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Le défi de reconstruire les milliers de maisons incendiées à Los Angeles
Plus de 10.000 habitations détruites par les flammes en trois semaines près de Los Angeles, sans compter commerces, restaurants et autres bâtiments publics: le défi est désormais de reconstruire rapidement dans un contexte de pénurie de main d’oeuvre, d’inflation et de codes d’urbanisme stricts.”Le processus de reconstruction va être très difficile”, relève Jim Tobin, patron …
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Le défi de reconstruire les milliers de maisons incendiées à Los Angeles
Plus de 10.000 habitations détruites par les flammes en trois semaines près de Los Angeles, sans compter commerces, restaurants et autres bâtiments publics: le défi est désormais de reconstruire rapidement dans un contexte de pénurie de main d’oeuvre, d’inflation et de codes d’urbanisme stricts.”Le processus de reconstruction va être très difficile”, relève Jim Tobin, patron de l’Association nationale des constructeurs de maisons (NAHB). “Et cela va prendre du temps car un incendie est très unique: c’est une perte totale” des bâtiments contrairement à une inondation ou un ouragan.Selon lui, même des éléments ayant survécu comme fondations, cheminées ou structures en pierres ou béton vont devoir être évacués car “le feu détériore grandement ces matériaux”, sans parler des importantes quantités d’eau et de retardateurs de flamme déversés.Avant d’engager toute construction, les sols doivent être dépollués par des entreprises spécialisées dans les déchets toxiques, explique Mary Comerio, professeur d’architecture à l’université de Berkeley, experte dans la reconstruction urbaine après une catastrophe.A Paradise, où 18.000 structures dont 11.000 maisons ont été détruites par un incendie en novembre 2018, cette étape de déblaiement et dépollution a pris neuf mois, selon Colette Curtis, directrice de la reconstruction de cette ville californienne.Seulement 10% des maisons et environ 500 bâtiments (commerces, entreprises), dont la mairie, ont survécu. Le premier permis de construire date de mars 2019, la première maison a été achevée en juillet cette année-là et, actuellement, 400 maisons sont en construction.”Il faudra probablement encore dix ans pour une reconstruction totale”, souligne-t-elle.A Los Angeles, ce pourrait être plus rapide étant donnée l’aisance financière des habitants de Pacific Palisades et Malibu, leur permettant de ne pas attendre l’indemnisation de leur assureur, d’éventuelles aides fédérales ou de négocier un nouvel emprunt immobilier.- Trois à cinq ans -Mais la simple obtention d’un permis de construire peut prendre neuf à douze mois, relèvent les spécialistes, estimant le processus classique pour retrouver une maison habitable entre trois à cinq ans.Les pouvoirs publics doivent aussi nettoyer et refaire les réseaux routiers, sanitaires, énergétiques, reconstruire les infrastructures publiques (écoles, hôpitaux, bibliothèques).En général, l’Etat fédéral prend en charge 75% du coût mais, souligne Mary Comerio, le président Joe Biden a décidé une prise en charge à 100% pour ces incendies. Mais la nouvelle administration Trump suivra-t-elle?La réglementation a beaucoup évolué au fil des décennies, avec des normes de sécurité et environnementales plus strictes et, souvent, plus coûteuses.Le gouverneur de Californie Gavin Newsom a rapidement pris des mesures pour hâter le processus, en allégeant certaines restrictions du code de l’urbanisme, et pour limiter les hausses abusives des prix.Car cette catastrophe intervient pendant une pénurie de main-d’oeuvre dans le bâtiment mais aussi de matériaux de construction, susceptible d’empirer avec les droits de douanes infligés samedi par Donald Trump à la Chine et au Canada.L’Association des ouvriers de la construction (ABC) estime le déficit net actuel à près de 430.000 dans la construction, et anticipe 500.000 en 2026.