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Crise au Louvre: le président du château de Versailles remplace Laurence des Cars

Le Louvre change de tĂŞte: au lendemain de la dĂ©mission de Laurence des Cars, Christophe Leribault, prĂ©sident du château de Versailles, a pris mercredi la tĂŞte du musĂ©e le plus visitĂ© au monde, dans la tourmente depuis le cambriolage du 19 octobre.PrĂ©sident du château de Versailles depuis mars 2024, ce conservateur gĂ©nĂ©ral du patrimoine de 62 ans a Ă©tĂ© nommĂ© Ă  la prĂ©sidence du Louvre en Conseil des ministres.Cet ancien prĂ©sident du Petit Palais et du musĂ©e d’Orsay “aura Ă  conduire des chantiers majeurs pour l’avenir de l’institution” comme  “la sĂ©curisation et la modernisation”, a dĂ©clarĂ© la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Il devra Ă©galement “restaurer un climat de confiance”, a ajoutĂ© le ministère de la Culture, son autoritĂ© de tutelle. Christophe Leribault arrive au Louvre dans un climat très lourd. Sa prĂ©sidente depuis fin 2021, Laurence des Cars, a dĂ©missionnĂ© mardi, emportĂ©e par les dysfonctionnements mis au jour par le vol de joyaux de la Couronne et la grève perlĂ©e des personnels qui grippe le musĂ©e parisien depuis mi-dĂ©cembre.”Tenir la barre ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir avancer. Et les conditions pour avancer ne sont plus rĂ©unies”, a dĂ©clarĂ© mardi dans le Figaro Mme des Cars, Ă  qui M. Leribault avait dĂ©jĂ  succĂ©dĂ© Ă  la tĂŞte d’Orsay fin 2021.La pression Ă©tait devenue trop forte pour la dirigeante, mise en très grande difficultĂ© par une sĂ©rie de rapports ayant pointĂ© la “sous-estimation chronique” des risques de vol au Louvre, l’obsolescence des dispositifs de sĂ»retĂ© et la priorisation donnĂ©e Ă  des “opĂ©rations visibles et attractives” au dĂ©triment de la sĂ©curitĂ©. Laurence des Cars avait Ă©galement dĂ» admettre n’avoir dĂ©couvert qu’après le cambriolage l’existence d’un audit alarmant sur la vulnĂ©rabilitĂ© de la galerie Apollon, dans laquelle les cambrioleurs se sont introduits en plein jour le 19 octobre pour s’emparer de huit bijoux d’une valeur de 88 millions d’euros.La dirigeante semblait aussi avoir Ă©tĂ© lâchĂ©e par sa ministre de tutelle, Rachida Dati, elle-mĂŞme en partance du gouvernement pour briguer la mairie de Paris.- “Nouveau chapitre” -Dans son communiquĂ©, le ministère de la Culture se dit convaincu que le nouveau patron du Louvre “saura s’appuyer sur l’ensemble des forces vives du musĂ©e, et de leurs savoir-faire, pour Ă©crire collectivement une nouvelle page de l’histoire” de l’Ă©tablissement. MinĂ© par la surfrĂ©quentation (quelque neuf millions de visiteurs par an) et des Ă©quipements vieillissants, le musĂ©e est par ailleurs confrontĂ© depuis la mi-dĂ©cembre au plus long conflit social de son histoire. DĂ©nonçant leurs conditions de travail et l’absence de dialogue social, les personnels mènent une grève perlĂ©e qui a contraint le musĂ©e Ă  rester fermĂ© Ă  quatre reprises, occasionnant quelque deux millions d’euros de pertes de recettes.”On a besoin d’un apaisement social”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP la dĂ©lĂ©guĂ©e CFDT au Louvre ValĂ©rie Baud, assurant que les discussions avec l’ancienne direction Ă©taient dans “l’impasse”.Son homologue de la CGT Gary Guillaud est dans l’expectative mais dit Ă  l’AFP espĂ©rer que M. Leribault maintiendra au Louvre “la qualitĂ© du dialogue social” instaurĂ©e au château de Versailles. InterrogĂ© par l’AFP, le maire de Versailles a louĂ© les qualitĂ©s “humaines et professionnelles” de M. Leribault, qu’il voit partir du château “avec regrets”. “Il arrive dans une situation difficile mais il a les qualitĂ©s pour faire face”, a dĂ©clarĂ© François de Mazières (DvD).Le nouveau patron du Louvre devra notamment s’attaquer Ă  la gouvernance du Louvre, devenu un “Etat dans l’Etat” selon le dĂ©putĂ© Alexandre Portier, qui prĂ©side une commission d’enquĂŞte sur la sĂ©curitĂ© des musĂ©es. AuditionnĂ©e lundi Ă  huis clos Ă  l’AssemblĂ©e, Rachida Dati a Ă©voquĂ© “17 mesures” de rĂ©forme, mais leur dĂ©tail n’est pas connu Ă  ce jour.L’exĂ©cutif continue de dĂ©fendre “Louvre Nouvelle Renaissance”, colossal projet annoncĂ© par Emmanuel Macron dĂ©but janvier 2025, mais ce chantier Ă  plus d’un milliard d’euros suscite les rĂ©serves des syndicats et des doutes de la Cour des comptes sur son financement.

