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Iles Chagos: Maurice annonce un “nouvel accord” avec le Royaume-Uni, et dit attendre Trump

Le Premier ministre de l’île Maurice Navin Ramgoolam a dit mardi être parvenu à un nouvel accord “prêt à être signé” avec le Royaume-Uni sur le contrôle des îles Chagos, archipel stratégique de l’océan Indien, mais attendre l’avis de l’administration Trump sur ce texte remanié.Londres, qui n’a pas à ce stade confirmé cette annonce, et son ancienne colonie avaient conclu un accord en octobre dernier pour restituer les Chagos à Maurice à condition qu’une base militaire américano-britannique soit maintenue sur la plus grande île, Diego Garcia.Arrivé au pouvoir en novembre, M. Ramgoolam a remis en cause l’accord, qui n’avait pas encore été ratifié, et rouvert les discussions pour obtenir de meilleures conditions. Mi-janvier, en pleines négociations, le Royaume-Uni a fait savoir qu’il consulterait l’administration du président américain Donald Trump avant de finaliser l’accord, qualifié de “menace sérieuse” pour la sécurité des États-Unis par Marco Rubio avant sa prise de fonction comme secrétaire d’Etat.”Nous sommes parvenus à un accord prêt à être signé avec la Grande-Bretagne concernant les Chagos”, a déclaré M. Ramgoolam mardi devant le Parlement en réponse à une interpellation de l’opposition.Il a affirmé avoir eu gain de cause sur la question de la souveraineté de Maurice sur tout l’archipel, y compris Diego Garcia, “le plus gros problème” dans les négociations, selon lui.”Il fallait que ce soit sans ambiguïté, sans dilution, que nous ayons une pleine souveraineté (…) Ce n’était pas dans l’accord précédent, mais a été pris en compte dans le nouvel accord conclu avec la Grande-Bretagne”, a-t-il dit, sans donner plus de détails. Il a aussi indiqué qu’une éventuelle extension du bail de 99 ans de la base militaire serait “discutée par les deux parties” et non unilatéralement par le Royaume-Uni.M. Ramgoolam avait également indiqué fin décembre chercher une meilleure compensation financière que celle prévue dans l’accord d’octobre.À ce sujet, le Premier ministre a affirmé que celle-ci devrait “prendre en compte le taux d’inflation durant” les 99 ans du bail.- “Quelques Tarzans et Vendredis” -M. Ramgoolam a par ailleurs réitéré son intention d’attendre l’avis de l’administration Trump.”Comme nous l’avons toujours dit et répété, à plusieurs reprises, le président Trump n’est pas un loup. Laissez-le voir si l’accord est bon ou mauvais”, a-t-il dit. “Le président vient de prendre ses fonctions (…) Il a ses propres priorités. Je ne suis pas en mesure de lui imposer un calendrier”, a-t-il ajouté.Dans l’accord proposé en octobre, le Royaume-Uni conservait un bail de 99 ans sur Diego Garcia. Moyennant le paiement de 90 millions de livres sterling par an (107 millions d’euros), selon les médias britanniques. Les deux pays avaient alors déclaré que le traité final garantirait la poursuite de la base militaire de Diego Garcia “pendant une bonne partie du siècle prochain”. En 1965, Londres a acheté les Chagos pour trois millions de livres aux institutions semi-autonomes de Maurice. L’archipel restera sous contrôle britannique après l’indépendance de l’île Maurice trois ans plus tard.En 1966, le Royaume-Uni signe un bail de 50 ans avec les Etats-Unis les autorisant à utiliser Diego Garcia à des fins militaires.Entre 1968 et 1973, 2.000 Chagossiens, décrits dans un câble britannique de l’époque comme “quelques Tarzans et Vendredis”, sont progressivement expulsés.La base militaire a joué un rôle stratégique en tant que plaque tournante pour les bombardiers et les navires à longue portée, notamment utilisés pendant les guerres en Afghanistan et en Irak..