- Nouvelle réglementation intransigeante -“Comme dans tout désastre urbain d’envergure, il va y avoir une importante migration interne d’ouvriers”, prédit Mary Comerio, mentionnant les salaires confortables du secteur.”C’est assez classique (…) et cela entraîne un très bon boom économique local à court terme” car ces travailleurs doivent se loger, se nourrir, consommer, ajoute-t-elle.Les grandes chaînes de magasins de bricolage Home Depot et Lowe’s, qui fournissent particuliers et professionnels et n’ont pas répondu aux sollicitations de l’AFP, risquent d’avoir du mal à faire face à la demande “très élevée sur une période réduite”, note Neil Saunders, directeur chez GlobalData.D’après lui, les magasins d’électroménagers, d’ameublements ou encore de décoration devraient également connaître une forte demande “car les gens doivent reconstituer toute leur maison”.Mais pas n’importe comment, prévient Colette Curtis.A Paradise, où 85 personnes sont mortes, la nouvelle réglementation locale est intransigeante: murs, toitures et fenêtres doivent être résistants au feu, rien d’inflammable à 1,50 mètre autour de l’habitation, végétation sélective. Les lignes électriques sont enterrées.”Ne perdez pas espoir. Cela paraît insurmontable maintenant mais allez de l’avant, les choses s’amélioreront”, lance-t-elle à l’adresse des victimes de Los Angeles.
Suède: cinq personnes blessées par balles dans une école
Cinq personnes ont été blessées mardi par des tirs dans une école de la ville d’Örebro, à 200 km à l’ouest de Stockholm, a annoncé la police suédoise qui a exhorté la population à rester à l’écart de la zone.Les images de la scène montrent une très importante présence policière et de nombreuses ambulances et …
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Suède: cinq personnes blessées par des tirs dans une école
Cinq personnes ont été blessées mardi par des tirs dans une école de la ville d’Örebro, à 200 km à l’ouest de Stockholm, a annoncé la police suédoise qui a exhorté la population à rester à l’écart de la zone.Les images de la scène montrent une très importante présence policière et de nombreuses ambulances et …
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Condamné à mort en Indonésie, Serge Atlaoui s’est envolé pour la France
Serge Atlaoui, un Français de 61 ans condamné à mort en Indonésie en 2007 pour trafic de drogue, s’est envolé mardi soir pour Paris en espèrant recouvrer la liberté après 19 ans de prison, a indiqué un responsable indonésien.Extrait de sa prison de Salemba à 15H00 (08H00 GMT), M. Atlaoui a décollé pour Paris “sur le vol KLM KL 810 de 19H35 (12H35 GMT) via Amsterdam”, a déclaré à l’AFP I Nyoman Gede Surya Mataram, responsable au ministère indonésien en charge des Affaires juridiques et des droits humains.Escorté par trois policiers français, il atterrira à Paris mercredi matin.”Je me réjouis que le combat que nous avons mené se solde par la victoire de la vie sur la mort”, a réagi auprès de l’AFP son avocat Richard Sédillot. “Je vais maintenant m’employer à faire en sorte que la peine soit adaptée dans des conditions qui permettront sa mise en liberté”.Avant cela, M. Atlaoui s’était plié à une dernière obligation, une conférence de presse à laquelle ont pris part ce responsable indonésien et l’ambassadeur de France, Fabien Penone. Masque sur la bouche et casquette noire, le Français est resté muet durant toute la conférence.