Jour J pour l’assurance chĂ´mage, la CGT mobilise devant l’UnĂ©dic

Patronat et syndicats tentent mercredi de trouver un accord sur l’assurance chĂ´mage dĂ©gageant au moins 400 millions d’euros d’Ă©conomies et Ă©viter ainsi que le gouvernement reprenne la main sur les conditions d’indemnisation.Au cĹ“ur de l’Ă©quation figurent notamment les conditions d’indemnisation des salariĂ©s ayant conclu une rupture conventionnelle, dispositif que le gouvernement juge trop coĂ»teux. Devant le siège de l’UnĂ©dic, au moins 300 personnes se sont rĂ©unies Ă  l’appel de la CGT, en prĂ©sence de sa secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale Sophie Binet, qui a dĂ©noncĂ© une baisse “inĂ©dite” des droits des chĂ´meurs de 25% depuis 2017.”On ne lutte pas contre le chĂ´mage en s’attaquant aux chĂ´meurs”, a-t-elle ajoutĂ©, devant des militants principalement issus de la fĂ©dĂ©ration du Spectacle (FNSAC) et du comitĂ© chĂ´meurs et prĂ©caires.Parmi les propositions patronales pour trouver des Ă©conomies figure l’augmentation du nombre d’heures annuel nĂ©cessaire aux intermittents du spectacle pour ĂŞtre indemnisĂ©s, qui passerait de 507 Ă  557 heures. “On peut craindre qu’avec l’adoption d’une telle mesure, beaucoup d’entre nous n’arrivent pas Ă  ouvrir des droits Ă  l’assurance chĂ´mage”, a expliquĂ© Ghislain Gauthier, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la FNSAC.Cette proposition pourrait toutefois ĂŞtre Ă©cartĂ©e, les discussions devraient se focaliser sur les ruptures conventionnelles. Si un accord est trouvĂ©, il aboutirait Ă  des conditions d’indemnisation moins favorables pour les salariĂ©s rompant leur CDI d’un commun accord avec leur employeur, aujourd’hui soumis quasiment aux mĂŞmes règles que les autres chĂ´meurs. En 2024, 515.000 ruptures conventionnelles individuelles ont Ă©tĂ© conclues, notamment dans de petites entreprises. Avec des dĂ©penses d’allocations chĂ´mage atteignant 9,4 milliards d’euros, soit 26% du total, le dispositif, créé en 2008, est trop cher aux yeux du gouvernement, qui dĂ©nonce des “abus”. Plus jeunes et plus diplĂ´mĂ©s que la moyenne des demandeurs d’emploi, les chĂ´meurs issus de ces ruptures touchent en moyenne des allocations plus Ă©levĂ©es, ouvrant des droits plus longtemps, selon l’UnĂ©dic.- “Voie de passage” –  La nĂ©gociation a Ă©tĂ© ouverte Ă  la demande du gouvernement Lecornu, qui a Ă©cartĂ© une rĂ©forme de l’assurance chĂ´mage plus large avec un objectif d’Ă©conomies dix fois supĂ©rieur demandĂ©e en aoĂ»t par son prĂ©dĂ©cesseur François Bayrou: la mission confiĂ©e aux partenaires sociaux est d’Ă©conomiser au moins 400 millions d’euros par an. Après une politique de la chaise vide du Medef, la nĂ©gociation a connu un nouveau dĂ©part en sa prĂ©sence, avec la volontĂ© affichĂ©e des trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) d’Ă©conomiser au moins un milliard et de nĂ©gocier sur l’assurance chĂ´mage au-delĂ  des seules ruptures conventionnelles. Irrecevable pour les syndicats.Lundi, les chefs de file des cinq syndicats reprĂ©sentatifs ont appelĂ© le patronat Ă  se montrer “raisonnable”, plusieurs se disant optimistes sur un possible accord. La secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la CFDT, Marylise LĂ©on, a ainsi Ă©voquĂ© une “voie de passage”.”Depuis toujours on nous dit que c’est dans la philosophie du gouvernement de vouloir reprendre la main sur l’assurance chĂ´mage mais Ă  chaque fois, on lui a dĂ©montrĂ© qu’on Ă©tait capable de trouver des accords”, selon son homologue de FO, FrĂ©dĂ©ric Souillot. La CGT, qui dĂ©signe les employeurs comme responsables des abus de ruptures conventionnelles et propose un “malus” pour ceux y ayant beaucoup recours, est moins accommodante. Lundi, les organisations patronales ont soumis aux syndicats un projet d’accord prĂ©voyant de rĂ©duire Ă  15 mois, au lieu de 18, la durĂ©e d’indemnisation maximale pour les chĂ´meurs de moins de 55 ans ayant signĂ© une rupture conventionnelle. Après un accord Ă  l’amiable, la grande majoritĂ© des demandeurs d’emploi verraient en outre leur indemnisation diminuer de 30% au-delĂ  de six mois d’indemnisation. La CFDT dĂ©fend, elle, une dĂ©gressivitĂ© qui ne serait appliquĂ©e qu'”en cas d’absence de dĂ©marche de mise en Ĺ“uvre du projet professionnel”, Ă  l’issue d’un accompagnement renforcĂ©.  “La CFE-CGC se bat depuis des annĂ©es contre la dĂ©gressivitĂ©, qui ne sert Ă  rien”, s’agace pour sa part le nĂ©gociateur du syndicat des cadres, Jean-François Foucard. De l’issue de cette journĂ©e incertaine dĂ©pendra aussi la possibilitĂ© d’avancer dans l’autre nĂ©gociation en cours, sur les contrats courts.

