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Trump ouvre la porte à des discussions avec le Canada et le Mexique

Donald Trump compte discuter lundi avec le Canada et le Mexique au sujet des droits de douane qu’il a imposés à ces pays et dont l’annonce plombe les marchés boursiers, très inquiets du risque d’emballement d’une guerre commerciale. Interrogé dimanche par la presse au sujet des 25% de droits de douane qu’il a imposés aux produits en provenance des deux pays, le président américain a assuré qu’il allait “discuter avec le Premier ministre Trudeau demain matin”. “Je vais également parler avec le Mexique demain matin, je ne m’attends à rien de grave” de leur part, a-t-il dit.Il a également averti le Canada qu’il était prêt à aller plus loin dans les droits de douane si le voisin du Nord persistait dans les représailles qu’il compte imposer à partir de mardi, date d’effet des mesures américaines.Justin Trudeau a annoncé samedi que son pays imposerait des droits de douane de 25% sur des produits américains pour un total de 155 milliards de dollars canadiens (102 milliards d’euros), commençant par une première série de produits, d’une valeur de 30 milliards de dollars canadiens (21 milliards de dollars américains) dès mardi.Donald Trump a fustigé dimanche le Canada, estimant que “globalement, il y a beaucoup de choses qu’ils n’autorisent pas. Et nous autorisons tout à entrer chez nous, c’est à sens unique. Nous subventionnons le Canada à hauteur de 200 milliards de dollars par an et qu’est ce qu’on a en échange?”.Les Bourses en Asie ont nettement baissé lundi, à l’unisson du peso mexicain, du dollar canadien et d’autres devises face au billet vert.M. Trump avait toujours affirmé que l’impact des droits de douane serait supporté par les exportateurs étrangers, sans être répercuté sur les consommateurs américains, contredisant l’avis de la quasi totalité des experts.- Les Américains vont “souffrir” -Dans la matinée, il a toutefois reconnu pour la première fois clairement, dans une série de messages virulents sur son réseau social Truth Social, que les consommateurs et entreprises américains pourraient “souffrir”.”Ce sera le nouvel âge d’or pour les Etats-Unis! Est-ce que cela va faire souffrir? Oui, peut-être. Et peut-être pas. Mais nous allons rendre sa grandeur à l’Amérique et cela vaudra le prix qu’il faudra payer”, a-t-il écrit en lettres capitales.Le président américain a imposé samedi 25% de droits de douane sur tous les produits provenant du Mexique, ainsi que du Canada, à l’exception des hydrocarbures venant du voisin du Nord, désormais taxés à 10%.Donald Trump a également ciblé la Chine en imposant 10% de droits de douane, qui viennent s’ajouter à ceux déjà existants sur un certain nombre de produits chinois.Les mesures doivent entrer en vigueur mardi. Elles pourraient, selon les économistes, entraîner des hausses de prix et freiner l’activité de tous les pays concernés en perturbant les chaînes de production.Le Mexique, le Canada et la Chine sont les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis et représentent au total plus de 40% des importations du pays.Au total cela concerne jusque 1.400 milliards de dollars de produits entrant dans le pays, soit plus de quatre fois la valeur des produits importés taxés durant son premier mandat.- Hymne américain sifflé -Le ministre mexicain de l’Economie, Marcelo Ebrard, a dénoncé dimanche “l’offense faite” à son pays après les commentaires de la Maison Blanche accusant le gouvernement mexicain d'”alliance” avec les narcotrafiquants.Il s’agit, a-t-il estimé, d’un “prétexte pour détourner l’opinion publique de l’énorme erreur que représente l’imposition de droits de douane punitifs sur le Mexique”. Mexico a annoncé des représailles.La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a indiqué dimanche attendre la réponse de Donald Trump à sa proposition de dialogue, ajoutant qu’elle détaillerait la riposte de Mexico lundi matin.Le Canada a également annoncé sa volonté de contester les nouveaux droits de douane devant l’Organisation mondiale du commerce, à l’instar de la Chine, qui a assuré qu’elle prendrait les “mesures correspondantes” pour protéger ses “droits et intérêts”.Ottawa va aussi déposer un recours dans le cadre de l’accord de libre-échange ACEUM, signé durant le premier mandat de Donald Trump entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.Signe du profond mécontentement des Canadiens à l’égard de leur voisin, l’hymne américain, joué en début de rencontre en NBA et en NHL, a été sifflé à Toronto et Calgary dimanche.Concernant l’Union européenne, le président américain a suggéré dimanche qu’elle pourrait elle aussi se voir imposer des nouveaux droits de douanes.Il a en revanche laissé entendre que le Royaume-Uni pourrait y échapper dans l’immédiat.Quant à un accord avec Londres, “je pense qu’on peut en trouver un”, a déclaré M. Trump, “nous nous entendons très bien et nous verrons si nous pouvons ou non équilibrer nos relations” commerciales.