- “Jamais perdu l’espoir” -Depuis le 11 novembre 2005, jour de son interpellation près de Jakarta, le Français rêve de cette journée, “sans avoir jamais perdu l’espoir”, selon une source proche. Après son arrivée à l’aéroport de Roissy, il sera conduit au tribunal de Bobigny, en région parisienne, “pour être présenté au procureur qui lui notifiera son incarcération”, avant d’être “conduit directement dans un établissement pénitentiaire”, a indiqué à l’AFP le parquet.”Après toutes ces années d’incarcération, c’est ce moment-là que j’attendais. Il a quitté la prison, ça veut dire qu’il est vraiment sur le chemin du retour”, a réagi son épouse Sabine sur la radio RTL.”Je pensais que j’allais être un peu plus sereine, mais je suis chamboulée, il y a beaucoup de joie et on est pressés de le voir”, a-t-elle ajouté.Demandé officiellement le 4 novembre par la France, son retour a été rendu possible par la signature d’un accord le 24 janvier entre les ministres français de la Justice Gérald Darmanin et indonésien Yusril Ihza Mahendra.Dans cet accord, Jakarta explique avoir décidé de “ne pas exécuter” le prisonnier et d’autoriser son retour pour “raisons humanitaires” car “il est malade”. M. Atlaoui a suivi chaque semaine un traitement, ces derniers temps, dans un hôpital proche de sa prison.”Le retour de Serge Atlaoui en France est un énorme soulagement pour ECPM et toute la communauté abolitionniste”, a commenté Raphaël Chenuil-Hazan, directeur général de l’association française Ensemble contre la peine de mort (ECPM), qui le soutient depuis de nombreuses années. Cette issue favorable “est une source d’inspiration et nous invite à poursuivre notre combat pour les milliers de personnes qui se trouvent toujours dans les couloirs de la mort à travers le monde. Cette libération est une lueur d’espoir”, a-t-il ajouté.- Peine de mort en appel -M. Atlaoui avait été arrêté en 2005 dans une usine où des dizaines de kilos de drogue avaient été découverts et les autorités l’avaient accusé d’être un “chimiste”.Venu de Metz, dans le nord-est de la France, cet artisan soudeur, père de quatre enfants, s’est toujours défendu d’être un trafiquant de drogue, affirmant qu’il n’avait fait qu’installer des machines industrielles dans ce qu’il croyait être une usine d’acrylique. Initialement condamné à la prison à vie, il avait vu la Cour suprême alourdir la sentence et le condamner à la peine capitale en appel.Il devait être exécuté aux côtés de huit autres condamnés en 2015, mais a obtenu un sursis après que Paris a intensifié la pression.L’affaire avait fait grand bruit en Indonésie, où la législation antidrogue est l’une des plus sévères du monde. Mais aussi en France où de nombreuses personnalités, dont la chanteuse franco-indonésienne Anggun, s’étaient mobilisées pour le soutenir. L’Indonésie qui n’a plus procédé à d’exécution depuis 2016, compte actuellement au moins 530 condamnés dans le couloir de la mort, selon l’association de défense des droits Kontras, citant des données officielles.Parmi eux, plus de 90 étrangers, dont au moins une femme, selon le ministère de l’Immigration et des services correctionnels.D’après l’association ECPM, outre M. Atlaoui, au moins quatre Français sont actuellement condamnés à mort dans le monde: deux hommes au Maroc, un en Chine ainsi qu’une femme en Algérie.
Condamné à mort en Indonésie, Serge Atlaoui s’est envolé pour la France
Serge Atlaoui, un Français de 61 ans condamné à mort en Indonésie en 2007 pour trafic de drogue, s’est envolé mardi soir pour Paris en espèrant recouvrer la liberté après 19 ans de prison, a indiqué un responsable indonésien.Extrait de sa prison de Salemba à 15H00 (08H00 GMT), M. Atlaoui a décollé pour Paris “sur le vol KLM KL 810 de 19H35 (12H35 GMT) via Amsterdam”, a déclaré à l’AFP I Nyoman Gede Surya Mataram, responsable au ministère indonésien en charge des Affaires juridiques et des droits humains.Escorté par trois policiers français, il atterrira à Paris mercredi matin.”Je me réjouis que le combat que nous avons mené se solde par la victoire de la vie sur la mort”, a réagi auprès de l’AFP son avocat Richard Sédillot. “Je vais maintenant m’employer à faire en sorte que la peine soit adaptée dans des conditions qui permettront sa mise en liberté”.Avant cela, M. Atlaoui s’était plié à une dernière obligation, une conférence de presse à laquelle ont pris part ce responsable indonésien et l’ambassadeur de France, Fabien Penone. Masque sur la bouche et casquette noire, le Français est resté muet durant toute la conférence.