L’Iran dĂ©nonce des “mensonges” après des accusations de Trump sur ses programmes nuclĂ©aire et balistique

L’Iran a rejetĂ© mercredi de “gros mensonges” amĂ©ricains, après que Donald Trump l’a accusĂ© de dĂ©velopper des missiles capables de frapper les Etats-Unis et de poursuivre ses “sinistres ambitions nuclĂ©aires”. Avant de nouveaux pourparlers entre les deux pays prĂ©vus jeudi Ă  Genève, sous mĂ©diation omanaise, le prĂ©sident amĂ©ricain a toutefois dit privilĂ©gier la voie diplomatique alors que TĂ©hĂ©ran estimait qu’un accord Ă©tait “Ă  portĂ©e de main”. Les Etats-Unis, qui ont multipliĂ© les menaces d’attaque en cas d’Ă©chec de la diplomatie, ont dĂ©ployĂ© un dispositif militaire massif dans la rĂ©gion du Golfe. “Tout ce qu’ils avancent au sujet du programme nuclĂ©aire iranien, des missiles balistiques de l’Iran et du nombre de victimes lors des troubles de janvier n’est rien d’autre que la rĂ©pĂ©tition de gros mensonges”, a dĂ©clarĂ© sur X le porte-parole du ministère iranien des Affaires Ă©trangères, EsmaĂŻl BaghaĂŻ. Quelques heures plus tĂ´t, M. Trump avait affirmĂ© lors de son discours de politique gĂ©nĂ©rale devant le Congrès que l’Iran avait “dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ© des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases” militaires et travaillait à concevoir des missiles “qui pourront atteindre bientĂ´t les Etats-Unis”. – “OpportunitĂ© historique” -“Ils (…) poursuivent Ă  l’heure actuelle leurs sinistres ambitions nuclĂ©aires”, a ajoutĂ© le prĂ©sident amĂ©ricain, qui tente d’arracher un accord garantissant notamment que l’Iran ne se dote pas de l’arme atomique. “Ma prĂ©fĂ©rence va Ă  une rĂ©solution de ce problème par la diplomatie, mais une chose est sĂ»re: je ne permettrai jamais au principal soutien mondial du terrorisme (…) de se doter d’une arme nuclĂ©aire”, a-t-il poursuivi. “Ils veulent conclure un accord, mais nous n’avons pas encore entendu ces mots clĂ©s: +Nous n’aurons jamais l’arme nuclĂ©aire+”, a-t-il insistĂ©. Le ministre iranien des Affaires Ă©trangères, Abbas Araghchi, avait auparavant affirmĂ© que son pays Ă©tait “dĂ©terminĂ© Ă  parvenir Ă  un accord juste et Ă©quitable — dans les plus brefs dĂ©lais”. Il a fait Ă©tat d’une “opportunitĂ© historique de conclure un accord sans prĂ©cĂ©dent qui prenne en compte” les intĂ©rĂŞts mutuels. “Un accord est Ă  portĂ©e de main, mais seulement si la diplomatie est privilĂ©giĂ©e”, a-t-il ajoutĂ©.- Manifestations d’Ă©tudiants -TĂ©hĂ©ran se dĂ©fend d’ambitions nuclĂ©aires militaires, mais insiste sur son droit au nuclĂ©aire civil, en vertu du TraitĂ© de non-prolifĂ©ration (TNP) dont il est signataire.L’Iran et les Etats-Unis, qui ont renouĂ© le dialogue le 6 fĂ©vrier Ă  Mascate, avaient tenu cinq sessions de pourparlers nuclĂ©aires l’an dernier, stoppĂ©s net par la guerre de 12 jours dĂ©clenchĂ©e en juin par une attaque israĂ©lienne, durant laquelle Washington avait bombardĂ© des sites nuclĂ©aires iraniens.Le prĂ©sident amĂ©ricain a Ă©galement affirmĂ© que les autoritĂ©s iraniennes avaient tuĂ© 32.000 personnes dans la rĂ©pression d’une vague inĂ©dite de contestation qui a culminĂ© les 8 et 9 janvier.Les responsables iraniens reconnaissent plus de 3.000 morts dans ces manifestations, mais imputent les violences Ă  des “actes terroristes” orchestrĂ©s par les Etats-Unis et IsraĂ«l. L’organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA), basĂ©e aux Etats-Unis, a elle recensĂ© plus de 7.000 morts, des manifestants pour la plupart, prĂ©cisant que le bilan rĂ©el est probablement bien plus Ă©levĂ©. En Iran, des Ă©tudiants des universitĂ©s de TĂ©hĂ©ran ont recommencĂ© Ă  manifester contre le pouvoir depuis la reprise des cours samedi.  La porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani, a reconnu mardi qu’ils avaient “le droit de manifester”, mais les a avertis de ne pas franchir des “lignes rouges”. Des vidĂ©os diffusĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux et authentifiĂ©es par l’AFP ont montrĂ© des Ă©tudiants brĂ»ler le drapeau de la RĂ©publique islamique et scander notamment “Mort au dictateur”, en rĂ©fĂ©rence au guide suprĂŞme, Ali Khamenei.Selon un habitant de TĂ©hĂ©ran, interrogĂ© par un journaliste de l’AFP basĂ© Ă  l’Ă©tranger, les protestations se limitent aux grandes universitĂ©s.