Trump ouvre la porte à des discussions avec le Canada et le Mexique

Donald Trump compte discuter lundi avec le Canada et le Mexique au sujet des droits de douane qu’il a imposés à ces pays et dont l’annonce plombe les marchés boursiers, très inquiets du risque d’emballement d’une guerre commerciale. Interrogé dimanche par la presse au sujet des 25% de droits de douane qu’il a imposés aux produits …

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Trump ouvre la porte à des discussions avec le Canada et le Mexique

Donald Trump compte discuter lundi avec le Canada et le Mexique au sujet des droits de douane qu’il a imposés à ces pays et dont l’annonce plombe les marchés boursiers, très inquiets du risque d’emballement d’une guerre commerciale. Interrogé dimanche par la presse au sujet des 25% de droits de douane qu’il a imposés aux produits en provenance des deux pays, le président américain a assuré qu’il allait “discuter avec le Premier ministre Trudeau demain matin”. “Je vais également parler avec le Mexique demain matin, je ne m’attends à rien de grave” de leur part, a-t-il dit.Il a également averti le Canada qu’il était prêt à aller plus loin dans les droits de douane si le voisin du Nord persistait dans les représailles qu’il compte imposer à partir de mardi, date d’effet des mesures américaines.Justin Trudeau a annoncé samedi que son pays imposerait des droits de douane de 25% sur des produits américains pour un total de 155 milliards de dollars canadiens (102 milliards d’euros), commençant par une première série de produits, d’une valeur de 30 milliards de dollars canadiens (21 milliards de dollars américains) dès mardi.Donald Trump a fustigé dimanche le Canada, estimant que “globalement, il y a beaucoup de choses qu’ils n’autorisent pas. Et nous autorisons tout à entrer chez nous, c’est à sens unique. Nous subventionnons le Canada à hauteur de 200 milliards de dollars par an et qu’est ce qu’on a en échange?”.Les Bourses en Asie ont nettement baissé lundi, à l’unisson du peso mexicain, du dollar canadien et d’autres devises face au billet vert.M. Trump avait toujours affirmé que l’impact des droits de douane serait supporté par les exportateurs étrangers, sans être répercuté sur les consommateurs américains, contredisant l’avis de la quasi totalité des experts.