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Le Premier ministre de l’île Maurice Navin Ramgoolam a dit mardi être parvenu à un nouvel accord “prêt à être signé” avec le Royaume-Uni sur le contrôle des îles Chagos, archipel stratégique de l’océan Indien, mais attendre l’avis de l’administration Trump sur ce texte remanié.Londres, qui n’a pas à ce stade confirmé cette annonce, et …

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Suède: quatre personnes blessées par balles dans un centre d’enseignement, le tireur touché

Un homme a ouvert le feu mardi dans un centre d’enseignement pour adultes de la ville à Örebro, à 200 km à l’ouest de Stockholm, blessant quatre personnes, a annoncé la police qui a exhorté la population à rester à l’écart de la zone.Le tireur présumé a également été blessé, a précisé le Roberto Eid Forest, chef de la police d’Örebro, lors d’une conférence de presse, plusieurs médias affirmant qu’il a retourné son arme contre lui. Dans un premier, les autorités avaient annoncé cinq blessés avant de préciser que l’assaillant faisait partie du décompte. Elles n’ont donné aucun élément sur son profil ou ses motivations.L’alerte a été donnée vers 12H30 locales (11H30 GMT) et l’opération policière était toujours en cours quatre heures plus tard autour du centre d’enseignement visé, le Campus Risbergska, réservé aux adultes préparant l’équivalent du bac.”Nous ne pouvons pas exclure d’autres suspects, et c’est un point sur lequel nous continuons à travailler dans cette phase intensive”, a dit le responsable de la police.Le périmètre est bouclé et des dizaines de voiture de police sont sur place, selon des journalistes de l’AFP. Quelques parents et autres badauds attendent à l’extérieur de la zone. Un père en sort avec ses deux enfants.”Je suis beaucoup trop stressé pour répondre à des questions”, déclare-t-il.Un responsable des services de santé d’Örebro, Jonas Claesson, a indiqué que cinq personnes avaient été admises à l’hôpital universitaire de la ville après la fusillade. Deux des blessés “ont été opérés et sont dans un état stable, leurs blessures ne mettent pas leur vie en danger”, a-t-il déclaré, ajoutant qu’un autre “n’a pas été opéré et est dans un état grave”. Il n’a fourni aucune information sur les autres.L’un des enseignants a raconté qu’il était dans l’établissement quand il a entendu les tirs.”J’ai entendu des coups de feu, je me suis donc barricadé et j’attends des nouvelles. Nous avons déclenché une alarme dans l’application de sécurité et je communique avec mes collègues”, a témoigné Petter Kraftling auprès du site internet du syndicat des enseignants suédois ‘Vi lärare’.-“Douloureux pour la Suède”-Les élèves du centre d’enseignement et des écoles voisines ont été confinés pendant plusieurs heures avant d’être progressivement évacués, a indiqué la police.”C’est avec tristesse que j’ai appris le terrible acte de violence survenu à Örebro. Mes pensées vont aux victimes et à leurs familles”, a réagi le Premier ministre suédois Ulf Kristersson dans un message sur X.”C’est un jour très douloureux pour toute la Suède. Mes pensées vont également à tous ceux dont la journée scolaire normale a été remplacée par l’horreur. Être enfermé dans une salle de classe, craignant pour sa vie, est un cauchemar que personne ne devrait avoir à vivre”, a-t-il ajouté.Une enquête est en cours pour “tentative de meurtre, incendie criminel et infraction aggravée à la législation sur les armes”.Les écoles sont relativement épargnées par les violences en Suède, qui a en revanche connu ces dernières années dans des quartiers des fusillades et des explosions d’engins artisanaux, qui tuent des dizaines de personnes chaque année. Plusieurs incidents graves ont eu lieu dans des écoles ces dernières années. En mars 2022, un élève de 18 ans a poignardé à mort deux enseignants dans un lycée de la ville de Malmö, dans le sud du pays. Deux mois plus tôt, un jeune de 16 ans a été arrêté après avoir blessé un autre élève et un enseignant avec un couteau dans une école de la petite ville de Kristianstad. En octobre 2015, trois personnes ont été tuées lors d’une attaque à caractère raciste dans une école de la ville de Trollhättan, dans l’ouest du pays, par un assaillant armé d’un sabre, qui a ensuite été tué par la police.