L’AssemblĂ©e se prononce Ă  nouveau sur la loi crĂ©ant une aide Ă  mourir

L’AssemblĂ©e nationale se prononcera Ă  nouveau mercredi sur la crĂ©ation d’un droit Ă  l’aide Ă  mourir, rĂ©forme sociĂ©tale majeure dĂ©battue depuis plusieurs annĂ©es, qui avait Ă©tĂ© largement adoptĂ©e en première lecture, mais sur laquelle subsistent des points de friction.Le suspense sur le nombre de dĂ©putĂ©s qui soutiendront le texte sera finalement plus important que prĂ©vu Ă  cause de certains changements adoptĂ©s durant son examen. Ils feront l’objet d’un nouveau vote mercredi avant celui sur l’ensemble du texte, et pourraient faire basculer certains Ă©lus.Les scrutins, prĂ©vus Ă  partir de 15H00, ont dĂ» ĂŞtre repoussĂ©s d’une journĂ©e pour terminer l’examen des quelque 2.000 amendements, qui aura durĂ© plus d’une semaine. La proposition de loi doit ensuite repartir au SĂ©nat.Les dĂ©putĂ©s adopteront d’abord un premier texte sur le dĂ©veloppement des soins palliatifs, consensuel, qui prĂ©voit notamment la crĂ©ation de “maisons d’accompagnement”, intermĂ©diaires entre le domicile et l’hĂ´pital.Le “droit opposable” Ă  disposer de soins palliatifs a toutefois Ă©tĂ© supprimĂ©, face aux risques de contentieux qu’il entraĂ®nerait, selon ses contempteurs.- Mode d’administration -Les dĂ©putĂ©s n’auront toujours pas de consigne de vote de leur groupe mercredi sur un sujet jugĂ© plus intime que politique.Ainsi le dĂ©putĂ© RN Jean-Philippe Tanguy, proche de Marine Le Pen, a expliquĂ© qu’il voterait pour alors mĂŞme que la cheffe du groupe y est opposĂ©e. Mais avant le vote solennel, l’AssemblĂ©e devra trancher deux points prĂ©cis du texte.Source de la principale incertitude: la seconde dĂ©libĂ©ration rĂ©clamĂ©e sur le mode d’administration de la substance lĂ©tale qu’un patient pourra demander pour mettre fin Ă  sa vie.Initialement, selon le texte, le malade devait s’administrer lui-mĂŞme le produit, sauf s’il n’Ă©tait “physiquement pas en mesure” de le faire, auquel cas un mĂ©decin ou un infirmier s’en chargerait.Mais plusieurs amendements ont Ă©tĂ© adoptĂ©s lors des discussions, parfois sur un fil, pour que l’administration par un soignant ne soit plus l’exception, et puisse ĂŞtre librement choisie.Une manière de respecter “l’ultime libertĂ© de la personne”, qui pourrait ainsi accorder son “attention aux personnes qui l’entourent” plutĂ´t qu’Ă  ce geste, a fait valoir auprès de l’AFP la socialiste OcĂ©ane Godard.Une “ligne rouge”, estime au contraire Agnès Firmin-Le Bodo (Horizons), pour qui l’auto-administration est une façon de vĂ©rifier la “volontĂ© libre et Ă©clairĂ©e (du patient) jusqu’au bout”. Un tel changement mettrait selon elle “en pĂ©ril le vote du texte”. Le dĂ©putĂ© RN ThĂ©o Bernhardt avait lui aussi dit dans l’hĂ©micycle qu’il ne pourrait alors plus “voter pour”. “Ce texte ouvre une boĂ®te de Pandore et ne pose pas les limites suffisantes pour prĂ©munir la sociĂ©tĂ© des dĂ©rives”, a abondĂ© de son cĂ´tĂ© la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.A l’inverse, la cheffe des dĂ©putĂ©s insoumis, Mathilde Panot, a Ă©voquĂ© sur France 2 “un grand moment d’avancĂ©e humaniste (…) attendu par des millions de gens”. – Calendrier serrĂ© -L’auteur de la proposition de loi, Olivier Falorni (groupe MoDem), modère toutefois les inquiĂ©tudes: il trouverait “très surprenant” qu’elle soit rejetĂ©e pour cette raison.Tout en dĂ©fendant malgrĂ© tout le statu quo, au nom de l'”Ă©quilibre” trouvĂ© en première lecture, bien que personnellement favorable au libre choix du mode d’administration.Les dĂ©putĂ©s devront Ă©galement Ă  nouveau voter sur l’ajout, souhaitĂ© par le gouvernement, d’une prĂ©cision indiquant qu’une “souffrance psychologique seule” ne peut permettre de bĂ©nĂ©ficier de l’aide Ă  mourir.”SuperfĂ©tatoire”, estime M. Falorni. Une dĂ©pression ne pourra par exemple jamais permettre d’accĂ©der Ă  une aide Ă  mourir, vu les critères cumulatifs Ă  remplir pour y ĂŞtre Ă©ligible, a-t-il dit Ă  l’AFP.Mis Ă  part ces points encore en suspens, le texte n’a que peu Ă©voluĂ©.Les dĂ©putĂ©s ont validĂ© les critères d’Ă©ligibilitĂ©, la procĂ©dure collĂ©giale d’instruction de la demande, et la clause de conscience pour les soignants.Certains ont tentĂ©, en vain, de remplacer le terme d’aide Ă  mourir par ceux de suicide assistĂ© et d’euthanasie, ou encore de supprimer le dĂ©lit d’entrave prĂ©vu. Un dĂ©lit d’incitation a Ă©tĂ© ajoutĂ©.Le parcours lĂ©gislatif du texte est encore loin d’ĂŞtre fini. Il doit ĂŞtre Ă  nouveau Ă©tudiĂ© en avril au SĂ©nat, qui l’avait rejetĂ© en bloc en première lecture. Le gouvernement devra ensuite vraisemblablement donner le dernier mot Ă  l’AssemblĂ©e.Ce qui supposerait une rĂ©union pour tenter de concilier sĂ©nateurs et dĂ©putĂ©s, et, après un probable Ă©chec, une nouvelle lecture dans les deux chambres, puis une lecture dĂ©finitive Ă  l’AssemblĂ©e.Les dĂ©fenseurs de la loi souhaitent qu’elle soit promulguĂ©e Ă  l’Ă©tĂ©. Un calendrier très serrĂ© aux yeux de certains dĂ©putĂ©s.