- Les Américains vont “souffrir” -Dans la matinée, il a toutefois reconnu pour la première fois clairement, dans une série de messages virulents sur son réseau social Truth Social, que les consommateurs et entreprises américains pourraient “souffrir”.”Ce sera le nouvel âge d’or pour les Etats-Unis! Est-ce que cela va faire souffrir? Oui, peut-être. Et peut-être pas. Mais nous allons rendre sa grandeur à l’Amérique et cela vaudra le prix qu’il faudra payer”, a-t-il écrit en lettres capitales.Le président américain a imposé samedi 25% de droits de douane sur tous les produits provenant du Mexique, ainsi que du Canada, à l’exception des hydrocarbures venant du voisin du Nord, désormais taxés à 10%.Donald Trump a également ciblé la Chine en imposant 10% de droits de douane, qui viennent s’ajouter à ceux déjà existants sur un certain nombre de produits chinois.Les mesures doivent entrer en vigueur mardi. Elles pourraient, selon les économistes, entraîner des hausses de prix et freiner l’activité de tous les pays concernés en perturbant les chaînes de production.Le Mexique, le Canada et la Chine sont les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis et représentent au total plus de 40% des importations du pays.Au total cela concerne jusque 1.400 milliards de dollars de produits entrant dans le pays, soit plus de quatre fois la valeur des produits importés taxés durant son premier mandat.- Hymne américain sifflé -Le ministre mexicain de l’Economie, Marcelo Ebrard, a dénoncé dimanche “l’offense faite” à son pays après les commentaires de la Maison Blanche accusant le gouvernement mexicain d'”alliance” avec les narcotrafiquants.Il s’agit, a-t-il estimé, d’un “prétexte pour détourner l’opinion publique de l’énorme erreur que représente l’imposition de droits de douane punitifs sur le Mexique”. Mexico a annoncé des représailles.La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a indiqué dimanche attendre la réponse de Donald Trump à sa proposition de dialogue, ajoutant qu’elle détaillerait la riposte de Mexico lundi matin.Le Canada a également annoncé sa volonté de contester les nouveaux droits de douane devant l’Organisation mondiale du commerce, à l’instar de la Chine, qui a assuré qu’elle prendrait les “mesures correspondantes” pour protéger ses “droits et intérêts”.Ottawa va aussi déposer un recours dans le cadre de l’accord de libre-échange ACEUM, signé durant le premier mandat de Donald Trump entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.Signe du profond mécontentement des Canadiens à l’égard de leur voisin, l’hymne américain, joué en début de rencontre en NBA et en NHL, a été sifflé à Toronto et Calgary dimanche.Concernant l’Union européenne, le président américain a suggéré dimanche qu’elle pourrait elle aussi se voir imposer des nouveaux droits de douanes.Il a en revanche laissé entendre que le Royaume-Uni pourrait y échapper dans l’immédiat.Quant à un accord avec Londres, “je pense qu’on peut en trouver un”, a déclaré M. Trump, “nous nous entendons très bien et nous verrons si nous pouvons ou non équilibrer nos relations” commerciales.