Suède: quatre personnes blessées par balles dans un centre d’enseignement, le tireur touché

Un homme a ouvert le feu mardi dans un centre d’enseignement pour adultes de la ville à Örebro, à 200 km à l’ouest de Stockholm, blessant quatre personnes, a annoncé la police qui a exhorté la population à rester à l’écart de la zone.Le tireur présumé a également été blessé, a précisé le Roberto Eid …

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Suède: quatre personnes blessées par balles dans un centre d’enseignement, le tireur touché

Un homme a ouvert le feu mardi dans un centre d’enseignement pour adultes de la ville à Örebro, à 200 km à l’ouest de Stockholm, blessant quatre personnes, a annoncé la police qui a exhorté la population à rester à l’écart de la zone.Le tireur présumé a également été blessé, a précisé le Roberto Eid Forest, chef de la police d’Örebro, lors d’une conférence de presse, plusieurs médias affirmant qu’il a retourné son arme contre lui. Dans un premier, les autorités avaient annoncé cinq blessés avant de préciser que l’assaillant faisait partie du décompte. Elles n’ont donné aucun élément sur son profil ou ses motivations.L’alerte a été donnée vers 12H30 locales (11H30 GMT) et l’opération policière était toujours en cours quatre heures plus tard autour du centre d’enseignement visé, le Campus Risbergska, réservé aux adultes préparant l’équivalent du bac.”Nous ne pouvons pas exclure d’autres suspects, et c’est un point sur lequel nous continuons à travailler dans cette phase intensive”, a dit le responsable de la police.Le périmètre est bouclé et des dizaines de voiture de police sont sur place, selon des journalistes de l’AFP. Quelques parents et autres badauds attendent à l’extérieur de la zone. Un père en sort avec ses deux enfants.”Je suis beaucoup trop stressé pour répondre à des questions”, déclare-t-il.Un responsable des services de santé d’Örebro, Jonas Claesson, a indiqué que cinq personnes avaient été admises à l’hôpital universitaire de la ville après la fusillade. Deux des blessés “ont été opérés et sont dans un état stable, leurs blessures ne mettent pas leur vie en danger”, a-t-il déclaré, ajoutant qu’un autre “n’a pas été opéré et est dans un état grave”. Il n’a fourni aucune information sur les autres.L’un des enseignants a raconté qu’il était dans l’établissement quand il a entendu les tirs.”J’ai entendu des coups de feu, je me suis donc barricadé et j’attends des nouvelles. Nous avons déclenché une alarme dans l’application de sécurité et je communique avec mes collègues”, a témoigné Petter Kraftling auprès du site internet du syndicat des enseignants suédois ‘Vi lärare’.-“Douloureux pour la Suède”-Les élèves du centre d’enseignement et des écoles voisines ont été confinés pendant plusieurs heures avant d’être progressivement évacués, a indiqué la police.”C’est avec tristesse que j’ai appris le terrible acte de violence survenu à Örebro. Mes pensées vont aux victimes et à leurs familles”, a réagi le Premier ministre suédois Ulf Kristersson dans un message sur X.”C’est un jour très douloureux pour toute la Suède. Mes pensées vont également à tous ceux dont la journée scolaire normale a été remplacée par l’horreur. Être enfermé dans une salle de classe, craignant pour sa vie, est un cauchemar que personne ne devrait avoir à vivre”, a-t-il ajouté.Une enquête est en cours pour “tentative de meurtre, incendie criminel et infraction aggravée à la législation sur les armes”.Les écoles sont relativement épargnées par les violences en Suède, qui a en revanche connu ces dernières années dans des quartiers des fusillades et des explosions d’engins artisanaux, qui tuent des dizaines de personnes chaque année. Plusieurs incidents graves ont eu lieu dans des écoles ces dernières années. En mars 2022, un élève de 18 ans a poignardé à mort deux enseignants dans un lycée de la ville de Malmö, dans le sud du pays. Deux mois plus tôt, un jeune de 16 ans a été arrêté après avoir blessé un autre élève et un enseignant avec un couteau dans une école de la petite ville de Kristianstad. En octobre 2015, trois personnes ont été tuées lors d’une attaque à caractère raciste dans une école de la ville de Trollhättan, dans l’ouest du pays, par un assaillant armé d’un sabre, qui a ensuite été tué par la police.

