie française qui est exécutée” et appelé à une “mobilisation populaire et pacifique” et lançant une pétition sur le site du parti.A ce stade la marche vers l’Elysée de l’une des favorites du scrutin -un sondage publié dimanche dans le JDD la créditait de 34 à 37% d’intentions de vote au 1er tour- apparaît très fortement compromise, vu les délais habituels de la justice. Le procès en appel ne devrait pas se tenir, au minimum, avant un an, avec une décision plusieurs semaines plus tard, soit pas avant la fin 2026, à quelques mois de la présidentielle.Et sans garantie que la cour d’appel rende une décision différente de celle du tribunal. – Bayrou “troublé” -Marine Le Pen a reçu plusieurs soutiens à l’étranger, en particulier de l’extrême droite européenne. Le Kremlin a déploré une “violation des normes démocratiques”, quand le Premier ministre hongrois Viktor Orban a écrit “Je suis Marine!” sur X.Elon Musk, multimilliardaire américain allié de Donald Trump a dénoncé un “abus du système judiciaire”, et prédit “un retour de bâton”. Décision “préoccupante”, a asséné le département d’Etat américain.Le Premier ministre François Bayrou (relaxé pour des faits similaires mais en attente d’un second procès) a lui été “troublé” selon son entourage, alors que le patron de LFI, Jean-Luc Mélenchon (visé par une enquête dans un dossier semblable) a estimé que “la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple”.En réponse “aux réactions virulentes”, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) français a publié un rare communiqué pour dire son “inquiétude” d’une remise en cause de “l’indépendance de l’autorité judiciaire”.Dans la soirée, le premier président de la cour d’appel de Paris a dénoncé des “menaces” et “des attaques personnelles à l’encontre des trois magistrats” qui ont rendu le jugement du tribunal.Des menaces “inacceptables dans une démocratie et préoccupantes pour l’indépendance de l’autorité judiciaire”, a dénoncé dans la foulée sur X le garde des Sceaux Gérald Darmanin.Les autorités surveillent de près et sont attentives à toute menace qui pourrait cibler la présidente de la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, selon une source proche du dossier.- “Système” d’économies -Le tribunal a “pris en considération, outre le risque de récidive, le trouble majeur à l’ordre public, en l’espèce le fait que soit candidate à l’élection présidentielle une personne déjà condamnée en première instance”, a justifié la présidente.Considérant qu’il y avait bien eu un “système” entre 2004 et 2016 pour faire faire des “économies” au RN en payant avec l’argent du Parlement européen des assistants d’eurodéputés travaillant en réalité pour le parti, le tribunal a condamné 23 autres personnes, ainsi que le FN devenu RN, qui s’est vu infliger deux millions d’euros d’amende, dont un million ferme, et une confiscation d’un million d’euros saisis pendant l’instruction.Le parti et les autres condamnés devront aussi payer quelques 3,2 millions d’euros au Parlement (le montant total des détournements s’élève à 4,4 millions mais 1,1 ont déjà été remboursés).Devant Marine Le Pen, 56 ans, assise en veste bleue au premier rang, le tribunal avait rapidement annoncé que les neuf eurodéputés poursuivis étaient coupables de détournement de fonds publics, et les douze assistants coupables de recel.Marine Le Pen était “au coeur de ce système”, encore plus quand elle a pris la suite de Jean-Marie Le Pen à la tête du parti à partir de 2011.Il n’y a pas eu d'”enrichissement personnel” mais “il y a bien un enrichissement du parti”, a martelé la présidente, notant que les salaires octroyés aux assistants parlementaires étaient plus “confortables” que ce que le parti aurait pu se permettre.mdh-alv-edy-sm-sac/hr/dsa
Zimbabwe: de petits groupes de manifestants anti-Mnangagwa bravent les autorités