Trump accuse l’Iran, qui affirme qu’un accord est “Ă  portĂ©e de main”

Donald Trump a accusĂ© mardi l’Iran de concevoir des armes capables de frapper les Etats-Unis et de poursuivre de “sinistres ambitions nuclĂ©aires”, tout en disant privilĂ©gier la voie diplomatique vis Ă  vis de TĂ©hĂ©ran qui affirme qu’un accord avec Washington est “Ă  portĂ©e de main”.Alors que les Etats-Unis font pression sur l’Iran en dĂ©ployant un …

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Jour J pour un accord entre syndicats et patronat sur les règles des ruptures conventionnelles

Il sera peut-ĂŞtre bientĂ´t moins avantageux de conclure une rupture conventionnelle: patronat et syndicats tentent mercredi de trouver un accord pour faire Ă©conomiser au moins 400 millions d’euros Ă  l’assurance chĂ´mage sur ces fins de contrat Ă  l’amiable, que le gouvernement juge trop coĂ»teuses.Il reste aux partenaires sociaux une journĂ©e – et peut-ĂŞtre une partie de la nuit – pour montrer que le paritarisme fonctionne encore et Ă©viter que le gouvernement prenne ce dossier en main.  DurĂ©e maximale d’indemnisation rĂ©duite, dĂ©gressivitĂ© des allocations chĂ´mage… Des discussions du jour peuvent Ă©merger des conditions d’indemnisation moins favorables pour les salariĂ©s rompant leur CDI d’un commun accord avec leur employeur, aujourd’hui soumis quasiment aux mĂŞmes règles que les autres chĂ´meurs. En 2024, 515.000 ruptures conventionnelles individuelles ont Ă©tĂ© conclues, notamment dans de petites entreprises. Avec des dĂ©penses d’allocations chĂ´mage atteignant 9,4 milliards d’euros, soit 26% du total, le dispositif, créé en 2008, est trop cher aux yeux du gouvernement, qui dĂ©nonce des “abus”. Plus jeunes et plus diplĂ´mĂ©s que la moyenne des demandeurs d’emploi, les chĂ´meurs issus de ces ruptures touchent en moyenne des allocations plus Ă©levĂ©es, ouvrant des droits plus longtemps, selon l’UnĂ©dic.La nĂ©gociation a Ă©tĂ© ouverte Ă  la demande du gouvernement Lecornu, qui a Ă©cartĂ© une rĂ©forme de l’assurance chĂ´mage plus large avec un objectif d’Ă©conomies dix fois supĂ©rieur demandĂ©e en aoĂ»t par son prĂ©dĂ©cesseur François Bayrou: la mission confiĂ©e aux partenaires sociaux est d’Ă©conomiser au moins 400 millions d’euros par an. Après une politique de la chaise vide du Medef, la nĂ©gociation a connu un nouveau dĂ©part en sa prĂ©sence, avec la volontĂ© affichĂ©e des trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) d’Ă©conomiser au moins un milliard et de nĂ©gocier sur l’assurance chĂ´mage au-delĂ  des seules ruptures conventionnelles. Irrecevable pour les syndicats, qui dĂ©noncent le grignotage des droits des demandeurs d’emploi depuis 2017.- “Voie de passage” –  En dĂ©but de semaine, la possibilitĂ© d’un accord commençait toutefois Ă  se dessiner.Lundi, les chefs de file des cinq syndicats reprĂ©sentatifs ont appelĂ© le patronat Ă  se montrer “raisonnable”, plusieurs se disant optimistes sur un possible accord. La secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la CFDT, Marylise LĂ©on, a Ă©voquĂ© une “voie de passage”.”Depuis toujours on nous dit que c’est dans la philosophie du gouvernement de vouloir reprendre la main sur l’assurance chĂ´mage mais Ă  chaque fois, on lui a dĂ©montrĂ© qu’on Ă©tait capable de trouver des accords”, selon son homologue de FO, FrĂ©dĂ©ric Souillot. La CGT, qui dĂ©signe les employeurs comme responsables des abus de ruptures conventionnelles et propose un “malus” pour ceux y ayant beaucoup recours, est moins accommodante. “Le patronat nous demande de faire encore des Ă©conomies sur le dos des privĂ©s d’emploi” alors qu'”il n’y a jamais eu des rĂ©formes d’une telle violence sur le dos des privĂ©s d’emploi” que depuis 2017, a dĂ©clarĂ© Sophie Binet, secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la CGT mercredi sur TF1. “On a du mal Ă  voir oĂą va ĂŞtre le point d’atterrissage”. Lundi, les organisations patronales ont soumis aux syndicats un projet d’accord prĂ©voyant de rĂ©duire Ă  15 mois la durĂ©e d’indemnisation maximale pour les chĂ´meurs de moins de 55 ans ayant signĂ© une rupture conventionnelle.Après un accord Ă  l’amiable, la grande majoritĂ© des demandeurs d’emploi verraient en outre leur indemnisation diminuer de 30% au-delĂ  de six mois d’indemnisation. La CFDT a proposĂ© la semaine dernière qu’une dĂ©gressivitĂ© ne soit appliquĂ©e qu'”en cas d’absence de dĂ©marche de mise en Ĺ“uvre du projet professionnel”, Ă  l’issue d’un accompagnement renforcĂ©.  “La CFE-CGC se bat depuis des annĂ©es contre la dĂ©gressivitĂ©, qui ne sert Ă  rien”, s’agace pour sa part le nĂ©gociateur du syndicat des cadres, Jean-François Foucard. Le patronat veut aussi durcir les conditions d’accès des intermittents du spectacle Ă  l’assurance chĂ´mage, ce qui leur vaudra un comitĂ© d’accueil de la CGT Spectacle devant le siège de l’UnĂ©dic dès 09H00, en prĂ©sence de Sophie Binet.De l’issue de cette journĂ©e incertaine dĂ©pendra aussi la possibilitĂ© d’avancer dans l’autre nĂ©gociation en cours, sur les contrats courts.