Immigration 2024: titres de séjour et expulsions en hausse, demandes d’asile en baisse

Plus de titres de séjour et d’expulsions, moins de demandes d’asile: le bilan 2024 de l’immigration a été publié mardi. Des chiffres scrutés de près par Bruno Retailleau qui s’est fixé l’objectif de diminuer le nombre d’étrangers en France.La France a délivré 336.700 premiers titres de séjour l’an dernier, un chiffre en hausse de 1,8% par rapport à 2023, tandis que les expulsions augmentaient de 26,7% avec 21.601 reconduites au total, a annoncé le ministère de l’Intérieur.L’immigration reste un sujet brûlant: fin janvier, François Bayrou a indigné la gauche et une partie de son camp en affirmant que la France “approch(ait)” d’un “sentiment de submersion en matière d’immigration”.”Hausse de 27% du nombre de clandestins expulsés en 2024. Je me réjouis de ces résultats obtenus grâce à la politique de fermeté que nous avons menée durant les 9 premiers mois de l’année 2024, poursuivie par @BrunoRetailleau”, a écrit sur X le ministre de la Justice Gérard Darmanin, auteur de la dernière loi immigration en 2024. Ce message a été reposté par le LR Bruno Retailleau qui lui a succédé à Beauvau en septembre. Depuis son arrivée, le ministre multiplie les déclarations contre l’immigration dont il estime qu’elle “n’est pas une chance” et a répété son souhait de la diminuer. La cheffe de file des députés Rassemblement national, Marine Le Pen, a déploré la hausse des premières demandes: “Il n’est plus possible pour les Français de se contenter de mots et de déclarations sans lendemain, il faut désormais passer aux actes et mettre en place les mesures nécessaires pour reprendre le contrôle de notre politique migratoire”, a-t-elle posté sur X.La hausse des titres de séjour l’an dernier s’est faite à “un rythme moins soutenu” que l’année précédente (+4%), souligne la direction générale des étrangers en France (DGEF) qui dépend du ministère de l’Intérieur. En tête des motifs de délivrance, les titres étudiants ont représenté un tiers du total (109.300) et les motifs familiaux un quart (90.600), selon le rapport annuel sur l’immigration rendu public par le ministère.Une forte augmentation (+13,5%) a été enregistrée pour les motifs humanitaires, autour de 55.000, tandis que les titres de séjour pour motifs économiques se stabilisaient autour de 55.600.Les trois pays du Maghreb arrivent en tête des primo-délivrances, avec un quart des titres. Les Algériens qui demandent pour la première fois un titre sont en baisse de 9% . Au total, au 31 décembre 2024, on dénombrait 4,3 millions de titres de séjour valides en France (+3,9%).- Retours forcés -Sur les expulsions, l’Intérieur a fait état d’une hausse de 26,7% d’étrangers en situation irrégulière reconduits à la frontière l’an dernier (qu’ils soient forcés, aidés, ou spontanés), soit 21.601 personnes. Les éloignements forcés s’élèvent à 12.856 (+9,7% sur un an).Par ailleurs 31.250 personnes sans-papiers ont été régularisées, soit une baisse de 10%. C’est la première fois depuis 2020 que la tendance diminue pour cette “admission exceptionnelle au séjour”, faite au titre de la circulaire Valls récemment durcie par Bruno Retailleau.”La régularisation n’est pas un droit” pour les sans-papiers, avait-il affirmé.Parmi ces personnes régularisées on trouve des travailleurs sans-papiers (10.330, en baisse de 10%) tandis que le motif familial concernait 20.090 personnes (-9%).En ce qui concerne la demande d’asile, le ministère a fait état d’une baisse de 5,5% du total, à 157.947 dossiers. Cette baisse s’explique notamment par une chute “de 45% des demandes Dublin”, c’est-à-dire formulées dans un autre pays où le demandeur est passé initialement, a expliqué Guillaume Mordant, responsable du département statistique de la DGEF.Les demandes d’asile baissent “globalement” en Union européenne, puisqu’on estime à 950.000 le nombre de dossiers déposés en 2024 après 1,050 million en 2023, a-t-il ajouté.L’an dernier, l’Ukraine a pris le relais de l’Afghanistan comme première nationalité des ressortissants demandant l’asile. La demande ukrainienne a en effet été multipliée par quatre en un an à 13.350 demandes. “Sur l’ensemble de l’Union européenne la France enregistre les deux tiers des demandes d’asile ukrainiennes”, a souligné M. Mordant, qui n’a pas d’explications à ce phénomène.Le taux de protection (y compris avec les recours) a lui bondi de 4,6 points à 49,3%.