- “Jamais perdu l’espoir” -Depuis le 11 novembre 2005, jour de son interpellation près de Jakarta, le Français rêve de cette journée, “sans avoir jamais perdu l’espoir”, selon une source proche. Après son arrivée à l’aéroport de Roissy, il sera conduit au tribunal de Bobigny, en région parisienne, “pour être présenté au procureur qui lui notifiera son incarcération”, avant d’être “conduit directement dans un établissement pénitentiaire”, a indiqué à l’AFP le parquet.”Après toutes ces années d’incarcération, c’est ce moment-là que j’attendais. Il a quitté la prison, ça veut dire qu’il est vraiment sur le chemin du retour”, a réagi son épouse Sabine sur la radio RTL.”Je pensais que j’allais être un peu plus sereine, mais je suis chamboulée, il y a beaucoup de joie et on est pressés de le voir”, a-t-elle ajouté.Demandé officiellement le 4 novembre par la France, son retour a été rendu possible par la signature d’un accord le 24 janvier entre les ministres français de la Justice Gérald Darmanin et indonésien Yusril Ihza Mahendra.Dans cet accord, Jakarta explique avoir décidé de “ne pas exécuter” le prisonnier et d’autoriser son retour pour “raisons humanitaires” car “il est malade”. M. Atlaoui a suivi chaque semaine un traitement, ces derniers temps, dans un hôpital proche de sa prison.”Le retour de Serge Atlaoui en France est un énorme soulagement pour ECPM et toute la communauté abolitionniste”, a commenté Raphaël Chenuil-Hazan, directeur général de l’association française Ensemble contre la peine de mort (ECPM), qui le soutient depuis de nombreuses années. Cette issue favorable “est une source d’inspiration et nous invite à poursuivre notre combat pour les milliers de personnes qui se trouvent toujours dans les couloirs de la mort à travers le monde. Cette libération est une lueur d’espoir”, a-t-il ajouté.- Peine de mort en appel -M. Atlaoui avait été arrêté en 2005 dans une usine où des dizaines de kilos de drogue avaient été découverts et les autorités l’avaient accusé d’être un “chimiste”.Venu de Metz, dans le nord-est de la France, cet artisan soudeur, père de quatre enfants, s’est toujours défendu d’être un trafiquant de drogue, affirmant qu’il n’avait fait qu’installer des machines industrielles dans ce qu’il croyait être une usine d’acrylique. Initialement condamné à la prison à vie, il avait vu la Cour suprême alourdir la sentence et le condamner à la peine capitale en appel.Il devait être exécuté aux côtés de huit autres condamnés en 2015, mais a obtenu un sursis après que Paris a intensifié la pression.L’affaire avait fait grand bruit en Indonésie, où la législation antidrogue est l’une des plus sévères du monde. Mais aussi en France où de nombreuses personnalités, dont la chanteuse franco-indonésienne Anggun, s’étaient mobilisées pour le soutenir. L’Indonésie qui n’a plus procédé à d’exécution depuis 2016, compte actuellement au moins 530 condamnés dans le couloir de la mort, selon l’association de défense des droits Kontras, citant des données officielles.Parmi eux, plus de 90 étrangers, dont au moins une femme, selon le ministère de l’Immigration et des services correctionnels.D’après l’association ECPM, outre M. Atlaoui, au moins quatre Français sont actuellement condamnés à mort dans le monde: deux hommes au Maroc, un en Chine ainsi qu’une femme en Algérie.
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La Belgique doit réagir “aujourd’hui” pour éviter de devenir un narco-Etat
“C’est aujourd’hui qu’on doit réagir!”. Pour la Commissaire nationale aux drogues, la Belgique, qui occupe une place centrale en Europe pour le business des narcotrafiquants, ne peut perdre de temps et doit mobiliser toute la société dans la lutte antiblanchiment. Dans un entretien avec l’AFP, Ine Van Wymersch, chargée depuis 2023 de cette mission de coordination, …
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