Trump accuse l’Iran, qui affirme qu’un accord est “Ă  portĂ©e de main”

Donald Trump a accusĂ© mardi l’Iran de concevoir des armes capables de frapper les Etats-Unis et de poursuivre de “sinistres ambitions nuclĂ©aires”, tout en disant privilĂ©gier la voie diplomatique vis Ă  vis de TĂ©hĂ©ran qui affirme qu’un accord avec Washington est “Ă  portĂ©e de main”.Alors que les Etats-Unis font pression sur l’Iran en dĂ©ployant un dispositif militaire massif dans la rĂ©gion du Golfe, une troisième session de pourparlers entre les deux pays ennemis est prĂ©vue jeudi Ă  Genève.L’Iran a “dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ© des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases” militaires et “travaille Ă  bâtir des missiles qui pourront atteindre bientĂ´t les Etats-Unis”, a affirmĂ© le prĂ©sident amĂ©ricain mardi, dans son discours de politique gĂ©nĂ©rale devant le Congrès.”Ils avaient Ă©tĂ© avertis de ne plus tenter Ă  l’avenir de reconstituer leur programme d’armement, en particulier les armes nuclĂ©aires. Pourtant, ils continuent et (…) poursuivent Ă  l’heure actuelle leurs sinistres ambitions nuclĂ©aires”, a-t-il ajoutĂ©. “Ma prĂ©fĂ©rence va Ă  une rĂ©solution de ce problème par la diplomatie, mais une chose est sĂ»re: je ne permettrai jamais au principal soutien mondial du terrorisme (…) de se doter d’une arme nuclĂ©aire”, a poursuivi Donald Trump.”Nous sommes en nĂ©gociations avec eux. Ils veulent conclure un accord, mais nous n’avons pas encore entendu ces mots clĂ©s: +Nous n’aurons jamais l’arme nuclĂ©aire+”, a-t-il dit.De son cĂ´tĂ©, le ministre iranien des Affaires Ă©trangères, Abbas Araghchi, a affirmĂ© sur X mardi que son pays Ă©tait “dĂ©terminĂ© Ă  parvenir Ă  un accord juste et Ă©quitable — dans les plus brefs dĂ©lais”. Il a fait Ă©tat d’une “opportunitĂ© historique de conclure un accord sans prĂ©cĂ©dent qui prenne en compte nos prĂ©occupations et nos intĂ©rĂŞts mutuels”.”Un accord est Ă  portĂ©e de main, mais seulement si la diplomatie est privilĂ©giĂ©e”, a-t-il ajoutĂ©Les Etats-Unis tentent d’arracher un accord garantissant notamment que l’Iran ne se dote pas de l’arme nuclĂ©aire. TĂ©hĂ©ran se dĂ©fend de telles ambitions militaires, mais insiste sur son droit au nuclĂ©aire civil, en vertu du TraitĂ© de non-prolifĂ©ration (TNP) dont il est signataire.Dans un rapport publiĂ© lundi, l’International Crisis Group (ICG) estime qu’au vu des divergences entre les deux pays, trouver un terrain d’entente sera “une tâche difficile”. “La RĂ©publique islamique et les Etats-Unis n’ont jamais Ă©tĂ© aussi proches du prĂ©cipice d’un conflit majeur”, Ă©crit ce centre de rĂ©flexion amĂ©ricain. – “Peur” et “espoir” -En Iran, le gouvernement a de son cĂ´tĂ© jugĂ©, par la voix de sa porte-parole Fatemeh Mohajerani, que les Ă©tudiants avaient “le droit de manifester”. Mais il y a “des lignes rouges (…) Ă  ne pas franchir”, a averti Mme Mohajerani, citant “les lieux sacrĂ©s” comme les mosquĂ©es et “le drapeau” de la RĂ©publique islamique.Depuis la reprise des cours samedi, des vidĂ©os diffusĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux et authentifiĂ©es par l’AFP montrent des Ă©tudiants dans des universitĂ©s de TĂ©hĂ©ran brĂ»ler ce drapeau, adoptĂ© après la rĂ©volution de 1979 qui a renversĂ© la monarchie.Parmi les slogans scandĂ©s par les contestataires, “Mort au dictateur”, en rĂ©fĂ©rence au guide suprĂŞme, Ali Khamenei.Ces rassemblements, marquĂ©s pour certains par des affrontements entre adversaires et partisans du pouvoir, secouent un pays encore sous le choc de la rĂ©pression qui a Ă©crasĂ© dans le sang une vague inĂ©dite de contestation du pouvoir iranien.Selon un habitant de TĂ©hĂ©ran, interrogĂ© par un journaliste de l’AFP basĂ© Ă  l’Ă©tranger, les protestations se limitent aux grandes universitĂ©s et ne devraient pas s’Ă©tendre, du fait de “la peur d’une rĂ©pression brutale et de l’espoir placĂ© en Trump”.En cas d’Ă©chec de la diplomatie, les intentions de Washington “restent floues”, selon les analystes de l’ICG, qui soulignent que Donald Trump prĂ©fère “les guerres courtes” plutĂ´t que l’engagement “dans un conflit coĂ»teux et chaotique”.