Trump reçoit Netanyahu à un moment délicat de reprise des discussions sur Gaza

Le président américain, Donald Trump, doit accueillir mardi à Washington le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, au moment où reprennent les délicates négociations sur la poursuite du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza. M. Netanyahu est le premier dirigeant étranger invité à la Maison Blanche depuis le retour au pouvoir de M. Trump le 20 janvier, symbole de l’alliance indéfectible entre Israël et les Etats-Unis.Le Hamas a annoncé mardi que “les contacts et négociations pour la deuxième phase” du cessez-le-feu avaient “commencé”.Israël avait annoncé plus tôt qu’il enverrait “en fin de semaine” une délégation au Qatar, l’un des trois pays médiateurs avec les Etats-Unis et l’Egypte, pour discuter de la poursuite de la trêve dans le territoire palestinien.Une première phase de six semaines, qui a permis des libérations d’otages retenus à Gaza et de Palestiniens détenus par Israël, ainsi qu’un afflux de l’aide humanitaire dans le territoire assiégé, est entrée en vigueur le 19 janvier, mais les deux étapes suivantes du cessez-le-feu restent à négocier.Le président américain avait déclaré lundi n’avoir “aucune garantie” que le cessez-le-feu se prolonge, après avoir beaucoup vanté son rôle dans l’accord de trêve, annoncé juste avant son retour au pouvoir et destiné à mettre fin à plus de 15 mois de guerre.Son émissaire spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a eu un ton légèrement plus optimiste: “Cela tient jusqu’ici et nous avons certainement l’espoir (…) de faire sortir les otages et de sauver des vies et d’arriver, nous l’espérons, à une résolution pacifique de tout cela”.Donald Trump a suscité récemment une vague d’indignation internationale en proposant de faire “tout simplement le ménage” dans la bande de Gaza et de transférer ses habitants dans des lieux “plus sûrs” comme l’Egypte ou la Jordanie. Ces deux pays se sont opposés à ce plan.Mais en quittant Israël, M. Netanyahu a jugé qu’en “travaillant étroitement” avec Donald Trump, il serait possible “de redessiner encore davantage” la carte du Moyen-Orient.- “Très petit pays” – La deuxième phase du cessez-le-feu doit permettre la libération des derniers otages retenus à Gaza et la fin définitive de la guerre, déclenchée par l’attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Une fois que les libérations d’otages durant la première phase auront été achevées, le mouvement islamiste palestinien détiendra encore une cinquantaine d’otages, morts ou vivants.