Affaire du baiser forcé: début du procès de l’ex-patron du foot espagnol

Le procès de l’ancien patron du football espagnol Luis Rubiales, jugé pour un baiser imposé devant le monde entier à l’internationale Jenni Hermoso en 2023 et les pressions exercées sur elle pour étouffer le scandale, s’est ouvert lundi matin près de Madrid.L’audience a débuté peu avant 10H15 (09H15 GMT) devant le tribunal de l’Audience nationale …

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Affaire du baiser forcé: début du procès de l’ex-patron du foot espagnol

Le procès de l’ancien patron du football espagnol Luis Rubiales, jugé pour un baiser imposé devant le monde entier à l’internationale Jenni Hermoso en 2023 et les pressions exercées sur elle pour étouffer le scandale, s’est ouvert lundi matin près de Madrid.L’audience a débuté peu avant 10H15 (09H15 GMT) devant le tribunal de l’Audience nationale à San Fernando de Henares, près de Madrid, avec l’examen de questions préliminaires.L’ancien homme fort du football espagnol est arrivé au tribunal vers 09H15 (08H15 GMT), quelques minutes avant la footballeuse, qui évolue aujourd’hui au Mexique et doit être la première à témoigner lundi. Jenni Hermoso est devenue un symbole de la lutte contre le sexisme dans le sport après le scandale, qui avait éclaté dans la foulée du sacre des footballeuses espagnoles lors du Mondial en Australie.”Merci encore, Jenni, pour ton courage. (…) Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes avec toi. Plus jamais de baiser non consenti, plus jamais d’agression sexuelle”, a réagi sur X la ministre espagnole de l’Egalité Ana Redondo peu avant le début de l’audience.Luis Rubiales, 47 ans, qui était au moment des faits président de la Fédération espagnole de football (RFEF), comparaît pour agression sexuelle et coercition. Le parquet, qui présente en Espagne ses conclusions avant le procès, réclame une peine de deux ans et demi de prison à son encontre, un an pour agression sexuelle et un an et demi pour les pressions exercées sur la joueuse.Selon l’acte d’accusation, le baiser sur la bouche imposé à la joueuse par Luis Rubiales a été effectué “par surprise et sans le consentement ni l’acceptation de la joueuse”.A partir de ce moment, “des pressions constantes et répétées ont été exercées directement sur la joueuse Jennifer Hermoso Fuentes et par l’intermédiaire de sa famille et de ses amis dans le but (de l’amener à) justifier et approuver publiquement le baiser que Luis Rubiales lui avait donné contre sa volonté”, affirme encore l’accusation.De nombreuses coéquipières de Jenni Hermoso, dont la double Ballon d’Or Alexia Putellas, des dirigeants de la RFEF, ainsi que les sélectionneurs des équipes d’Espagne féminine et masculine, seront appelés à la barre pour témoigner. L’ex-grand patron du foot espagnol, qui a longtemps présenté ce baiser comme un geste consenti et a nié toute coercition, sera entendu à partir du 12 février.- “C’est terminé!” -Aux côtes de Luis Rubiales se trouvent sur le banc des accusés l’ex-sélectionneur de la “Roja” féminine, Jorge Vilda, et deux anciens responsables de la RFEF, Rubén Rivera et Albert Luque, contre qui le parquet a requis un an et demi de prison pour avoir exercé des pressions sur la joueuse afin d’étouffer l’affaire.Le scandale avait éclaté le 20 août 2023 à Sydney, en Australie, lors de la cérémonie de remise des médailles aux joueuses de la “Roja” qui venaient de remporter la finale de la Coupe du monde de football face à l’Angleterre.Devant les caméras du monde entier, Luis Rubiales avait saisi la tête de Jennifer Hermoso avec les deux mains et l’avait embrassé brusquement sur les lèvres, avant de la laisser repartir en lui donnant deux tapes dans le dos.Très vite, ce geste avait déclenché des réactions outrées, le patron du football espagnol se défendant en évoquant “un bisou de célébration entre deux amis” et en assurant que la joueuse était consentante.Dans un documentaire Netflix, la meilleure buteuse de l’histoire de la “Roja” confiera ensuite avoir pleuré après ce baiser.L’affaire s’était transformée immédiatement en un symbole de la lutte contre le sexisme dans le sport et le hashtag #SeAcabó (“C’est terminé!”), lancé par les joueuses de la “Roja”, avait fait le tour du monde. Après s’être d’abord accroché à son poste malgré une suspension de la Fifa (la fédération mondiale du football) pour ce geste et avoir fustigé une manifestation de “faux féminisme” à son encontre, Luis Rubiales avait fini par céder à la pression et démissionné le 10 septembre 2023.Il est également mis en cause dans un autre dossier, une enquête de corruption dans une affaire de contrats irréguliers lorsqu’il était à la tête de la RFEF entre 2018 et 2023, 