Merz arrive en Chine, entre dépendance commerciale et méfiance de Berlin

Le chancelier Friedrich Merz est arrivĂ© mercredi en Chine, principal partenaire commercial de l’Allemagne de plus en plus perçu dans son pays comme un dangereux concurrent plutĂ´t qu’un immense marchĂ©.Il s’agit de la première visite du chancelier en Chine depuis sa prise de fonctions en 2025. AccompagnĂ© d’une importante dĂ©lĂ©gation de chefs d’entreprise, l’avion de M. Merz est arrivĂ© peu après 11H00 locales (3H00 GMT), selon un journaliste de l’AFP.Le chancelier doit s’entretenir et dĂ®ner dans la soirĂ©e avec le prĂ©sident chinois Xi Jinping, lors de ce dĂ©placement de moins de deux jours centrĂ© sur l’Ă©conomie et la sĂ©curitĂ©.Auparavant, il doit ĂŞtre saluĂ© avec les honneurs militaires dans le dĂ©cor monumental du Palais du peuple par le Premier ministre chinois Li Qiang avant des entretiens.Sa visite intervient Ă  un moment oĂą le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump bouscule l’ordre Ă©tabli, Ă  coups de droits de douane et de remise en question des anciennes alliances.SimultanĂ©ment, l’industrie qui a fait la rĂ©putation de la place allemande est soumise Ă  la pression de la concurrence chinoise en Chine, en Europe mĂŞme, et ailleurs dans le monde. M. Merz a appelĂ© mardi, juste avant de quitter Berlin, Ă  une relation commerciale fondĂ©e sur “une concurrence loyale”.M. Merz est le dernier dirigeant Ă©tranger en date Ă  effectuer le dĂ©placement de PĂ©kin. Les trois derniers mois ont vu se succĂ©der dans la capitale chinoise les dirigeants britannique, finlandais, canadien, sud-corĂ©en, irlandais ou français.Devant eux, le prĂ©sident Xi a invariablement prĂ©sentĂ© son pays comme un partenaire fiable et constant et un champion du multilatĂ©ralisme et du libre-Ă©change avec lequel leur pays a tout intĂ©rĂŞt Ă  traiter, dans une relation “gagnant-gagnant” inspirĂ©e par le “respect mutuel”. La Chine a elle-mĂŞme livrĂ© en 2025 une âpre bataille commerciale et diplomatique aux Etats-Unis sous Donald Trump. M. Trump est annoncĂ© en Chine fin mars.M. Merz s’Ă©tait rendu mi-janvier en Inde, grand rival de la Chine en Asie.Friedrich Merz a emmenĂ© avec lui en Chine les patrons de Volkswagen, BMW et Mercedes, qui subissent une compĂ©tition de plus en plus forte sur le marchĂ© chinois, alors que les constructeurs chinois, en particulier ceux de voitures Ă©lectriques, tentent une percĂ©e massive en Europe.- Partenariat “Ă©quilibrĂ©” -M. Merz assistera jeudi Ă  la prĂ©sentation de vĂ©hicules autonomes par le constructeur Mercedes. Il se rendra ensuite Ă  Hangzhou, pĂ´le technologique, pour visiter le groupe de robotique Unitree et l’Ă©nergĂ©ticien Siemens Energy.Les EuropĂ©ens regardent de plus en plus la Chine avec mĂ©fiance. L’annĂ©e dernière, PĂ©kin a interdit l’exportation de puces Ă©lectroniques vers l’Europe après un diffĂ©rend avec le gouvernement nĂ©erlandais concernant le fabricant de semi-conducteurs Nexperia. Une situation qui a mis sous pression l’industrie automobile allemande, menacĂ©e d’arrĂŞts de production et de chĂ´mage partiel.”Nous voulons un partenariat avec la Chine qui soit Ă©quilibrĂ©, fiable, rĂ©glementĂ© et Ă©quitable. C’est ce que nous proposons. C’est Ă©galement ce que nous attendons de la part de la Chine”, a insistĂ© mardi M. Merz.Il y a quelques annĂ©es, l’UE s’Ă©tait mise d’accord sur une stratĂ©gie dite de “de-risking”, ou rĂ©duction des risques vis-Ă -vis de la Chine. Mais la dĂ©pendance n’a guère diminuĂ©. Cela vaut particulièrement pour les terres rares, sans lesquelles de nombreux domaines technologiques ne pourraient plus fonctionner, et sur lesquelles la Chine occupe une position dominante.”La Chine exploite systĂ©matiquement les dĂ©pendances des autres”, avait fustigĂ© M. Merz, lors de la confĂ©rence sur la sĂ©curitĂ© Ă  Munich mi-fĂ©vrier.Pour la première Ă©conomie europĂ©enne, très dĂ©pendante de ses exportations, et dont l’industrie a Ă©coulĂ© pendant des annĂ©es sa production sur l’immense marchĂ© chinois, la situation s’est considĂ©rablement dĂ©tĂ©riorĂ©e ces dernières annĂ©es.L’an passĂ©, le dĂ©ficit commercial de l’Allemagne avec la Chine a augmentĂ© de plus de 22 milliards d’euros pour atteindre environ 89 milliards d’euros. La situation est similaire pour le reste de l’Europe.L’Allemagne dispose cependant encore de moyens de pression, estime auprès de l’AFP Michael Laha, expert de la SociĂ©tĂ© allemande de politique Ă©trangère (DGAP).Il cite les fabricants de machine-outils, qui restent de “très importants” fournisseurs, “les Chinois n’Ă©tant pas encore si avancĂ©s dans ce domaine”.  