Quelques petits groupes de manifestants ont bravé les avertissements des autorités zimbabwéennes et se sont brièvement rassemblés lundi dans la capitale Harare sous tension pour réclamer le départ du président Mnangagwa.Ils répondaient à l’appel lancé par un ancien combattant de la guerre d’indépendance et ancien cadre du parti au pouvoir, la Zanu-PF, révélateur des tensions nourries par l’hypothèse d’un maintien d’Emmerson Mnangagwa au pouvoir après la fin de son mandat en 2028.Le chef de l’Etat de 82 ans, surnommé “le crocodile” pour son caractère impitoyable et sa ruse politique, est confronté à une contestation d’un niveau inédit depuis son arrivée au pouvoir il y a huit ans, dans un contexte de colère populaire croissante face aux graves difficultés économiques.La police était déployée en force lundi à Harare et dans la seconde ville du pays, Bulawayo, où les entreprises et les administrations étaient fermées, dans un pays où le souvenir du coup d’État de 2017, au cours duquel M. Mnangagwa, a pris le pouvoir à Robert Mugabe, reste vif.Dans la capitale, un petit groupe de manifestants a tenté de se rassembler sur la place du président Robert Mugabe, également appelée place de la Liberté, mais a été dispersé par les forces de l’ordre, avec des gaz lacrymogènes notamment, selon des vidéos postées sur les réseaux sociaux.”C’était annoncé comme une marche pacifique mais la police commence déjà à frapper les gens”, a déclaré une manifestante au média en ligne CITE. Mais “on ne s’en ira pas… Je reste ici, et si je dois mourir, cela sera pour le bien de mes enfants”, a-t-elle ajouté.Plus tard dans la journée, des dizaines de jeunes ont lancé des pierres sur une route habituellement très fréquentée à proximité et scandé “Nous ne voulons pas de 2030″, avant d’être dispersés par la police, a déclaré un témoin à l’AFP.Les soupçons que M. Mnangagwa manÅ“uvre pour rester en poste jusqu’en 2030, voire au-delà , nourrissent la colère de certains au Zimbabwe, au moment où le pays est englué dans une grave crise économique imputée à la corruption et à la mauvaise gestion du gouvernement.- Craintes de mutinerie -Le visage public de la dissidence est un vétéran de la guerre d’indépendance et ex-député, Blessed Geza, ancien cadre de la Zanu-PF dont il a été exclu en mars, et qui vit aujourd’hui caché. M. Geza a finalement annulé la manifestation lundi soir, en accusant le gouvernement de fomenter un projet de bombardement de sept installations et d’en imputer la responsabilité à l’opposition.”J’annule la manifestation pour le moment, mais je reviendrai vers vous mercredi avec un message crucial”, a-t-il déclaré dans une vidéo sur les réseaux sociaux.Le gouvernement a lui qualifié la mobilisation d’échec. M. Mnangagwa est toujours au pouvoir, “la pseudo-révolution a échoué », a déclaré son porte-parole Nick Mangwana.Un journaliste qui a interviewé Blessed Geza en février a été arrêté après que les autorités ont affirmé que cet entretien pourrait inciter à la violence.Blessed Mhlanga est toujours derrière les barreaux, renforçant les accusations de répression croissante et d’étouffement de l’opposition politique par le pouvoir.Tôt lundi, le centre de Harare était désert et les magasins, entreprises, services de transport et écoles sont restés fermés en prévision des manifestations.”Les gens ont peur à cause des rumeurs qui circulent” concernant les manifestations, a confié un homme à l’AFP sous couvert d’anonymat.A Bulawayo, les principaux commerces et bureaux étaient également fermés, seules quelques personnes circulaient et la police patrouillait en véhicules et à cheval, a constaté un journaliste de l’AFP.Selon des analystes politiques, la paralysie économique pourrait néanmoins envoyer un message fort à l’élite politique.”Il est peu probable qu’un soulèvement de masse ait lieu… mais il est clair que les tensions au sein de la Zanu-PF sont très vives et il n’est plus possible de faire comme si tout allait bien”, a commenté Pedzisai Ruhanya, directeur du Zimbabwe Democracy Institute.La semaine dernière, le président Mnangagwa a démis de ses fonctions le chef de l’armée Anselem Nhamo Sanyatwe, et l’a nommé au poste considérablement moins stratégique de ministre des Sports, des Arts et de la Culture, une décision vue par certains comme révélatrice de ses craintes d’une possible mutinerie de ses forces armées. M. Geza et sa faction de vétérans de la guerre qui a conduit à l’indépendance font pression pour remplacer le chef d’Etat par son vice-président, Constantino Chiwenga, un général à la retraite qui avait orchestré le coup d’État contre M. Mugabe en 2017.