Affaire du baiser forcé: début du procès de l’ex-patron du foot espagnol

Le procès de l’ancien patron du football espagnol Luis Rubiales, jugé pour un baiser imposé devant le monde entier à l’internationale Jenni Hermoso en 2023 et les pressions exercées sur elle pour étouffer le scandale, s’est ouvert lundi matin près de Madrid.L’audience a débuté peu avant 10H15 (09H15 GMT) devant le tribunal de l’Audience nationale à San Fernando de Henares, près de Madrid, avec l’examen de questions préliminaires.L’ancien homme fort du football espagnol est arrivé au tribunal vers 09H15 (08H15 GMT), quelques minutes avant la footballeuse, qui évolue aujourd’hui au Mexique et doit être la première à témoigner lundi. Jenni Hermoso est devenue un symbole de la lutte contre le sexisme dans le sport après le scandale, qui avait éclaté dans la foulée du sacre des footballeuses espagnoles lors du Mondial en Australie.”Merci encore, Jenni, pour ton courage. (…) Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes avec toi. Plus jamais de baiser non consenti, plus jamais d’agression sexuelle”, a réagi sur X la ministre espagnole de l’Egalité Ana Redondo peu avant le début de l’audience.Luis Rubiales, 47 ans, qui était au moment des faits président de la Fédération espagnole de football (RFEF), comparaît pour agression sexuelle et coercition. Le parquet, qui présente en Espagne ses conclusions avant le procès, réclame une peine de deux ans et demi de prison à son encontre, un an pour agression sexuelle et un an et demi pour les pressions exercées sur la joueuse.Selon l’acte d’accusation, le baiser sur la bouche imposé à la joueuse par Luis Rubiales a été effectué “par surprise et sans le consentement ni l’acceptation de la joueuse”.A partir de ce moment, “des pressions constantes et répétées ont été exercées directement sur la joueuse Jennifer Hermoso Fuentes et par l’intermédiaire de sa famille et de ses amis dans le but (de l’amener à) justifier et approuver publiquement le baiser que Luis Rubiales lui avait donné contre sa volonté”, affirme encore l’accusation.De nombreuses coéquipières de Jenni Hermoso, dont la double Ballon d’Or Alexia Putellas, des dirigeants de la RFEF, ainsi que les sélectionneurs des équipes d’Espagne féminine et masculine, seront appelés à la barre pour témoigner. L’ex-grand patron du foot espagnol, qui a longtemps présenté ce baiser comme un geste consenti et a nié toute coercition, sera entendu à partir du 12 février.- “C’est terminé!” -Aux côtes de Luis Rubiales se trouvent sur le banc des accusés l’ex-sélectionneur de la “Roja” féminine, Jorge Vilda, et deux anciens responsables de la RFEF, Rubén Rivera et Albert Luque, contre qui le parquet a requis un an et demi de prison pour avoir exercé des pressions sur la joueuse afin d’étouffer l’affaire.Le scandale avait éclaté le 20 août 2023 à Sydney, en Australie, lors de la cérémonie de remise des médailles aux joueuses de la “Roja” qui venaient de remporter la finale de la Coupe du monde de football face à l’Angleterre.Devant les caméras du monde entier, Luis Rubiales avait saisi la tête de Jennifer Hermoso avec les deux mains et l’avait embrassé brusquement sur les lèvres, avant de la laisser repartir en lui donnant deux tapes dans le dos.Très vite, ce geste avait déclenché des réactions outrées, le patron du football espagnol se défendant en évoquant “un bisou de célébration entre deux amis” et en assurant que la joueuse était consentante.Dans un documentaire Netflix, la meilleure buteuse de l’histoire de la “Roja” confiera ensuite avoir pleuré après ce baiser.L’affaire s’était transformée immédiatement en un symbole de la lutte contre le sexisme dans le sport et le hashtag #SeAcabó (“C’est terminé!”), lancé par les joueuses de la “Roja”, avait fait le tour du monde. Après s’être d’abord accroché à son poste malgré une suspension de la Fifa (la fédération mondiale du football) pour ce geste et avoir fustigé une manifestation de “faux féminisme” à son encontre, Luis Rubiales avait fini par céder à la pression et démissionné le 10 septembre 2023.Il est également mis en cause dans un autre dossier, une enquête de corruption dans une affaire de contrats irréguliers lorsqu’il était à la tête de la RFEF entre 2018 et 2023, 