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes. Au total, 251 personnes avaient été enlevées et emmenées à Gaza.L’offensive israélienne menée en représailles dans la bande de Gaza a fait au moins 47.487 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.La visite à Washington de Benjamin Netanyahu intervient aussi à un moment où l’armée israélienne mène une opération meurtrière depuis le 21 janvier dans le nord de la Cisjordanie occupée.A un journaliste qui lui demandait lundi s’il était favorable à une annexion de la Cisjordanie par Israël, Donald Trump a répondu: “Je ne vais pas parler de ça”. Il a néanmoins ajouté que Israël était “un très petit pays en termes de territoire”.- “Nous faisons beaucoup pour eux” -Le refus de la Jordanie et de l’Egypte d’accueillir les quelque 2,4 millions d’habitants de Gaza ne semble pas jusqu’ici décourager M. Trump, qui aborde chaque défi diplomatique comme la négociation d’un contrat d’affaires.”Nous faisons beaucoup pour eux et ils vont le faire”, avait-il encore affirmé jeudi.Mais dans la bande de Gaza, de nombreux Palestiniens déplacés par la guerre ont profité de la trêve pour retrouver leur terre, déterminés à reconstruire malgré l’immensité des destructions. Plus d’un demi-million d’entre eux ont déjà regagné le nord du territoire, particulièrement détruit par les combats.”Nous resterons sur cette terre”, a affirmé Majid al-Zebda, un père de six enfants âgé de 50 ans, qui a perdu sa maison à Jabalia.Un autre habitant de cette ville en ruines, Raafat Kalob, redoute “que la visite de Netanyahu à Trump reflète ses projets futurs visant à déplacer de force le peuple palestinien et à redessiner le Moyen-Orient”. “J’espère sincèrement que ce plan n’aboutira pas”.Le président américain recevra le 11 février le roi Abdallah II de Jordanie et s’est entretenu samedi avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.La Jordanie accueille déjà environ 2,3 millions de réfugiés palestiniens, et l’Egypte a une frontière avec la bande de Gaza, notamment le passage de Rafah, crucial pour l’acheminement de l’aide humanitaire.Donald Trump a débloqué la livraison à Israël de bombes de 2.000 livres (quelque 900 kilos), que son prédécesseur, Joe Biden, avait suspendue. Il a aussi annulé des sanctions financières contre des colons israéliens, accusés de violences contre des Palestiniens.Le président américain pourrait aussi aborder avec son invité la question d’une normalisation des relations entre Israël et l’Arabie saoudite, poids lourd du Moyen-Orient, à laquelle il avait déjà oeuvré pendant son premier mandat.