Au Congrès, Trump vante le “redressement historique” de l’AmĂ©rique

Donald Trump a vantĂ© mardi le “redressement historique” de l’AmĂ©rique un an après son retour au pouvoir, dans un discours devant le Congrès oĂą il a dressĂ© un tableau idyllique des Etats-Unis malgrĂ© le ressentiment de nombreux AmĂ©ricains.”Après seulement un an, je peux dire dignement et fièrement que nous avons accompli une transformation sans prĂ©cĂ©dent et un redressement historique”, a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident amĂ©ricain dans son “discours sur l’Ă©tat de l’Union”, affirmant: “Notre pays est de retour”.”L’inflation chute, les revenus augmentent vite, l’Ă©conomie est florissante comme elle ne l’a jamais Ă©tĂ©”, a-t-il encore dit sous les applaudissements des Ă©lus de son Parti rĂ©publicain scandant “USA, USA, USA”.BousculĂ© par la Cour suprĂŞme, malmenĂ© dans les sondages, menacĂ© d’une sanction Ă©lectorale Ă  l’automne, Donald Trump joue gros avec ce discours.Car il a fort Ă  faire pour convaincre les AmĂ©ricains que “l’âge d’or” promis il y a un an lors de son investiture est Ă  portĂ©e de main.L’enjeu est majeur: habituĂ© Ă  gouverner sans entraves, le rĂ©publicain de 79 ans verrait sa marge de manoeuvre considĂ©rablement rĂ©duite si son parti perdait le contrĂ´le du Parlement en novembre lors des “midterms”.Dans son discours, il a Ă©numĂ©rĂ© son bilan en matière d’immigration, assurant que la frontière n’avait “jamais Ă©tĂ© aussi sĂ»re”, et dit que les Etats-Unis avaient reçu plus de 80 millions de barils de pĂ©trole de la part du Venezuela, “notre nouvel ami et partenaire”.Depuis la capture par les Etats-Unis le 3 janvier du prĂ©sident vĂ©nĂ©zuĂ©lien Nicolas Maduro, dĂ©sormais dĂ©chu, Washington s’efforce de contrĂ´ler l’exploitation des Ă©normes rĂ©serves d’hydrocarbures du pays d’AmĂ©rique du Sud.Les pays alliĂ©s et rivaux des Etats-Unis guettaient par ailleurs tout indice sur les intentions de l’imprĂ©visible commandant en chef concernant l’Iran, alors qu’il a massĂ© au Moyen-Orient d’importants moyens militaires.- Hommage Ă  l’Ă©quipe de hockey -Le dirigeant rĂ©publicain a fait une entrĂ©e en grande pompe dans l’hĂ©micycle de la Chambre des reprĂ©sentants, oĂą le clan Trump Ă©tait omniprĂ©sent dont la Première dame Melania Trump.Plusieurs dizaines de parlementaires de l’opposition dĂ©mocrate ont eux choisi de laisser leurs sièges vides.Un Ă©lu dĂ©mocrate afro-amĂ©ricain a brandi une pancarte sur laquelle on pouvait lire “les Noirs ne sont pas des singes”, avant d’ĂŞtre expulsĂ©, faisant rĂ©fĂ©rence Ă  une vidĂ©o raciste partagĂ©e ce mois-ci par Donald Trump dĂ©peignant l’ancien prĂ©sident Barack Obama et son Ă©pouse Michelle en singes.Le rĂ©publicain a saluĂ© l’Ă©quipe masculine de hockey sur glace des Etats-Unis, qui vient de remporter l’or olympique, prĂ©sente dans la salle et très applaudie au point de presque lui voler la vedette.Devant des juges de la Cour suprĂŞme, il a par ailleurs jugĂ© “très regrettable” leur dĂ©cision d’invalider une bonne partie des taxes douanières dont il a assommĂ© les partenaires commerciaux des Etats-Unis.Quatre des neuf juges de l’institution, que Donald Trump a violemment critiquĂ©e, Ă©taient au premier rang pour son discours. Il leur a serrĂ© la main Ă  son arrivĂ©e.Dans un sondage YouGov/Marketwatch publiĂ© mardi, près de 47% des personnes interrogĂ©es jugent que leur pouvoir d’achat s’est dĂ©gradĂ© depuis qu’il est revenu au pouvoir en janvier 2025.Outre l’Ă©quipe de hockey, le rĂ©publicain a aussi conviĂ© Erika Kirk, veuve de l’influenceur pro-Trump Charlie Kirk, assassinĂ© en septembre et dont la Maison Blanche, au diapason de la droite chrĂ©tienne, a fait un “martyr”.Certains parlementaires dĂ©mocrates ont, eux, invitĂ© des victimes de l’ancien financier Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019 avant son procès pour crimes sexuels et dont Donald Trump a Ă©tĂ© proche.

BrĂ©sil: condamnation requise pour deux politiciens accusĂ©s du meurtre d’une dĂ©fenseure des minoritĂ©s

Le parquet brĂ©silien a requis mardi la condamnation des deux responsables politiques accusĂ©s d’avoir commanditĂ© le meurtre de la conseillère municipale Marielle Franco, icĂ´ne de la cause noire et LGBT+, au premier jour d’un procès ouvert huit ans après ce crime qui a bouleversĂ© le pays.Le 14 mars 2018, cette conseillère municipale de Rio de …

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