NBA: Doncic fait ses adieux aux Mavericks, leur boss s’explique

Alors que Luka Doncic a fait ses adieux aux supporters de Dallas, le patron des Mavericks a expliqué dimanche pourquoi il avait décidé d’échanger avec les Lakers sa jeune vedette slovène contre le plus expérimenté Anthony Davis dans un accord aussi tonitruant que secret.”J’aurais tellement voulu vous apporter un titre de champion NBA”, assure Doncic aux supporteurs des Mavericks dans un message sur les réseaux sociaux.”Il y a sept ans, je suis arrivé ici (à Dallas) encore adolescent pour réaliser mon rêve de jouer au basket au plus haut niveau. Je pensais passer toute ma carrière ici”, raconte le Slovène de 25 ans.Engagé par Atlanta en 3e position lors de la draft 2018, Doncic avait immédiatement rejoint Dallas. Il a été l’an dernier l’un des principaux artisans du parcours des Mavs jusqu’en finale NBA où ils se sont inclinés face à Boston.Mais au lieu de poursuivre sur sa lancée à Dallas où l’attendait un juteux contrat à la reconduction en fin de saison, son transfert chez les Lakers en échange du pivot vedette de la franchise californienne Anthony Davis a pris tout le monde de court dans la nuit de samedi à dimanche.Alors après ses remerciements à ses désormais anciens fans texans, Doncic a posté un nouveau message le montrant sous les couleurs des Lakers où il devrait assurer l’avenir de la franchise dont la star LeBron James a dépassé la barre des 40 ans.- “Gagner le titre” -“Je suis reconnaissant pour cette chance incroyable. Le basket est tout pour moi et où que je joue, je le ferai avec le même plaisir, la même passion et le même objectif, gagner le titre”, assure-t-il.Selon les médias américains l’échange entre Doncic et Davis était à ce point secret que pas même les intéressés n’en ont été informés avant l’officialisation. Ni-même LeBron James, qui a appris la nouvelle alors qu’il était au restaurant en famille à New York après avoir battu les Knicks samedi soir.La légende de la NBA s’est fendu d’un message à l’attention de son ami et ex-coéquipier Anthony Davis: “Je t’aime mon pote. Eclate-toi là-bas” à Dallas, a écrit James en légende d’une photo où Davis et lui s’étreignent sur le parquet.De son côté, le manager général des Mavericks Nico Harrison a été contraint de s’expliquer sur sa stratégie face à l’incompréhension des fans.”Nous pensons que c’est la défense qui fait gagner des titres et nous recrutons l’un des meilleurs joueurs de la ligue capables de jouer en attaque et en défense”, a insisté le dirigeant en assurant que son équipe était désormais “bâtie pour gagner”.Les supporteurs texans ont néanmoins laissé éclater leur dépit de voir partir leur pépite.- “La frustration passera” -“Je suis désolé s’ils sont frustrés, mais nous croyons que cette stratégie va nous rendre plus forts”, s’est défendu Harrison.”Nous croyons que ça nous met sur la voie du titre. Non seulement maintenant, mais à l’avenir aussi. Et quand nous remporterons le titre, je suis certain que la frustration passera”, a-t-il ajouté.Quant à l’agenda du transfert, le boss des Mavs a expliqué qu’il fallait agir avant que Doncic n’ait les cartes en main pour négocier son départ.En fin de saison cet été, le joueur aurait notamment eu la possibilité de signer une juteuse prolongation de contrat à Dallas, mais également de partir et les Mavericks ont préféré prendre les devants pour assurer leur avenir.”Il allait être en mesure de décider lui-même s’il voulait rester ou non. Nous devions tout prendre en compte pour prendre les devants et nous éviter un été tumultueux”, a expliqué Harrison.Pas plus informé que les joueurs de ce qui se tramait, le coach des Mavericks Jason Kidd s’est dit “en phase” avec la décision prise.”Je suis persuadé que les joueurs que nous recrutons sont ceux qui peuvent nous aider à atteindre notre objectif de remporter le titre NBA”, a affirmé l’entraîneur.