Trump reçoit Netanyahu à un moment délicat de reprise des discussions sur Gaza

Le président américain, Donald Trump, doit accueillir mardi à Washington le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, au moment où reprennent les délicates négociations sur la poursuite du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza. M. Netanyahu est le premier dirigeant étranger invité à la Maison Blanche depuis le retour au pouvoir de M. Trump le 20 janvier, symbole de l’alliance indéfectible entre Israël et les Etats-Unis.Le Hamas a annoncé mardi que “les contacts et négociations pour la deuxième phase” du cessez-le-feu avaient “commencé”.Israël avait annoncé plus tôt qu’il enverrait “en fin de semaine” une délégation au Qatar, l’un des trois pays médiateurs avec les Etats-Unis et l’Egypte, pour discuter de la poursuite de la trêve dans le territoire palestinien.Une première phase de six semaines, qui a permis des libérations d’otages retenus à Gaza et de Palestiniens détenus par Israël, ainsi qu’un afflux de l’aide humanitaire dans le territoire assiégé, est entrée en vigueur le 19 janvier, mais les deux étapes suivantes du cessez-le-feu restent à négocier.Le président américain avait déclaré lundi n’avoir “aucune garantie” que le cessez-le-feu se prolonge, après avoir beaucoup vanté son rôle dans l’accord de trêve, annoncé juste avant son retour au pouvoir et destiné à mettre fin à plus de 15 mois de guerre.Son émissaire spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a eu un ton légèrement plus optimiste: “Cela tient jusqu’ici et nous avons certainement l’espoir (…) de faire sortir les otages et de sauver des vies et d’arriver, nous l’espérons, à une résolution pacifique de tout cela”.Donald Trump a suscité récemment une vague d’indignation internationale en proposant de faire “tout simplement le ménage” dans la bande de Gaza et de transférer ses habitants dans des lieux “plus sûrs” comme l’Egypte ou la Jordanie. Ces deux pays se sont opposés à ce plan.Mais en quittant Israël, M. Netanyahu a jugé qu’en “travaillant étroitement” avec Donald Trump, il serait possible “de redessiner encore davantage” la carte du Moyen-Orient.- “Très petit pays” – La deuxième phase du cessez-le-feu doit permettre la libération des derniers otages retenus à Gaza et la fin définitive de la guerre, déclenchée par l’attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Une fois que les libérations d’otages durant la première phase auront été achevées, le mouvement islamiste palestinien détiendra encore une cinquantaine d’otages, morts ou vivants.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes. Au total, 251 personnes avaient été enlevées et emmenées à Gaza.L’offensive israélienne menée en représailles dans la bande de Gaza a fait au moins 47.487 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.La visite à Washington de Benjamin Netanyahu intervient aussi à un moment où l’armée israélienne mène une opération meurtrière depuis le 21 janvier dans le nord de la Cisjordanie occupée.A un journaliste qui lui demandait lundi s’il était favorable à une annexion de la Cisjordanie par Israël, Donald Trump a répondu: “Je ne vais pas parler de ça”. Il a néanmoins ajouté que Israël était “un très petit pays en termes de territoire”.- “Nous faisons beaucoup pour eux” -Le refus de la Jordanie et de l’Egypte d’accueillir les quelque 2,4 millions d’habitants de Gaza ne semble pas jusqu’ici décourager M. Trump, qui aborde chaque défi diplomatique comme la négociation d’un contrat d’affaires.”Nous faisons beaucoup pour eux et ils vont le faire”, avait-il encore affirmé jeudi.Mais dans la bande de Gaza, de nombreux Palestiniens déplacés par la guerre ont profité de la trêve pour retrouver leur terre, déterminés à reconstruire malgré l’immensité des destructions. Plus d’un demi-million d’entre eux ont déjà regagné le nord du territoire, particulièrement détruit par les combats.”Nous resterons sur cette terre”, a affirmé Majid al-Zebda, un père de six enfants âgé de 50 ans, qui a perdu sa maison à Jabalia.Un autre habitant de cette ville en ruines, Raafat Kalob, redoute “que la visite de Netanyahu à Trump reflète ses projets futurs visant à déplacer de force le peuple palestinien et à redessiner le Moyen-Orient”. “J’espère sincèrement que ce plan n’aboutira pas”.Le président américain recevra le 11 février le roi Abdallah II de Jordanie et s’est entretenu samedi avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.La Jordanie accueille déjà environ 2,3 millions de réfugiés palestiniens, et l’Egypte a une frontière avec la bande de Gaza, notamment le passage de Rafah, crucial pour l’acheminement de l’aide humanitaire.Donald Trump a débloqué la livraison à Israël de bombes de 2.000 livres (quelque 900 kilos), que son prédécesseur, Joe Biden, avait suspendue. Il a aussi annulé des sanctions financières contre des colons israéliens, accusés de violences contre des Palestiniens.Le président américain pourrait aussi aborder avec son invité la question d’une normalisation des relations entre Israël et l’Arabie saoudite, poids lourd du Moyen-Orient, à laquelle il avait déjà oeuvré pendant son premier mandat.