Budget: Bayrou va dégainer le 49.3 au risque de la censure

François Bayrou fera usage pour la première fois lundi de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le budget, mettant ainsi en jeu son poste mercredi lors d’une motion de censure dont l’adoption dépendra des socialistes et du RN.Deux mois après la chute du gouvernement Barnier, les députés doivent examiner à partir de 16H00 le texte de compromis dont a accouché vendredi une commission mixte paritaire réunissant à huis clos 14 parlementaires des deux chambres.L’ensemble des députés d’opposition ont voté contre le texte en CMP, ne laissant guère d’autre choix au Premier ministre que d’engager la responsabilité du gouvernement, en l’absence de majorité à l’Assemblée.”Maintenant, il faut passer sans tarder à l’adoption. Un pays comme le nôtre ne peut pas rester sans budget. Le seul moyen, c’est d’engager la responsabilité du gouvernement”, a annoncé M. Bayrou à La Tribune Dimanche.Le Premier ministre devrait enchaîner rapidement, peut-être dès lundi soir, un deuxième 49.3, sur la première partie du budget de la Sécurité sociale, qui arrive en nouvelle lecture à l’Assemblée. Deux ou trois 49.3 au total devront être déclenchés sur ce texte avant sa transmission au Sénat, un pour chaque partie.- les socialistes partagés -La France insoumise a annoncé de longue date une motion de censure pour faire chuter M. Bayrou, que devraient voter mercredi communistes et écologistes.La position du Rassemblement national et du PS, sans les voix desquelles cette motion ne peut passer, n’est pas encore connue. Les regards sont plus particulièrement braqués sur les socialistes, avec qui le gouvernement négocie depuis plusieurs semaines.Dans une interview à Ouest-France dimanche, le président du groupe PS Boris Vallaud a affirmé que la question n’était “pas encore tranchée”. Un bureau national se réunit lundi midi, mais la décision pourrait se faire attendre jusqu’à mercredi.Si le PS a “arraché des concessions”, elles “restent largement insuffisantes pour faire de ce budget un bon budget”, affirme-t-il. “Mais nous savons aussi que ce pays a besoin d’un budget et nous entendons les inquiétudes, les craintes des entreprises, des collectivités ou des associations”, dit-il.Deux lignes s’affrontent donc au PS entre ceux qui ne veulent pas laisser le pays sans gouvernement et sans budget, comme le leur demande l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, et ceux qui veulent censurer notamment au nom des valeurs depuis que François Bayrou a utilisé le terme de “sentiment de submersion” migratoire, cher à l’extrême droite.Lundi, ce sont davantage les premiers qui se faisaient entendre. “Ce n’est évidemment pas un budget (de la Sécurité sociale) de gauche mais il est assurément plus acceptable que le budget Barnier qui faisait des économies à la serpe”, a estimé dans les Echos Jérôme Guedj.- changement d’alliance -Les socialistes pourraient-ils demander de nouvelles concessions d’ici mercredi ? Pas dans le budget de l’Etat puisque la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a confirmé lundi sur France 2 que le texte soumis au 49.3 sera celui issu de la CMP. “On a été au bout de ce qui peut être une discussion”, a jugé le chef des députés Modem Marc Fesneau.Quant à une hausse du Smic demandée par les socialistes, celle-ci “n’est pas à l’ordre du jour”, selon la ministre du Travail Catherine Vautrin qui l’a renvoyé à “une conférence sociale plus large sur le travail” qui se déroulerait après le conclave sur les retraites. Les socialistes restent par ailleurs sous la pression des Insoumis. S’ils “ne votent pas la motion de censure, alors ils auront procédé à un changement d’alliance. Ils seront dans un soutien sans participation au gouvernement et auront renié les engagements pris devant les électeurs”, répète le coordinateur de LFI Manuel Bompard.Mais LFI devrait “peut-être s’interroger sur sa stratégie”, a répondu le député socialiste Philippe Brun après la nette défaite de son candidat Louis Boyard à la municipale partielle de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne).- Le RN attend la décision des chefs -Le sort de François Bayrou dépend également du RN, plus en retrait, le Premier ministre ayant choisi de négocier avec le PS. “Nous avons une réunion lundi après-midi pour déterminer notre position”, a déclaré sur Public Sénat le porte-parole du RN Julien Odoul.Le député Jean-Philippe Tanguy a estimé dimanche que le budget proposé était “pire que l’absence de budget”, et que lui-même souhaitait la censure.Mais il appartiendra à Marine Le Pen et à Jordan Bardella de trancher. Au RN, pas de vote interne mais “une unité de commandement”, s’est félicité M. Tanguy.

Les yeux rivés sur Trump et Poutine, l’UE et l’Otan parlent défense

Les dirigeants des pays de l’UE, le Premier ministre britannique et le secrétaire général de l’Otan se retrouvent lundi à Bruxelles pour tenter de doper les dépenses de défense face à l’agressivité de la Russie, au moment où Donald Trump exige des alliés qu’ils passent à la vitesse supérieure.Ce sommet dans la capitale belge est une “triple première”: première fois que les 27 se retrouvent depuis la prestation de serment du 47e président américain, première fois que leur rencontre est consacrée exclusivement à la défense, première fois qu’un dirigeant britannique se joint à eux depuis le Brexit.Depuis le lancement de l’invasion russe de l’Ukraine, il y a près de trois ans, les pays européens ont sensiblement augmenté leurs budgets militaires.Mais ils reconnaissent aussi presque à l’unisson qu’ils ne s’arment pas encore assez vite sur fond d’inquiétudes croissantes face à la possibilité que Vladimir Poutine s’en prenne à l’un d’entre eux dans les années à venir.La retour de Donald Trump à la Maison Blanche a donné une nouvelle dimension au débat, le tonitruant président répétant sur tous les tons que l’Europe ne doit plus tenir la protection américaine pour acquise.Il exige désormais que les pays européens doublent au minimum leurs dépenses militaires, en y consacrant au moins 5% de leur Produit intérieur brut, un objectif jugé irréaliste pour nombre d’entre eux.- Groenland -Le magnat de l’immobilier a aussi promis sur les estrades de campagne de mettre rapidement fin à la guerre en Ukraine, suscitant l’inquiétude des Européens qui redoutent qu’il contraigne Kiev à accepter un mauvais accord.Au-delà de la question de défense, Trump a multiplié les menaces, tous azimuts, envers ses alliés européens.La Première ministre danoise  Mette Frederiksen – qui vient d’effectuer une tournée de plusieurs capitales européennes – espère un message commun face aux visées du milliardaire républicain sur le Groenland, un territoire dépendant de son pays.Le spectre d’une guerre commerciale planera aussi sur la rencontre de Bruxelles.Donald Trump, qui vient d’infliger 25% de taxes sur les produits canadiens et mexicains, et 10% sur les produits chinois, répète que le tour de l’Europe viendra. “L’UE nous a très mal traités”, a-t-il tonné vendredi depuis le Bureau ovale. Bruxelles a promis de riposter “avec fermeté” si elle était ciblée par des droits de douane “injustes”.- “Comment faire?” – Si le consensus sur la nécessité d’augmenter les dépenses de défense est là, la façon d’y parvenir reste l’objet d’âpres débats. “La question n’est pas faut-il le faire mais comment faire?”, résume un responsable européen.Bruxelles estime que le bloc devra investir 500 milliards d’euros en plus dans la défense sur la décennie à venir.Comment financer ces besoins? Les fonds européens doivent-ils être alloués exclusivement à des armements européens? Quel doit être le rôle de l’Otan dans cet effort annoncé? Nombre de pays plaident pour un grand emprunt européen. Mais l’Allemagne, qui se prépare à des législatives le 23 février, ne veut pas ouvrir le débat sur ce sujet politiquement sensible.”Si nous n’abordons pas frontalement la question du financement, le risque est que cette rencontre de Bruxelles ne soit qu’un exercice de pure forme”, s’inquiète un diplomate européen.Dix-neuf pays de l’UE, dont la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, ont appelé la Banque européenne d’investissement (BEI) à financer davantage le réarmement face à la Russie. – Accord avec Londres ? – Sur les achats d’armes, la France – accusée par certains de ses partenaires de se préoccuper d’abord de son industrie nationale – insiste sur l’origine européenne de la production.D’autres pays jugent qu’au moment où l’industrie européenne peine à soutenir la cadence, les critères ne devraient pas être trop stricts. Et acheter des armes aux Etats-Unis pourrait être un moyen de garder des relations aux moins correctes avec Trump, arguent-ils.Face aux turbulences annoncées dans les relations transatlantiques, certains sont tentés de resserrer les liens avec un vieil ami: le Royaume-Uni.Cinq ans après le Brexit, un Premier ministre britannique fera son retour lundi dans le cercle des dirigeants européens… au moins le temps d’un dîner.Depuis son arrivée au pouvoir en juillet, le travailliste Keir Starmer affiche sa volonté de relancer les relations avec Bruxelles et l’hypothèse d’un accord de sécurité est évoquée.”L’Europe doit redoubler d’efforts pour écraser la machine de guerre de Poutine, alors que l’économie russe montre des signes d’affaiblissement”, va dire M. Starmer devant le Conseil européen, selon un communiqué de Downing Street.Les tensions héritées du Brexit subsistent toutefois et les points de friction n’ont pas complètement disparu.Au-delà des appels au “reset” (nouveau départ), nombre de diplomates européens jugent qu’il ne pourra y avoir de progrès tangibles avec Londres en l’absence d’accord en particulier sur l’épineux dossier des droits de pêche.